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Note moyenne 4.19 /5 (sur 283 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1431
Mort(e) : 1463
Biographie :

François de Montcorbier dit Villon est un poète français de la fin du Moyen Âge. Il est probablement l'auteur français le plus connu de cette période.

Écolier de l’Université, maître de la faculté des Arts dès 21 ans, il a d’abord mené une vie joyeuse d’étudiant indiscipliné au Quartier Latin. À 24 ans, il tue un prêtre dans une rixe et s’enfuit de Paris. Amnistié, il doit de nouveau s’exiler un an plus tard après le cambriolage du collège de Navarre. Accueilli à la cour de Charles d’Orléans, il échoue à y mener une carrière. Il entame alors une vie d'errance et de misère sur les routes. Emprisonné à Meung-sur-Loire puis libéré à l’avènement de Louis XI, il revient à Paris après six ans d’absence. De nouveau arrêté dans une rixe, il est condamné à être pendu. Après appel, le jugement est modifié, et il sera banni pour dix ans de la ville. Il a 31 ans. On perd alors totalement sa trace.

Villon connaît une célébrité immédiate. Le Lais, un long poème d’écolier, et le Testament, son œuvre maîtresse, sont édités dès 1489. Il devient la « légende Villon » allant du farceur escroc au poète maudit (comme pour les romantiques).
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Source : wikipédia
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Depuis 1992 et Ninon secrète (Glénat) qu'il illustre pendant sa formation à la section bande dessinée de l'école d'Angoulême, l'oeuvre de David Prudhomme a sillonné avec brio les sentiers les plus divers du 9e art, de J'entr'oubliay inspiré par la poésie de François Villon (Alain Beaulet, 2006) à Rupestres ! (Futuropolis, 2011) où il explore en compagnie d'Emmanuel Guibert, Etienne Davodeau, Pascal Rabaté et Marc-Antoine Mathieu les images de l'art rupestre. Auteur d'une oeuvre féconde, il a reçu de nombreuses récompenses, comme le Prix Regards sur le monde à Angoulême en 2010 pour Rebetiko (Futuropolis, 2009) ou le prestigieux Prix International de la ville de Genève pour La Traversée du Louvre (Futuropolis, 2012). Retrouvez sur notre webmagazine Balises : "David Prudhomme en 5 BDs" : https://balises.bpi.fr/david-prudhomme-en-5-bd/ "Dans la bulle de David Prudhomme" : https://balises.bpi.fr/dans-la-bulle-de-david-prudhomme/ Suivre la bibliothèque : SITE http://www.bpi.fr/bpi BALISES http://balises.bpi.fr FACEBOOK https://www.facebook.com/bpi.pompidou TWITTER https://twitter.com/bpi_pompidou

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Citations et extraits (108) Voir plus Ajouter une citation
François Villon
palamede   25 décembre 2016
François Villon
Ballade des proverbes



Tant gratte chèvre que mal gît,

Tant va le pot à l'eau qu'il brise,

Tant chauffe-on le fer qu'il rougit,

Tant le maille-on qu'il se débrise,

Tant vaut l'homme comme on le prise,

Tant s'élogne-il qu'il n'en souvient,

Tant mauvais est qu'on le déprise,

Tant crie-l'on Noël qu'il vient.



Tant parle-on qu'on se contredit,

Tant vaut bon bruit que grâce acquise,

Tant promet-on qu'on s'en dédit,

Tant prie-on que chose est acquise,

Tant plus est chère et plus est quise,

Tant la quiert-on qu'on y parvient,

Tant plus commune et moins requise,

Tant crie-l'on Noël qu'il vient.



Tant aime-on chien qu'on le nourrit,

Tant court chanson qu'elle est apprise,

Tant garde-on fruit qu'il se pourrit,

Tant bat-on place qu'elle est prise,

Tant tarde-on que faut l'entreprise,

Tant se hâte-on que mal advient,

Tant embrasse-on que chet la prise,

Tant crie-l'on Noël qu'il vient.



Tant raille-on que plus on n'en rit,

Tant dépent-on qu'on n'a chemise,

Tant est-on franc que tout y frit,

Tant vaut "Tiens !" que chose promise,

Tant aime-on Dieu qu'on fuit l'Eglise,

Tant donne-on qu'emprunter convient,

Tant tourne vent qu'il chet en bise,

Tant crie-l'on Noël qu'il vient.



