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3.4/5 (sur 5 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : La Réunion , 1956
Biographie :

Né à la Réunion, étudiant à Paris et pilote d'avion partout dans le monde, François Casanova n'a pas peur du dépaysement.

Ses écrits, actuellement (2023) au nombre de 4 se partagent entre témoignages et romans.








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Bibliographie de François Casanova   (3)Voir plus

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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Jusqu’ici, ils avaient tous, depuis toujours, répété en boucle, tel un mantra, ce qui avait fondé leur univers contemporain. Les sciences s’étaient développées oui… en fonction, d’abord, des savoirs puisés dans ceux du Premier Monde ; puis grâce aux découvertes propres du monde actuel ; mais bridées, toujours bridées, par le strict respect de la Loi, fût-elle parfois une reprise des pires superstitions de la fin du Premier Monde. Bridées par une croyance en une Mère Nature mythifiée ; bridées, toujours, par le souvenir de tous ces traumatismes violents, préalables ou issus de la Grande Catastrophe. Du reste, tous les historiens et autres savants, dont elle-même, s’accordaient à dire qu’il faudrait bien un jour remettre ces derniers en perspective. Ils avaient fabriqué une société confortable, sûre, mais limitée ; pleine d’interdits ; sans rêves ; sans ambitions ; sans frontières à dépasser, et donc, potentiellement dangereuse, car elle s’ennuyait.
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- Eh bien, Majesté, il va de soi, du moins est-ce pour moi une évidence, que les personnes en charge de l'instruction se doivent de montrer et d'exiger cette bonne éducation ; mais il n'en demeure pas moins que celle-ci relève d'abord et avant tout des parents ; et des communautés dans lesquelles grandissent nos enfants.
- Ce serait l'ordre naturel des choses.
- Ce le serait... cependant, nous avons l'impression que trop de gens, aujourd'hui, tendent à se décharger de leurs responsabilités, et reportent tout sur les structures de l'État. Ceci n'est pas notre rôle ! Je souhaiterais donc que nos enseignants puissent se recentrer sur leur cœur de métier. Il leur faut enfin apporter un niveau des connaissances qui corresponde réellement aux divers certificats accordés : or ce niveau devient tel que nous ne faisons, en réalité, que dévaluer des diplômes qui ne sont plus, souvent, que des escroqueries.
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Ainsi, de spot en spot, l’ensemble des éclaireuses vit arriver sur ses arrières un renfort aussi surpris que ravi de les trouver en bonne santé. Les hommes, qui n’étaient pas exactement les plus fragiles du Royaume, ne pouvaient s’empêcher de montrer leur bonheur, et tentaient de le cacher sous des blagues qui disaient que « bon, des filles seules, ça ne devrait pas sortir la nuit, etc… » Mais chacun lisait au fond de leurs yeux qu’ils avaient vraiment eu peur, et que si une seule d’entre elles avait eu à souffrir, les malfaisants responsables n’auraient pas eu droit à un procès équitable. Les soldates étaient des « compagnons d’armes » ; les femmes du Royaume étaient protégées. Et ce matin-là, toutes les femmes soldates comprirent ce que pouvait signifier le dévouement des hommes de leur peuple.
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La priorité était de s’occuper des blessés. Pris en charge immédiatement par le service médical, ils allaient être à l’Hôpital Central en moins de trente minutes. Le froid, pour une fois, était leur allié. Il s’approcha d’eux, et ne put reconnaître figure humaine dans les amas de viande cuite qui tenait lieu de visages aux malheureux à l’agonie. Ce qui lui fut le plus difficile, ce fut l’odeur. Il avait, bien sûr, entendu parler de l’horreur qu’était la puanteur que dégageait une personne brûlée : pour la toute première fois, il la découvrit. S’y mêla, très vite, une autre odeur, plus familière, celle-là : celle de la peur ! De la sienne et de celle des autres soldats. À la limite de l’écœurement, il s’écarta.
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On reconduisit le prisonnier. La Reine ne put s’empêcher de se confier à la Présidente : « Qu’avons-nous donc fait pour récolter un tel niveau d’abrutissement ? Y aurait-il dans l’ADN humain un gène ineffaçable de la bêtise ? »
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- Comment voyez-vous les choses évoluer, maintenant ?
- Je ne sais pas. Toute ma vie, j’ai espéré faire les bons choix. J’ai tenu à protéger ce peuple que j’aime, et dont je fais partie. J’ai voulu protéger ce Royaume ; la Loi m’y aidait. Nous avons bichonné tout le monde. À présent, quelque chose dérape. Je m’aperçois que la Loi, trop souvent, ne suit plus l’évolution du monde. Quant aux gens, je ne sais pas. On dirait qu’ils manquent de raisons de vivre.
- Le Royaume s’ennuie, Majesté !
- C’est cela ! Et ce n’est jamais bon signe, l’Histoire nous l’a souvent montré.
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La Capitaine savait que lorsqu’on n’a rien à dire, il ne faut pas hésiter à se taire. Elle ressortit, se mit à l’écart ; s’appuya contre son cheval, la tête dans l’encolure. Elle ne se cacha pas de pleurer. Seules les âmes faibles pensent qu’on doit toujours résister à ses émotions. Les fortes, elles, savent qu’il faut savoir en être maître, mais seulement lorsque les circonstances l’exigent. Le peloton se tint un peu à distance, respectueux. Quelques larmes roulaient, çà et là.
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Fatiguée de leur expliquer en vain que ses ennuis survenaient "dès lors qu'elle était allongée, quelle que fût l'heure du jour ou de la nuit, même lorsqu'elle était éveillée", elle avait pris son parti de vivre avec ses difficultés. Bien que Reine, elle ne dérangeait donc plus ces Diafoirus modernes assurés du pouvoir de leurs algorithmes, mais incapables d'écouter leurs patients. Les méthodes, en ce domaine, ne semblaient pas avoir évolué...
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A l'instar de tous les régiments de l'armée, tous ses hommes avaient, pour les troupes de choc féminines, une admiration sans borne. Ils voyaient dans ces femmes à la fois des sources d'inspiration, des exemples de sagesse, mais aussi... qui, sa petite sœur, qui, sa mère ou son amie. L'idée qu'elles pussent se trouver menacées faisait resurgir du tréfonds de leur être une rage mâle qu'aucune éducation n'avait pu, au bout du compte, éradiquer.
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- Quand je pense que nous avons l’impression, ici, d’avoir sécurisé le principe de civilisation ! Nous sommes seulement ignorants de ce que nous ne voyons pas, et qui nous menace.
- Oui ! Et lorsque l’Histoire éructe, c’est l’Humanité qui vomit. Et pour l’heure, elle promet de le faire sur nous.
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