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Note moyenne 4.33 /5 (sur 119 notes)

Nationalité : Iran
Né(e) à : Nichapour , 1142
Mort(e) à : Nichapour , 1220
Biographie :

Farīd al-Dīn ʿAṭṭār (en persan : فَریدالدّین ابوحامِد محمّد عطّار نِیشابوری, farīd ad-dīn abū ḥāmid moḥammed ʿaṭṭār nīšābūrī), poète persan.

Il quitta un commerce lucratif pour embrasser la doctrine des soufis, se fit derviche, et se livra au mysticisme. Il fut tué par les Mongols, qui avaient envahi son pays.

Attar a écrit plusieurs poèmes moraux et mystiques, dont les plus célèbres sont "Le Livre des conseils" ou "La Conférence des oiseaux".

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Farid al-Din ATTAR – Une Vie, une Œuvre : vers 1150-1220 (France Culture, 1989) Émission "Une Vie, une Œuvre", par Claude Mettra, diffusée le 19 octobre 1989 sur France Culture. Invité : Isabelle de Gastines, Nasser Assar, Christiane Tortel.

Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
Sachenka   07 mai 2017
La Conférence des oiseaux de Farîd al-Dîn Attâr
Au départ apparut une goutte d'eau, qui dessina les plus belles formes ; mais celles-ci étaient toutes éphémères. Aussi dure ou complexe que soit la matière, sache bien qu'elle a l'eau pour principe. Mais tout ce qui a l'eau pour fondement n'a pas plus de réalité qu'un songe, qu'un mirage. Personne n'a jamais considéré l'eau comme un élément stable. Comment une construction sur l'eau pourrait-elle être indéfiniment solide?
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Piatka   03 mai 2016
Le Cantique des Oiseaux de Farîd al-Dîn Attâr
Si tu ouvrais enfin les yeux de l’invisible

Les atomes de l’univers te diraient leurs secrets



Mais si l’oeil que tu ouvres est l’oeil de la raison

Tu ne pourras jamais voir l’amour tel qu’il est



Seule une âme éprouvée peut éprouver l’amour

Seul qui s’est libéré peut entrer dans l’amour



Toi qui n’est pas amant, qui n’as rien éprouvé

Tu n’es qu’une âme morte, indigne de l’amour !



Dans ce chemin il faut un coeur mille fois vivant

Qui puisse à chaque instant faire don de cent vies !



La vallée de l’Amour - Distique 3375
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Sachenka   13 mai 2017
La Conférence des oiseaux de Farîd al-Dîn Attâr
Qui éprouve de la peine sur le chemin de l'élévation doit se rappeler qu'elle renferme un trésor pour lui. Quand on marche d'un pied ferme sur ce chemin, les dons du ciel ne sont pas sans nous demander quelques sacrifices.
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enkidu_   27 juin 2014
Le mémorial des saints de Farîd al-Dîn Attâr
On raconte qu'un jour, de son vivant, Sufyān al-Thawrī [716-778] étant allé au bâzâr vit qu'on mettait en vente un petit oiseau. Il l'acheta et lui rendit la liberté. Cet oiseau venait chaque jour chez Sufyān et, quand il le trouvait absorbé dans ses exercices de piété, il le contemplait en silence, se posant chaque fois sur son épaule. Quand on déposa Sufyān dans sa dernière demeure, ce petit oiseau, poussant des cris plaintifs, vint se poser sur le corbillard et accompagna le corps ; ce que voyant, tous les assistants se mirent à pleurer. Puis, à la fin, il se plaça sur le tombeau et tomba lui-même inanimé. (p. 195)
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Piatka   10 novembre 2015
Le Cantique des Oiseaux de Farîd al-Dîn Attâr
Le langage poétique atteint le cœur de celui qui sait l'écouter.



