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3.91/5 (sur 759 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 26/01/1804
Mort(e) à : Annecy , le 03/08/1857
Biographie :

Eugène Sue est un écrivain français.

Il est principalement connu pour deux de ses romans-feuilletons à caractère social : Les Mystères de Paris (1842-1843) et le Juif errant (1844-1845).

Son père, Jean-Joseph Sue fils, était chirurgien de la garde de Napoléon 1er, sa marraine n’était autre que Joséphine et son parrain Eugène de Beauharnais. Il étudia au lycée Condorcet. Chirurgien de la marine, en poste en mer, de 1826 à 1829, il accumulera des souvenirs bien utiles pour ses romans maritimes.

Dandy, voyageur, il hérite à 26 ans de la fortune paternelle, devient l’amant des plus belles femmes de Paris (il est surnommé le Beau Sue), adhère au très snob Jockey Club dès sa création en 1833. Il dilapide la fortune de son père en sept ans, et commence à écrire lorsqu’il est ruiné.

Eugène Sue est l’auteur, selon ce qu’en rapporte la bibliographie établie par Francis Lacassin, de sept romans exotiques et maritimes, onze romans de mœurs, dix romans historiques, quinze autres romans sociaux (dont une série intitulée Les Sept Péchés capitaux), deux recueils de nouvelles, huit ouvrages politiques, dix-neuf œuvres théâtrales (comédie, vaudeville, drame) et six ouvrages divers.

Sue a la plume facile, il se convertit au socialisme et écrit Les Mystères de Paris sur le modèle d'un ouvrage qui s'est fait en Angleterre, intitulé Les Mystères de Londres. Ce roman suscite un intérêt énorme dans toutes les couches de la société. Le succès est immense et dépasse les frontières. Cela influença sa vie personnelle — il est élu député de la Seine — et son orientation littéraire. Il inspire, au siècle suivant, la série Les Nouveaux Mystères de Paris à Léo Malet.

Il publie ensuite le Juif errant, également en feuilleton dans le Constitutionnel.

Il fut député républicain et socialiste de la Seine, il fut élu le 28 avril 1850. Lorsque Louis-Napoléon Bonaparte effectua son coup d’État, il dut s’enfuir en 1851 et s’exiler. Il finit par s’installer à Annecy-le-Vieux où il y vécut de 1851 jusqu’à sa mort. Décédé le 3 août 1857, il est enterré au cimetière Loverchy d'Annecy (74).



