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3.98/5 (sur 471 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bordeaux , le 27/01/1930
Mort(e) à : Paris , le 01/05/1993
Biographie :

Erwan Bergot est un écrivain et journaliste français, ancien officier parachutiste.

Né de parents bretons, il fait de brillantes études chez les Jésuites avant d'obtenir une licence en faculté de lettres.
Son tempérament d'homme d'action le pousse cependant vers le monde militaire et en 1951, après son service militaire, il part pour l'Indochine où il sert au 6e bataillon de parachutistes coloniaux du futur général Bigeard, puis il est affecté à la tête de la compagnie de mortiers lourds du 1er BEP à Diên Biên Phu. Il est fait prisonnier et connaît les conditions difficiles d’internement dans les camps vietnamiens.

En 1955, il est rappelé pour servir en Algérie. Activé en 1957, il servira d'abord au 47ème Bataillon d'Infanterie, puis après un bref passage d'un an en France au deuxième bataillon étranger de parachutiste. Il est grièvement blessé à l’œil droit lors d'un accrochage dans le Constantinois en 1961. Il quitte définitivement le combat armé pour se tourner vers l'écriture et le journalisme.

En 1962, il devient le premier rédacteur en chef du magazine de l'armée de Terre, et écrit son premier roman en 1964 " Deuxième classe à Dien-Bien-Phù" qui remporte un succès immédiat.

Il écrira une cinquantaine d'ouvrages consacrés à ses frères d'arme. Écrivain récompensé par de nombreux prix littéraires dont le prix de l'Académie Française et le prix Claude Farrère, commandeur de la légion d'honneur à titre militaire honoré par dix titres de guerre (trois blessures et sept citations) Erwan Bergot aura excellé comme soldat et comme romancier.
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À l'occasion de la parution de son témoignage "Espérer pour la France", nous avons eu l'honneur de rencontrer Hubert Germain, dernier Compagnon de la Libération. Un entretien à retrouver en 4 épisodes sur notre chaîne YouTube. Prix littéraire de l'Armée de Terre Erwan Bergot, 2020 Préface du général Thierry Burkhard, chef d'état-major des armées Espérer pour la France. Entretiens avec Marc Leroy, actuellement en librairie et sur https://www.lesbelleslettres.com/livr.... Épisode 4 La bataille de Bir Hakeim Anecdote : cocktail avec De Gaulle Carrière politique Message à la jeunesse Tournage réalisé dans le jardin des Invalides le 2 septembre 2020, avec l'aimable autorisation du gouverneur. Tournage et montage : La Caméra verte | https://www.lacameraverte.com/

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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
1950, L'ANNÉE TERRIBLE

Hanoï, automne 1950

Tout s'effrite, tout se disloque, tout se
délite. Les villes, les hommes, les volontés.
C'est la grande panique. L'« opération de
police » que le Corps expéditionnaire français
menait depuis quatre ans en Indochine vient
brutalement de se transformer en désastre
militaire.

En onze jours, du 1er au 11 octobre, au
cours d'une série de combats d'une férocité
jamais encore égalée, neuf bataillons, parmi
les meilleurs de l'armée française, se sont
engloutis, massacrés par vingt-sept bataillons
viêt-minh, dans un dédale de calcaires et de
jungle, à Dong Khê, sur la Route Coloniale
n° 4, tout au nord du Tonkin, au bord de la
frontière avec la Chine.

Dans les cabinets ministériels, dans les
états-majors, cette révélation de la puissance
ennemie a frappé de stupeur les responsables
politiques et les chefs militaires.
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Cette mort qu’il n’en pouvait plus d’attendre, il allait la défier ; ce rendez-vous qui ne se produisait pas, il allait le provoquer. C’était facile, il suffisait de sortir à l’air libre, se promener, à découvert, retenir l’envie de se mettre à l’abri, rester debout et mourir, comme un homme.
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En attendant, accompagnez-moi au bar. J'ai envie de fêter mon départ au champagne.
Francis se rappela la boutade que Saint-Réaux avait lancée tout à l’heure : « Le panache, c’est tout ce qu’il me reste. » — Du champagne ? répéta-t-il. Je croyais que vous étiez démuni ! Saint-Réaux fit entendre son rire, bref et incisif : — Ne soyez pas naïf ! Ce n’est pas parce que je suis démuni, comme vous le dites drôlement, que cela m’empêche de faire des dettes ! C’est un art subtil, essentiellement fondé sur l’apparence… —

Ce type est capable de se suicider en avalant sa langue ! —
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Il y a une chose que je ne comprendrai jamais. Pourquoi t’obstines-tu à discuter puisque tu finis toujours par obéir !
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Je viens d'arriver au Viêtnam, commença Bongrain. Je ne connais rien au pays, mais je sens que je vais m'y plaire. Bien plus en tout cas qu'en Afrique, où l'incompétence des cadres locaux n'a d'égale que leur fatuité. Quant aux personnels, ils ne pensent qu'à en faire le moins possible, avec des ruses qu'un enfant de trois ans aurait honte d'inventer ! Ici, j'ai trouvé un peuple industrieux, dur au travail, avec lequel les rapports sont simples, dès lors que l'on sait ménager leur fierté.
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On ne tue pas les mouches à coups de marteau.
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Vous savez, mon lieutenant, les légionnaires ne cherchent pas à connaître les bonnes ou les mauvaises raisons pour lesquelles ils meurent. Pour eux, c’est écrit dans le contrat, et la mort fait partie des risques acceptés. Ce que redoute un légionnaire, bien plus que la mort, c’est d’être tué hors de l’accomplissement de leur mission, et c’est peut-être cela que vous appelez « morts inutiles ». Mais je suis certain que pour Plewa, s’il pense à la mort, s’il en accepte l’idée, c’est qu’elle l’escorte quand il va accomplir son travail d’ordonnance en allant au milieu des lignes Viêts, à la recherche d’un peu de ravitaillement.
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La lâcheté, l'imprévoyance, la négligence et l'incapacité ne sont pas sanctionnées si ce n'est par des récompenses.
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Ni tout-à-fait archange, ni complètement démon, il ne s'était pas trompé de guerre. Mais de siècle.
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Parler, c'est agir, faire un pas de plus, dénouer le présent, reprendre le fil, se projeter dans l'avenir.
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