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Note moyenne 3.55 /5 (sur 272 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Nouméa, Nouvelle-Calédonie , le 03/07/1886
Mort(e) à : Paris , le 26/05/1958
Biographie :

François Carcopino-Tusoli, dit Francis Carco, est un écrivain, poète, journaliste et auteur de chansons français d'origine corse.
Il était connu aussi sous le pseudonyme de Jean d'Aiguières.

Il monte à Paris en janvier 1910 et commence à fréquenter Montmartre. Après avoir poussé avec succès la goualante (chantant des chansons des Bats d'Af) à l'invitation du père Frédé, maître des lieux, il est immédiatement accueilli à la grande table où se réunissent les bohèmes de ce temps. Il publie son premier recueil, "La Bohême et mon cœur", en 1912.
En 1914, il publie au Mercure de France, grâce à l'appui de Rachilde, femme d'Alfred Valette, le patron de la revue, "Jésus la Caille", histoire d’un proxénète homosexuel, dont il a écrit la plus grande partie lors de son exil-refuge chez sa grand-mère à Nice. Mobilisé en novembre 1914 à Gray en tant qu'Intendant des Postes, il rejoint, grâce à l'aide de Jean Paulhan, un corps d’aviation à Avord, près de Bourges, puis à Étampes et enfin à Longvic près de Dijon. Il aura très peu l'occasion de voler et de mettre en valeur son brevet d'aviateur.
D'autres livres suivront, notamment "L'Homme traqué" (1922) distingué, grâce au soutien de Paul Bourget, par le Grand Prix du roman de l'Académie française. Viendront ensuite "L’ombre" (1933), "Brumes" (1935) dont il dira à la fin de sa vie que ce fut son meilleur roman.
Francis Carco a aussi écrit ses Souvenirs sur Toulet (1934) et Katherine Mansfield (1934), Maman Petitdoigt (1920) illustré par le peintre et graveur André Deslignères, "De Montmartre au Quartier latin" (1927), des reportages sur le Milieu, et des biographies de Villon, Verlaine, Utrillo (1938), et Gérard de Nerval (1955).
Son œuvre est riche d'une centaine de titres, romans, reportages, souvenirs, recueils de poésie, mais aussi pièces de théâtre.
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Video et interviews (14) Voir plusAjouter une vidéo

Les Goncourt reçoivent le Prince Rainier de Monaco
Les membres du Goncourt reçoivent le Prince Rainier de MONACO à leur table du restaurant Drouant à Paris. Plans de COLETTE parlant à RAINIER et tous les "Goncourt" attablés parmi lesquels Francis CARCO. Tour de table sous les flashes des photographes.

Citations et extraits (89) Voir plus Ajouter une citation
Malaura   01 mai 2012
La Bohème et mon coeur de Francis Carco
Ton ombre est couleur de la pluie,

De mes regrets, du temps qui passe.

Elle disparaît et s'efface

Mais envahit tout, à la nuit.

Sous le métro de la Chapelle,

Dans ce quartier pauvre et bruyant,

Elle m'attend, derrière les piliers noirs,

Où d'autres ombres fraternelles,

Font aux passants, qu'elles appellent,

De grands gestes de désespoir.

Mais les passants ne se retournent pas.

Aucun n'a jamais su pourquoi,

Dans le vent qui fait clignoter les réverbères,

Dans le vent froid, tant de mystère

Soudain se ferme sur ses pas...

Et moi qui cherche où tu peux être,

Moi qui sais que tu m'attends là,

Je passe sans te reconnaître.

Je vais et viens, toute la nuit,

Je marche seul, comme autrefois,

Et ton ombre, couleur de pluie,

Que le vent chasse à chaque pas,

Ton ombre se perd dans la nuit

Mais je la sens tout près de moi...

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Malaura   29 avril 2012
La Bohème et mon coeur de Francis Carco
Un arbre tremble sous le vent

Les volets claquent.

Comme il a plu, l’eau fait des flaques.



Des feuilles volent sous le vent

Qui les disperse.

Et, brusquement, il pleut à verse.



Le jour décroît.

Sur l’horizon qui diminue

Je vois la silhouette nue

D’un clocher mince avec sa croix.



Dans le silence,

J’entends la cloche d’un couvent.

Elle s’élève, elle s’élance

Et puis retombe avec le vent.



Un arbre que le vent traverse

Geint doucement

Comme une floue et molle averse

Qui s’enfle et tombe à tout moment.

