AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 4.18 /5 (sur 288 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1431
Mort(e) : 1463
Biographie :

François de Montcorbier dit Villon est un poète français de la fin du Moyen Âge. Il est probablement l'auteur français le plus connu de cette période.

Écolier de l’Université, maître de la faculté des Arts dès 21 ans, il a d’abord mené une vie joyeuse d’étudiant indiscipliné au Quartier Latin. À 24 ans, il tue un prêtre dans une rixe et s’enfuit de Paris. Amnistié, il doit de nouveau s’exiler un an plus tard après le cambriolage du collège de Navarre. Accueilli à la cour de Charles d’Orléans, il échoue à y mener une carrière. Il entame alors une vie d'errance et de misère sur les routes. Emprisonné à Meung-sur-Loire puis libéré à l’avènement de Louis XI, il revient à Paris après six ans d’absence. De nouveau arrêté dans une rixe, il est condamné à être pendu. Après appel, le jugement est modifié, et il sera banni pour dix ans de la ville. Il a 31 ans. On perd alors totalement sa trace.

Villon connaît une célébrité immédiate. Le Lais, un long poème d’écolier, et le Testament, son œuvre maîtresse, sont édités dès 1489. Il devient la « légende Villon » allant du farceur escroc au poète maudit (comme pour les romantiques).
+ Voir plus
Source : wikipédia
Ajouter des informations
Bibliographie de François Villon   (58)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (49) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Alors que vient de sortir son dix-huitième album, “Géographie du vide”, et avant d'entamer en janvier une tournée qui durera deux ans, le poète-rockeur nous a accordé une longue interview. Dans laquelle il donne, avec pudeur et retenue, les clés de son art et de son parcours. On le sait depuis L'ascenseur de 22h43 (1978) et Alligators 427 (1979) ou encore Défloration 13 (2001) : ses chansons et titres d'albums sont aussi une affaire de chiffres . « Ce nouvel album est le dix-huitième. Ça aurait été bien que, par élégance, je m'arrête au dix-septième puisque je chantais sur mon premier disque : “Le fou a chanté dix-sept fois” », s'amuse-t-il. À 73 ans, Hubert-Félix Thiéfaine vient de publier en octobre Géographie du vide. Et s'apprête, à partir de janvier, à célébrer sur scène ses cinquante années de carrière par une tournée « unplugged » des petites salles, en formation réduite, qui le mènera à travers toute la France. En attendant 2023 et une tournée « replugged » dans les Zénith, entouré de huit musiciens… Qu'est-ce qui fait chanter le timide et discret poète-rockeur de Dole (Jura) ? Toujours traversé par le doute et le rêve, il se livre dans le long entretien qu'il nous a accordé. Parmi les sujets abordés, à chaque fois avec pudeur et retenue mais qui en disent long sur son parcours et son art : l'influence de son fils guitariste Lucas, la mélancolie, son enfance dans un milieu ouvrier catholique pratiquant, l'école où il s'ennuyait, la poésie de Rimbaud et de François Villon, le rock de Johnny Hallyday et la new wave, la lumière filtrant dans un vitrail au petit matin… Retrouvez l'intégralité de l'entretien ici : https://www.telerama.fr/musique/hubert-felix-thiefaine-je-voulais-devenir-pape-et-puis-j-ai-decouvert-les-yeyes-7004886.php Vous avez aimé cette vidéo ? Abonnez-vous à notre chaîne YouTube : https://www.youtube.com/channel/¤££¤29De Rimbaud15¤££¤4fHZHvJdM38HA?sub_confirmation=1 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux ! Facebook : https://www.facebook.com/Telerama Instagram : https://www.instagram.com/telerama Twitter : https://twitter.com/Telerama

+ Lire la suite
Podcasts (12) Voir tous


Citations et extraits (110) Voir plus Ajouter une citation
François Villon
palamede   25 décembre 2016
François Villon
Ballade des proverbes



Tant gratte chèvre que mal gît,

Tant va le pot à l'eau qu'il brise,

Tant chauffe-on le fer qu'il rougit,

Tant le maille-on qu'il se débrise,

Tant vaut l'homme comme on le prise,

Tant s'élogne-il qu'il n'en souvient,

Tant mauvais est qu'on le déprise,

Tant crie-l'on Noël qu'il vient.



