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Critiques de France-Marie Watkins (320)
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Marche ou crève
  17 novembre 2010
Marche ou crève de France-Marie Watkins
Rarement un titre n'a su resumer aussi bien la trame d'un bouquin.

Deux choix , pas un de plus...Vaincre la peur , le froid , la faim , ces echos de balle decimant un a un les participants afin de toucher le saint Graal ou le sol , un trou rouge dans la tete..



La ou un ecrivain moyen aurait pondu peniblement une cinquantaine de pages insipides et repetitives , King (Bachman) invite magistralement le lecteur a une course hors du commun...L'auteur enquille les pages avec une facilité deconcertante sans jamais tomber dans la facilité ni susciter le moindre ennui..



Un grand moment de lecture.
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Marche ou crève
  13 avril 2018
Marche ou crève de France-Marie Watkins


Un des livres les plus durs, les plus cruels qu'il m'ait été donné de lire, le tout servi par l'écriture magique du King (Bachman pour ce livre paru en 1979).



Chaque année, le 1er mai a lieu "une longue marche" qui rassemble 100 jeunes de moins de dix-huit ans qui vont devoir marcher jusqu'à ce que mort s'ensuive. Le dernier en vie se verra offrir la réalisation de tous ses désirs jusqu'à sa mort.



Ce "concours" est organisé par un ancien commandant de la guerre 40-45.

Les règles sont les suivantes : les marcheurs ne doivent jamais descendre sous la cadence de 6,5 km/h, ils ne doivent pas dévier du trajet prévu ni s'aider les uns les autres sous peine de recevoir un avertissement. Un half-track composé de trois soldats les suit. Au bout de trois avertissements, le marcheur "fautif" est abattu d'une balle en pleine tête. Il est toutefois possible de "racheter" ses avertissements à raison d'une marche d'une heure sans en recevoir = un avertissement décompté, deux heures = un deuxième avertissement décompté. Les marcheurs n'ont droit à aucune pause ni jour ni nuit, ni pour manger, boire, ni pour soulager leurs besoins naturels, bref cette règle ne souffre aucune exception que ce soit la maladie, la chute, une bousculade ... peu importe ... dura lex sed lex !



Ce roman m'a fait souffrir avec ces jeunes marcheurs, tous des ados, c'est le règlement ! Car pour souffrir, ils vont souffrir, de fatigue, de douleurs, de chaud, de froid, de faim (ils ont droit à un rationnement de produits condensés, comme pour les cosmonautes, toutes les 24 h. Ils peuvent par contre demander à boire (de l'eau) autant qu'ils le veulent tant que ce soit chaque marcheur qui en fasse la demande pour lui personnellement. Mais le pire en fin de compte, c'est la torture morale que vont endurer tous ces jeunes dont la plupart se demandent même pourquoi ils se sont inscrits. La foule qui les regarde passer les encourage et décourage tout à la fois car ce sont vraiment des spectateurs de mort qui attendent de frissonner devant la peine et surtout la mort de ces enfants. Que réclame le peuple ? Panem et circences ... cela m'a vraiment fait penser à ces jeux du cirque romain ou à une de ces stupides émissions de télé-réalité qui hantent les écrans à l'heure actuelle ... en pire dans ce livre évidemment car JUSQU'A MAINTENANT, on n'a encore jamais vu des candidats se faire abattre à la télé (du moins pour ce que j'en sais).



Des amitiés et inimitiés vont se nouer de ci, delà. Hormis quelques irréductibles solitaires (rares), la plupart forment des groupes de cinq à sept personnes qui se racontent leur vie, épient les autres, prédisent qui sera le prochain à être abattu, tout ça sous les "hourras" de la foule plus le "jeu" progresse. Certains s'entraident quitte à recevoir un avertissement car pour quelques uns naît une franche camaraderie qui les aide à supporter l'épouvante d'enjamber des cadavres exécutés par les soldats.

Il y a également une dimension philosophique dans ce roman où beaucoup s'interrogent sur le sens de la vie, de la mort, sur l'au-delà.

Certains (presque tous les derniers à marcher encore) deviennent fous ou sont sujets à des hallucinations. Ils traversent état après état (U.S) sans dormir, quelques-uns arrivent à s'assoupir un peu en marchant contre vents et marées.



Ce livre est une véritable épouvante et il faut tout le talent du King pour lui donner une magie dans l'horreur.

J'ai lu une dizaine (à peu près) de livres de Stephen King et il ne m'a jamais déçue.

Chapeau bas Monsieur Bachman !

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Marche ou crève
  17 février 2013
Marche ou crève de France-Marie Watkins
Comme chaque année, le 1er mai, débute la Longue Marche. Cent adolescents de moins de 18 ans vont devoir marcher jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un, les 99 autres étant abattus d’une balle dans la tête.



Parmi les Marcheurs se trouve Ray Garraty, le « Champion du Maine ». Ray ne sait pas vraiment pourquoi il s’est engagé dans cette aventure. Sans doute pour passer un bon moment avec d’autres jeunes de son âge. Et puis, peut-être aussi pour le prix réservé au gagnant : la réalisation de tous ses désirs jusqu’à sa mort.



Très vite, la Marche devient sérieuse. Les participants sont suivis par un half-track équipé de matériel performant permettant d’espionner les cent Marcheurs. Quiconque descend sous les 6,5 km à l’heure ou montre un comportement suspect reçoit un avertissement. Au bout de trois avertissements, les soldats du half-track descendent le Marcheur.





Si je ne pouvais utiliser qu’un mot pour parler de Marche ou crève, ce serait celui-ci : addibctif. Dès le début de la Longue Marche, la plume de Stephen King nous oblige à marcher avec ses héros. Jusqu’au bout. Sans prendre de repos (ou presque).

