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Note moyenne 4.19 /5 (sur 15 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Islamologue arabisant à l’Université de Strasbourg, Eric Geoffroy enseigne également à l’Université Ouverte de Catalogne (Barcelone), et à l’Université Catholique de Louvain (Belgique).

Il est spécialiste du Soufisme et de la sainteté en islam. Il travaille aussi sur la mystique comparée, et les enjeux de la spiritualité dans le monde contemporain (spiritualité et mondialisation ; spiritualité et écologie...).

En tant que conférencier, il intervient à l’échelle internationale dans le domaine du Soufisme et plus généralement de la culture islamique (Europe, monde arabe, USA, Afrique, océan Indien, Indonésie…).

Source : eric-geoffroy.net
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Citations et extraits (6) Ajouter une citation
enkidu_   20 octobre 2014
Un éblouissement sans fin: La poésie dans le soufisme de Eric Geoffroy
Une fois les yeux fermés, le pratiquant invoque le nom « Allâh » en fixant, en « visualisant » (al-tashkîs) le graphisme lumineux de chacune de ses lettres :



En visualisant les lettres tu recevras Sa grâce,

Jusqu'à les voir apparaître aux horizons !

Mais ce n'est que dans ton cœur qu'elles se manifestent,

Et lorsque le Nom sera bien ancré en toi, s'en ira la

distraction

Agrandis ces lettres autant que tu peux,

Sur toute chose trace-les, vers le haut et vers le bas.

La visualisation du Nom réalisée, par sa lumière tu t'élèveras,

Et les mondes en toi s'anéantiront ! (Cheikh 'Alâwi)



Des textes en prose du cheikh 'Alâwi fournissent des détails sur cette pratique : l'origine et la longueur du souffle qui traverse le corps lors de la prononciation du Nom, les diverses couleurs qui peuvent apparaître et les différents modes de visualisation qui se succèdent...



Dans la tradition Shâdhilyya-Darqâwiyya, et donc 'Alâwiyya qui la prolonge, le nom « Allâh » doit être expiré jusqu'à l'extinction du souffle. Le Nom se résorbe alors dans la lettre finale, le h, c'est-à-dire la lettre arabe Hâ. Le cheikh 'Alâwî rappelle, à l'instar d'autres maîtres, qu'une des particularités du nom « Allâh » est que sa signification ne s'altère pas si l'on supprime les lettres qui le constituent, l'une après l'autre :



- si l'on ôte la première lettre (le alif), on obtient li-Llâh : « pour Dieu » ;

- si l'on ôte la deuxième (le premier lâm), on obtient la-Hu : « pour Lui » ;

- si l'on ôte la troisième (le second lâm), il reste Hâ, ou Hu : « Lui ».



La valeur initiatique du nom « Allâh » et de chacune de ses lettres est patente dans ce poème du cheikh 'Adda :



Le alif du nom « Allâh » est mon épée, le hâ' ma monture,

Et je tiens les rênes du double lâm !

[Ce Nom] est mon Burâq, lorsque je le veux il me fait parvenir au but,

Il est mon Ascension, lorsque je désire m'élever au

Lotus !

Le nom « Allâh » est mon secret, mon esprit, ma vie,

Mon ouïe, ma parole, et la lumière de ma vue !



La lettre ou le son Hâ', en particulier, a une teneur ésotérique majeure. Les soufis anciens voyaient déjà en lui « la quintessence du nom "Allâh" ». Pour Ibn 'Atâ' Allâh, il représente l'« Être absolu de Dieu », et pour le cheikh 'Alâwî, il est l'« essence même du Nom ». Le cheikh Bûzîdî rend compte ici de la densité initiatique de cette lettre :



Déambule dans la signification du Hâ,

Et perds-toi dans Celui qu'il nomme ! (pp. 211-213)
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enkidu_   20 octobre 2014
Un éblouissement sans fin: La poésie dans le soufisme de Eric Geoffroy
Lorsque je me suis totalement annihilé en Dieu

Ne resta plus de moi que le « Je » divin.

Dans les mondes sensible et subtil,

Je suis le chercheur, le Cherché !

Mon breuvage est à moi, provient de moi,

Et mon secret se trouve dans les créatures.

Comment pourrait-il y avoir un « deuxième » ?

Je suis celui qui boit, Celui qui est bu !

Je suis la coupe, je suis le Vin,

Je suis la porte, je suis la Présence !

Je suis la synthèse, je suis la multitude,

Je suis l'amant, je suis l'Aimé ! (Cheikh Bûzîdî, p. 326)
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Danieljean   16 octobre 2017
L'instant soufi de Eric Geoffroy
Le soufisme, parfum de l’islam, saveur de la vie, éveil à l’universel, acuité de la conscience, vigilance qui ne quittera plus l’âme, qu’elle le veuille ou non : une fois engagé sur la Voie, que tu chutes ou non, tu lui appartiens.
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enkidu_   20 octobre 2014
Un éblouissement sans fin: La poésie dans le soufisme de Eric Geoffroy
Ne crois pas que le monde a été créé vainement :

Il n'est autre que lettres et signes !

Si tu observes bien, tu n'y verras aucune déficience.

Celle-ci ne concerne que certaines personnes,

Qui, par ignorance, ne regardent que le spectre de l'humanité.

Distraits sont-elles des semis qui y sont plantés !

Pour l'être illuminé par les soleils de la connaissance,

L'humanité est tel un livre révélé.

Combien étonnante, toi le distrait, est ton

inconscience ! (Cheikh Adda Bentounes, p. 149)
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Danieljean   16 octobre 2017
L'instant soufi de Eric Geoffroy
Le soufisme attire, séduit, tandis que l’islam fait figure de repoussoir. Quel paradoxe ! Le soufisme, plénitude de l’islam, voie d’excellence évoquée par le Prophète.
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Danieljean   16 octobre 2017
L'instant soufi de Eric Geoffroy
Que cherchez-vous dans le soufisme ? Qu’y cherchais-je moi-même?

Tu ne Me chercherais pas si tu ne M’avais déjà trouvé.
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