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Note moyenne 4.37 /5 (sur 34 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1952
Biographie :

Françoise Vergès, née à Paris en 1952, est une politologue .

Françoise Vergès a été journaliste et éditrice à Paris, avant d'obtenir un doctorat de sciences politiques soutenu à Berkeley. En 1996, elle enseigne à l'Université de Sussex et depuis 2000 elle est membre du département politique (sans enseigner) au Center for Cultural Studies du Goldsmiths College de l'université de Londres. Elle s'interroge sur les problématiques de l'esclavage colonial et les phénomènes de créolisation en utilisant des théories politiques insistant sur les logiques post-coloniales.

Militante féministe, elle a édité le journal Des femmes en mouvement de 1979 à 1983 et dirigé la collection « Femmes en lutte de tous les pays », aux éditions Des femmes, de 1981 à 1983.

Après en avoir été vice-présidente, Françoise Vergès devient le 13 février 2008, présidente du Comité pour la mémoire de l'esclavage[1].Un décret du 10 mai 2009 la nomme présidente du Comité pour la mémoire de l'esclavage
En avril 2009, elle est désignée experte transversale, dans le cadre des états généraux de l'Outre-mer.

Elle est en outre, depuis plusieurs années, la directrice scientifique de la Maison des civilisations et de l'unité réunionnaise, dont la première pierre n'a pas encore été posée. Sa nomination, ainsi que le projet lui-même, sont sujets à débats dans la société réunionnaise. Le 3 novembre 2009, le journaliste Pierrot Dupuy dépose plainte avec constitution de partie civile à l'encontre de Paul Vergès pour avoir nommé sa fille à la direction, ce qui constituerait selon lui une prise illégale d'intérêts. Le 21 mars 2010, la forte opposition au projet MCUR qui s'est exprimée dans les urnes, ainsi que la victoire de la liste conduite par Didier Robert au Conseil Régional de la Réunion, signent l'arrêt de mort du projet MCUR. Dès son élection, conformément à son programme, Didier Robert annonce la fin du projet MCUR.

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Source : Wikipedia
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Reconnaissable au premier coup d??il grâce à son immense baobab coloré, le salon africain vous fait découvrir la richesse de la littérature du continent noir en mêlant des auteurs encore méconnus à des écrivains réputés. Et c?est également au salon africain qu?a lieu chaque année la remise du prix Ahmadou Kourouma. Autour du thème « Les chercheurs d?Afriques », les romanciers et essayistes invités reviennent sur les blessures du continent, mais aussi sur ses gloires, sa grandeur et ses aspirations. Outre les hôtes vedettes de cette édition 2019, Maryse Condé, Prix Nobel « alternatif » 2018 et le rappeur Abd al Malik qui présente son livre/album le jeune Noir à l?épée (Présence africaine/Musée d?Orsay/Flammarion) inspiré de l?exposition du Musée d?Orsay « le modèle noir de Géricault à Matisse », sont annoncés Abubakar Adam Ibrahim, Eugène Ebodé, Mia Couto, Françoise Vergès, Adame Ba Konaré, Elizabeth Tchoungui, Boualem Sansal, Beyrouk, Clemente Bicocchi, Jean Bofane, Tania de Montaigne, Armand Gauz, Ndèye Fatou Kane, Henri Lopes ou Bessora. Plus d'infos sur https://salondulivre.ch
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Harmonide   06 octobre 2018
Décolonisons les arts ! de Françoise Vergès
L’artiste est un « o(e)uvrier » dit Bernard Lubat. J’aime ce terme qui contracte labeur et art. Si l’inspiration poétique reste un mystère, elle ne s’accomplit que dans l’acharnement du travail. La notion de travail artistique induit celles de maturation, d’exercice, d’expérimentation donc de temps. Ce faire (poïésis et techné) s’inscrit dans la durée pour une réalisation, et comme processus à l’échelle d’une vie, quand ce peut être aussi à l’échelle des (r)évolutions de l’humanité, à l’inverse d’une immédiateté de « rentabilité financière ou sociale » quantifiable.

La soumission au seul horizon du marché globalisé nécessite la soumission des imaginaires. Leur manipulation, la chosification des humains, le formatage, l’infantilisation vont de pair avec la « fin de l’histoire » dont nous abreuve la pensée dominante.

