AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

3.41/5 (sur 26 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1943
Biographie :

François Dominique est un écrivain et traducteur.

Il est l’auteur de plusieurs romans et récits, de recueils de poèmes et d’essais.

Il a enseigné le droit public à l’Université de Besançon, puis les sciences politiques à l’Université de Dijon.

Il a notamment publié "Le Droit antisémite de Vichy" dans la collection "Le genre humain", en 1996, aux Éditions du Seuil, puis "La Pauvreté saisie par le droit" (2002) et "Le Droit de résistance à l'oppression" (2005), chez le même éditeur sous le nom de Dominique Gros.

Il a fondé en 1987 avec Alain Coulange et Jean-Michel Rabaté les éditions Ulysse Fin de Siècle (poésie et essais), continuées par les Éditions Virgile.


Source : http://www.cipmarseille.com
Ajouter des informations
Bibliographie de François Dominique   (11)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

"Solène" de François Dominique


Citations et extraits (7) Ajouter une citation
Ne jamais savoir ce qui va arriver d'un jour à l'autre...N'est-ce pas étrange? J'imagine un grand rideau entre maintenant et tout à l'heure..Non,plutôt un voile très fin qu'on ne cesse de frôler sans pouvoir l'atteindre.Un voile ou bien une peau vivante,fine comme une pelure d'oignon...Ce voile,cette peau est translucide,mais on n'aperçoit pas ce qui se trouve de l'autre côté,je veux dire devant nous,tout à l'heure;on avance...on avance d'un instant à l'autre,c'est toujours maintenant,maintenant...
Commenter  J’apprécie          200
Parlons de ces choses. Ce sont elles qui constituent, d'après mon « observation », à mesure que je réfléchis à toute cette histoire, le plus terrible désastre. Elles n'ont l'air de rien. Elles vont, elles viennent, dans l'ordre et dans la discipline. Elles entourent la maison. Elles montent la garde. Elles ont, comme la famille elle-même – je veux dire comme la romulpherie - , une sorte de dieu éponyme vivant à moitié parmi elles, à moitié parmi nous. Mais ce dieu n'est pas un dieu, il est le vide, l'aspiration glacée du vide le plus obscur...
Il y a autre chose de grave, une chose sublime que nul n'avait encore prononcée : « Je voudrais que la mort soit le dernier orgasme. ».
C'est une insulte radieuse à la mort. Il me plaît de dire qu'au terme de sa vie Carina jouit avant de mourir. Faut-il ranger cette belle floraison à côté du manteau en cuir de Youri, des cuites de Ruben, des amnésies de Gilles, de la fausse surdité de Julia, des migraines de Sabine, de la bizarre collection de choses ignobles ? Il y a une différence qui ne se voit pas encore. L'Ednaiv, toujours, à l'envers et à l'endroit... Je m'endors au moment précis où je suis au bord d'une vérité, sur le point de comprendre ce dont je ne me souviendrai plus...
Je ne voudrais pas la voir mourir. C'est pourquoi je partirai demain.
Commenter  J’apprécie          150
J'ai vu en rêve une horde de mots qui se perdaient dans l'air et revenaient en lambeaux...Je pense à ces millions de mots plus vite effacés que la poussière par le vent ; je pense à tous les mots qui me précèdent, à tous ceux qui me suivront. je voudrais tellement les ramasser, en faire quelques bouquets avant que le silence n'avale tout et ne s'avale lui-même.
Commenter  J’apprécie          130
Vous connaissez mon nom, vous entendez bien les questions qui se pressent dans ma tête : que s'est-il passé après les ombres létales, après les mots crevores, après le déclin des Ravagés et des Blafards, après les ruines et les poussières, après l'éclatement des bulles de protection, après les mutants-de-mutants, après les harets, après les rats géants, après les rondes d'abeille en folie, après les rituels de lucioles, après les famines, après les cortèges? Que s'est-il donc passé depuis notre exode jusqu'à votre grande liberté, votre merveilleuse survie ?
Commenter  J’apprécie          120
L'étonnement se lisait sur les visages ; j'y prêtai attention plus qu'au texte lui-même, si bien que je fus ce soir-là un piètre auditeur. Livré à une écoute flottante, j'oubliais jusqu'au sens des mots de ma langue. Cette défaillance s'expliquait par le souci que j'avais de ménager un bon accueil à mon ami, de toucher un public en sa faveur.
Contre toute attente, la pénible distraction à laquelle je me trouvai plus ou moins contraint par les circonstances eut un effet inattendu... A la fin de la cinquième séquence de Moriendo, j'entendis ces mots (lus maintes mois auparavant) comme s'ils existaient pour la première fois, dans une langue neuve, à l'instant précis où Roger les prononça dans la pénombre de la tour l'Orle d'Or :

"Le Sacrifice de l'écrivain était sans doute nécessaire à la transparence, mais cette transparence, hélas, ne donne rien à voir.
Ne donne-t-elle pas sans fin à aimer?"

Ce sont deux phrases , en fait, séparées par un silence qui, dans la bouche de Roger, me parut mélodieux. Deux phrases qui s'appellent et se rejettent comme les pôles d'un aimant.
Commenter  J’apprécie          60
"nous sommes là, tous, dans le récit, dévoilés-secrets, fuyants, immobiles, vertigineux, dans le quotidien toujours moment final, tous, inspirés, ivres, en détresse, portés plus haut comme à la mort, ou courbés, chacun tourné vers un autre, dans un inépuisable respect, parlés, lus, inséparables personnes, la métamorphose impossible ; notre beauté".
Commenter  J’apprécie          70
Dans le bac d'une échoppe, j'avise trois liasses entourées de rubans aux couleurs passées. Un marchand bossu s'approche de moi et murmure sur un ton engageant : "Lettres d'amour, cher monsieur! Très recherché !" Il énonce un prix exorbitant- "Vous plaisantez! C'est bien trop cher! - Vous connaissez l'antique adage qui a survécu à la funeste époque des banques : Ce qui est rare est cher ! Que cherchez-vous ? - Rien, je ne sais pas... Je suis musicien ; la musique est chargée d'histoire, mais je ne cherche pas les traces du passé ; ce qui me fascine en musique, c'est l'avenir immédiat, la phrase musicale qui vient, celle que l'on attend... - Hélas, je n'ai aucune partition manuscrite, cher monsieur. Ça n'existe plus ! Ça ne se trouve pas ! Et ne comptez pas sur moi pour vous dénicher les partitions de l'avenir... Je ne suis pas magicien ! Je suis un simple vendeur de vieux papiers, pour vous servir!" J'écoute à peine le marchand, car une pensée m'obsède : "La musique défile dans le temps", ou bien "la musique défie le temps", ou bien encore "la musique, fille du Temps"... "
Commenter  J’apprécie          50

Acheter les livres de cet auteur sur
Fnac
Amazon
Decitre
Cultura
Rakuten

Lecteurs de François Dominique (43)Voir plus

Quiz Voir plus

SECONDE GUERRE MONDIALE

Quelles sont les dates de début et de fin de la Seconde Guerre mondiale ?

De 1940 à 1945
De 1914 à 1918
De 1939 à 1945

8 questions
642 lecteurs ont répondu
Thèmes : seconde guerre mondialeCréer un quiz sur cet auteur
¤¤

{* *}