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Note moyenne 3.41 /5 (sur 46 notes)

Nationalité : Mexique
Né(e) à : Mexico-City , 1965
Biographie :

Francisco G. Haghenbeck (Mexique, 1965) est écrivain et auteur de B.D., notamment de la série conçue pour le gouvernement mexicain : Los 7 pecados capitales. On lui doit également les romans : El codigo nazi et Aliento a Muerte. Il a reçu le prix du récit court de Oaxaca ; le prix La Bisagra de Puerto Vallarta et le Prix National de Roman au Mexique pour le roman Ttago Amatgo en 2006. Martini Shoot (2011) chez Denoël.
Il a travaillé dans les musées et à la télévision en tant que réalisateur et producteur. Il a étudié l'architecture , a travaillé dans un musée, à la télévision comme scénariste puis finalement a créé Costal de huesos, une maison d'édition spécialisée dans la BD.
Il publie également plusieurs romans.

Source : http://es.wikipedia.org/wiki/Francisco_Haghenbeck
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Emmanuel Couly reçoit Anne Martinetti pour son livre, "Mortels Cocktails" aux Editions du Masque, au Duke's bar de l'Hôtel Westminster, 13 rue de la Paix, 75002, Paris. « le vrai crime, c?est de ne pas savoir préparer un martini. » Francisco G. Haghenbeck, L?affaire tequila de Philip Kerr à Patricia Cornwell en passant par Ian Rankin, Stephen King, Fred Vargas ou l?éternelle Agatha Christie, les maîtres du genre vous servent leurs meilleurs cocktails et vous invitent à replonger dans leur univers? le temps d?un verre. 50 recettes de cocktails pétillants et dangereusement exquis à savourer comme un bon polar !

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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Harioutz   27 juin 2018
Le jour des morts de Francisco G. Haghenbeck
Un jour elle débarqua dans la cuisine de Frida, sans crier gare :

- Diego m'a dit que tu n'étais bonne que pour la bagatelle.

Et la voilà retroussant ses manches, enfilant un tablier et se mettant à éplucher les légumes.

Frida en resta comme deux ronds de flan. L'autre ne manquait pas d'air. Où a-t-on jamais vu, jamais, une épouse virée de sa propre cuisine ? Le choc frontal était inévitable. Frida se jeta donc sur Lupe en rugissant et lui arracha son couteau des mains.

- Y'a que moi qui prépare sa bouffe à Diego, compris ? Toi t'es larguée depuis une paye, alors ferme ta gueule et fous-moi le camp.

Et Frida entreprit de trancher elle-même les oignons. Mais Lupe n'en rabattait pas, et la voilà mettant une casserole à bouillir, jetant de l'huile sur le feu.

- Tu connais que dalle à la cuisine, ma petite. Écrase !



Et le combat de faire rage. Et les légumes de voler, les œufs de s'écraser au coin du nez, et la friture de brûler, les casseroles de rouler, les marmites de flamber, la moutarde de monter, le lait chaud renversé, les gueules enfarinées et beurre noir sur les yeux.



La pièce s'emplit de haine, le fiel tapissa les murs et les balles sifflèrent :

- Sale petite pute !

- Pouffe en chaleur !

- Croupion de bécasse !

- Figue sèche !

- Jambon au torchon !

- Papaye pourrie !



Elles en perdirent le souffle, à en être toutes hébétées, sales, dépenaillées, grotesques à tout-va. Elles partirent alors d'un grand éclat de rire pour finir par s'embrasser comme deux gamines contentes de leurs diableries.

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Pecosa   20 juillet 2012
Le jour des morts de Francisco G. Haghenbeck
Nous les Mexicains, nous nous moquons de la mort. Tout prétexte est bon pour faire la java. La naissance et la mort sont les moments les plus importants de notre vie. La mort est deuil et joie. Tragédie et divertissement. Pour vivre en gardant à l'esprit l'heure finale nous faisons notre pain aux petits os sucrés , rond comme le cycle de la vie.; et, au centre, le crâne. Doux au palais, mais mortuaire. C'est ce que je suis.
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encoredunoir   26 avril 2013
Martini shoot de Francisco G. Haghenbeck
(…) Mais ça, c’est moi. Pas le film, qui me semblait ennuyeux. Beaucoup de dialogues et aucune course-poursuite. Quand j’ai rencontré Tennessee Williams, j’ai tout de suite su que je ne devais rien attendre d’un auteur vêtu de rose pâle et flanqué d’un toutou à rubans rouges.