Il faut dire qu’on se retrouve tout de suite plongé dans l’horreur d’un régime dictatorial : celui du Commandant, qui a élevé la Longue Marche au rang de religion. Cette épreuve attire des jeunes gens qui ont soif de reconnaissance et de célébrité et qui convoitent le Prix : la fortune et la réalisation de tous leurs souhaits jusqu’à la mort. Quant aux citoyens qui ne participent pas à cette Marche, femmes, enfants, vieillards, leur enthousiasme proche du fanatisme pour ce que l’on peut qualifier de carnage public ne fait qu’encourager la répétition annuelle de tout cela. Tout le monde participe à la Longue Marche, que ce soit physiquement, comme les Marcheurs, ou en se joignant à la liesse populaire que cet événement soulève.



Les Etats-Unis évoqués dans Marche ou crève sont une nation purement hypothétique. Et heureusement ! Car le massacre est bien réel et les jeunes gens sains du départ se transforment très vite en zombies recrus de fatigue (la Marche ne s’arrête jamais, pas même la nuit) avant d’être abattus comme des chiens. Certains deviennent fous, d’autres tentent des actes de bravoure insensés, d’autres encore décident tout simplement de s’asseoir et d’accueillir la mort et le soldat qui l’inflige comme une délivrance ou avec une indifférence totale.



Grâce à un sujet très noir, c’est dans une véritable réflexion sur la vie et la mort que se lance Stephen King, qui écrit ici sous son pseudonyme de Richars Bachman. Qu’est-ce que la mort ? Qu’y a-t-il après la vie ? De quoi se souvient-on juste avant de mourir, quels souvenirs remontent le puits de la mémoire pour rider la surface de la conscience ? Les kilomètres défilent et chaque concurrent se plonge sporadiquement dans des pensées sombres qui permettent à King d’écrire un récit des plus intenses. Le résultat est évident, on ne voit pas passer les 346 pages qui, de plus en plus désespérées, fascinent et horrifient à la fois.



Les jeunes héros de King finissent par former des groupes que l’on peut qualifier d’amis. Ces jeunes gens s’entraident, parfois, lorsque l’un des membres du groupe est en difficulté. Alors, quand l’un d’eux « reçoit son ticket » (= se fait abattre) ; ce sont surtout les survivants qui souffrent. Le questionnement sur la vie et la mort s’intensifie, la terreur aussi ; les survivants craignent les crampes, remettent leurs capacités physiques en question.

L’introspection est presque au premier plan dans ce roman de King et il en découle un récit d’une grande force, qui pose les bonnes questions. A chacun d’y répondre de façon adéquate pour que jamais nous ne vivions dans une société qui envoie ses ados à la mort afin de divertir la population.
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Marche ou crève
  18 août 2014
Marche ou crève de France-Marie Watkins
En anglais « The long Walk », où de jeunes hommes doivent marcher en maintenant une certaine vitesse, sinon ils sont brutalement exécutés. C’est donc une marche contre la mort qui n’aura qu’un seul gagnant, le seul survivant. Pas de surnaturel ici, juste une dystopie dans le paysage américain.



Le roman date de 1979 et contrairement aux « jeux » plus récents comme dans « Battle Royale » ou « Hunger Games », les participants ne se battent pas entre eux, seulement contre la route, la douleur et l’épuisement. Et le talent de conteur de King permet de ressentir cette épreuve physique qui devient de plus en plus mentale et permet de soulever des questions intéressantes.



Pourquoi se porter volontaire pour « La longue marche » ? S’agit-il de suicides déguisés ? Pourquoi les hommes inventent-ils des sports « extrêmes » où le jeu consiste à risquer sa vie ? Pas seulement pour l’argent ou pour l’honneur pourtant. Dans les marathons et ultra-marathons les coureurs continuent malgré la douleur ou les risques de séquelles permanentes, sans que personne ne les oblige et sans même qu’une récompense ne les attende.



Préfigurant les téléréalités récentes, la compétition est suivie par la population qui parie sur ses héros et va même jusqu'à applaudir lorsqu’un participant s’écroule et est exécuté. King nous le rappelle, la mort exerce une étrange fascination à travers l’histoire : la guillotine ou le bûcher étaient des attractions populaires, de même que les Jeux du cirque romains qui étaient en fait des jeux de la mort. N’est-ce pas le frisson de la mort qui attire encore les spectateurs lorsque le trapéziste ou le funambule exécute son numéro ?



Une lecture à découvrir, sur une épreuve d’endurance où, contrairement au film (et au livre), « On achève bien les chevaux… »

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Marche ou crève
  27 avril 2020
Marche ou crève de France-Marie Watkins
Marche ou crève.

Pas d'autre alternative.

Si tu t'arrêtes de marcher, tu es mort. Simple à comprendre.



Au départ de la marche: 100 jeunes de moins de 18 ans.



Marcher sans s'arrêter malgré la faim, la douleur, la pluie, la nuit, l'envie de dormir, l'épuisement, les balles qui achèvent les marcheurs, l'envie de pisser ou de refaire ses lacets. Pas de pause.

Marcher en espérant que les autres crèveront avant soi.

Etre le dernier marcheur parce qu'au bout, la réalisation de tous ses désirs jusqu'à sa mort.



Pour rester en vie, quelques règles:

- ne jamais descendre sous la cadence de 6,5 km/h

- ne jamais dévier du trajet prévu

- ne pas s'entraider

Les soldats veillent: au bout de trois avertissements, le marcheur reçoit son "ticket " (il est abattu). Il est toute fois possible au marcheur d'annuler un avertissement en marchant bien pendant une heure.



