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Note moyenne 3.55 /5 (sur 234 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Caen , 1960
Biographie :

Il est né à Caen en 1960 et commence à écrire dès l’âge de sept ans. A quinze ans, première rencontre avec Alain Decaux. A seize ans et demi, premier contrat d’édition signé chez Jean-Claude Lattès. Premier ouvrage publié à l’âge de dix-neuf ans : Charles X, le dernier roi. La préface, élogieuse, est signée par Alain Decaux. Il est à la fois auteur professionnel, journaliste, romancier et historien. Il écrit à la fois des ouvrages historiques, des romans, des articles de presse.


Source : http://kaamelottite.phpbb9.com
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Video et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo

Eric le Nabour
Jacques CHANCEL s'entretient avec Eric LE NABOUR dans le cadre des radioscopies "Jeunes pour l'an 2000": il a 20 ans, considérations sur l'âge, le mariage, ses écrits, le métier d'instituteur; l'éducation, le chômage; son attachement à la cellule familiale; Jacques CHANCEL s'étonne de ses positions réactionnaires. Eric LE NABOUR : son opinion sur la jeunesse, l'église, la démographie;...

Citations et extraits (150) Voir plus Ajouter une citation
HermantM   26 septembre 2013
Les ombres de Kervadec de Eric Le Nabour
Il peut y avoir des erreurs de diagnostic, mais il n'y a pas d'erreurs de jugements, c'est le jugement qui est une erreur.
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Annette55   20 novembre 2014
La Dame de Kyoto de Eric Le Nabour
Comme elle l'avait supposé, les jardins étaient recouverts d'une fine pellicule blanche trouée de nombreux îlots de végétation sèche et dure. Le froid était vif et un vent d'est soufflait par courtes rafales en faisant craquer les branches des arbres nus matelassés de givre.
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ManonReal   23 juin 2018
Les rois maudits : L'enquête historique de Eric Le Nabour
"Face au pouvoir des Capétiens, le pouvoir du pape. Face au Paris du palais de la Cité, la ville sainte de Rome. Face à l'Eglise, le gouvernement du roi de France. Les rôles semblaient jusque-là précisément définis, répartis, équilibrés. C'est avec la querelle Philippe le Bel-Boniface VIII que s'est trouvé menacé cet équilibre entre pouvoir spirituel et pouvoir temporel."
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myriampele   21 octobre 2014
Retour à Tinténiac de Eric Le Nabour
Pierre, un peu ivre, promit tout ce qu'il voulait. Sa vie parisienne avait tout à coup pris les couleurs d'un arc en ciel.
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sevm57   28 décembre 2014
Les rois maudits : L'enquête historique de Eric Le Nabour
Haï, Marigny disparaissait ainsi au terme d'un procès inique. Sa statue qu'il avait lui-même fait élever à l'entrée du palais de la Cité précédant la galerie mercière de Saint-Louis fut enlevée en 1315. Certains prétendirent qu'elle avait été détruite par la foule lors d'une émeute. Elle ne représentait pourtant Marigny qu'humblement agenouillé à la droite du roi. Mais ce geste d'humilité dut sembler encore beaucoup trop vaniteux à quelques grands qui l'étaient plus encore que lui.
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rkhettaoui   20 décembre 2013
À l'ombre de nos larmes de Eric Le Nabour
Il n’aimait rien ni personne, excepté peut-être l’argent. Tout, sur la ferme, lui appartenait : Luce, Antoine, Baptiste, ses bêtes, ses outils agricoles, et Jeanne aussi. Il ne faisait entre eux aucune différence. Il ne jouissait que de ce sentiment de puissance à régner sans partage sur quelques arpents de terre. Et même s’il savait se montrer aimable à l’occasion, son affabilité n’était qu’hypocrisie. À ses yeux, la vie de sa femme valait sans doute moins que celle d’une bête vendue sur le marché, moins que celle des outils qu’il réparait l’hiver assis au coin de la cheminée en buvant du cidre de ses grosses lèvres asymétriques.
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Atasi   12 septembre 2014
Les anges de Jaipur de Eric Le Nabour
Condamné depuis son arrivée à une méfiance paranoïaque, il avait presque fini par l'oublier. L'Inde n'était pas seulement une masse hagarde, misérable, dominée par l'Empire Britannique, des temples délabrés, un mélange de ferveur et d'hystérie religieuse, des coutumes douteuses enracinées dans l'âme de ses habitants et entretenues par des prêtres plus préoccupés de rites que de connaissance réelle.
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Atasi   12 septembre 2014
Les anges de Jaipur de Eric Le Nabour
Autour de lui gravitaient un certain nombre d'intellectuels ou de "mages" fascinés par l'Inde et ses mythes, par sa culture religieuse et ses symboles. Volck se demandait ce qu'il fallait penser. Il faisait notamment allusion au symbole du swastika que l'on retrouvait sur la plupart des continents et que les nazis brandissaient à présent comme l'oriflamme d'une nouvelle chevalerie.
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meknes56   13 juillet 2019
Retour à Tinténiac de Eric Le Nabour
Pierre Floc'h s'agenouilla pour renouer les lacets de ses chaussures. Les semelles commençaient à se décoller et l'on apercevait à l'extrémité de l'une d'entre elles les phalanges d'un orteil légèrement bleui.



