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Note moyenne 3.75 /5 (sur 36 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Boulogne-Billancourt , /1969
Biographie :

François Cusset (né en 1969) est un historien des idées, professeur de sociologie de la communication et auteur français. Ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, ancien responsable du Bureau du livre français à New York. Il est chercheur associé au CNRS (Laboratoire « Communication et politique ») et professeur à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po) et à l'Institut d'étude des relations internationales.

Source : Wikipedia
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François Cusset est historien, professeur à l'université de Nanterre, connu notamment pour ses travaux sur la French Theory et sur la vie des idées depuis les années 1980. Il est l'auteur d'ouvrages comme "Les Jours et les jours" (P.O.L., 2015) et "Le Déchaînement du monde : Logique nouvelle de la violence", (La Découverte, 2018). Il publie "Génie du confinement" (Les Liens qui Libèrent, 14/03), un livre de neuf chapitres prenant neuf formes littéraires différentes, du drame au poème épique, en passant par la nouvelle "rétrofuturiste" et l'autofiction. Il se concentre sur le premier confinement, événement à part entière selon lui, et moment de dévoilement d'une vérité que certains ont voulu et tentent encore d'occulter. Dans notre rapport au corps, au social, ce confinement nous a en effet fait entrevoir d'autres possibles, une fois mis en sourdine le vacarme et le spectacle du monde capitaliste.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
horline   07 octobre 2012
A l'abri du déclin du monde de François Cusset
Alors qu’un peu de bêtise bien placée, comme ils furent quelques-uns à s’y essayer, émancipe plus sûrement que des mégabits d’intelligence.
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horline   07 octobre 2012
A l'abri du déclin du monde de François Cusset
On a tenté chacun de notre côté, tant bien que mal, de tracer un sillon qui ne fût plus collectif, ou plus sur ce mode-là, mais qui restât fidèle, au moins en négatif, à ce qui nous avait tenus debout face à l’infamie. Non pas fidèles par principe – pauvre monde d’hier quand il n’en reste plus que des principes -, mais à la fois par fierté et faute de pouvoir accéder à ce désir-là, dont on pouvait concevoir les intensités mais dont on n’aurait pas pu ressentir l’euphorie.
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Nicolas9   31 août 2017
La Droitisation du Monde de François Cusset
On peut désormais criminaliser sans scrupule chaque comportement de dépendance vis-à-vis des structures collectives: c'est la première fois que la dénonciation d'un supposé "assistanat" des chômeurs va constituer un élément clé du discours dominant. L'autorégulation elle est défendue comme une bonne nouvelle, une source d'extase même...
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Nicolas9   31 août 2017
La Droitisation du Monde de François Cusset
Sur le plan économique, le capitalisme néolibéral financiarisé et mondialisé n'a plus besoin de faire semblant de jouer le jeu de la régulation; il n'a face à lui aucune instance susceptible de contenir ses débordements, aucun garde-fou institutionnel ni aucun contre-effet systémique.
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cprevost   26 septembre 2015
Une histoire (critique) des années 1990 de François Cusset
Un bêtisier de cent cinquante pages* suffit à peine à recueillir ce nectar d’archiviste et on prend conscience de la réalité du débat public à ce simple fait que les auteurs de ces perles auraient dû succomber à la honte, en tout cas ne jamais reparaître : « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage » (Michel Sapin), « A vrai dire je n’ai pas encore compris pourquoi les libéraux veulent de cette Europe-là » (Michel Rocard), un peu plus haut en intensité : « C’est presque notre chair l’Europe, maintenant, et si on ne fait pas l’Europe on va se blesser » (Brice Lalonde), enfin le définitif « Avec Maastricht on rira beaucoup plus » (Bernard Kouchner) – mais parmi tant d’autres.

* « Le Bêtisier de Maastricht », présenté par Jean-Pierre Chevènement, Paris, Arléa, 1977.

