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Note moyenne 4.12 /5 (sur 25 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Damas , 1944
Biographie :

Farouk Mardam-Bey est un bibliothécaire, historien et éditeur franco-syrien.

Après ses études de droit, il se rend à Paris pour y étudier les sciences politiques. Il vit en France depuis 1965.


Bibliothécaire à l'Institut national des langues et civilisations orientales, il est nommé directeur de la bibliothèque de l'Institut du monde arabe en 1989 (où il devient conseiller culturel).


Il devient directeur des éditions Sindbad lors de leur rachat par Actes Sud en 1995.

Il est également l'éditeur chez Actes Sud des romans traduit de l'arabe.

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Prix UNESCO / Sharjah pour la culture arabe La Directrice générale de l'UNESCO, Mme Irina Bokova, a nommé, sur recommandation du Jury international, la Fondation arabe pour l'Image (Liban) et l'éditeur Farouk Mardam-Bey (France) lauréats de la 12e édition du Prix UNESCO-Sharjah pour la culture arabe.

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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
Piatka   04 octobre 2015
LA CUISINE DE ZIRYAB. Propos de tables, impressions de voyages et recettes pouvant servir d'initiation pratique à la gastronomie arabe de Farouk Mardam-Bey
DE L'ARTICHAUT



L'artichaut est le plus mystérieux des légumes. Il en est aussi le plus féminin, et ceci explique sans doute cela. Alors que les légumes de sexe masculin, comme le concombre, l'asperge ou le salsifis, se permettent d'exhiber à tout bout de champ leur arrogante virilité, l'artichaut, lui, au contraire, par pudeur innée, sinon par coquetterie, s'emploie à cacher son intimité sous les jupons et les dentelles, les plis et les replis. Pour y accéder, ses amoureux doivent d'abord lui ôter toutes ses fanfreluches, une à une, lentement, délicatement, en se donnant le temps.
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Under_the_Moon   21 juillet 2015
Poésie arabo-andalouse : Petite anthologie de Farouk Mardam-Bey
" La mort finit pourtant par tout engloutir

Rien ni personne n'est épargné par le temps



Ce n'est point l'oubli qui sécha mes larmes

Je les avais déjà taries en faisant mes adieux



Dois-je encore rester si mes amis s'en vont

Dire au revoir à eux qui ne reviendront pas ? "





(extrait de "La Montagne", Ibn Khafâja)
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Under_the_Moon   19 juillet 2015
Poésie arabo-andalouse : Petite anthologie de Farouk Mardam-Bey
Tout ranime en mon âme, ah, aimée, sa passion

Pour toi, et tant, que se serre le cœur en sa prison.

Par Dieu, nul cœur touché de votre souvenir

Qui ne voulût voler vers vous, les ailes battant de désir ;

Si la brise au matin, d'un souffle, daignait me porter à vous,

Un homme harassé par le sort reviendrait vers vous.

Mais qu'un jour exauçât de mon désir les vœux,

De tous les jours créées, ce serait le plus généreux.

Ô grâce délicieuse, ô splendeur, et charmant

L'âme : vienne l'heure où s'unissent les amants !

La tendresse longtemps a réservé une aire

Où vous et moi en familiers allions de pair.

Mais désormais, je chante un règne révolu :

A vous l'indifférence, à moi l'amour perdu.





(extrait de "Nostalgie", Ibn Zaydûn)
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Piatka   05 octobre 2015
LA CUISINE DE ZIRYAB. Propos de tables, impressions de voyages et recettes pouvant servir d'initiation pratique à la gastronomie arabe de Farouk Mardam-Bey
DU SAFRAN



Le safran est né d'une double blessure. On raconte en effet que le dieu Hermès, un jour qu'il jouait au disque, blessa par mégarde son ami Crocos. Celui-ci mourut aussitôt mais son sang, qui tachetait le sol, se transforma par la volonté d'Hermès en étranges petites fleurs, dotées chacune de trois stigmates. Leur arôme si profond et leur couleur éclatante en feront la plus précieuse des épices.

La même légende veut que la nymphe Smilax, qui aimait Crocos passionnément, fût elle aussi métamorphosée par Hermès en fleur de safran. De cette ultime victoire de l'amour, les deux amants étant désormais réunis pour l'éternité au coeur d'une fleur, provient peut-être la première vertu du safran, du moins jadis la plus célébrée, à savoir qu'il serait un aphrodisiaque.
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Under_the_Moon   21 juillet 2015
Poésie arabo-andalouse : Petite anthologie de Farouk Mardam-Bey
J'ACCEPTE TES ARRÊTS





J'accepte tes arrêts, tout ce que tu décides :

Me rabaisser ? j'en meurs ; m'élever ? j'en suis fier.

Dès l'instant où mon cœur t'a prise pour son guide,

Sur ce cœur, en amour, tout où pouvoir se perd.

Tu tiens mon âme entre tes mains, comme en sursis

Pour peu que je te voie, et morte si tu fuis ;

Tu promets à l'amant paradis ou enfer :

Es-tu loin ? Il s'afflige. Es-tu près ? Il revit.

