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Note moyenne 3.94 /5 (sur 303 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bordeaux , le 27/01/1930
Mort(e) à : Paris , le 01/05/1993
Biographie :

Erwan Bergot est un écrivain et journaliste français, ancien officier parachutiste.

Né de parents bretons, il fait de brillantes études chez les Jésuites avant d'obtenir une licence en faculté de lettres.
Son tempérament d'homme d'action le pousse cependant vers le monde militaire et en 1951, après son service militaire, il part pour l'Indochine où il sert au 6e bataillon de parachutistes coloniaux du futur général Bigeard, puis il est affecté à la tête de la compagnie de mortiers lourds du 1er BEP à Diên Biên Phu. Il est fait prisonnier et connaît les conditions difficiles d’internement dans les camps vietnamiens.

En 1955, il est rappelé pour servir en Algérie. Activé en 1957, il servira d'abord au 47ème Bataillon d'Infanterie, puis après un bref passage d'un an en France au deuxième bataillon étranger de parachutiste. Il est grièvement blessé à l’œil droit lors d'un accrochage dans le Constantinois en 1961. Il quitte définitivement le combat armé pour se tourner vers l'écriture et le journalisme.

En 1962, il devient le premier rédacteur en chef du magazine de l'armée de Terre, et écrit son premier roman en 1964 " Deuxième classe à Dien-Bien-Phù" qui remporte un succès immédiat.

Il écrira une cinquantaine d'ouvrages consacrés à ses frères d'arme. Écrivain récompensé par de nombreux prix littéraires dont le prix de l'Académie Française et le prix Claude Farrère, commandeur de la légion d'honneur à titre militaire honoré par dix titres de guerre (trois blessures et sept citations) Erwan Bergot aura excellé comme soldat et comme romancier.
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWO   31 mars 2018
Indochine 1951 : Une année de victoires de Erwan Bergot
1950, L'ANNÉE TERRIBLE



Hanoï, automne 1950



Tout s'effrite, tout se disloque, tout se

délite. Les villes, les hommes, les volontés.

C'est la grande panique. L'« opération de

police » que le Corps expéditionnaire français

menait depuis quatre ans en Indochine vient

brutalement de se transformer en désastre

militaire.



En onze jours, du 1er au 11 octobre, au

cours d'une série de combats d'une férocité

jamais encore égalée, neuf bataillons, parmi

les meilleurs de l'armée française, se sont

engloutis, massacrés par vingt-sept bataillons

viêt-minh, dans un dédale de calcaires et de

jungle, à Dong Khê, sur la Route Coloniale

n° 4, tout au nord du Tonkin, au bord de la

frontière avec la Chine.



Dans les cabinets ministériels, dans les

états-majors, cette révélation de la puissance

ennemie a frappé de stupeur les responsables

politiques et les chefs militaires.
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pit31   13 mars 2019
Sud lointain : Le Courrier de Saïgon. La Rivière des Parfums. Le Maître de Bao Tan de Erwan Bergot
Lorsque, en l'an 207 avant l'ère chrétienne, Trieu Da, gouverneur de la Chine méridionae, décida d'étendre son pouvoir au-delà des Cent Mille Monts, vers le riche delta du Song Coï - le fleuve rouge -, il donna à ces territoires le nom du Nam Viêt, qui signifie Sud Lointain, s'en fit proclamer roi et établit sa capitale à Canton.
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rkhettaoui   04 juillet 2016
2è classe à Dien Bien Phu de Erwan Bergot
Il y a une chose que je ne comprendrai jamais. Pourquoi t’obstines-tu à discuter puisque tu finis toujours par obéir !
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rkhettaoui   09 janvier 2018
2è classe à Dien Bien Phu de Erwan Bergot
Cette mort qu’il n’en pouvait plus d’attendre, il allait la défier ; ce rendez-vous qui ne se produisait pas, il allait le provoquer. C’était facile, il suffisait de sortir à l’air libre, se promener, à découvert, retenir l’envie de se mettre à l’abri, rester debout et mourir, comme un homme.
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pit31   18 mars 2019
Sud lointain : Le Courrier de Saïgon. La Rivière des Parfums. Le Maître de Bao Tan de Erwan Bergot
Francis songeait à tout cela, tout en marchant au milieu des grands arbres, sur la piste qui séparait sa concession de sa puissance voisine, la SEEFI. Il était curieux de savoir si le mouvement de grève déclenché chez lui touchait également les autres.

Il avait en jusque-là peu de rapports avec le directeur de l'exploitation, un nommé Verwoorde, un géant flamand qui avait déjà été à la tête d'une plantation dans les Indes néerlandaises. L'homme passait pour un véritable tyran, s'étant arrogé droit de vie et de mort sur ses ouvriers. Et la rumeur publique affirmait qu'on mourait beaucoup chez M. Verwoorde.