Malgré l'enjeu, une certaine entraide et amitié naissent dans ces heures terribles. On suit Ray et quelques uns de ses compagnons d'infortune. Confidences, blagues, mises en boîtes, propos philosophiques ou délirants. Ces gamins deviennent attachants.



Une histoire très sombre et complètement addictive.

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Trois minutes avant minuit
  18 novembre 2020
Trois minutes avant minuit de France-Marie Watkins
Paru en 1971, ce petit roman de 214 pages, pourrait aussi bien se dérouler deux décennies avant.



Et si l'on fait l'effort de passer les premières pages ( un peu confuses) , et si l'on fait l'effort de retenir tous les prénoms de cette famille et ceux de leurs voisins ou amis, alors on se laissera prendre au charme. Beaucoup d'humour dans les échanges verbaux des quatre soeurs, et beaucoup de mystère, de "nébulosité" dans l'état du père de famille, hospitalisé dans une maison de repos, après le terrible accident qui a coûté la vie à son épouse dans une fête foraine. Depuis, le pauvre homme bataille, essayant de rassembler ses souvenirs, qui sitôt surgis , s'évaporent pendant que le personnel maltraite "gentiment" les pensionnaires.



Et pendant ce temps- là, Blair, la fille aînée bataille aussi, car elle est chargée de faire tourner la maison, de veiller sur ses trois soeurs, aidée par des voisines bienveillantes. Mais dans cette famille bourgeoise, on ne s'appesantit pas sur ses malheurs, on avance, les filles se disputent, des garçons rôdent autour des aînées , et tout ce petit monde bouillonne d'énergie, rentre dans la maison, comme dans un moulin ( les "méchants" aussi.)



Le danger est tout autour, et tout l'intérêt du roman, réside dans cette dichotomie, cette vie que les filles s'attachent à mener, faite de plaisirs simples, de rigolades, et la menace qui pèse sur le père qui a vu et compris quelque chose, sur Blair qui comprend que ce qui est arrivé à ses parents n'étaient pas un accident. L'amnésie, l'état d'extrême confusion du père est très bien rendu, très bien écrit.



D'ailleurs , c'est ce qui fait le sel de ce roman, la grande qualité d'écriture, le ton...



Jeunesse , vulnérabilité, innocence, contre organisation d' extrême droite.



C'est charmant, peut- être irréaliste ...mais Mildred Davis avec l'humour, sait faire passer la pilule.



Une curiosité.policière qui ne ressemble à aucune autre..
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Marche ou crève
  06 juillet 2014
Marche ou crève de France-Marie Watkins
Chaque année a lieu la Longue marche, un grand marathon mortel, puisque seul le vainqueur s’en sort vivant. Pour les autres, après trois avertissements, c’est une balle dans la tête. Avancer ou mourir. Marcher ou crever. Un titre très bien trouver.



Marche ou crève est un vieux livre de Stephen King, puisqu’il date de 1979 mais il se laisse agréablement lire même en 2014. Je ne me suis pas ennuyé pendant cette lecture, on suit avec un réel intérêt un groupe de marcheurs qui se lient d’amitiés malgré eux.



C’est assez monotone comme lecture parce que, ça tourne toujours un peu en rond, les concurrents se posent des questions existentielles, se souviennent de leur leur enfance et quelques morts s’accumulent. Tous les chapitres sont composé de la même manière. Alors, c’est sympa, ça se laisse lire, mais on tourne un peu en vase clos, et on apprend quasiment rien sur le monde qui les entoure.



Pour avoir des infos, il faut attendre le dernier tiers du livre, ou là, on nous explique enfin comment ils sont sélectionnés, comment malgré le choix ou non de participer, on se rend compte que l’on se trouve dans une société totalitaire, qui ne laisse en réalité aucun choix.



Si j’ai bien compris les quelques informations glanés ici et là dans le livre, on comprends que la Longue marche a été établie après la seconde guerre mondiale, mais qui dans ce monde-ci, ne se serait pas terminé en 1945 puisque à un moment bien précis il est dit qu’une base allemande a été attaqué en 1953. On peut donc supposer que les choses ont tournés différemment et que la société a évolué vers une Amérique totalitaire.



Nous n’avons pas plus de détails, c’est une habitude quand on lit des livres de King mais avec son pseudonyme de Richard Bachman. Un peu comme dans Running man, on nous plonge dans un monde légèrement différent, mais il ne faut pas s’attendre a de réelles explications.



La fin du livre, par contre, j’ai eu un peu de mal a la comprendre, et j’ai toujours deux théories sur ce qu’il se passe vraiment. A mon avis, chacun interprète la fin comme il le souhaite. Un petit bémol pour moi de ce coté là, j’aime bien que les choses soient claires, même si, ici, une fin facile aurait sans doute gâché le livre.



Un point négatif par contre, qui concerne l’auteur. Trop de sexe gratuit et facile qui n’apporte rien au récit, si ce n’est pour placé quelques femmes en petites tenues. La dessus, Mr King aurait pu faire l’impasse.
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Marche ou crève
  26 février 2014
Marche ou crève de France-Marie Watkins
Pendant les premières pages, j'ai douté, comment King va pouvoir tenir tout un bouquin en nous racontant seulement la marche macabre d'un groupe d'adolescents, on va vite tourner en rond.

Et bien non, la force de ce récit est qu'on ne décroche pas de ce huis clos alors que finalement il y a aucun rebondissements, tout est linéaire, assez prévisible mais malgré tout je n'ai jamais senti de décrochage.

Aucun événements extérieurs ne vient perturber le récit de cette Longue Marche, King reste avec les participants et nous aussi, le lecteur ne saura rien du commandant organisateur, ne saura rien de très précis sur les motivations des concurrents, rien sur le prix choisit par le vainqueur.

