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Note moyenne 3.98 /5 (sur 65 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Granville , le 11/09/1821
Mort(e) le : 26/02/1891
Biographie :

Fortuné Hippolyte Auguste Castille, dit Fortuné du Boisgobey, est un auteur français de romans policiers et de romans historiques.

Fortuné du Boisgobey a servi dans la section des soldes de l’armée d’Algérie de 1844 à 1848 et a poursuivi ses voyages en Orient.

Il a fait son entrée en littérature en 1868, en publiant une histoire intitulée Deux comédiens (édité en livre en 1880 sous le titre "L'Auberge de la Noble Rose" ), dans Le Petit Journal.

Il est devenu, avec le Forçat colonel (1872), un des feuilletonistes les plus populaires.

Source : Wikipédia
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
LydiaB   06 mai 2013
L'oeil-de-chat de Fortuné Du Boisgobey
– Baissez le store de votre côté.

Il comprit qu’elle voulait se dérober aux yeux de quelqu’un qui la guettait et, en rabattant le store, il aperçut en effet, planté sur le trottoir opposé, un homme qu’il n’eut pas le temps d’examiner, car le cocher, sans attendre l’ordre d’avancer, fouetta sa rosse qui, par miracle, partit au grand trot.

– Je vous en prie, monsieur, regardez si on nous suit, reprit la dame, d’une voix étouffée.

Maxime se retourna, appliqua son œil au trou percé dans le dossier du fiacre et, à travers la vitre qui fermait ce sabord d’arrière, il vit que l’homme était toujours à la même place.

– Non, madame, dit-il.

– Merci ! vous m’avez sauvée.

Maxime avait bonne envie de demander : « sauvée de quoi ? », mais il s’en garda bien, de peur d’effaroucher la dame. L’aventure commençait bien et elle aurait pu tourner court s’il avait essayé de la brusquer.
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Cath36   15 mai 2013
Le coup d'oeil de Monsieur Piédouche de Fortuné Du Boisgobey
Les orphelins se tirent souvent d'affaire en ce monde. On prétend que les bâtards s'en tirent toujours.

La vérité est que les enfants obligés de se suffire à eux-mêmes montrent de très bonne heure des qualités qui manquent généralement aux filos de famille, choyés, surveillés et habitués à compter sur l'appui et sur la succession de leurs parents.

La nécessité est le meilleur des maîtres, à condition pourtant que la nécessité ne soit pas la misère absolue, car la faim est mauvaise conseillère. Un poète latin l'a dit et la nature humaine n'a pas changé depuis l'Antiquité. Les tribunaux correctionnels en savent quelque chose.
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HORUSFONCK   11 août 2019
Le crime de l'omnibus de Fortuné Du Boisgobey
Vous est-il arrivé, le soir, vers minuit, de manquer le dernier omnibus de la ligne qui conduit à votre domicile ? Si vous n’êtes pas obligé de régler strictement vos dépenses sur votre budget de recettes, vous en ayez été quitte pour prendre un fiacre. Mais si, au contraire, votre modeste fortune vous interdit ce léger extra, il vous a fallu revenir à pied, traverser Paris en pataugeant dans la boue, quelquefois sous une pluie battante, et vous avez cent fois en route maugréé contre la Compagnie qui n’en peut mais, car il faut bien qu’après seize heures de travail, elle accorde un peu de repos à ses chevaux et à ses employés.
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MarcBibliotheca   09 septembre 2010
La main froide de Fortuné Du Boisgobey
Le vieux quartier Latin a disparu avec la dernière grisette.



Le temps n’est plus où les étudiants tenaient à honneur de ne jamais quitter la rive gauche. Maintenant, ils passent volontiers les ponts et ils se répandent sur les grands boulevards, comme ils les appellent, pour les distinguer du boulevard Saint-Michel qu’ils nomment familièrement le Boul’Mich’.
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Medelie   11 décembre 2013
Le Crime de l'Opéra, tome 1 : La Loge sanglante de Fortuné Du Boisgobey
C’est une histoire d’hier.

Le boudoir était tendu de soie bouton d’or, parce qu’elle était brune, cette merveilleuse Julia d’Orcival qui tenait si bien son rang à la tête du grand état-major de la galanterie parisienne. Un feu clair brûlait dans la cheminée, garnie de chenets Louis XVI, des chenets authentiques où s’étaient posés les petits pieds de belles du Versailles d’autrefois. La lueur adoucie d’une lampe en porcelaine du Japon éclairait le réduit capitonné où n’étaient admis que les intimes. On n’entendait pas d’autre bruit que le roulement lointain des voitures qui descendaient le boulevard Malesherbes, et le murmure de l’eau bouillante qui chantait sa chanson dans le samovar de cuivre rouge.