Sur ce sujet, Francis n'avait pas d'opinion. Il se méfiait toujours des ragots, sachant d'expérience que lui-même n'en avait pas été exempt. Il avait découvert, par hasard, que son acharnement à planter des hévéas, à une époque où personne n'y croyait encore, lui avait valu, chez les paysans annamites, le surnom de Ding Cai Dau, ce qui signifie "le fou". Il en avait souri. Il fallait être fou, en effet, pour s'être accroché comme il l'avait fait à ce travail impossible. Il lui fallait parfois beaucoup d'imagination pour se remémorer l'état dans lequel il avait trouvé la concession à son arrivée, onze ans plus tôt. La broussaille impénétrable, les massifs de bambous géants peuplés de tiques et de sangsues, de termites. Et les maladies...
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pit31   17 mars 2019
Sud lointain : Le Courrier de Saïgon. La Rivière des Parfums. Le Maître de Bao Tan de Erwan Bergot
Thanh Thaï lança sa main, les doigts comme le tranchant d'un sabre, et atteignit son adversaire à la pomme d'Adam. Cela s'était passé si rapidement que même les spectateurs les plus proches ne s'en rendirent compte qu'en voyant le colosse reculer vivement, portant ses mains à sa gorge, la bouche ouverte à la recherche d'une goulée d'air, et s'effondrer en gargouillant. Alors, ses camarades partirent à l'assaut.

Saint-Réaux s'était emparé d'un banc de bois. Il s'en servit comme d'une masse d'armes, fauchant devant lui, atteignant des genoux, des jambes, des ventres, faisant pour un temps refluer les assaillants. Thanh Thaï se battait aussi. Saint-Réaux admirait la précision de ses gestes, leur efficacité foudroyante. Il savait que l'empereur prenait des cours de boxe chinoise auprès d'un des quatre plus grands maîtres de cet art.
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pit31   19 mars 2019
Sud lointain : Le Courrier de Saïgon. La Rivière des Parfums. Le Maître de Bao Tan de Erwan Bergot
Alban Saint-Réaux passa un mouchoir blanc sur sa paupière qui larmoyait. Depuis une semaine maintenant, l'ophtalmologiste lui avait posé une prothèse, une petite boule de verre soufflé, exactement semblable d'aspect à son œil gauche, et, peu à peu, il s'habituait à conserver le plus longtemps possible ce corps étranger dont le contact irritait pourtant les muqueuses et lui faisait un regard noyé de larmes.

Il se regarda dans son miroir,. Hormis la fixité de cet œil de verre, son visage avait retrouvé son harmonie. Enfin débarrassé de sa mentalité de mutilé, il se surprenait à reprendre des attitudes qu'il avait cru à jamais perdues.

La veille, une délégation de notabilités saïgonnaises était venue le trouver. Le plus âgé, Joseph Fabrizzi, un célèbre avocat de la ville, lui avait exposé le motif de leur visite :
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rkhettaoui   04 juillet 2016
2è classe à Dien Bien Phu de Erwan Bergot
La terre était remuée, torturée, retournée, battue, émiettée, broyée, vaporisée. Mais Fettori ne voyait, n’entendait plus rien. Il ne se rendait même pas compte de sa peur, palpable quelques minutes plus tôt, rognée par un immense sentiment d’impuissante solitude.
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rkhettaoui   09 janvier 2018
2è classe à Dien Bien Phu de Erwan Bergot
Vous savez, mon lieutenant, les légionnaires ne cherchent pas à connaître les bonnes ou les mauvaises raisons pour lesquelles ils meurent. Pour eux, c’est écrit dans le contrat, et la mort fait partie des risques acceptés. Ce que redoute un légionnaire, bien plus que la mort, c’est d’être tué hors de l’accomplissement de leur mission, et c’est peut-être cela que vous appelez « morts inutiles ». Mais je suis certain que pour Plewa, s’il pense à la mort, s’il en accepte l’idée, c’est qu’elle l’escorte quand il va accomplir son travail d’ordonnance en allant au milieu des lignes Viêts, à la recherche d’un peu de ravitaillement.
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pit31   14 mars 2019
Sud lointain : Le Courrier de Saïgon. La Rivière des Parfums. Le Maître de Bao Tan de Erwan Bergot
En retrait, un certain nombre de véhicules divers attendaient leurs occupants : des landaus, des calèches et même quelques automobiles découvertes, empanachées de fumée bleue. Au-delà commençait le grouillement de la population annamite, marchands ambulants, badauds, pousse-pousse vociférant leurs invitations. Sans compter les gosses, innombrables, certains tout nus, qui se faufilaient entre les jambes des soldats et surgissaient, la main tendue, quêtant un petit sou;
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