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3.54/5 (sur 83 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Dreux , le 29/05/1948
Biographie :

François de Singly, né en 1948, est un sociologue français. Professeur de sociologie à l'université Paris Descartes, il est spécialisé en sociologie de la famille, de l’éducation et des rapports entre femmes et hommes.
Ce sociologue a développé un grand nombre d’études quantitatives sur les rapports dans le couple et plus généralement, sur les rapports entre femme et homme. Il a multiplié ses études théoriques de la famille tout en les mettant en pratique : il a finalement conçu et élevé trois enfants avec sa femme, qui a pu devenir intendante puis directrice d’hôpital alors que, parallèlement, il menait une carrière universitaire. En même temps il démontrait empiriquement que le mariage est un avantage pour l’homme et un handicap pour la femme.
Son parcours universitaire est très classique : jeune licencié en psychologie, il travaille au CNRS. Puis il rejoint la sociologie. Il a élaboré et soutenu en 1974 une thèse de troisième cycle avec Jean-Claude Passeron sur l'éducation morale dans la famille; il a pu devenir par là assistant puis maître assistant en sociologie à l’Université de Nantes. Dans la région Pays de la Loire, sa proximité avec l’INSEE lui a permis de construire de fructueux rapports de collaboration avec un jeune directeur des études régionales amateur de sociologie, Claude Thélot
C’est ainsi en se fondant sur un riche matériel empirique qu’il a pu élaborer une thèse sous la direction de Alain Girard de l’INED, Doctorat en Lettres et Sciences Humaines qu’il a soutenu à Paris en 1984, notamment avec Pierre Bourdieu dans son jury, thèse qu’il résumera et publiera aux PUF en 1988 sous le titre Fortune et infortune de la femme mariée.
Après sa nomination comme professeur à l’Université de Rennes, il a mis en place un laboratoire de sociologie de la famille dans lequel il a rassemblé des chercheurs et étudiants, pour impulser tout un nouveau flux de recherches empiriques sur le couple et les trajectoires individuelles, en partenariat avec notamment Jean-Claude Kaufmann. En 1990, il devient professeur de sociologie à l’Université Paris V Sorbonne. Il crée alors son propre laboratoire, le centre de recherches en sociologie de la famille (CERSOF).
Depuis 1990, François de Singly est également directeur de collection chez Nathan-Université puis chez Armand Colin.

Depuis la rentrée 2017, il est devenu professeur émérite.
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Source : Wikipedia, Magazine Sciences Humaines
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François de Singly


Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Dans un des articles dont le titre est dénonciateur - « La dictature de l'émotion. Ou comment en quinze ans, le self-control est devenu très démodé », la recherche du point d'équilibre est explicite : « Les générations formées à la dure (Never complain, never explain) souffraient beaucoup, elles ont fini par inventer la psychanalyse. Un peu de laisser-aller ne pouvait leur faire que du bien. Les libérer. Mais les générations suivantes n'ont pas reçu en masse le même outillage pour trouver un équilibre entre la froide raison et les folles passions. Résultat, certains ont donné dans le panneau du "libérez votre intelligence émotionnelle" sans se rendre compte qu'il s'agissait en fait d'adopter un autre mode de contrôle : utiliser ses émotions (et celles des autres), pas leur lâcher la bride ; jouer avec, pas hystériser ». Et les articles qui suivent tentent de rendre possible ce jeu : « S'exprimer oui, se répandre non ». Le « oui-non » masque le « ni-ni » : « entre la dose salutaire d'émotion et la louche qui fait tout déborder, il y a une nuance... que certaines ont bien du mal à respecter ».
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La dénonciation par l'origine – nostalgique d'une société fondée sur la généalogie - devrait être proscrite du débat public républicain, et même de toute vie démocratique. Le droit légitime de la critique devrait respecter une éthique de la discussion (J. Habermas, 1992) au sein de laquelle les individus peuvent être interrogés sur leurs comportements, et non suspectés du fait de telle ou telle origine.
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Dans un de ses « billets » du Monde, Claude Sarraute note qu'un chauffeur de taxi fait allusion à son identité juive. Elle lui répond que cela ne le regarde pas. Il réplique qu'elle n'est pas obligée de mettre une étoile de David autour du cou, et que lui, noir, il ne peut pas masquer son origine.
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« le déroulement de la vie quotidienne n'est ni improvisation, ni routine. Les deux mouvements, surprise et habitude, coexistent. »
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« le sentiment amoureux ne trouve sa justification que dans la mesure où il donne naissance à un couple et à une famille (...). La sexualité y est minimisée, si ce n'est absente. Elle apparaît comme un passage obligé vers la famille. Au xviiie siècle, se met en place un double discours : d'une part, il faut aimer pour se marier ; d'autre part, il ne faut pas de sexualité avant le mariage. Ce paradigme a pour effet de dissocier, si ce n'est d'opposer amour et sexe. »
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La vie conjugale se traduit globalement par un coût pour les femmes et un bénéfice pour les hommes. Mais les indices du prix féminin et des bénéfices masculins varient selon le volume de leur dot scolaire.
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Devenir et rester soi-même est un objectif qui sert de repère pour estimer la valeur du groupe au sein duquel on vit.
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François de Singly
Pourquoi les énoncés justes de Bourdieu —« On ne fait pas son salut scientifique tout seul. De même que l'on n'est pas artiste tout seul, mais à condition seulement de participer au champ artistique, de même c'est le champ scientifique qui rend possible la raison scientifique... » (avec Wacquant, p. 163) sont-ils contredits par de tels silences ? Entre l'individu et le champ, il existe des intermédiaires, des laboratoires, des équipes mobilisées, d'autres individus qui ont le droit d'être évoqués. Au-delà sans doute du sentiment d'injustice que peuvent éprouver ceux de la première période qui connaissent une telle occultation, ce qui est en jeu c'est la représentation sociale du travail scientifique. Faire croire que l’œuvre est personnelle revient à renforcer le sens commun que le grand savant est seul à avoir de grandes idées, et qu’il est entouré de « collaborateurs » ou de « collaboratrices » qui peuvent au mieux les mettre en application dans le cadre des enquêtes de terrain. Pour l'exprimer autrement, et en reprenant un concept de Bourdieu — celui de « capital social de relations » (Actes de la Recherche, 1980, n°31) — les stratégies, conscientes ou non, mises en œuvre par Bourdieu pour se présenter seul (y compris sous la figure de l'incompris, de l'injustement attaqué) font que ce sociologue sait utiliser comme il faut les biens de famille, accumulés par les autres en les convertissant en capital symbolique : une célébrité quasi monopolisée.
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Devant une telle crise du lien social qui se traduit par un désintérêt pour les affaires collectives, trois attitudes sont possibles :

- La première est le laisser-faire, en laissant le marché prendre toute la place, y compris en organisant en permanence des "élections" sur tout, par exemple sur le programme du film de la soirée ou sur l'individu qui doit sortir du Loft ou de Star Academy. L'individu est isolé, écartelé entre son monde et le monde général, sans relais.

- Selon la deuxième position, la crise dérive d'un manque de socialisation. La famille et l'école ne font plus leur travail. Le rétablissement de l'instruction civique devrait doter les jeunes d'une conscience civique. Ce sont les individus qui doivent changer, et non l'Etat. Ce dernier est organisé pour défendre le bien commun et l'intérêt général. Seule une "position de surplomb peut transcender les particularismes"

- La troisième plaide pour la réhabilitation de la société civile, pour une démocratie participative, pour une régulation qui parte du plus bas (bottom up) que du plus haut (top down), et en conséquence pour une transformation de tous les niveaux. [...] Ce modèle d'empowerment n'a de sens que si et seulement si les autorités politiques et les experts considèrent les individus ordinaires comme doués d'une capacité réflexive. ils doivent penser que le peuple est intelligent, même s'il défend ses intérêts personnels. Cela demande donc de rompre avec "la construction sociale de l'incompétence de l'usager"
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François de Singly
Ce qui frappe c'est l'amnésie d'une dimension décisive de l’œuvre de Bourdieu, à savoir la dimension collective. Toute œuvre en sociologie comporte cette dimension, au moins sous la forme des emprunts, des inspirations. La faible propension de Pierre Bourdieu à citer certaines des grandes œuvres auxquelles il emprunte est connue — ainsi, pour ne prendre qu'un exemple significatif, Veblen n'est pas mentionné dans La Distinction !
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