La seule petite longueur est lorsque McVries raconte l'histoire de la naissance de sa cicatrice sur plusieurs pages.

Sinon tout s'enchaîne sans temps morts, les marcheurs alternant les phases d'optimismes, de souffrances physiques, de réflexions sur la mort, le sexe, l'amitié, des phases de silence, le tout avec la multiplication d'un vocabulaire grossier habituel lorsque des ados papotent, péquenaud, bougre, connard, tout y passe.

Par contre, je trouve que King passe assez vite sur l'aspect des douleurs, sur le manque le nourriture, certes les participants se détériorent grandement au fur et à mesure mais le récit reste assez sobre pour évoquer ces contraintes physiques face à autant d'effort.

La fin est sans surprise, on la connait des la page 34 (format poche) avec cette phrase "Garraty compris soudain qu'il allait gagner". Malgré tous les efforts de King pour décrire son grand coup de fatigue au milieu du bouquin où il passe à 2 secondes de la mort, on sait très bien qu'il va pas mourir.



Un livre pertinent dans une société qui adore éliminer les participants des concours, jeux, qu'elle organise... On en revient à une phrase de Benjamin Castaldi, grand connaisseur du genre, si un jour on fait un jeu dans un avion qui va s'écraser avec 9 parachutes pour 10 participants, qui est le plus fou, l'organisateur ou les participants ?

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Le jour le plus long
  27 octobre 2019
Le jour le plus long de France-Marie Watkins
Ce récit est très documenté, les sources d’information proviennent de survivants alliés et allemands. Cette recherche prit trois ans à Corneluis Ryance qui réalisa 700 interviews, les personnages apparaissant étant les principaux témoins.

La narration est rendue très vivante par diverses anecdotes qui allègent les faits de guerre proprement dits. Ainsi, M. Dawe a dû expliquer aux services secrets comment un certain nombre de mots de code hautement confidentiels dont "overlord" sont apparus dans ses mots croisés créés pour le Télégraph ; John Steele fit le mort pendant deux heures accroché par son parachute drapé sur le clocher de l'église de Sainte-Mère-l'Eglise.



Bref, ce livre allie le sérieux de la documentation des deux côtés de la bataille et le caractère vivant des événements. Il n'est pas ennuyeux malgré le souci d’expliquer de manière exhaustive l'opération et le matériel engagés.



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Marche ou crève
  09 juillet 2016
Marche ou crève de France-Marie Watkins
Marcher.... ou crever.



Le titre est limpide, peut-être le résumé d'histoire le plus court que j'ai connu, et le plus juste surtout.



Un "monde" où les gens applaudissent et se déplacent pour en voir d'autre souffrir, agoniser, se dépasser, mourir. Un monde où les participants acceptent de leur plein gré de participer à un plan diabolique organisé par des fous. Ils se vendent au diable. Malheureusement, comme beaucoup, ils le réalisent trop tard.



Mais que faire d'autre, même quand la nausée vient, quand la fatigue prend, quand les jambes hurle à l'abandon.... que de marcher encore quand l'esprit veux Vivre?!



Dés le début nous entrons dans le vif du sujet, pas à un seul moment je ne me suis ennuyée. Non, il y a bien trop à penser, trop à faire. Tellement de choses à comprendre. Nous voyageons avec le protagoniste, nous marchons à ses cotés, s'attachant nous aussi à ses compagnons de route.



Nous étudions avec eux, leur propre introspection.



Les descriptions sont une fois de plus parfaitement dosées. Ni trop, ni trop peu. Les sentiments, et la douleur que peuvent ressentir les personnages sont si bien partagé avec nous, qu'on en souffrirais presque.



J'en suis venue à me demander, si je ne passerais pas moi aussi une journée entière à marcher, marcher, marcher jusqu'à ce que je n'en puisse plus. Avec au moins la certitude, que je n'aurais pas de "ticket", lorsque mes jambes n'y tiendraient plus. Ne fus-ce-que pour me mettre quelque seconde, dans la peau de Garraty, Mc Vries, Olson, Stebbins et tout les autres.



J'ai été quelque peu dubitative sur la fin.



C'est bien-sûr mon propre ressentis, mais les trente dernière pages m'ont semblé expéditives. Les personnages les plus importants, ceux pour qui nous avions le plus d'attachement sont "partis" trop vite à mon gout, trop simplement... Cela m'a donné l'impression que King voulait en finir.



En ce qui concerne la fin libre d'interprétation.



Pour ma part, Garraty à la force mental nécessaire pour se remettre de tout ça. Il est loin... il est choqué, atteint... mais à mes yeux il s'en sortira. Je ne le crois pas mort non plus. Non... juste égaré quelque part dans sa tête, comme Olson l'a été lui-même.



Pour ce qui est de Stebbins et Mc Vries....



Je crois que leur mort auraient mérité un rien plus de travail, d'effet. Au risque de me répéter, j'ai trouvé ça trop rapide! bien trop rapide!



Mais quel roman! Oh ça oui!



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Marche ou crève
  30 août 2014
Marche ou crève de France-Marie Watkins
Je ne peux pas m'empêcher de mettre en parallèle ce livre et le film Battle Royale, où des jeunes se retrouvent sur une île et doivent se massacrer . Seul le dernier survivant quittera l'île.

Marche ou crève, cependant, commence tout gentiment. Il s'agit d'une course, mais pas n'importe laquelle. Une course de marche, avec quelques règles strictes, notamment de ne pas s'arrêter, sous peine d'être abattu par l'un des militaires qui encadrent la Longue Marche.