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Source : Wikipedia
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Tu es laid... sois terrible : on oubliera ta laideur. Tu es vieux... sois énergique : on oubliera ton âge. Tu es repoussant... sois menaçant. Puisque tu ne peux être le noble cheval qui hennit fièrement au milieu de ses cavales amoureuses... ne sois pas du moins le stupide chameau qui plie les genoux et tend le dos... sois tigre... un vieux tigre qui rugit au milieu du carnage a encore sa beauté... sa tigresse lui répond du fond du désert.
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– Voyons, pas de bêtises… Je vous dis que le maître clerc m’a fait promettre de ne dire à personne…
– Oui, mais il ne t’a pas défendu de le dire à tout le monde ?
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La perversité contagieuse de vos geôles est tellement connue, est si justement redoutée, que celui qui en sort est partout un sujet de mépris, d’aversion et d’épouvante : serait-il vingt fois homme de bien, il ne trouvera presque nulle part de l’occupation.
De plus, votre surveillance flétrissante l’exile dans de petites localités où ses antécédents doivent être immédiatement connus, et où il n’aura aucun moyen d’exercer les industries exceptionnelles souvent imposées aux détenus par les fermiers de travail des maisons centrales.
(...)
La condition d’un libéré est donc beaucoup plus fâcheuse, plus pénible, plus difficile qu’elle ne l’était avant sa première faute : il marche entouré d’entraves, d’écueils ; il lui faut braver la répulsion, les dédains, souvent même la plus profonde misère…
Et s’il succombe à toutes ces chances, effrayantes de criminalité, et s’il commet un second crime, vous vous montrez mille fois plus sévères envers lui que pour sa première faute…
Cela est injuste… car c’est presque toujours la nécessité que vous lui faites qui le conduit à un second crime.
Oui, car il est démontré qu’au lieu de corriger, votre système pénitentiaire déprave.
Au lieu d’améliorer, il empire…
Au lieu de guérir de légères affections morales, il les rend incurables.
Votre aggravation de peine, impitoyablement appliquée à la récidive, est donc inique, barbare, puisque cette récidive est, pour ainsi dire, une conséquence forcée de vos institutions pénales.
Le terrible châtiment qui frappe les récidivistes serait juste et logique, si vos prisons moralisaient, épuraient les détenus, et si à l’expiration de leur peine une bonne conduite leur était, sinon facile, du moins généralement possible…
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Mais oublions ces utopies, folles, absurdes, stupides, impraticables, comme de véritables utopies qu'elles sont.
La société est si bien comme elle est !!! Interrogez plutôt tous ces repus qui, la jambe avinée, l’œil incertain, le rire bruyant, sortent d'un joyeux banquet !
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Tu comprends bien... nous coulerons, et attends toi à voir plutôt cela qu'un marsouin fumer une pipe.
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Cette charmante protection, accordée à la partie masculine de la société pour certaines friponnes espiègleries relevant du petit dieu d'amour, ne montre-t-elle pas que le Français sacrifie encore aux Grâces, et qu'il est toujours le peuple le plus galant de l'univers ?
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« Qu'il soit démontré qu'un criminel lègue presque toujours à son fils le germe d'une perversité précoce …

Fera t-on pour le salut de cette jeune âme ce que le médecin fait pour le corps lorsqu'il s'agit de lutter contre un vice héréditaire ?

Non … Au lieu de guérir ce malheureux, on le laissera se gangrener jusqu'à la mort. »
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Eugène Sue
À dix ans, il donnait des coups de pied à sa mère, insultait les vieillards, volait de vieux clous pour aller les vendre, ne faisait rien à l'établi, recevait de glorieuses gourmades de monsieur son père, et passait des journées dehors.
À douze ans, Mathieu avait, comme on dit, connu l'amour, cassé des carreaux, battu la garde (…)

Le cours de ces énormités ne fit que s'augmenter, et le torrent de ces désordres devint tel, qu'il menaçait d'engloutir la réputation, l'honneur et les économies de Jean Guichard, qui, en manière de digue, avait en vain opposé audit torrent une multitude de bâtons d'orme ou de frêne, qui s'étaient brisés en éclats sur le dos de Mathieu, sans rien changer à ses habitudes de forcené.

Mais heureusement, Jean Guichard se souvint d'une naïve tradition populaire assez commune en France et surtout à Paris, qui consiste à regarder la marine comme une espèce de bagne ou d'égout dans lequel on peut jeter toutes les fanges sociales.

Ainsi, qu'un fils de famille commette quelqu'une de ces ravissantes sottises qu'on ne fait malheureusement qu'à l'aurore de la vie, les grands-parents s'assemblent, et prononcent avec gravité qu'il faut embarquer le Don Juan, et l'envoyer aux îles, pour manger de la vache enragée.

Si un polisson des rues, devenu l'effroi du quartier, ne met plus aucun terme à ses débordements, après l'avoir menacé du commissaire, de la prison, des galères, on finit cet effrayant crescendo, en disant : "Il n'y a qu'à le faire mousse."

Ce qui ne laisse pas de prouver quel état on fait généralement de cette glorieuse profession.
Or, un matin, le père Guichard entra dans la mansarde de son fils, qui, par je ne sais quel hasard ou quel dérèglement de conduite, se trouvait avoir couché sous le toit paternel.