Prince, tant vit fol qu'il s'avise,

Tant va-il qu'après il revient,

Tant le mate-on qu'il se ravise,

Tant crie-l'on Noël qu'il vient.
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Bubu-le-bourguignon   14 avril 2013
Poésies complètes de François Villon
Extrait de "La ballade des Pendus" :



Frères humains qui après nous vivez,

N'ayez pas vos cœurs durcis à notre égard,

Car si vous avez pitié de nous, pauvres,

Dieu aura plus tôt miséricorde de vous.

Vous nous voyez attachés ici, cinq, six:

Quant à notre chair, que nous avons trop nourrie,

Elle est depuis longtemps dévorée et pourrie,

Et nous, les os, devenons cendre et poussière.

De notre malheur, que personne ne se moque,

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!
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François Villon
Eve-Yeshe   25 décembre 2017
François Villon
En ce temps que j'ai dit devant

Sur le Noël, morte saison,

Que les loups se vivent de vent

Et qu'on se tient à la maison,

Pour le frimas, près du tison,

Me vint un vouloir de briser

La très amoureuse prison

Qui souloit* mon cœur débriser



Le Lais II

* avait l'habitude



Je vous souhaite à tous un très joyeux Noël et j'envoie plein de pensées chaleureuses aux personnes qui n'aiment pas cette période de fêtes
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paroles   09 octobre 2014
Poésies complètes de François Villon
La mort te fait frémir, pâlir,

Le nez courber, les veines tendre,

Le corps enfler, lâcher, mollir,

Jointes et nerfs croître et étendre.

Corps féminin, qui tant es tendre,

Poli, souef, si précieux,

Te faudra-t-il ces maux attendre ?

Oui, ou tout vif aller es cieux.



(Extrait : le Testament - XLI)
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palamede   12 décembre 2016
Oeuvres completes - La Pléiade de François Villon
L'Épitaphe de Villon ou " Ballade des pendus "



Frères humains, qui après nous vivez,

N'ayez les coeurs contre nous endurcis,

Car, si pitié de nous pauvres avez,

Dieu en aura plus tôt de vous mercis.

Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :

Quant à la chair, que trop avons nourrie,

Elle est piéça dévorée et pourrie,

Et nous, les os, devenons cendre et poudre.

De notre mal personne ne s'en rie ;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !



Si frères vous clamons, pas n'en devez

Avoir dédain, quoique fûmes occis

Par justice. Toutefois, vous savez

Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.

Excusez-nous, puisque sommes transis,

Envers le fils de la Vierge Marie,

Que sa grâce ne soit pour nous tarie,

Nous préservant de l'infernale foudre.

Nous sommes morts, âme ne nous harie,

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !



La pluie nous a débués et lavés,

Et le soleil desséchés et noircis.

Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,

Et arraché la barbe et les sourcils.

Jamais nul temps nous ne sommes assis

Puis çà, puis là, comme le vent varie,

A son plaisir sans cesser nous charrie,

Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.

Ne soyez donc de notre confrérie ;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !



Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,

Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :

A lui n'ayons que faire ne que soudre.

Hommes, ici n'a point de moquerie ;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
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François Villon
Aurel82   17 juin 2018
François Villon
Ballade des proverbes



Tant gratte chèvre que mal gît,

Tant va le pot à l’eau qu’il brise,

Tant chauffe-on le fer qu’il rougit,

Tant le maille-on qu’il se débrise,

Tant vaut l’homme comme on le prise,

Tant s’élogne-il qu’il n’en souvient,

Tant mauvais est qu’on le déprise,

Tant crie-l’on Noël qu’il vient.



Tant parle-on qu’on se contredit,

Tant vaut bon bruit que grâce acquise,

Tant promet-on qu’on s’en dédit,

Tant prie-on que chose est acquise,

Tant plus est chère et plus est quise,

Tant la quiert-on qu’on y parvient,

Tant plus commune et moins requise,

Tant crie-l’on Noël qu’il vient.



Tant aime-on chien qu’on le nourrit,

Tant court chanson qu’elle est apprise,

Tant garde-on fruit qu’il se pourrit,

Tant bat-on place qu’elle est prise,

Tant tarde-on que faut l’entreprise,

Tant se hâte-on que mal advient,

Tant embrasse-on que chet la prise,

Tant crie-l’on Noël qu’il vient.



Tant raille-on que plus on n’en rit,

Tant dépent-on qu’on n’a chemise,

Tant est-on franc que tout y frit,

Tant vaut « Tiens ! » que chose promise,

Tant aime-on Dieu qu’on fuit l’Eglise,

Tant donne-on qu’emprunter convient,

Tant tourne vent qu’il chet en bise,

Tant crie-l’on Noël qu’il vient.