Les participants discutent, font connaissance, rient même et sont solidaires les uns des autres; on se croirait à un cross ou un marathon, tout simplement. Jusqu'à ce que les premiers morts refroidissent nos personnages.



Ils marcheront ainsi nuit et jour, cogitant à plein régime sur la raison d'être là et cherchant comme ils peuvent la rage de continuer. Nul besoin de dire que la solidarité des débuts s'étiole petit-à-petit puisqu'il n'y aura qu'un seul gagnant, le seul à survivre.



Publié sous son pseudonyme Richard Bachman, ce livre court et intense fait partie, pour ces deux raisons, des Stephen King que je préfère. C'est un livre qu'on ne peut tout simplement pas poser avant de l'avoir terminé. L'idée est simple, originale, et nous emmène dans les méandres de la conscience humaine. les personnages de King sont souvent des personnes innocentes, parfois faibles, qui, face au danger imminent, devront trouver la force surhumaine de s'en sortir et il est difficile, en lisant le livre, de ne pas crier à voix haute pour les encourager.
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Le jour le plus long
  05 juin 2014
Le jour le plus long de France-Marie Watkins
Voici le livre à partir duquel le fameux film " le jour le plus long" a été réaliser. Cornelius Ryan aura collecté sept cent témoignages sur une durée de trois ans pour l'écrire.

Il raconte les journées du 5 et du 6 juin 1944, ces drames, ces actes d'héroïsme de simples soldats, ces journées qui ont marqué à jamais notre mémoire collective.

L'intérêt de cet ouvrage est que l'auteur nous place alternativement du côté alliés puis du côté allemand. Il décrit avec minutie mais sans lourdeurs ce qu'a été le débarquement des troupes alliées.

Il est difficile de ne pas "glisser" dans l'émotionnel lorsqu'on évoque ces heures. J'ai essayé dans cette brève chronique de rester "sobre". Mais je ne peux m'empêcher de me souvenir que des années plus tard, sur ces mêmes plages, un enfant construisait innocemment des châteaux de sables. Il était libre, et vivait dans un pays libre...encore merci à eux.
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Marche ou crève
  13 août 2013
Marche ou crève de France-Marie Watkins
Roman de Stephen King, publié sous le pseudonyme Richard Bachman.



Ray Garraty à 16 ans. Comme 99 autres jeunes garçons, il va participer à la Longue Marche, une épreuve sportive de plusieurs jours encadrée par l’armée et qui suscite l’enthousiasme délirant de la foule. « Tout ce qui concernait la Marche tenait un peu de la légende. » (p. 12) Le principe est simple : sans jamais descendre en dessous d’une moyenne de 6,5 km/h, les participants doivent avancer sans se retourner et sans s’arrêter. Après trois avertissements, les soldats abattent ceux qui ne respectent pas les règles. « Quand il fait froid, tu peux marcher plus vite et te réchauffer. Quand t’as trop chaud, tu peux marcher plus lentement… et t’es refroidi. » (p. 200) La Longue Marche ne récompense pas celui qui va le plus loin ou le plus vite, mais celui qui avance le plus longtemps. Ici, ce que l’on teste, c’est l’endurance face à la mort. « Si je tombe, je meurs. Jamais je ne pourrai me relever. » (p. 168)



Ce qu’il faudrait comprendre, c’est la raison qui a poussé tous ces jeunes gens à participer à cette marche mortelle, ce qui les motive à emprunter une voie sans issue qui ne peut voir qu’un seul vainqueur. « Nous voulons tous mourir. […] C’est pour ça que nous faisons ça. Sinon pourquoi, Garraty ? Pourquoi ? » (p. 161) Et pourtant, ils continuent tous d’avancer autant que possible, au mépris de la douleur et de la fatigue, jusqu’à l’ultime épuisement et, pour certains, jusqu’à la folie. Et il y a de quoi devenir fou, car cette marche assassine n’a aucun sens. « Si tout cela est tellement horrible, […] c’est parce que c’est insignifiant. Tu sais ? Nous nous sommes vendus et nous avons échangé notre âme contre du mépris. » (p. 229)



Garraty est le champion du Maine et, tout le long de la route, d’état en état, des pancartes portant son nom sont agitées. Il faut dire que, chaque année, près de 2 milliards de dollars sont investis en paris sur la Marche, alors la foule veut de l’action et du sang. « Il fallait plaire à la Foule. Il fallait la craindre et l’adorer. Ultimement, il fallait se sacrifier à la foule. » (p. 282) Dans cette marche à la vie, à la mort, il est difficile et douloureux de nouer des alliances. Le mieux ne serait-il pas que chacun marche pour lui-même ? Alors, à chaque pas, chaque marcheur attend que les autres tombent et reçoivent leur ticket. La seule possibilité de victoire, c’est de survivre et de le faire seul. « Pas d’aide, pour personne. On marche tout seul ou on ne marche pas. » (p. 315)



Stephen King développe dans ce roman une angoisse très particulière. On sent la présence d’un état militarisé, voire fasciste qui encadre et régule brutalement tous les excès et toutes les fautes. La Longue Marche est l’expression ultime de la cruauté et de l’absurdité d’un régime dictatorial où les êtres ne valent rien de plus que l’excitation de la foule qui assiste, comme au spectacle, à l’abattage de jeunes vies désillusionnées. J’ai souvent pensé au roman d’Horace McCoy, On achève bien les chevaux, qui présentait l’enfer des marathons de danse pendant la grande crise américaine et où les danseurs devaient rester sur la piste jusqu’à l’épuisement total pour gagner quelques milliers de dollars. Dans Marche ou crève, le vainqueur peut demander ce qu’il veut tout au long de la vie qu’il aura sauvée de l’enfer de la Marche, mais à quel prix ? La fin du roman est grinçante, tout à fait atroce et angoissante, mais elle n’aurait pas pu être différente. Pas de rédemption ou de soulagement pour le survivant d’une marche contre la mort. Voilà donc un très bon roman de Stephen King, haletant et accrocheur, impossible à lâcher quand on l’a ouvert. Pour un peu, je vous dirais : « Bouquine ou crève »…

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Marche ou crève
  12 décembre 2011
Marche ou crève de France-Marie Watkins
Lu en 'condition' si j'ose dire , je l'est parcouru aussi vite que les participants à cette course contre la mort où le maître-mot de l'histoire -la montre- est infinie.