En ouvrant les yeux, Mathieu frémit malgré lui, car il vit que son père ne portait pas de bâton.
« Il va m'étrangler, » pensa le misérable.

« Écoute, Mathieu, » dit tranquillement le père, « tu as quinze ans, tu es le plus mauvais gueux que je connaisse ; les coups n'y font rien ; tu finirais par la guillotine. J'ai été soldat, je suis honnête homme, ainsi ça ne peut pas aller comme ça. Tu vas venir avec moi au Havre. »

« Quand ça ? »

« Tout de suite ; habille-toi. »

Mathieu ne dit mot, s'habilla, jeta un regard en dessous du côté de la porte, fit deux pas, et d'un bond, fut sur la première marche de l'escalier.

Mais l'auteur de ses jours avait suivi ses mouvements, et Mathieu se sentit étreindre dans les larges mains du serrurier. « Pas si vite, garçon, » dit ce dernier, et il précéda son fils dans la boutique, envoya sa femme, qui sanglotait, chercher un cabriolet, y monta avec son fils, Mathieu, qui sentit une larme rouler dans ses yeux quand il vit sa mère à genoux près de la forge, et pleurant... mais pleurant à fendre l'âme. « Cocher... Aux diligences, » dit Jean Guichard.

Du cabriolet, Mathieu passa dans la diligence, accompagné de son père qui ne le quittait pas d'une seconde. Le lendemain, on était au Havre.
Il y a dans chaque port de mer marchand, des maîtres de taverne qui nourrissent et hébergent à crédit les matelots sans emploi (…)
C'est donc dans ces tavernes que les officiers de la marine marchande viennent recruter leurs équipages (…)

Jean Guichard lui dit : « Allons, Mathieu, corrige-toi, embrasse-moi, deviens bon sujet, et tu nous reverras... »

« Jamais, » répondit Mathieu en se dérobant à un dernier embrassement de son père, et se mettant à siffler, "Tu n'auras pas ma rose", en marchant sur les talons du capitaine.
« Mais s'il n'allait plus revenir, » pensa le serrurier : « Bah !... » reprit-il : « pigeon égaré revient toujours au colombier. » Néanmoins, Jean Guichard fut longtemps bien triste.

(Extrait de Paris, ou le livre des cent et un, volume 6)
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Eugène Sue
Risquer est un mot rayé du vocabulaire de l'avare."
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Un dernier mot, monsieur.
Comme vous avez été de moitié dans mon œuvre par l’immense publicité que vous lui avez donnée, je crois pouvoir vous instruire d’un résultat dont vous vous féliciterez, je l’espère, avec moi. On m’écrit de Bordeaux et de Lyon que plusieurs personnes riches et compatissantes s’occupent de réaliser dans ces deux villes mon projet d’une banque de prêts gratuits pour les travailleurs sans ouvrage, et quelqu’un qui fait ici l’usage le plus généreux et le plus éclairé d’une immense fortune m’a donné, au sujet d’une fondation pareille pour Paris, les plus encourageantes espérances.
Souhaitons maintenant, monsieur, qu’un législateur véritablement ami du peuple prenne en main les questions relatives :
« À l’établissement d’avocats des pauvres ;
« À l’abaissement du taux exorbitant de l’intérêt prélevé par le mont-de-piété ;
« À la tutelle préservatrice exercée par l’État sur les enfants des suppliciés et des condamnés à perpétuité ;
« À la réforme du code pénal à l’endroit des abus de confiance. »
Et peut-être ce livre, attaqué récemment encore avec tant d’amertume et de violence, aura du moins produit quelques bons résultats.
Veuillez encore agréer, monsieur, l’expression de ma vive gratitude et l’assurance de mes sentiments les plus dévoués.
EUGÈNE SUE
Paris, ce 15 octobre 1843
Lettre à Monsieur le Rédacteur en Chef du Journal des débats
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