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Note moyenne 3.6 /5 (sur 362 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1963
Biographie :

Père de 4 enfants, François d’Épenoux, concepteur-rédacteur publicitaire, a déjà publié un essai et neuf romans aux éditions Anne Carrière.

Deux jours à tuer a fait l’objet d’une adaptation cinématographique réalisée par Jean Becker, ainsi que Les papas du dimanche qui a fait l’objet d’une adaptation cinématographie réalisée par Louis Becker.

En 2014, il reçoit le prix des Maisons de la Presse pour "Le réveil du cœur".

En 2016, il publie "Les jours areuh", un roman mi-fiction mi-biographie dans lequel il narre avec sensibilité la paternité.

Source : /www.livredepoche.com
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François d’EPENOUX est romancier et scénariste. Il a déjà publié huit livres dont Le réveil du cœur, prix littéraire des Maisons de la presse en 2014. Deux de ses romans ont été adaptés au cinéma par Jean et Louis Becker : Deux jours à tuer et Les papas du dimanche.
Citations et extraits (98) Voir plus Ajouter une citation
Ladybirdy   16 octobre 2018
Le réveil du coeur de François d'Épenoux
–Je te dérange ?

–Tout va bien. Je m’occupais de mes pivoines. Je leur soignais les ailes.

–Les ailes ?

–Et oui. La pivoine, c’est la seule fleur qui aurait pu être un oiseau. Qui aurait dû. «Pivoines », tu ne trouves pas que ça fait nom d’oiseau ? On aurait pu dire : tiens, regarde, un vol de pivoines…

–Jamais remarqué.

–Et puis, quand tu observes une pivoine de près, tu sais, on dirait ces plumes contrariées qu’il y a sur le cou des cygnes, ou le jabot mouillé d’un flamand rose dans le vent. Un bouquet de pivoines, c’est une volée d’oiseaux qui se blottissent les uns contre les autres, qui tremblent de ne pouvoir voler.

(...)

–Et puis, surtout, j’en ai marre des roses. C’est snob les roses. C’est tout droit, tout raide, trop bien peigné. Les roses, ça a un côté petite-bourgeoise endimanchée qui m’agace. Un côté collet monté qui ne veut pas se salir. Un peu trop net pour être vrai. Alors que la pivoine… La pivoine, c’est une fleur décoiffée, une fleur ébouriffée. Tu as déjà vu une pivoine blanche ? On dirait une mariée au petit matin, qui a dansé et bu toute la nuit et dont la robe s’est froissée à force de tournoyer. Un froissement de froufrou et la belle se volatilise…
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marina53   11 septembre 2014
Le réveil du coeur de François d'Épenoux
L'amour survivra aux décombres. Les gens se tiendront encore la main sous les tsunamis, ils se feront des serments dans les cimetières, ils se jureront fidélité dans la mort. C'est plus fort que nous, ça, c'est plus fort que l'humain. Comme la mort.
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Ladybirdy   04 avril 2019
Deux jours à tuer de François d'Épenoux
L’argent, c’est tout, figure-toi. Tout ! L’argent, c’est la culture. Que je sache, on a plus de chances d’être cultivé en revenant de Venise que de la salle polyvalente d’une cité HLM. L’argent, c’est la beauté. En plein mois de janvier, tu seras sûrement plus jolie en cachemire de retour des Seychelles que toute blanche dans un survêt pourri. L’argent, c’est la santé. Si tu te prends un platane, vaut mieux que ta tête rebondisse dans l’airbag de ta BM que dans le pare-brise d’une estafette.