Tant parle-on qu'on se contredit,

Tant vaut bon bruit que grâce acquise,

Tant promet-on qu'on s'en dédit,

Tant prie-on que chose est acquise,

Tant plus est chère et plus est quise,

Tant la quiert-on qu'on y parvient,

Tant plus commune et moins requise,

Tant crie-l'on Noël qu'il vient.



Tant aime-on chien qu'on le nourrit,

Tant court chanson qu'elle est apprise,

Tant garde-on fruit qu'il se pourrit,

Tant bat-on place qu'elle est prise,

Tant tarde-on que faut l'entreprise,

Tant se hâte-on que mal advient,

Tant embrasse-on que chet la prise,

Tant crie-l'on Noël qu'il vient.



Tant raille-on que plus on n'en rit,

Tant dépent-on qu'on n'a chemise,

Tant est-on franc que tout y frit,

Tant vaut "Tiens !" que chose promise,

Tant aime-on Dieu qu'on fuit l'Eglise,

Tant donne-on qu'emprunter convient,

Tant tourne vent qu'il chet en bise,

Tant crie-l'on Noël qu'il vient.



Prince, tant vit fol qu'il s'avise,

Tant va-il qu'après il revient,

Tant le mate-on qu'il se ravise,

Tant crie-l'on Noël qu'il vient.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          380
Bubu-le-bourguignon   14 avril 2013
Poésies complètes de François Villon
Extrait de "La ballade des Pendus" :



Frères humains qui après nous vivez,

N'ayez pas vos cœurs durcis à notre égard,

Car si vous avez pitié de nous, pauvres,

Dieu aura plus tôt miséricorde de vous.

Vous nous voyez attachés ici, cinq, six:

Quant à notre chair, que nous avons trop nourrie,

Elle est depuis longtemps dévorée et pourrie,

Et nous, les os, devenons cendre et poussière.

De notre malheur, que personne ne se moque,

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!
Commenter  J’apprécie          360
François Villon
Eve-Yeshe   25 décembre 2017
François Villon
En ce temps que j'ai dit devant

Sur le Noël, morte saison,

Que les loups se vivent de vent

Et qu'on se tient à la maison,

Pour le frimas, près du tison,

Me vint un vouloir de briser

La très amoureuse prison

Qui souloit* mon cœur débriser



Le Lais II

* avait l'habitude



Je vous souhaite à tous un très joyeux Noël et j'envoie plein de pensées chaleureuses aux personnes qui n'aiment pas cette période de fêtes
Commenter  J’apprécie          282
paroles   09 octobre 2014
Poésies complètes de François Villon
La mort te fait frémir, pâlir,

Le nez courber, les veines tendre,

Le corps enfler, lâcher, mollir,

Jointes et nerfs croître et étendre.

Corps féminin, qui tant es tendre,

Poli, souef, si précieux,

Te faudra-t-il ces maux attendre ?

Oui, ou tout vif aller es cieux.



(Extrait : le Testament - XLI)
Commenter  J’apprécie          260
palamede   12 décembre 2016
Oeuvres completes - La Pléiade de François Villon
L'Épitaphe de Villon ou " Ballade des pendus "



Frères humains, qui après nous vivez,

N'ayez les coeurs contre nous endurcis,

Car, si pitié de nous pauvres avez,

Dieu en aura plus tôt de vous mercis.

Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :

Quant à la chair, que trop avons nourrie,

Elle est piéça dévorée et pourrie,

Et nous, les os, devenons cendre et poudre.

De notre mal personne ne s'en rie ;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !



Si frères vous clamons, pas n'en devez

Avoir dédain, quoique fûmes occis

Par justice. Toutefois, vous savez

Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.

Excusez-nous, puisque sommes transis,

Envers le fils de la Vierge Marie,

Que sa grâce ne soit pour nous tarie,

Nous préservant de l'infernale foudre.

Nous sommes morts, âme ne nous harie,

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !



La pluie nous a débués et lavés,

Et le soleil desséchés et noircis.

Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,

Et arraché la barbe et les sourcils.

Jamais nul temps nous ne sommes assis

Puis çà, puis là, comme le vent varie,

A son plaisir sans cesser nous charrie,

Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.

Ne soyez donc de notre confrérie ;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !



Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,

Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :

A lui n'ayons que faire ne que soudre.

Hommes, ici n'a point de moquerie ;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
finitysend   22 juillet 2016
Ballades en argot homosexuel de François Villon
Il est défendu de sodomiser un homme en érection.
Commenter  J’apprécie          250
François Villon
Aurel82   17 juin 2018
François Villon
Ballade des proverbes



Tant gratte chèvre que mal gît,

Tant va le pot à l’eau qu’il brise,

Tant chauffe-on le fer qu’il rougit,

Tant le maille-on qu’il se débrise,

Tant vaut l’homme comme on le prise,

Tant s’élogne-il qu’il n’en souvient,

Tant mauvais est qu’on le déprise,

Tant crie-l’on Noël qu’il vient.



Tant parle-on qu’on se contredit,

Tant vaut bon bruit que grâce acquise,

Tant promet-on qu’on s’en dédit,

Tant prie-on que chose est acquise,

Tant plus est chère et plus est quise,

Tant la quiert-on qu’on y parvient,

Tant plus commune et moins requise,

Tant crie-l’on Noël qu’il vient.



Tant aime-on chien qu’on le nourrit,

Tant court chanson qu’elle est apprise,

Tant garde-on fruit qu’il se pourrit,

Tant bat-on place qu’elle est prise,

Tant tarde-on que faut l’entreprise,

Tant se hâte-on que mal advient,

Tant embrasse-on que chet la prise,

Tant crie-l’on Noël qu’il vient.



Tant raille-on que plus on n’en rit,

Tant dépent-on qu’on n’a chemise,

Tant est-on franc que tout y frit,

Tant vaut « Tiens ! » que chose promise,

Tant aime-on Dieu qu’on fuit l’Eglise,

Tant donne-on qu’emprunter convient,

Tant tourne vent qu’il chet en bise,

Tant crie-l’on Noël qu’il vient.



Prince, tant vit fol qu’il s’avise,

Tant va-il qu’après il revient,

Tant le mate-on qu’il se ravise,

Tant crie-l’on Noël qu’il vient.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
François Villon
Creisifiction   21 mai 2021
François Villon
BALLADE DES CONTRE-VÉRITÉS



Il n'est soin que quand on a faim

Ne service que d'ennemi,

Ne mâcher qu'un botel de fain,

Ne fort guet que d'homme endormi,

Ne clémence que félonie,

N'assurance que de peureux,

Ne foi que d'homme qui renie,

Ne bien conseillé qu'amoureux.



Il n'est engendrement qu'en boin

Ne bon bruit que d'homme banni,

Ne ris qu'après un coup de poing,

Ne lotz que dettes mettre en ni,

Ne vraie amour qu'en flatterie,

N'encontre que de malheureux,

Ne vrai rapport que menterie,

Ne bien conseillé qu'amoureux.



Ne tel repos que vivre en soin,

N'honneur porter que dire : " Fi ! ",

Ne soi vanter que de faux coin,

Ne santé que d'homme bouffi,

Ne haut vouloir que couardie,

Ne conseil que de furieux,

Ne douceur qu'en femme étourdie,

Ne bien conseillé qu'amoureux.



Voulez-vous que verté vous dire ?

