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Note moyenne 3.88 /5 (sur 24 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Villemomble , 1944
Biographie :

Françoise Ascal est une poète et écrivain née à Villemomble en France.
Elle ouvre dans les années 1960 un atelier de poterie et publie en 1985 son premier recueil de poésie, Le Pré. S'ensuit une œuvre riche de nombreux recueils dont certains ont été traduits à l'étranger.
En février-mars 2000, elle a été invitée en résidence d’écriture par la Maison de la Poésie de Nantes.



Source : http://www.arfuyen.fr ; Wikipedia
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Poème de Françoise Ascal


Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
Piatka   16 novembre 2014
Lignées de Françoise Ascal
Sous les pores de la peau les mots se pressent, ils suffoquent en quête d'issue, il faut ouvrir, ouvrir les yeux les oreilles le coeur le foie les intestins, il faut déchirer l'enveloppe, saigner dru, tailler vif, il ne faut pas avoir peur, pas reculer, texte/peau même combat pour la vie, pour l'expansion dans la lumière, pour l'aller sans retour, droit en direction des nuages des merveilleux usages, droit en direction des galaxies tourbillonnantes, de la danse des atomes, droit en direction du Tout glouton, de l'infini fossoyeur, de l'au-delà de soi confisqué sous les pores de la peau.
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sabine59   25 juin 2017
Entre chair et terre de Françoise Ascal
L'autre rive

par delà les jeunes rivières



L'autre rive

celle qui recule avec le temps



il ne me reste

pour l'atteindre

qu'un pont d'écume luisante
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coco4649   18 juillet 2018
Le carré du ciel de Françoise Ascal
Le carré du ciel

Extrait 4





Cette année la beauté du jardin restera muette. Je ne m’acharnerai pas à la mettre en mots. Et le jardin n’en sera pas moins beau, ni moins nourrissant d’être vécu dans une silencieuse communion.



Être là, tout simplement.

Dans cette poignante réalité.

Dans le cercle des pavots, comme autant de lampes allumées.

Avec la douleur au cœur de soi

Telle une amande fendue par quelque lame.
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coco4649   08 août 2020
L'obstination du perce-neige de Françoise Ascal
2017







10 août



Balade à Saint-Colomban. C’est un lieu qui évoque les petites chapelles bretonnes visitées durant plusieurs étés au moment de « L’art dans les chapelles ». Rencontre alchimique entre la roche, les arbres, la pierre, le ciel. Une « densité » qui diffuse son énergie.

La prairie, malgré sa superficie d’un hectare, est un jardin clos. Une forme de vaste non inquiétant. Le contraire de l’infini des Landes. C’est habitable. Les dimensions sont humaines. Les grands arbres bornent le regard. L’au-delà peut devenir désirable, rêvé, imaginé, non imposé comme la ligne d’horizon de la mer. On demeure dans une échelle proportionnelle au corps, au pas, à notre capacité d’appréhension, voire d’étreinte.
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coco4649   27 octobre 2017
Rouge Rothko de Françoise Ascal
Extrait 2

 

 

Faut-il grimper un à un les barreaux de votre échelle de Jacob ?

Ou la descendre, comme on descend en soi-même, par seuils

successifs au long de la vie, en voyage depuis l’humus brun des

origines vers ce blanc éblouissant qui mange les paroles, dissout les peurs et les spectres.



Blanc chauffé à blanc, ouvrant sur… ?



Échelle ou marelle ?



Une marelle inversée, la terre à la place du ciel, le lourd au

sommet, pesant son poids de chair avec son fracas familier,

tandis qu’à l’étage inférieur, des fenêtres ou reflets de fenêtres

appellent, appellent.



Peut-être suffit-il de sauter ?

D’une case à l’autre, à cloche-pied, en toute innocence ?



Jouer ?

Jouer à en perdre haleine ?

Jouer très sérieusement.

Monter descendre monter descendre, de haut en bas et de bas en

haut, vite, de plus en plus vite, de plus en plus abandonnée, de

plus en plus confiante, comme un derviche cherchant l’extase,

comme le poète Rumi chantant les atomes de l’univers, ivre du

« Soleil de Tabriz ».



Votre tableau est un « Soleil de Tabriz ».



J’attends qu’il me consume.
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fanfanouche24   27 juin 2014
Lignées de Françoise Ascal
Je ferme les yeux et laisse le mot venir, le mot qui bouge sous ma plante de pied, le mot que je froisse à chaque pas mais qui se redresse toujours, graminée têtue, chiendant de consolation. Le mot grimpe jusqu'à ma main qui ne le voit pas mais le saisit, san rien demander, sans connaître son sens et son sort, ce qui l'attend dans le blanc de la page- un faux blanc, toujours maculé de vestiges, de couches de signes décomposés, de mains coupées dans la marge, paumes pleines de syllabes rouges encore vivantes. Le mot exige, parle haut. Le maître-mot veut ma gorge pour battre, ma bouche pour mordre, il cherche le réel, éperdument, mais ne sait où le rejoindre. Baudruche. Il s'enfle, hisse sa sève obscure, cherche la brèche ou le geste pour fendre le silence, l'éventrer, en deux comme fruit trop mûr, noyau à l'air, abricot doré, essence et substances mêlées, chair du monde.
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Jcequejelis   26 mai 2017
Un bleu d'octobre de Françoise Ascal
Découverte, chez Émile Verhaeren, d'un long poème scandé par un « Je me souviens » répétitif, ce fameux « Je me souviens » qui, depuis Perec, a fait fureur dans les ateliers d'écriture. On ne songerait à en donner la paternité à E. V., et pourtant le poème se dévide en litanie exactement semblable.



3136 – [p. 10/1]
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Jcequejelis   28 mai 2017
Un bleu d'octobre de Françoise Ascal
Catalogue d'art contemporain du Palais de Tokyo. Nombre d'artistes ne tendent qu'un miroir à la réalité, la reproduisent sans lui faire subir la moindre métamorphose susceptible de l'éclairer, de lui donner sens – non pas « Le » sens, mais des hypothèses de sens, des lectures ouvertes, en mouvement. Images inertes, serviles, qui disent le chaos tel qu'il est, les déchets tels qu'ils sont, produites par un enregistreur techniquement impeccable, sans ce regard habité d'humanité inquiète qui fait à mes yeux tout le prix de l'art.



3137 – [p. 32/3]
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Jcequejelis   07 juin 2017
Un bleu d'octobre de Françoise Ascal
… toute ma vie est sous le signe d'une quête de changement, d'une aspiration à me modeler, à me dégager du chaos et des aliénations originelles.



3141 – [p. 47]
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Jcequejelis   31 mai 2017
Un bleu d'octobre de Françoise Ascal
Moi qui parle toujours d'« essentiel », à quoi le reconnait-on ? Quels signes distinctifs ?



3138 – [p. 42]
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