Oui , le temps .. Lent, tantôt rapide quant-aux victimes,

Long, angoissant et surtout terriblement prenant quand on sait que cela ne pourrait se finir, pour certains : jamais !



Car s'il y a bien un véritable monstre présent de ce roman très aride, sec et dépourvu de d'inutiles description , cela restera : la morale !

Car en bon Richard Bachmann qui se respecte , Marche ou Crève ( perso je préfère encore marcher en tant que vivant,,et vous ? ) nous dévoile et nous fait vivre , que dire, "subir" un enfer réel, mais hélas trop réel quand on entend le double sens qu'il prétend :

tout est dans le titre MARCHE ou CREVE .

Même la fin du livre n'en est pas une !

Tout simplement hallucinant d'horreur quand on entre dans la peau (sur les os haha,) du narrateur ... Assez proche de Running MAN pour son idée de combativité pour la survie , on referme un jour-une nuit- le livre et on prend conscience soudain de notre situation présente de lecteur ébahi, envahi, tressaillant et frôlant la folie de s'être ainsi égorgé de sentiments profond pour l'histoire vécue .

Un très grand cru .

Incroyable !

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Marche ou crève
  01 septembre 2013
Marche ou crève de France-Marie Watkins
Très bon roman de notre ami S. King. Je ne suis clairement pas assez spécialiste pour dire si c'est son meilleur ou même un incontournable dans ce thème, mais ça reste un très bon écrit.

Lu en 2 jours, vous pouvez imaginer qu'il est prenant. Malgré les 100 personnages principaux, on arrive bien à distinguer et différencier le noyaux de héros. Le rythme est bon, sans longueurs, se permettant néanmoins des ellipses un peu trop grandes à mon goût.

Mais le génie ou plutôt la petite particularité géniale de ce livre, reste qu'à n'importe quel moment du livre, au court de votre lecture, où même lorsque vous faites une pause pour le reprendre quelques heures plus tard, vous savez que le narrateur marche et trime physiquement. Ça donne une impression toute particulière de continuité mais aussi de malaise en crescendo. Si Ray souffre de plus en plus, vous aurez peut-être vous aussi l'impression de ressentir comme une douleur lancinante, une anticipation quant à la survie du jeune homme qui pulse et brûle doucement vos veines. Car si l'histoire est aussi cruelle, on peut se dire que l'écrivain l'est tout autant. Donc le dénouement ne sera peut-être pas celui auquel vous aurez envie de croire. (Pas de spoiler ici, je dis simplement qu'à la lecture, rien ne vous garantit que le narrateur survivra au dénouement.).

Pour ceux qui s'attendent à une lecture brutale, violente et malsaine, je les avertis néanmoins qu'ils risquent d'être déçus. Le récit est assez épuré, et les motivations des personnages comme leurs sentiments face à la mort omniprésente sont assez flous. Pas de pleurs, pas d'épiphanie sur le sens de la vie, mais aussi, pas de buts. King a ici éliminé tous les éléments extérieurs (Vous ne saurez même jamais les vrais souhaits des participants si jamais ils gagnent le prix). L'histoire est un prétexte pour se recentrer sur la nature humaine profonde face à un régime totalitaire et l’élimination de jeunes pour l'honneur patriotique. Donc, les fanatiques d'un côté, et les jeunes gens englués là-dedans, ne regrettant rien ou conscients de s'être fait endoctrinés. Les vraies limites de la force physique et mentale humaine ne sont par contre pas aussi bien traitées que ce à quoi on pourrait s'attendre. Je pense que les vrais acharnés de l'effort physique doivent trouver le récit assez fade et inconsistant ; mais à nouveau, ce n'est pas non plus le récit de le l'escalade de l'Everest. C'est juste une chouette dystopie et une bonne critique de la téléréalité et de l'engagement aveugle.



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Marche ou crève
  25 avril 2012
Marche ou crève de France-Marie Watkins
Je n'ai jamais lu un livre qui m'a fait autant peur et détester la race humaine.

Inutile d'expliquer encore l'histoire principale du livre, le titre s'en charge.

Tout au long de cette abominable histoire, les sentiments s'emmèlent. On passe de l'allégrement du départ de la course, aux premières difficultés des premiers kilomètres, en passant par l'horreur avec les premiers coups de fusils mitraillant des jeunes garçons qui ne comprennent pas leur raison d'être dans cette course à la mort. Et cela vas de pire en pire. On est au comble de l'horreur humaine. La foule délirante qui acclament les survivants et les fussilés en direct est plus qu'exécrable. Et le désespoir qui envahit le coeur de chaque garçons mourrant un à un est communicatif.

Au final, une histoire qui m'a fait froid dans le dos et que je ne pourrais pas oublier.

