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Note moyenne 3.39 /5 (sur 102 notes)

Nationalité : Chine
Né(e) à : Xianghua, province du Jiangsu , 1964
Biographie :

Bi Feiyu est un journaliste et un écrivain chinois.

Il passe son enfance et sa jeunesse à la campagne. Il commence à écrire très tôt, d’abord des poèmes, ensuite des nouvelles et romans, dont plusieurs ont été couronnés par des prix littéraires.

Diplômé de l'université de Nankin, il a publié notamment Les triades de Shanghai qui a été adapté au cinéma (Shanghai Triad, 1995).

Il a reçu le Prix Ignatius J. Reilly 2010 pour La Plaine.

Bi Feiyu vit à Pékin.


Source : Wikipédia
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Videos et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

La France vue par BI Feiyu (2014).


Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
Osmanthe   03 juillet 2018
Don Quichotte sur le Yangtsé de Feiyu Bi
Dans l'extrême pauvreté de la campagne, les enfants vivaient comme des bêtes. Nous étions plus proches d’elles que des hommes. Nous buvions à la rivière, la tête penchée dans l’eau. Nous pissions en même temps. Résistants, nous ne tombions jamais malades.

À ma sortie de l’université, en 1987, j’ai été nommé professeur à Nankin. J’avais passé l'après-midi à jouer au foot et j’avais une soif terrible. J’ai bu l’eau du robinet et non celle de mon thermos qui était brûlante. J’ai été malade toute la nuit. J’étais devenu un citadin, j’etais devenu un « être humain ».
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Osmanthe   26 juin 2018
Don Quichotte sur le Yangtsé de Feiyu Bi
En 1986, alors étudiant à l'université de Yangzhou, j'ai reçu une lettre de mon père m'annonçant que la fille de ma grand-mère, que j'appelais "tante", était morte. Elle avait avalé des pesticides. Je me suis rendu immédiatement au village des Yang. J'avais vingt-deux ans et cela faisait onze ans que je n'étais pas retourné voir ma grand-mère. J'ai honte d'avouer que j'avais presque oublié cette vieille femme. La nuit, j'y repensais parfois, mais au matin son image s'effaçait. Elle m'a reconnu immédiatement. En la retrouvant, j'ai réalisé qu'elle était toute petite. Elle voulait absolument me caresser la tête et je devais me baisser. Elle ne semblait pas effondrée, comme je l'avais imaginé, ce qui m'a soulagé. Je me suis un peu détendu. "Elle ne voulait plus vivre, la fillette", a-t-elle dit seulement.

Elle est morte peu de temps après. Elle n'en pouvait plus, elle avait trop de chagrin. Elle n'avait jamais montré sa souffrance, surtout à ses proches. Elle était de ceux qui absorbent la douleur des autres et ne font jamais partager la leur.
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Osmanthe   07 juillet 2018
Don Quichotte sur le Yangtsé de Feiyu Bi
La propriété privée était un crime, tout appartenait à l'Etat. En ces temps infâmes, le sort des cochons était un peu différent. Dans une certaine limite, on pouvait en posséder, tout comme les poules et les canards. L'élevage d'un ou deux cochons était considéré comme une activité acceptable pour le prolétariat et encouragé par les autorités. Au-delà, cela devenait risqué. Une dizaine de cochons, c'était à coup sûr extrêmement dangereux. Accusé d'être guidé par l'appât du gain et de "se livrer à la spéculation", on était sévèrement puni. Cette formule terrorisait tout le monde.

Il était difficile de savoir où se trouvait la limite. Personne ne pouvait dire précisément combien de cochons une famille pouvait posséder sans s'attirer d'ennuis. Cela donnait lieu à des discussions assez comiques sur un sujet aux conséquences pourtant très graves. Tragique et burlesque se côtoient dans les époques absurdes.

Le politiquement correct, c'était le cochon unique. Pour éviter les problèmes, il était plus simple de se limiter à "un cochon par foyer", tout comme il faudrait plus tard se limiter à "un enfant par couple".
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gonewiththegreen   21 juin 2018
Don Quichotte sur le Yangtsé de Feiyu Bi
La campagne chinoise des années 1960 et 1970 était plongée dans l'ignorance à un point que vous ne pouvez imaginer .

L'ignorance n'est pas effrayante en soi. Ce qui est dangereux, c'est son instrumentalisation pour dominer le monde et les hommes.
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Meps   29 mars 2019
Les aveugles de Feiyu Bi
Elle le savait désormais, elle était pour toujours, définitivement une non-voyante. Les gens comme elle n'étaient sur terre que pour fournir aux valides l'occasion de montrer leur générosité et de s'apitoyer. Ils suffisaient qu'ils sortent des sons d'un piano pour que cela soit considéré comme un exploit.
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cicou45   21 janvier 2012
L'opéra de la lune de Feiyu Bi
"L'être humain est son propre ennemi."
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cicou45   21 janvier 2012
L'opéra de la lune de Feiyu Bi
"On dit souvent que la vie est tournée vers l'avenir. Or, il n'en est rien : comme les vieux immeubles, elle nous rappelle toujours le passé."
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Myrtle   09 octobre 2011
Les aveugles de Feiyu Bi
" Tailai, je suis vraiment très mignonne. Tu es au courant, n'est-ce-pas, que je suis une jolie fille?

- Oui."

Elle lui prend la main et demande :

"Tâte voir mon visage, je suis belle?

- Oui, tu es belle.

- Encore un peu, vas-y, alors, je suis belle?

- Oui, tu es belle.

- Belle comment?"

Xu Tailai est embarrassé. Il est aveugle de naissance, il n'a jamais su ce que signifiait ce mot. Après être resté muet pendant un long moment, sa voix prend le ton des serments :

"Tu es encore plus belle qu'un plat de viande au caramel."
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Femi   08 janvier 2013
Trois soeurs de Feiyu Bi
Or, le sentiment d'humiliation est une chose étrange: plus on l'enfouit profondément, plus ses dents s'aiguisent et plus ses morsures deviennent douloureuses.
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Myrtle   09 octobre 2011
Les aveugles de Feiyu Bi
A son réveil, Tailai avait appris le départ de Xiao Mei dans une lettre, il avait touché, du bout du doigt, son écriture, dont chaque consonne, chaque voyelle étaient la peau de Xiao Mei, les pores de sa peau qui se contractaient. Dans la lettre, Xiao Mei expliquait tout à son "grand frère" Tailai. "Grand Frère", écrivait-elle en conclusion, "tu dois te souvenir d'une chose, je suis à toi et tu es à moi." Tailai ne sait plus combien de fois il avait pu relire cette lettre, puis il l'avait posée sur ses genoux, et tout en continuant de la caresser du bout des doigts, il s'était mis à chanter. Au début à mi-voix, puis après quelques mesures, haussant le ton de plus en plus, il avait chanté de toutes ses forces. Le service de sécurité de l'hôtel, rameuté, avait prié Tailai de s'en aller et l'avait fait raccompagner au centre de tuina. Mais on avait du lui jeter un sort, parce que là-bas il avait continué de chanter, et ce pendant presque deux jours. Au début, les autres avaient compati, mais à la fin la compassion s'était doublée de stupeur. Comment pouvait-il connaître une quantité aussi ahurissante de chansons?
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