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3.7/5 (sur 622 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lyon , le 13/04/1973
Biographie :

Fabrice Papillon est un journaliste, producteur et écrivain français.

Tout en occupant diverses fonctions au sein de la rédaction d'Europe 1 (reporter, chroniqueur, présentateur de journaux), il devient journaliste scientifique, et se spécialise dans les questions de génétique et de bioéthique.

C’est sa rencontre avec le généticien et intellectuel Axel Kahn, au moment de la révélation de l’existence de la brebis clonée Dolly, qui déterminera cette orientation inattendue de sa carrière. En 1998, les deux hommes publient leur premier ouvrage commun, "Copies conformes, le clonage en question" (Nil éditions).

En 2001, parallèlement à sa carrière à Europe 1, il participe avec Yves Calvi à la création de l'émission quotidienne "C dans l'air" sur France 5, pour laquelle il réalise des reportages scientifiques.

En 2017, Fabrice Papillon publie son premier roman, un thriller scientifique et historique, "Le Dernier Hyver" (éditions Belfond), salué par la critique, et couronné par le prix du meilleur polar des lecteurs de Points 2018.

En 2019, Fabrice Papillon publie son deuxième roman, "Régression" (éditions Belfond), récompensé par le Prix Méditerranée polar 2020. "Alienés" (Plon, 2021) est son troisième roman. En 2024, il revient avec un quatrième roman, "La Conjuration de Dante".

Depuis 2003, il enseigne les techniques de vulgarisation et de prise de parole devant les média à de nombreux chercheurs, ingénieurs ou médecins, dans le cadre de formations "media training" organisées par les grandes institutions scientifiques comme l’Inserm, le CNRS ou l’Ifremer.

X : https://twitter.com/scienceonair?lang=fr
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Source : Decitre et http://www.editionslesliensquiliberent.fr
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"La Conjuration de Dante" de Fabrice Papillon - éditions du Seuil


Citations et extraits (146) Voir plus Ajouter une citation
"Diagnostic : cholécystite aiguë évoluant en péritonite.17h45: préparation du bloc opératoire en vue de l'ablation de la vésicule biliaire. 18 heures : le Dr Einstein refuse de se soumettre à l'opération. Il déclare : " Je veux mourir quand je veux. Il est sans intérêt de prolonger la vie artificiellement. J'ai fait ma part, il est temps de partir. Je le ferai avec élégance.""
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Bianchi s'exprimait dans un français remarquable, mais son accent tutoyait des sommets. Il roulait les r comme une vieille deux-chevaux, et ses phrases chantonnaient. Il pouvait débiter des horreurs, décrire les crimes les plus sordides avec des intonations joyeuses, qui le faisait passer pour un gros sadique...
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« (…) Louise n’écoutait plus. (…) Elle n’aurait plus jamais affaire au monde réel des politiciens, ni au monde virtuel des géants du numérique. Deux mondes qui s’entrelaçaient pour le pire. Et rien que le pire. »
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Tout en haut, les Limbes forment le premier cercle, qui est aussi le plus large. Ensuite, Dante et Virgile descendent et rencontrent successivement les âmes punies pour luxure, puis pour gourmandise. Dans le quatrième cercle, l'avarice, le cinquième, la colère. Dans le suivant, l'hérésie. Dans le septième, la violence. Puis la ruse et la tromperie. En gros, les sept péchés capitaux. Enfin, ils atteignent le dernier cercle, où réside Lucifer. Dans cette neuvième fosse, la plus profonde, ils se retrouvent au bord d'un lac. Les corps des traîtres à leurs parents - ce que Dante considère comme le crime moral le plus grave - sont pris dans la glace. Seule leur tête peut bouger, et leurs yeux pleurent des larmes qui gèlent aussitôt.
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La maladie addictive ne guérit jamais vraiment. Et Louise le savait mieux que quiconque. Mais qui peut se targuer de n'avoir aucune dépendance ? A la nicotine, à l'alcool, au sexe à l'argent, au travail, aux jeux vidéo, et même au sport ? Tout plaisir, même banal, entraîne un besoin toujours plus fort, plus puissant, plus grisant. Et quand une substance disparaît, une autre la remplace. Il fallait vivre avec. Elle devait vivre avec.
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Nous détruisons la Terre à grand feu. Savez-vous qu’au 1er août de chaque année, nous vivons à crédit ? Que nous consommons plus de ressources naturelles que la Terre est capable d’en régénérer, et que nous rejetons plus de gaz à effet de serre que la planète peut en absorber en une année ? À partir du 2 août, vivre est, en soi, un acte criminel.
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Lorsque vous atteignez un très haut niveau scientifique et que vous tutoyez la complexité du monde, il n'est pas rare que vous soyez touché par la grâce. La perfection du monde, la mécanique infaillible qui le régit finissent par défier toute rationalité. Et vous en venez à croire en Dieu.

