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Note moyenne 3.75 /5 (sur 8 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) à : Québec , 1945
Biographie :

Nouvelliste, Esther Croft a fait ses études en pédagogie à l'Université Laval. Elle suit une formation en animation d'ateliers d'écriture à Paris auprès d'Elizabeth Bing, puis elle enseigne le théâtre et la création littéraire à l'Université Laval. Elle collabore aussi à différents programmes de perfectionnement offerts au personnel par des commissions scolaires ou par des entreprises.... Depuis 1980, elle dirige des ateliers d'écriture dans divers milieux, notamment auprès d'enseignants, de journalistes, de thérapeutes, de décrocheurs et de détenus. Elle a également mis sur pied à Québec un centre privé de créativité littéraire, Les Ateliers d'écriture Esther Croft, ouvert à toute personne désireuse d'explorer et d'approfondir les multiples voies de la parole écrite. Elle a aussi collaboré à de nombreuses revues et journaux dont Châtelaine, Arcade, XYZ, La revue de la nouvelle, La parole métèque, Le Devoir et Stop.

Esther Croft a reçu le Prix Desjardins du Salon du livre de Québec en 1994, pour Au commencement était le froid, recueil de nouvelles qui a aussi été finaliste en 1993 du Prix de l'Institut canadien, du Prix du Gouverneur général et du Signet d'or de Radio-Québec. En 2008, elle reçoit le Prix de création littéraire - catégorie Littérature adulte, de la ville de Québec, pour son livre Le reste du temps. Elle est membre de l'Union des écrivaines et écrivains des québécois.
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Source : http://www.litterature.org/recherche/ecrivains/croft-esther-143/
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
LittleMary226   10 août 2011
Les rendez-vous manqués de Esther Croft
Julien n'était pas encore né quand son père est parti. Toute son enfance s'est déroulée dans le vide informe qu'a créé cette absence. Des mois et des années à se faire le plus petit possible. À ne pas parler. À ne pas marcher. À se rouler en boule autour de son pouce, entre une fenêtre close et une chaise berceuse qui chantait rarement. À tenter, parfois, de lever les yeux et de risquer son plus beau sourire vers le visage éteint de sa mère. Mais aucune lumière, jamais, ne s'allumait pour lui. Sa mère était ailleurs. Toujours ailleurs, là où il n'était pas.
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LittleMary226   10 août 2011
Les rendez-vous manqués de Esther Croft
Le seul geste que Karine parvient à poser, c'est d'entraîner Élise à l'extérieur, le plus loin possible de la porte d'entrée. Quitter ce lieu de trop grande noirceur, aller se perdre dans la clarté d'octobre et fumer une cigarette. Ou cinq. Ou dix. Comme elles l'ont fait si souvent depuis l'adolescence. Elles iront marcher sur le trottoir d'en face, bras dessus bras dessous, comme au jour de leur première fugue ou de leur premier chagrin d'amour. Entre les larmes et le bruit des voitures, entre les regrets et l'expiration de la fumée, elles parviendront peut-être à se dire l'essentiel à travers deux ou trois mots boiteux.
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LittleMary226   10 août 2011
Les rendez-vous manqués de Esther Croft
Se rappeler, toujours, qu'on ne trouve pas

grand-chose d'important entre ces murs,

Mais il faut quand même continuer de chercher :

des enfants bien réels attendent dehors qu'on les

comprenne.
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LittleMary226   10 août 2011
Les rendez-vous manqués de Esther Croft
Nous avons grimpé deux par deux toutes les marches de notre existence, la sienne plus brève que la mienne, plus dramatique, plus tourmentée aussi. Et puis soudainement, elle s'est mise à pleurer. Une peine incommensurable. Une détresse d'enfant beaucoup trop petite pour la contenir toute. Je la voyais se dissoudre devant moi, sans aucune retenue ; comme si elle m'avait senti, tout à coup, foncièrement capable de la sauver.
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Klergau   20 novembre 2017
De belles paroles de Esther Croft
Il y a des gens qui, rien qu'à nous regarder, rien qu'à nous sourire, même du fond de leur fragilité, parviennent à nous offrir quelque chose de précieux. Comme la petite fille d'à côté et la voisine d'en face. Il y en a d'autres qui, même les bras chargés, la bouche exubérante et l'oeil éblouissant, réussissent à nous déposséder. En ayant l'air de nous avoir comblés.
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