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moravia   29 septembre 2014
Rien qu'une femme de Francis Carco
C'est, à coup sûr, ce soir de mi-carême, bruyant et pluvieux, que le diable entra chez nous. Je le vis. Il courait après Mariette, une de nos servantes, et s'engouffra, derrière elle, dans la maison : j'en eus une frayeur atroce mais, à ma grande surprise et malgré les cris que jetait Mariette, nulle odeur de brulé ne me révéla sa présence et rien, durant un certain temps, ne nous arriva d'extraordinaire si ce n'est que les affaires, sans aller mal, prirent une tournure capricieuse à laquelle personne de nous n'était habitué.



(incipit)
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Francis Carco
Macabea   03 novembre 2019
Francis Carco
Il pleut

À Éliane.



Il pleut — c’est merveilleux. Je t’aime.

Nous resterons à la maison :

Rien ne nous plaît plus que nous-mêmes

Par ce temps d’arrière-saison.



Il pleut. Les taxis vont et viennent.

On voit rouler les autobus

Et les remorqueurs sur la Seine

Font un bruit... qu’on ne s’entend plus !



C’est merveilleux : il pleut. J’écoute

La pluie dont le crépitement

Heurte la vitre goutte à goutte...

Et tu me souris tendrement.



Je t’aime. Oh ! ce bruit d’eau qui pleure,

Qui sanglote comme un adieu.

Tu vas me quitter tout à l’heure :

On dirait qu’il pleut dans tes yeux.
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Francis Carco
fredho   05 juin 2016
Francis Carco
Tout art s'adresse aux sens, d'abord, plus qu'à l'esprit.

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Piatka   15 avril 2014
La Bohème et mon coeur de Francis Carco
IL PLEUT

À Eliane



Il pleut — c’est merveilleux. Je t’aime.

Nous resterons à la maison :

Rien ne nous plaît plus que nous-mêmes

Par ce temps d’arrière-saison.



Il pleut. Les taxis vont et viennent.

On voit rouler les autobus

Et les remorqueurs sur la Seine

Font un bruit... qu’on ne s’entend plus !



C’est merveilleux : il pleut. J’écoute

La pluie dont le crépitement

Heurte la vitre goutte à goutte...

Et tu me souris tendrement.



Je t’aime. Oh ! ce bruit d’eau qui pleure,

Qui sanglote comme un adieu.

Tu vas me quitter tout à l’heure :

On dirait qu’il pleut dans tes yeux.



Petite suite sentimentale ( 1923-1937 )
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Malaura   26 mai 2012
La Bohème et mon coeur de Francis Carco
Les persiennes ouvraient sur le grand jardin clair

Et, quand on se penchait pour se griser à l'air

Humide et pénétré de fraîcheurs matinales,

Un vertige inconnu montait à nos fronts pâles

Et nos cœurs se gonflaient comme un ruisseau grossi,

Car c'était tout un vol de parfums adoucis

Dans l'éblouissement heureux de la lumière :

Les langueurs avaient des langueurs particulières

Où se décomposait une odeur de terreau.

Tout le printemps chantait de l'éveil des oiseaux

Et, dans le déploiement des ailes engourdies,

Passait le grand élan paisible de la vie.

Une rumeur sonore emplissait la maison.

On entendait des bruits d'insectes ; des frissons

Faisaient trembler les grappes mauves des glycines

Tandis qu'allègrement des collines voisines

Un parfum de sous-bois arrivait jusqu'à nous.

Ô matins lumineux ! matins dorés et flous,

Je vous respirerai plus tard à la croisée

Et vous aurez l'odeur des feuilles reposées.

Et ce sera comme un très ancien rendez-vous.

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Piatka   27 avril 2014
La Bohème et mon coeur de Francis Carco
BERCEUSE



Ce lent et cher frémissement,

c'est la pluie douce dans les feuilles.

Elle s'afflige et tu l'accueilles

Dans un muet enchantement.



Le vent s'embrouille avec la pluie,

Tu t'exaltes ; moi, je voudrais

Mourir dans ce murmure frais

d'eau mole que le vent essuie !



C'est la pluie qui sanglote, c'est

Le vent qui pleure, je t'assure...

Je meurs d'une exquise blessure

Et tu ne sais pas ce que c'est.
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Francis Carco
Piatka   14 octobre 2013
Francis Carco
LE BOULEVARD



La fraîcheur vive du boulevard pourri d'automne.

Les larges feuilles des platanes dégringolent. C'est un écroulement imprévu et bizarre dans la lumière croisée des lampes à arc. Il tombe une petite pluie menue, serrée que le vent incline parfois sur les visages. La nuit est parfumée de l'odeur des feuillages gâtés : elle sent encore l'ambre, l'œillet, la poudre, le fard et le caoutchouc des imperméables.



De Instincts
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Francis Carco
Caliban   12 octobre 2019
Francis Carco
Hélas ! La grande tristesse actuelle est que les choses n'ont pas le temps de vieillir .



In " Rendez-vous avec moi-même " ( Albin Michel )
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