Je pourrais vous citer une vingtaine de grands chercheurs qui ont passé le pas, même parmi les plus fervents athées.
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Louise méprisait ce genre de milliardaires à la Donald Trump qui se prenaient pour des génies chaque fois qu'ils déféquaient, alors qu'ils réinventaient simplement la roue. Le fric leur faisait tourner la tête.
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Aïo ! Ci vole bè a mora di qualcosa.
(Il faut bien mourir de quelque chose)
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Elle ne s'était pas farci ce voyage et cette nuit merdique dzns la mythique Silicon Vallée pour rien. Elle voulait au moins découvrir les sièges des maitres du Monde : Google, Apple, Facebook... Ces virtuel existaient réellement. Des hommes et des femmes peuplaient les allées de sites gigantesques, à l'échelle leurs profits astronomiques et de leur emprise totalitaire sur l'espèce humaine. 

L'enquêtrice, la première, dans son ridicule appartement de la non moins insignifiante ville de Lyon, à des milliers de kilomètres, consommait des térabits de séries débiles sur Netflix ou Amazon Prime, et suivait sans moufter les recommandations des robots de Google lorsqu'elle saisissait des requêtes dans la fenêtre du moteur de recherche. 

Ce monstre avait remplacé ses profs, sa mère, son père, les consultants traditionnels de la police nationale, et répondait à n'importe quelle question. Elle entrait un mot, une expression, un numéro de téléphone, et God Google répondait. 

C'était ni plus ni moins l'incarnation silencieuse, sur les écrans de milliards d'utilisateurs, du fameux HAL 9000, I'ordinateur imaginé par Stanley Kubrick et Arthur C. Clarke dans 2001, I'Odyssée de l'espace. Elle pensait souvent a leoil rouge angoissant de cette intelligence artificielle qui prenait l'ascendant sur lhomme, au point de vouloir l'éliminer pour dominer le monde. Les robots de Google et leurs capacités à répondre en quelques femtosecondes à n'importe quelle requête faisaient froid dans le dos et dénotaient un pouvoir sans limites sur les frêles cerveaux humains qui les avaient pourtant engendrés. 

Louise en était parfaitement consciente, mais ainsi que pour la weed et l'alcool, elle se trouvait incapable de résister. Elle devait se laver le cerveau, comme les autres, pour tenir le coup. Ne pas definitiveme sombrer dans le néant, la dépression, le suicide. 

Car ces idées la visitaient parfois, lorsqu'elle rentrait de journées éprouvantes au contact de la noirceur humaine. Des meurtres abjects pour quelques grammes de crack, des viols ignobles, et d'autres crimes et délits sordides qui scandaient ses journées de flic. 

Elle se changeait les idées et suivait les recommandations des GAFA qui maîtrisaient son emploi du temps et orientaient ses choix, tels ceux de centaines de millions d'autres connes. Avec une bière ou deux, elle oubliait. Et faisait comme si tout était normal. 

Elle continuait d'avancer, tel un zombie dans une matrice déliquescente. Les Romains tenaient leur peuple avec du pain et des jeux ; rien n'avait changé. L'alcool, les drogues, les jeux vidéo et les plateformes de streaming s'étaient juste substitués aux miettes de céréales et aux massacres des condamnés par les fauves assoiffés de sang. 

Aujourd'hui, les fauves vivaient tapis dans la silice, au ceur des puces et des circuits imprimés, obeissant aux imprécations de leurs maîtres qui transitaient par le World Wide Web et déferlaient dans les tsunamis électromagnétiques du WIFI.
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