Conclusion, l’argent c’est la vie !
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Ladybirdy   15 octobre 2018
Le réveil du coeur de François d'Épenoux
Je me sens rare, pur, étincelant parce que joyau humain parmi d’autres joyaux, je me sens libre et tendre, indulgent pour moi-même et pour ceux qui m’entourent et, tiens, assez confiant que mon fils sera un jour dans ce monde comme un glaçon dans l’eau, pas un poisson, non, un glaçon, parce qu’un poisson, ça peut toujours mourir déboussolé sous l'océan, ça peut toujours être pêché, énucléé, coupé en morceaux, congelé et décongelé et passé à la poêle, tandis qu’un glaçon, mais un glaçon, c’est merveilleux, un glaçon ça ne peut que tinter, puis fondre, puis se fondre dans de l'or liquide au creux d’une paume avant de réchauffer le cœur d’un valeureux parmi tant d’autres–oui, c’est si bon d’être un glaçon, un doux glaçon dans l’eau et oui, tu seras un glaçon, mon fils.
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marina53   12 septembre 2014
Le réveil du coeur de François d'Épenoux
Ne jamais avoir à regretter de ne pas avoir tout tenté. Ne pas réussir, ce n'est rien, tant qu'on n'a pas essayé.
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Ladybirdy   07 mai 2020
Même pas mort de François d'Épenoux
Les gens ont de ces expressions. Ils prétendent que mon père a « trouvé » la mort. Comme s’il l’avait égarée. Comme s’il venait enfin de retrouver une paire de lunettes–impossible de mettre la main dessus. Ah bon, papa a trouvé la mort ? Génial ! Où était-elle, finalement ? Sous son lit, dans un sac de voyage, dans sa boîte à gants ? Ah là là mais quel distrait.
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marina53   12 septembre 2014
Le réveil du coeur de François d'Épenoux
Le vrai bonheur serait de se souvenir du présent.

Jules Renard

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Ladybirdy   08 mai 2020
Même pas mort de François d'Épenoux
Un père n’est plus, un enfant qui naît. Ce hasard des trajectoires, ces connexions improbables, ces proches plus proches qu’ils ne le croient. Les clins d’œil du destin m’étonneront toujours. En sortant de l’hôpital, je lève les yeux très haut en me demandant à quel endroit du ciel Papa et cet enfant ont bien pu se croiser.
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marina53   11 septembre 2014
Le réveil du coeur de François d'Épenoux
A force de ne plus être machos, vous êtes devenus manchots, ma parole, toi et les hommes de ta génération! Vous avez perdu vos épaules, vos couilles et surtout votre orgueil, ce qui est encore pire! Et vous n'avez rien compris aux femmes! Quoi qu'elles en disent, à un moment, elles ont besoin de s'opposer, de buter contre quelqu'un, en l'occurrence ce truc un peu solide et bien planté qu'on appelait un bonhomme, autrefois.

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ssstella   14 juin 2016
Le réveil du coeur de François d'Épenoux
Ces gens qui montrent leur tronche et font la promotion de leur petite existence à longueur de pages, ça donne la nausée. Facebook, sous couvert de simplicité, c'est le canal mondial de la vantardise auto-centrée. Regardez comme je m’amuse à cette fête ! Regardez comme je suis beau, comme je suis belle ! Regardez comme la plage où je me trouve est ensoleillée, surtout pendant que vous bossez comme des cons ! Regardez le cassoulet que je vais manger ! Regardez l'assiette de cassoulet que je viens de manger ! Regardez comme elle est chouette ma vie ! Comme je suis chic, drôle, cool, bien entouré ! Vous avez vu ma nouvelle cuisine ? Oui, mais on s'en fout ! Vous avez lu mon affligeante pensée du jour ! Oui, mais on s'en fout ! Parce que c'est ça, en fait, qu'on a envie de hurler à tous ces gens : On s'en fout de ton menu, de tes guibolles sur le sable et ton séjour aux Bahamas ! Tu comprends, ça ? On s'en fout de ton impudeur, de ton égocentrisme et de ta petite vie qui ne passionne que toi ! Moi je, moi je ! Bientôt, ils filmeront leurs crottes... ça me rend hystérique.
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