Mon boulot sur le plateau consistait plus ou moins à ne rien faire. Le barman me servait, et je consommais mes boissons calmement, au bar.

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Harioutz   27 juin 2018
Le jour des morts de Francisco G. Haghenbeck
Nous faisons tous comme si nous vivions, mais je te rappelle que la vie n'est que le passage de la naissance à la mort.
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Harioutz   27 juin 2018
Le jour des morts de Francisco G. Haghenbeck
- Ravie de faire votre connaissance, jeune fille, mon nom est Eva Frederick, mais si tu vas au quartier de La Mision et demandes après Mommy Eve, tout le monde de parlera de moi.

Les deux femmes regardèrent devant elles, le pont des suicides.

- Que faites-vous par ici, Eve ? demanda Frida, en tirant nerveusement sur sa cigarette.

- Je nourris les oiseaux. Ils sont comme les hommes, leur ventre est insatiable. Si les hommes faisaient l'amour comme ils boulottent, nous aurions plus de femmes comblées et moins d'assassins dans les prisons, lança la femme en dispersant les ultimes miettes en direction des mouettes.

- Amen, conclut Frida.

Puis, il y eut un silence. Après quoi , la complicité s'acheva en éclats de rire.

- Et toi, chérie ? Qu'est-ce qui t'attire au Golden Gate Bridge ?

- Je rumine seulement l'idée de devenir un corps mort. Mais j'ai un problème : le vide me donne le vertige.

- Si tu le fais, tu seras la morte la plus belle que j'aie connue, toute parée en robe de princesse. Tu paraderas au moins à la veillée funèbre; il y a des gens qui n'ont aucune classe même pour leur enterrement, décréta la femme - Frida se sentit pleine de ce qu'elle était venue chercher dans ces parages : la compréhension. Bien sûr, si tu souffres de vertige, alors tu as un grave problème, petite, car aucun suicidé ne désire mourir d'un arrêt cardiaque avant de sauter. Quand on veut quelque chose, il faut bien le faire, et pas seulement le tenter. Le monde est plein d'espoirs manqués.

- Merci pour vos conseils, je crois qu'il vaut mieux remettre cela à plus tard. Quand je trouverai une façon moins douloureuse de mettre fin à ma souffrance. J'ai déjà éprouvé trop de malheurs pour recevoir le coup de bambou en me jetant à l'eau.
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Harioutz   27 juin 2018
Le jour des morts de Francisco G. Haghenbeck
Nous les femmes avons tellement de choses en commun que nous pouvons bavarder des heures durant, que nous venions d'Afrique, de New York ou de l'Amazone.

Nous pleurons toutes, nous aimons toutes et toutes nous nourrissons nos enfants de notre corps.

C'est ce que nous avons fait dès le premier jour et c'est ce que nous continuerons à faire jusqu'à ce que quelqu'un éteigne la lampe, ferme la porte de ce monde et tourne la clé.
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encoredunoir   20 juin 2014
L'Affaire tequila de Francisco G. Haghenbeck
-Je vais peut-être te sembler intrusif, mais c’est beaucoup d’argent que vous doit Johnny ?

-Cinq mille dollars, répondit-il aussi tranquille que s’il m’avait annoncé trois pesos.

Je m’étouffais presque avec l’un de mes glaçons.

-Il existe donc un être humain capable d’ingurgiter cinq mille dollars d’alcool.

-Eh oui, monsieur : Johnny Weissmuller.

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santaappolonia   07 avril 2013
L'Affaire tequila de Francisco G. Haghenbeck
J'étais toujours un fin limier, mi gringo, mi mexicain, dont quatre vingt dix pour cent de l'existence s'étaient évaporés en alcool et le reste en pure conneries.
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Bookworm84   30 avril 2013
Le jour des morts de Francisco G. Haghenbeck
Cette nuit de juillet ne ressemblait à aucune autre. Les pluies s'étaient retirées du ciel en laissant un manteau noir piqué d'étoiles, lavé de ces nuages poisseux qui se délestaient de leurs larmes sur la ville. Par intervalles, un vent léger sifflait tel un garnement entre les arbres d'une pompeuse maison bleue qui somnolait dans la torpeur de l'été.
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Ys   14 octobre 2011
Martini shoot de Francisco G. Haghenbeck
Je n'aimais pas parler de moi. Les limiers n'aiment pas parler d'eux-mêmes. Ils ne font que répondre sarcastiquement. C'est ce qui fait d'eux des durs.
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