Il n'est jouer qu'en maladie,

Lettre vraie qu'en tragédie,

Lâche homme que chevalereux,

Orrible son que mélodie,

Ne bien conseillé qu'amoureux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
candlemas   17 mars 2018
Oeuvres de François Villon
Le débat du cœur et du corps de Villon



Qu'est ce que j'oi ? - Ce suis-je ! - Qui ? - Ton coeur

Qui ne tient mais qu'à un petit filet :

Force n'ai plus, substance ne liqueur,

Quand je te vois retrait ainsi seulet

Com pauvre chien tapi en reculet.

- Pour quoi est-ce ? - Pour ta folle plaisance.

- Que t'en chaut-il ? - J'en ai la déplaisance.

- Laisse-m'en paix. - Pour quoi ? - J'y penserai.

- Quand sera-ce ? - Quand serai hors d'enfance.

- Plus ne t'en dis. - Et je m'en passerai.



- Que penses-tu ? - Etre homme de valeur.

- Tu as trente ans - C'est l'âge d'un mulet

- Est-ce enfance ? - Nenni. - C'est donc foleur

Qui te saisit ? - Par où ? Par le collet ?

- Rien ne connois. - Si fais. - Quoi ? - Mouche en lait ;

L'un est blanc, l'autre est noir, c'est la distance.

- Est-ce donc tout ? - Que veux-tu que je tance ?

Se n'est assez, je recommencerai.

- Tu es perdu ! - J'y mettrai résistance.

- Plus ne t'en dis. - Et je m'en passerai.



- J'en ai le deuil ; toi, le mal et douleur.

Se fusse un pauvre idiot et folet,

Encore eusses de t'excuser couleur :

Si n'as-tu soin, tout t'est un, bel ou laid.

Ou la tête as plus dure qu'un jalet,

Ou mieux te plaît qu'honneur cette méchance !

Que répondras à cette conséquence ?

- J'en serai hors quand je trépasserai.

- Dieu, quel confort ! Quelle sage éloquence !

- Plus ne t'en dis. - Et je m'en passerai.



- Dont vient ce mal ? - Il vient de mon malheur.

Quand Saturne me fit mon fardelet,

Ces maux y mit, je le croi. - C'est foleur :

Son seigneur es, et te tiens son varlet.

Vois que Salmon écrit en son rolet ;

" Homme sage, ce dit-il, a puissance

Sur planètes et sur leur influence. "

- Je n'en crois rien : tel qu'ils m'ont fait serai.

- Que dis-tu ? - Da ! certes, c'est ma créance.

- Plus ne t'en dis. - Et je m'en passerai.



- Veux-tu vivre ? - Dieu m'en doint la puissance !

- Il le faut... - Quoi ? - Remords de conscience,

Lire sans fin. - En quoi ? - Lire en science,

Laisser les fous ! - Bien j'y aviserai.

- Or le retiens ! - J'en ai bien souvenance.

- N'attends pas tant que tourne à déplaisance.

Plus ne t'en dis - Et je m'en passerai.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          173
Nastasia-B   14 août 2015
OEuvres poétiques de François Villon
Et se j'ai prins en ma faveur

Ces doux regards et beaux semblants

De tres decevante saveur,

Me tréperçants jusques aux flancs,

Bien ils ont vers moi les pieds blancs

Et me faillent au grand besoin.



LE LAIS, IV.
Commenter  J’apprécie          190

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Héros littéraires 2️⃣

"C'est le plus grand des voleurs, oui, mais c'est une gentleman. Il s'empare de vos valeurs sans vous menacer d'une arme...". Quel est le nom de ce personnage de Maurice Leblanc, qui vole, c'est incontestable, mais avec chic et élégance ?

Simon Templar (Le Saint)
Rouletabille
Arsène Lupin
Robin des Bois

10 questions
48 lecteurs ont répondu
Thèmes : culture générale , littératureCréer un quiz sur cet auteur

.. ..