Pourtant, Julia n’était pas seule. Près d’elle, à demi couchée sur une chaise longue, un jeune homme, plongé dans un vaste fauteuil, tortillait sa moustache blonde, et regardait d’un œil distrait une terre cuite de Clodion, représentant des Bacchantes lutinées par des Faunes.

L’élégant cavalier ne songeait guère à cette œuvre d’art, pas plus que la dame ne songeait au splendide tableau de Fortuny qui rayonnait en face d’elle, et qu’elle avait payé une somme folle.

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MarcBibliotheca   21 février 2010
Le pouce crochu de Fortuné Du Boisgobey
La nuit est noire ; il pleut à verse, et la pluie, fouettée par le vent, grésille sur les vitres d’une maisonnette isolée, tout au bout du boulevard Voltaire, et tout près de la place du Trône.



Une maisonnette et non pas une villa, ni un petit hôtel.
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Cath36   15 mai 2013
Le coup d'oeil de Monsieur Piédouche de Fortuné Du Boisgobey
Cet écho lointain de la fête de charité semblait avoir mis M. Piédouche en belle humeur. Entre deux bouffées qu'il tirait de son cigare, il sifflotait l'air qu'on jouait dans la salle de danse et il lui arrivait même de marquer la mesure en esquissant un pas de mazurka.

-Et dire qu'il y a des gens qui verront lever l'aurore à travers les vitres de l'Hôtel Continental, s'écria-t-il. Ils veulent bien donner un louis pour les inondés dont ils se moquent parfaitement, mais ils tiennent à en avoir pour leur argent. C'est bête la philosophie qui valse.
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rkhettaoui   18 octobre 2015
Double-Blanc de Fortuné Du Boisgobey
La partie du cerveau qui en est le siège est comme un réservoir où s’emmagasinent les souvenirs. Ils dorment pêle-mêle jusqu’au moment où quelque choc en fait remonter un à la surface. Et ce choc est presque toujours produit par un objet ou par un son, par la vue ou par l’ouïe.

Ainsi, lorsqu’on retrouve tout à coup un mot oublié, c’est tantôt parce qu’on l’a déjà entendu prononcer, tantôt parce que l’assemblage des lettres qui le composent a déjà passé sous les yeux de celui qui le revoit.
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olplotard   05 novembre 2013
Le pouce crochu de Fortuné Du Boisgobey
Georget saisit la corde à deux mains, mais le chien donna une dernière secousse, qui la rompit, au moment où le père et le fils disparaissaient

dans l’allée.

Camille entendit deux cris de détresse, puis un bruit sourd, puis... plus rien.

Le premier mouvement est toujours le bon, àce qu’on prétend, et mademoiselle Monistrol se précipita pour secourir ses amis disparus.

L’entrée du corridor n’était pas loin ; elle y arriva en trois enjambées. Elle allait la franchir et tomber dans le piège comme Georget et Courapied, mais, par bonheur, elle trébucha sur le seuil et elle s’arrêta pour reprendre son aplomb avant de reprendre son élan. Ce léger accident lui sauva la vie. Elle sentit un air frais et humide et ses yeux, qui s’étaient accoutumés à l’obscurité, reconnurent qu’il y avait dans le plancher de

l’allée une solution de continuité.

Alors elle comprit. Le père et le fils, entraînés par Vigoureux, n’avaient rencontré sous leurs pieds que le vide et ils étaient tombés tous les

deux dans une trappe ouverte, tandis que l’horrible chien, qui connaissait ce trou perfide, le franchissait d’un bond, et allait rejoindre ses maîtres cachés dans la maison.
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francisoctave   08 mai 2014
Le pouce crochu de Fortuné Du Boisgobey
[...] Elle aurait voulu fermer les yeux et elle ne pouvait pas. Ce point noir la fascinait.



Cela ressemblait à une araignée énorme, armée de pattes velues, et cela ne bougeait pas.



Était-ce la griffe de quelque bête monstrueuse ? Camille n’était pas poltronne, et pourtant elle sentait son sang se glacer dans ses veines. [...] »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.



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