Malgré tout, une fin qui m'a légérement déçue...Mais avec Richard Bachman, je crois qu'on peut s'attendre à tout...vraiment à tout.
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Marche ou crève
  12 avril 2012
Marche ou crève de France-Marie Watkins
Parfois je regarde ma bibliothèque le matin, un peu en conquérante, le café à la main. Et je me souviens des livres que j’ai lu (quand je ne pense pas à ceux que je dois encore lire ou ceux qui vont arriver…) Aujourd’hui, j’ai pensé fortement à Marche ou crève de Richard Backmann – Stephen King pour les intimes- car ce roman qui traine en famille depuis des années et qui, comme beaucoup de Stephen King d’ailleurs, m’a beaucoup marqué.



Présentation de l’éditeur : Mieux que le marathon... la Longue Marche. Cent concurrents au départ, un seul à l'arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition... sur laquelle une Amérique obscène et fière de ses combattants mise chaque année deux milliards de dollars. Sur la route, le pire, ce n'est pas la fatigue, la soif, ou même le bruit des half-tracks et l'aboiement des fusils. Le pire c'est cette créature sans tête, sans corps et sans esprit qu'il faut affronter : la foule, qui harangue les concurrents dans un délire paroxystique de plus en plus violent. L'aventure est formidablement inhumaine. Les participants continuent de courir en piétinant des corps morts, continuent de respirer malgré l'odeur des cadavres, continuent de vouloir gagner en dépit de tout. Mais pour quelle victoire ?



Stephen King a une vision très noire de notre futur – présent alternatif



On ne sait pas trop d’ailleurs, si c’est réel ou pas. Car les Etats sont exactement les mêmes que ceux présents (bien entendu, on parle du Maine dans ce tome). Je serai incapable de vous dire si c’est du fantastique ou de la dystopie dans ce cas. Nous sommes vraiment dans la frontière entre les deux genres. Tout ceci montre déjà que Stephen King a une vision très noire de notre monde, je vous en avais déjà parlé dans un de ces romans tout récent, Dôme mais aussi dans un autre antérieur : The Running Man.



Dans Marche ou Crève, nous avons une critique des jeux, des divertissements poussés à l’extrême. Dans ce cas présent, une grande marche ou les perdants meurent. Certes, maintenant, avec les Hunger Games, les Battle Royale et autres, ça ne vous cloue pas le bec (ce qui en fait, m’effraie un peu plus du coup) mais à l’époque de la parution du roman, je peux vous dire qu’on ne faisait pas les blasés comme vous ! Nous n’étions pas autant assaillis de télé réalité, de jeux survival comme maintenant. A l’époque (mon dieu, je fais vieille d’un coup), un jeu où l’on meurt quand on perd, c’était révoltant, inconcevable !



Une recherche sur la nature humaine

Stephen King ici évalue notre capacité à survivre en milieu très hostile et aussi le voyeurisme des gens. Nous voyons ce que le corps humain peut endurer pour survivre : fatigue, crampes, faim, rythme de marche soutenu, et j’en passe, vous le découvrirez en lisant ce livre. On voit aussi le mental des concurrents faiblir ou tout simplement se renforcer. L’auteur va tenter de vous montrer les principales motivations (grandes ou petites) des concurrents les plus remarquables. Et ces descriptions sont des plus importantes car elles démontrent que, parfois, pas grand-chose peut maintenir en vie un homme.



On voit aussi qu’au fur et à mesure de l’épreuve, l’impact qu’a sur l’esprit humain cette épreuve physique. On dit souvent que l’activité physique libère l’âme. Or ici, cela libère certains instincts qui ne sont pas des plus nobles. Les concurrents sont en proie à de grandes émotions et risquent à tout moment la folie.



En conclusion, je dirai que Marche ou crève est un des grands romans de Stephen King, dont la tension monte en crescendo tout au long des pages. Un incontournable du genre


Lien : http://kore1202.blogspot.fr/..
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Marche ou crève
  19 février 2018
Marche ou crève de France-Marie Watkins
C’était Jeudi dernier, il ne faisait pas froid jeudi dans la capitale, idéal pour aller tromper son ennui dans les embouteillages, cadeau de noël de part la meuf que je fréquente depuis 17 ans, nous avions rendez-vous avec un certain Fabrice Éboué…



Coup de mou, ou maturité mal branlée, me voilà revenu à mes premiers amours, celui d’écrire avec l’idée bandante que ta vie n’est qu’une bite, molle et parfois endurcit, cet humoriste bien né, d’origine métissée, nous vulgarise l’humour sans retenu, astiquant les clichés à coup de religions, de cultures et d’écologie…



Il m’impressionne ces personnes qui assument tout : bouffer du foie gras en tenant compte de la barbarie des hommes, et se régaler… s’écœurer du Nutella face aux mines déconfites des défenseurs aux convictions bien fondées, encrés dans un combat dont je suis l’étrange spectateur, les encourageant d’une fainéantise égoïste, bien au chaud devant ma cheminée… mais incapable de lutter contre mon individualisme, comprendre sans apprendre, tout est là, que les doigts accusateur se dressent sur ma honte de ne pas avoir le courage de mes convictions…



Enfin bref, il enfonce la bienpensante dans le vulgaire gentilhomme, mal élevé diront certain, dans ton cul diront les autres…



Et puis on se retrouve dans cette génération, à l’aube de nos 40 ans, devenu penseur, profiteur, et baiseur, si dieu le veut, Inchallah, rigoler fait un bien fou, baiser fait un bien foutre…



Que vais-je apprendre à ma fille ? rien, elle répète bien trop de conneries, ma vulgarité dérape, ma patience aussi, je deviens autoritaire, elle a déjà du caractère, laissons là grandir, ces réflexions m’impressionnent déjà…



Alors fais chier, je bouffe n’importe quoi, n’importe comment, je revendique tout bas des convictions qui me font rêver, mais personne n’entend, je chuchote, j’articule pas :



« Que dites-vous donc là ? »



Rien, je rêvasse d’être quelqu’un de vraiment bien, la bite bien droite, fier d’enculer la bêtise humaine jusqu’au bout, un doigt plus grand que l’autre assumant avec honneur de m’ennuyer à en crever dans un monde ou la décadence fait couler tellement de merde, qu’il serait urgent de changer de « thon », le rouge étant japonisé, virons à la violette, cueilleur, mais plus chasseur, bordel de merde, plus de consommation à outrance, de capitalisme, de luxe… Oui je m’ennuierais parce que j’ai été élevé à n’être qu’ordinaire, banal, sans fond, devrais je justifier de tout ça devant le créateur, la queue sera bien longue, l’éternité un enfer….