Malgré le froid vif qui régnait à l'approche de l'hiver, il ne portait qu'une simple veste de drap sur une chemise ouverte ; pour tout bagage, un sac de toile jeté sur son épaule qui lui donnait des airs de marin en bordée.



Il était à peine six heures et demie du matin. Une nuit épaisse enveloppait encore les bâtiments de la gare d'Auray, une nuit hostile que trouait faiblement la lumière tremblotante de quelques lanternes.



Sur le quai qu'il était seul à arpenter, son visage impassible, son teint mat, ses yeux noirs, sa haute taille maigre dont il semblait vouloir ne pas perdre un pouce, avaient pourtant attiré l'attention de deux jeunes femmes assises sur un banc. L'une était brune, et l'autre blonde avec des cheveux frisés sous le fichu qui lui recouvrait la tête. « Pas plus de 20 ans », estima Pierre Floc'h. Iraient-elles jusqu'à Paris ou s'arrêteraient-elles en chemin ?



En passant auprès d'elles, il croisa à la lueur d'un quinquet le regard de la plus jeune, une petite brune piquante aux grands yeux en amande. Dans son dos résonna bientôt une sorte de gloussement. Pierre Floc'h ne se retourna pas. Il se moquait bien de ce qu'elles pouvaient penser. La pauvreté lui collait à la peau depuis l'orphelinat, pareille à une mauvaise boue dont il lui était impossible de se débarrasser. Mais pauvreté ne rimait pas fatalement avec indignité. D'ailleurs combien étaient-ils, dans cette région du Morbihan, à subir cette misère au quotidien ? Ses parents devaient probablement ressembler à ces paysans croisés au hasard des chemins broussailleux, trimant sous le harnais comme des chevaux de trait, ou aux marins dont les visages ravinés trahissaient les souffrances endurées au large. Des visages anonymes dont il se plaisait à fixer les rides dans sa mémoire, comme s'ils avaient constitué à eux tous un résumé de la famille qu'il n'avait jamais eue.



Ces deux-là étaient-elles filles de bourgeois ? Filles de joie ? À leurs vêtements, il paria pour des commerçantes. Il y avait une présentation de mode parisienne prévue de longue date à Vannes. Peut-être s'y rendaient-elles pour quelques achats de nouveautés. À moins qu'elles ne prolongent leur voyage jusqu'à Nantes.



Un peu en amont, deux militaires en uniforme conversaient en fumant la pipe. Une paysanne était assise non loin d'eux, un panier sur les genoux, l'échine courbée en avant, le regard vide.