Prince, tant vit fol qu’il s’avise,

Tant va-il qu’après il revient,

Tant le mate-on qu’il se ravise,

Tant crie-l’on Noël qu’il vient.
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finitysend   22 juillet 2016
Ballades en argot homosexuel de François Villon
Il est défendu de sodomiser un homme en érection.
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candlemas   17 mars 2018
Oeuvres de François Villon
Le débat du cœur et du corps de Villon



Qu'est ce que j'oi ? - Ce suis-je ! - Qui ? - Ton coeur

Qui ne tient mais qu'à un petit filet :

Force n'ai plus, substance ne liqueur,

Quand je te vois retrait ainsi seulet

Com pauvre chien tapi en reculet.

- Pour quoi est-ce ? - Pour ta folle plaisance.

- Que t'en chaut-il ? - J'en ai la déplaisance.

- Laisse-m'en paix. - Pour quoi ? - J'y penserai.

- Quand sera-ce ? - Quand serai hors d'enfance.

- Plus ne t'en dis. - Et je m'en passerai.



- Que penses-tu ? - Etre homme de valeur.

- Tu as trente ans - C'est l'âge d'un mulet

- Est-ce enfance ? - Nenni. - C'est donc foleur

Qui te saisit ? - Par où ? Par le collet ?

- Rien ne connois. - Si fais. - Quoi ? - Mouche en lait ;

L'un est blanc, l'autre est noir, c'est la distance.

- Est-ce donc tout ? - Que veux-tu que je tance ?

Se n'est assez, je recommencerai.

- Tu es perdu ! - J'y mettrai résistance.

- Plus ne t'en dis. - Et je m'en passerai.



- J'en ai le deuil ; toi, le mal et douleur.

Se fusse un pauvre idiot et folet,

Encore eusses de t'excuser couleur :

Si n'as-tu soin, tout t'est un, bel ou laid.

Ou la tête as plus dure qu'un jalet,

Ou mieux te plaît qu'honneur cette méchance !

Que répondras à cette conséquence ?

- J'en serai hors quand je trépasserai.

- Dieu, quel confort ! Quelle sage éloquence !

- Plus ne t'en dis. - Et je m'en passerai.



- Dont vient ce mal ? - Il vient de mon malheur.

Quand Saturne me fit mon fardelet,

Ces maux y mit, je le croi. - C'est foleur :

Son seigneur es, et te tiens son varlet.

Vois que Salmon écrit en son rolet ;

" Homme sage, ce dit-il, a puissance

Sur planètes et sur leur influence. "

- Je n'en crois rien : tel qu'ils m'ont fait serai.

- Que dis-tu ? - Da ! certes, c'est ma créance.

- Plus ne t'en dis. - Et je m'en passerai.



- Veux-tu vivre ? - Dieu m'en doint la puissance !

- Il le faut... - Quoi ? - Remords de conscience,

Lire sans fin. - En quoi ? - Lire en science,

Laisser les fous ! - Bien j'y aviserai.

- Or le retiens ! - J'en ai bien souvenance.

- N'attends pas tant que tourne à déplaisance.

Plus ne t'en dis - Et je m'en passerai.
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Nastasia-B   14 août 2015
OEuvres poétiques de François Villon
Et se j'ai prins en ma faveur

Ces doux regards et beaux semblants

De tres decevante saveur,

Me tréperçants jusques aux flancs,

Bien ils ont vers moi les pieds blancs

Et me faillent au grand besoin.



LE LAIS, IV.
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colimasson   24 avril 2016
Poésies complètes de François Villon
[Ballade du concours de Blois]



Je meurs de seuf auprès de la fontaine,

Chaud comme feu, et tremble dent à dent ;

En mon pays suis en terre lointaine ;

Lez un brasier frissonne tout ardent ;

Nu comme un ver, vêtu en président,

Je ris en pleurs et attends sans espoir ;

Confort reprends en triste désespoir ;

Je m'éjouis et n'ai plaisir aucun ;

Puissant je suis sans force et sans pouvoir,

Bien recueilli, débouté de chacun.



Rien ne m'est sûr que la chose incertaine ;

Obscur, fors ce qui est tout évident ;

Doute ne fais, fors en chose certaine ;

Science tiens à soudain accident ;

Je gagne tout et demeure perdant ;

Au point du jour dis : " Dieu vous doint bon soir ! "

Gisant envers, j'ai grand paour de choir ;

J'ai bien de quoi et si n'en ai pas un ;

Echoite attends et d'homme ne suis hoir,

Bien recueilli, débouté de chacun.
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