Economie / Finance Dix ans de mondialisation « heureuse » … Frédéric Lordon

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bina   23 novembre 2014
Une histoire (critique) des années 1990 de François Cusset
Comme vient le révéler les années 1990, le problème dit "des banlieues" est un problème typiquement post-colonial, en ce qu'il témoigne de la persistance du colonial, sous une forme altérée, au cœur des sociétés contemporaines.
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Nicolas9   31 août 2017
La Droitisation du Monde de François Cusset
Désormais, l'autorégulation est présentée comme une chose merveilleuse, enthousiasmante. Ce qui n'est pas sans rapport avec l'apparition d'un discours décomplexé sur l'argent, qui devient à lui seul le signe suprême des miracles de l'autorégulation. La richesse facile était jusqu'alors mal vue. Désormais, les richesses rapidement accumulées déclenchent l'admiration et tout un vedettariat inédit.
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rkhettaoui   28 octobre 2017
Les jours et les jours de François Cusset
Je crois me souvenir que mon rêve de la nuit dernière ressemblait à la valse d’un figurant sur une scène de théâtre, quand il change de rôle et de costume plus vite que la musique, ou au défilé trop rapide des paysages depuis une voiture filmée en travelling : je changeais d’environnement à toute allure, plusieurs fois par minute. Dans mon rêve je passais de la forêt touffue, où je me voyais frotter des pierres l’une contre l’autre assis sur une grosse stèle au milieu d’une clairière, au pré jaune voisin, sur la pente duquel je faisais rouler une roue en bois grossière comme si je venais de l’inventer, puis sans transition de là à une grosse usine de brique en lisière d’une ville, d’où j’émergeais éreinté dans une salopette bleue trop grande, au milieu d’un nuage de vapeur, puis en ville dans un bureau ouvert plein de machines à écrire et de secrétaires à chignon, et enfin chez moi, en tout cas j’y avais cuisine et chambre, d’où je travaillais sur un ordinateur invisible, son écran tactile pendant dans le vide devant mon mur façon hologramme de film.
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rkhettaoui   28 octobre 2017
Les jours et les jours de François Cusset
Longtemps je m’étais couché très tard, de peur de mourir, ou d’être seul. Maintenant que je ne suis plus grand-chose, que je suis en bons termes avec le vide, je peux enfin me séparer – puisque c’est ça se coucher, se mettre au lit, dormir, c’est juste se séparer, rien de plus, comme me l’avait fait comprendre Mathilde Troper-Friedman après huit ans de séances deux fois par semaine. Comme elle m’a fait le découvrir par moi-même, petit à petit : elle ne va pas non plus vous dire ce que vous refusez d’entendre, sinon comment vous voulez qu’elle vous garde, qu’elle vous allonge, et qu’elle vous fasse cracher au bassinet, elle l’analyste, la championne de la séparation. Même d’elle je n’ai plus eu besoin, un beau matin, tout juste désormais, certains jours, de m’asseoir avec un copain, une amie, ou une vague connaissance. De les faire passer devant moi, d’en savourer le nombre aussi bien que chaque singularité, et la douce distance qui m’en préserve, d’un apéro l’autre, le temps d’un dialogue espacé, détendu, qui me confirme que je ferai bien de dîner seul, comme d’habitude, mais que j’aime encore la différence des corps, et le contraste des esprits. On n’est pas des bêtes, non plus, ni tous des psychotiques.
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rkhettaoui   28 octobre 2017
Les jours et les jours de François Cusset
Croisé Lucie Aubrac boulevard Auriol, très pressée. Sémillante pourtant dans sa robe simple, discrètement rapiécée, une mèche en macaron roulée sur le front, des sandales compensées. Petite femme rapide mais qui soudain m’excite, peut-être son air occupé, ou la bouche en cœur, sensuelle, qu’effleure le bout de son index verni le temps de désigner la valise à carreaux qu’elle porte de la main droite, sa mission du jour, et de me demander d’un regard implorant de faire comme si je ne l’avais pas vue. De faire silence, pénitence, pendant que les autres, entre lesquelles elle se faufile, inaperçue, font bombance, pestilence. Résistance, quand même, avance une désinence moins rance que gouvernance, je me suis laissé aller à cette consonance paresseuse, celle qui rime avec la vieille nation pourrie que ma Lucie défendait au péril de sa vie. Qu’elle l’aime à ce point me l’a même un peu réenchantée, la nation, au moins quelques minutes, son regard sérieux à elle, qui en devenait bandant, comme caution d’un désir, d’un objet désirable – avant de m’engouffrer à mon tour dans le métro.
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