Voilà c’est courageux d’être écolo, végan, défenseurs, penseurs, et tellement facile d’être con que l’on si fait, soyez en certain, la culpabilité est soupe au lait, elle s’arrange bien comme je peux…



Alors Marche ou crève Sinon ?



Je dirais que c’est un des meilleurs romans de l’auteur, dénonçant l’absurdité de nous-même, je l’ai lu il y a bien longtemps, à une époque ou penser ne m’effleurait pas l’esprit, mais le souvenir lui est resté, aujourd’hui, l’œuvre serait banale, à l’époque un peu moins…



La morale de tout ça, c’est qu’il faut assumer, assumer ne veut dire cracher sur la gueule de ton voisin, cela veut dire, prendre du recul, et dire tout haut : « voilà ce que je pense , voilà ce qui me faire marrer, voilà ce qui me fait bander », le plus dur c’est de se respecter soi, car les opinions sont parfois condamnables, immondes car elles entachent la valeur humaine, celle fondamentale que l’on oublie trop souvent : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux »… libre à chacun de ne pas parler aux cons qui ne respectent rien.



A plus les copains

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Marche ou crève
  04 janvier 2018
Marche ou crève de France-Marie Watkins
Stephen King nous raconte un de ces cauchemars américains dont il a le secret et dont ses lecteurs sont friands.

Cet abattoir mobile à jeunes, relève d'un futur où la démission des aînés fait force de loi. le "panem et cicense" de la Rome antique, est recyclée dans cette épreuve aussi honteuse qu'abominable.



Un bon opus de Stephen King, quoiqu'un peu moins réaliste que Runing Man ou Death zone.

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Marche ou crève
  07 novembre 2020
Marche ou crève de France-Marie Watkins
Ce que j’ai ressenti:



➖Pourquoi le zéro absolu est-il aussi attirant?➖



Parce que des fois, on n’a pas d’autres choix. Parce que même à l’heure des sorcières ou des réflexions profondes, il nous faut faire le choix de marcher, envers et contre tous. Parce que des fois, il nous faut faire le choix de marcher plutôt que celui de crever…Quitte à en crever.



➖Pourquoi fait-on des remparts?➖



Parce que des fois, il y a des routes plus difficiles à emprunter que d’autres. Parce que faire la Longue Marche, c’est se confronter aux intempéries, aux autres, à soi. 100 jeunes vont faire le choix (par défi, par dépit, par folie) de marcher. Longuement. Jusqu’à épuisement. Jusqu’au bout. Le bout de tout. Chacun avec leurs chances et leurs déterminations, chacun avec leurs stratégies et leurs énergies. Parce qu’il y a la Récompense.



➖Pourquoi marche-t-on dans un monde fou?➖



Parce qu’il y a les avertissements, les soldats du half-track, les suggestions, les préparations et les imprévus, le départ et une ligne d’arrivée quelque part, ces jeunes devront avancer au péril de leurs vies. Parce que c’est la règle du jeu. Parce que c’est la règle de la Longue Marche imaginée par un fou. Parce que c’est Marche ou Crève.



➖Pourquoi faut-il que la volonté se brise?➖



Parce qu’il est des romans qui ne laisse pas indifférent. Parce que la vie et la mort, le mental et le physique, l’abandon et la persévérance est au cœur de cette Longue Marche. Parce que c’est tout simplement dément. Parce qu’on est tenu en haleine, car il paraît INCONCEVABLE de laisser ses jeunes comme ça, marcher, sans nous, sans notre compassion. On marche avec eux. On marche au plus près, en pensée, et notre empathie grandit au fil des heures. J’ai marché auprès de Garatty, Olson, Barkovitch, McVries, Stebbins et tous les autres…Ceux avec des noms, ceux avec des histoires, ceux avec des rêves et tous les autres, mais tu sais aussi, que tôt ou tard, ils seront fantômes. Parce qu’ils vont te hanter encore. Parce qu’ils seront morts d’avoir essayer de défier ainsi le corps et l’esprit. J’étais avec eux dans leurs colères, dans leurs souffrances, dans leurs espoirs, dans leurs ténacités, dans leurs envies de vivre. Parce qu’il le fallait. Parce que la peur de crever est de loin la plus forte. Parce que nous ne sommes prédestinés à nous laisser crever. Alors tu marches avec eux. Loin. Fort. Intensément. Désespérément.



➖Pourquoi la pulsation d’un cœur?➖



Parce que c’est Stephen King. Parce qu’il n’en faut pas plus comme raison. Parce que c’est lui. Parce que c’est dément. Parce que c’est le Maître. Parce que maintenant, il me faut courir vous dire que ce roman est une pulsation. Parce que même si je vais mourir morceau par morceau, je ne voudrais pas crever sans avoir écrit mon expérience pendant la Longue Marche, et laisser quelques lignes et un coup de cœur. Parce que tout simplement, il me faut un rempart tout feu tout flamme.




Lien : https://fairystelphique.word..
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