La nuit, à l'horizon, je suis berger d'étoiles

Plus proche de mes yeux, hélas, que le sommeil.

J'ai voulu aux censeurs ne pas donner l'éveil,

Mais ce secret d'amour aux larmes se dévoile.

De l'amour j'ai reçu un habit de langueur,

Mais malade, qui l'est, de vouloir bien aimer ?

Pitié pour moi, soumis jusque dans la ferveur :

De toi seule j'attends compassion et pitié.

Jadis, tu me faisais un collier de bienfaits,

Nous étions, moi et toi, poignet et bracelet.

La porte était ouverte, aimable ton abord :

Que veut dire aujourd'hui cette porte fermée ?

Si mon âme voulait n'aimer que pour tromper,

Je m'en séparerais, sans regret, sans effort.

J'abandonne les miens, pour te plaire, au chagrin,

Et, pour chercher la paix, mon âme entre tes mains.

Mais tu ne m'as guidé qu'en me brisant le cœur,

Et le briser ainsi, pour toi, c'est le bonheur.

Ô rêve de mon cœur jardin de mes pensées,

Source de mes espoirs... qui m'as tout refusé !





Ibn Zamrak
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Under_the_Moon   16 juillet 2015
Poésie arabo-andalouse : Petite anthologie de Farouk Mardam-Bey
LE PALMIER





Un palmier m'apparut bien seul à Rusâfa

En Occident, très loin du pays des palmiers



Je lui dis : Tu es semblable à moi par l'exil

Et par l'absence des enfants et des parents



Tu as grandi dans une terre étrangère

Et comme moi tu es banni, expatrié



Que les blancs nuages du matin t'arrosent

Eux qui puisent leur eau dans les étoiles





'Abd Al-Rahman Al-Dâkhil
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Kawane   06 juillet 2015
Poesie arabe (la) de Farouk Mardam-Bey
CONTRE-JOUR



Les oiseaux apparaissent

S'allume une flamme

Et c'est la femme.



Sans nom ni liens, ni voile

Errant les yeux clos

La femme couverte de la fraicheur de la mer.



Mais brusquement les oiseaux réapparaissent

Et s'allonge cette flamme

Plus qu’entr’aperçue au fond de la chambre.



Et c'est la mer

La mer aux bras endormants portant le soleil

Ni orient ni nord, ni obstacle ni barre, la mer.



Rien que la mer ténébreuse et douce

Tombée des étoiles, témoin des mutilations du ciel,

Solitude, pressentiments et chuchotis.



Rien que la mer

Les yeux éteints,

Sans vague ni vent ni voile.



Brusquement les oiseaux réapparaissent

Et c'est la femme,

Ni étoile ni rêve, ni geyser ni roue, la femme.



Les oiseaux reviennent,

Et rien que la mer.



Mohammed Dib





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Under_the_Moon   19 juillet 2015
Poésie arabo-andalouse : Petite anthologie de Farouk Mardam-Bey
SAGESSE



Abreuve ton cœur, il guérira

Et vis ta vie, elle s'en va déjà !



Devrait-elle durer mille ans pleins

Que je ne pourrais en être las



Vas-tu t’affliger jusqu'au trépas

Quand le luth et le bon vin sont là ?



Résister à l’assaut de tes tourments

La coupe est une épée, brandis-la !



La raison te noie dans tes soucis

Le sage est celui qui ne l'est pas.





Al-Mu'Tamid Ibn 'Abbâd
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Under_the_Moon   19 juillet 2015
Poésie arabo-andalouse : Petite anthologie de Farouk Mardam-Bey
MALADIE D'AMOUR



[…]

Guérir de ce mal-là ? L'espérer je ne peux :

On ne se guérit pas quand le mal vient des yeux.

Elle est toute ma vie, sa beauté rassemblée

Réside tout entière en ses traits séparés.

Brune, telle une lance en sa gracilité,

Son regard reflétant du fer l'éclat bleuté,

Elle a sa propre loi d'amour : verser son sang,

Et qui le verserait étant compatissant ?

Sa taille, mince, évoque une lame d'épée

Qu'une tache de sang, tenace, aurait marquée,

Et c'est le rouge encore qui teint ses deux joues blanches,

Comme l'or en fusion sur la feuille s'épanche.

De ce regard, Dieu veuille oublier tous les torts :

Je brûlais, il m'apaise en me mettant à mort.

[…]





Ibn Al-Labbâna
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de   13 novembre 2011
Notre France de Farouk Mardam-Bey
Depuis nos Suds et nos Orients, l’événement nous fait signe. A la manière de ce baiser furtif qu’évoquait notre cher disparu, Daniel Bensaïd : ‘Le passé n’est jamais révolu. On n’est jamais quitte avec lui. Il recèle un peuple de potentialités captives ou endormies, qu’un baiser du présent peut seul réveiller et délivrer‘.
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