Leili ANVAR, traductrice de l'oeuvre
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GabySensei   11 juillet 2011
La Conférence des oiseaux de Farîd al-Dîn Attâr
Il était une fois une fille de roi belle comme la lune. Sa beauté à peine entrevue ruinait les sens et la raison. Mille amants égarés mendiaient à ses pieds un éclat de ses yeux qui voilait ses longs cils. Son visage? Une aurore blanche. Ses cheveux? Une nuit de musc. Ses lèvres? Éblouissantes, rouge à faire pâlir le rubis, à faire honte au goût du miel.

(P47)
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Alxthiry   30 janvier 2013
Le mémorial des saints de Farîd al-Dîn Attâr
Un jour jour un riche négociant, étant venu trouver Râbi'a al-Adawiyya, vit que sa maison tombait en ruine. Il lui donna mille pièces d'or et lui fit présent d'une maison en bon état. Râbi'a s'y rendit et n'y fut pas plus tôt installée que, voyant les peintures de cette maison, elle se laissa absorber dans leur contemplation. Aussitôt, rendant à ce marchand les milles pièces d'or et la maison, elle lui dit : " Je crains que mon cœur ne s'attache à cette maison et qu'il ne me soit plus possible de m'occuper des œuvres de l'autre monde. Mon seul désir est de me consacrer au service du Seigneur Très-Haut.
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Louis_garcilope   17 octobre 2014
La Conférence des oiseaux de Farîd al-Dîn Attâr
Un renard épousa un jour, une renarde. Ils vécurent quelques saisons en amoureux insouciants, partagèrent le même lit, les mêmes repas de poulardes, les mêmes rêves d'avenir, jusqu'au jour où s'en vint dans leurs fourrés secrets un roi chassant à son de trompe avec ses faucons et ses chiens. Les époux furent pris et réduits en lambeaux. A l'instant de mourir:

- Mon mari, gémit la renarde, nous retrouverons nous un jour?

- Probablement, dit le renard. Dans la boutique d'un fourreur.
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enkidu_   28 août 2016
Le mémorial des saints de Farîd al-Dîn Attâr
Yusûf ibn Hussein demanda à Dhû-l-Nûn [l’Égyptien, 796-859] : « Avec qui faut-il entretenir des relations ? – Avec celui-là, répondit-il, qui n’introduira dans vos rapports ni le ‘’toi’’ ni le ‘’moi’’. – Donne-moi un conseil, ajouta-t-il. – Sois l’ami du Seigneur très haut, dit Dhû-l-Nûn, et l’ennemi de tes passions. Ne considère jamais personne comme étant au-dessous de toi-même, fût-ce un chien. Si tu donnes ton être extérieur à la créature, donne à Dieu ton être intérieur. Lorsque Dieu t’enverra un bienfait, rends-lui de nombreuses actions de grâce ; si, au contraire, une épreuve vient à ta rencontre, supporte-la avec patience. » Quelqu’un lui ayant dit : « Ô Dhû-l-Nûn ! Je t’aime », Dhû-l-Nûn lui répondit : « Connais-tu le Seigneur très haut ? Si tu le connais, aime-Le, car l’amitié que tu as pour Lui doit te suffire. Si tu ne Le connais pas, cherche quelqu’un qui te fasse arriver jusqu’à Lui et te fasse connaître de Lui. » (p. 153)
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AuroraeLibri   08 octobre 2014
Le Cantique des Oiseaux de Farîd al-Dîn Attâr
"J'ai survolé longtemps les plaines et les mers

J'avançais pas à pas, la tête dans les cieux

J'ai franchi les montagnes, les vallées, les déserts

J'ai parcouru un monde dans le temps du déluge" (Distiques 705 et 706)



Il faut, pour aborder Le Cantique des oiseaux, oublier ses repères. Accepter le voyage. Se lancer dans l'inconnu. Se perdre. Se brûler. S'anéantir. Prendre son envol, l'envol de l'âme, vers des contrées inconnues. Avec humilité...Humilité face à une langue nouvelle dont les métaphores sont souvent teintées de larmes et de sang, humilité au coeur d'un texte où poésie et mystique sont intimement mêlées.

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