Dans l'obscurité, un chien se mit à aboyer, puis à hurler à la mort, avant que le vent n'emporte vers la rivière les échos de ses lamentations. Était-ce le froid ou l'atmosphère lourde de ce quai de gare sinistre ? Pierre Floc'h sentait sa pensée s'engourdir, se figer dans une soupe épaisse alors que ses membres continuaient de se mouvoir avec une sorte d'aisance autonome.



Aussi, quand le sifflement du train entrant en gare se fit entendre, il en éprouva un réel soulagement. Il choisit un compartiment situé à l'arrière, espérant y être seul pendant au moins une partie du trajet. Mais, les deux jeunes femmes, en l'apercevant, vinrent s'asseoir en face de lui. Inconsciemment, Pierre recula ses pieds sous la banquette à cause de ses chaussures trouées.



— Il doit geler à pierre fendre ce matin, observa la brune aux yeux en amande.



Puis, examinant sa veste et la chemise de toile largement ouverte sur sa poitrine nue :



— Vous n'avez pas l'air bien frileux. Vous allez où ?



Pierre ne répondait pas. Il regardait ailleurs, par la vitre, concentrant son attention sur les formes aux contours imprécis qui cherchaient à émerger de l'obscurité.



La blonde dénoua son fichu et ses cheveux frisés ruisselèrent sur ses épaules.



— Ma parole, il n'est peut-être pas frileux mais il est muet, murmura-t-elle en souriant.



Pierre, cette fois, la fixa droit dans les yeux, le cœur en hiver et l'âme en berne.



La jeune femme parut se renfrogner aussitôt, sa bouche se fit plus amère, puis les ailes de son nez trop fin se mirent à palpiter d'une colère sourde.



— Viens, dit-elle, j'ai l'impression que nous dérangeons ce monsieur. Allons nous trouver d'autres places !



Elles se levèrent dans un même mouvement de dédain et quittèrent brusquement le compartiment, emportant leurs bagages avec des bruits secs de valises cognant contre les cloisons.



Pierre Floc'h ferma les yeux et bâilla à plusieurs reprises. Il n'avait rien mangé depuis deux jours, mais c'était surtout de sommeil qu'il avait besoin.



Le visage de la petite brune lui revint en mémoire un court instant, comme une photographie glissée sous ses paupières trop lourdes. Il comprenait maintenant pourquoi il avait accroché son regard sur le quai de la gare. Elle lui rappelait sa première fille, dans une ferme d'Auray où le baron de Saint-Victor avait loué ses services. C'était l'été, le temps des moissons. Une chaleur humide empoissait l'air à l'intérieur des terres, de Plouharnel à Auray. Il l'avait prise dans une grange. Il avait seize ans et elle quatorze. Mais elle avait déjà le corps d'une femme. Elle s'appelait Marie. Il ne s'était pas dévêtu entièrement. Elle avait ri en se mettant nue. Son sourire avait ensuite pâli en caressant les cicatrices qui marbraient le corps de Pierre Floc'h, du bas-ventre jusqu'aux omoplates, des reins jusqu'aux épaules. Alors, elle lui avait fait l'amour très doucement, comme une femme d'expérience qui initie un très jeune homme.

Le train démarra dans un sifflement strident. Tiré de sa léthargie par les secousses et le halètement de la machine lancée sur les rails, Pierre Floc'h ouvrit les yeux pour voir s'éloigner les dernières ombres chinoises de la petite ville assoupie.

Quelques minutes plus tard, il dormait â poings fermés, son sac de toile serré contre lui.
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Atasi   12 septembre 2014
Les anges de Jaipur de Eric Le Nabour
L'Inde est souvent déroutante pour un étranger. J'ai connu des Européens qui n'auraient pas hésité, en arrivant à Bombay, à nous traiter comme les derniers des sauvages. Ils ne voyaient que par l'Angleterre ou l'Europe. Et puis l'Inde les a pris et ils ne sont jamais répartis !



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