Avec une certaine facilité, on oppose l’accessibilité démagogique à l’excellence. Cette opposition vise à restreindre la pratique des esthétiques à des privilégiés et à figurer le peuple en cible commerciale. Cela conforte le consensus de l’entre-soi, figé dans un universalisme culturel impérieux et un universel fictif. Cela empêche de chercher des voies nouvelles complexes qui passent par la notion d’exigence du travail artistique.

L’exigence du travail provient d’un désir, d’un appétit et d’un impératif intérieurs alors que l’excellence artistique part d’un point de vue imposé.

L’exigence artistique oblige à la rigueur, à l’entraînement, à la permanence de son exercice, du temps et des moyens.



(Leïla Cukierman)
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AnnaDelRio   16 février 2019
Un féminisme décolonial de Françoise Vergès
Nous voulons mettre en œuvre une pensée utopiste, entendue comme énergie et force de soulèvement, comme présence et comme invitation aux rêves émancipateurs et comme geste de rupture : oser penser au-delà de ce qui se présente comme "naturel", "pragmatique", "raisonnable". Nous ne voulons pas construire une communauté utopique mais redonner toute leur force créative aux rêves d'indocilité et de résistance, de justice et de liberté, de bonheur et de bienveillance, d'amitié et d'émerveillement.

[Extrait du Manifeste de l'Atelier IV]
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Harmonide   05 octobre 2018
Décolonisons les arts ! de Françoise Vergès
L'unicité occidentale comme seul système de référence apparaît obsolète, c'est évident. Et les réticences agressives du type de l'identité nationale prônée par l'extrême droite et la droite, concept auquel concède parfois une certaine gauche universaliste sous l'appellation d'identité culturelle, ne changeront rien à cette obsolescence.



(Leïla Cukierman)
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de   26 janvier 2012
L'homme prédateur : Ce que nous enseigne l'esclavage sur notre temps de Françoise Vergès
Ne reste plus qu’un récit qui enferme la victime dans le pathos, la dépendance, la passivité et qui fait disparaître le maître et ses complices. Il n’y a plus de responsables, seules des victimes passives à plaindre
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de   26 janvier 2012
L'homme prédateur : Ce que nous enseigne l'esclavage sur notre temps de Françoise Vergès
L’esclavage n’a jamais pu imposer de manière absolue le système de subjection intransigeant que ses lois et son nom impliquait
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de   26 janvier 2012
L'homme prédateur : Ce que nous enseigne l'esclavage sur notre temps de Françoise Vergès
Aucun lieu au monde ne peut s’accommoder du moindre oubli d’un crime, de la moindre ombre portée. Nous demandons que les non-dits de nos histoires soient conjurés, et que nous entrions, ensemble et libérés, dans le Tout-monde.
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de   26 janvier 2012
L'homme prédateur : Ce que nous enseigne l'esclavage sur notre temps de Françoise Vergès
Hier comme aujourd’hui, il s’agit de libérer le récit anti-esclavagiste de sa linéarité (de l’arriération au progrès) et faire entendre d’abord les voix de celles et ceux qui sont victimes de l’esclavage et se battent
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de   26 janvier 2012
L'homme prédateur : Ce que nous enseigne l'esclavage sur notre temps de Françoise Vergès
Ce qui domine encore aujourd’hui, c’est la conviction que l’esclavage colonial est un ‘reste’ des temps anciens, la trace d’une barbarie appartenant aux temps pré-modernes. Or, il est inséparable de la modernité.
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Harmonide   05 octobre 2018
Décolonisons les arts ! de Françoise Vergès
Il y a danger pour l'ordre établi que soient figurées les oppressions auxquelles les peuples ont résisté, quand les racisé.es (30% des Français) vivent encore aujourd'hui sous le régime du contrôle au faciès ; que soient illustrées les insultes faites « aux Noirs qui ne sont pas assez entrés dans l'Histoire » dans la dissertation d'un président de la République française devant les universitaires de Dakar, alors que la Charte des Mandingues fut la première déclaration des droits humains bien avant la Révolution française.

(Leïla Cukierman)
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de   30 mars 2017
Le ventre des femmes de Françoise Vergès
les politiques de reproduction sont adaptées aux besoins de la ligne de couleur dans l’organisation de la main-d’oeuvre : le ventre des femmes a été racialisé
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