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Note moyenne 2.93 /5 (sur 23 notes)

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Bruxelles , le 08/09/1881
Mort(e) à : Bruxelles , le 20/01/1972
Biographie :

Franz Hellens, de son vrai nom Frédéric Van Ermengem est romancier, poète, essayiste et critique d'art belge.

Il était le fils du bactériologiste Émile van Ermengem (1851-1932) et le frère du critique d'art François Maret (Frans van Ermengem).

En 1903, il optera pour le nom de Franz Hellens. En 1905, il est docteur en droit.

Après des débuts sous le signe du décadentisme (En ville morte, 1906), du naturalisme (Les Hors-le-Vent, 1909) et du symbolisme (Les Clartés latentes, 1912), il s'est très tôt trouvé mêlé à tous les mouvements d'avant-garde : également tenté par le futurisme (Mélusine, 1920) et par l'art nègre (Bass-Bassina-Boulou, 1922).

Il fut aussi l'infatigable animateur des Lettres belges, notamment de la revue d'abord appelée Signaux de France et de Belgique puis Le Disque vert à laquelle collaboreront Henri Michaux, André Malraux et Blaise Cendrars.

Mais Hellens s'illustrera surtout dans diverses formes de fantastique, plus ou moins arbitrairement regroupées par la critique sous l'emblème du «Fantastique réel» : Réalités fantastiques, Nouvelles Réalités fantastiques, ou Fantômes vivants (1944).

En 1907, il se marie avec Marguerite Nyst et divorce en 1919. Il se remarie avec Marie Miloslawsky (1893-1947), la fille d'un médecin russe, en 1925. En 1947, Hellens se remarie avec une Polonaise, Hélène Burbulis, et s'établit en France. Il rentre définitivement à Bruxelles en 1971.

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Source : http://www.crel.uha.fr
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
Franz Hellens
coco4649   06 mai 2016
Franz Hellens
Tous ces endroits carrés murs hauts ou bas

On y laissait tomber sur tous les sièges

Cette fatigue de trottoir d’air et de brique

Dont chaque pas s’embarrassait dehors.



Vienne : une chambre sans fenêtre dont la porte

Mordait, le lit de fer n’était pas assez grand

Pour contenir un besoin de pleurer

Et pourtant j’ai vécu dans ce faux jour d’éclipse.



À Nice j’habitais un pavillon cruel

Qui pesait sur la tête, où l’ombre était si dure

Qu’on s’y cognait, mais les bras d’une vigne

M’ont rappelé qu’il n’est pas d’ombre sans chaleur.



Te souviens-tu de cette fenêtre têtue,

Dans une chambre d’Amsterdam ? tu ne pouvais

Dormir parce qu’en face de l’hôtel la Bourse

Jour et nuit s’étalait comme un quartier de chair.



Un peu partout j’ai de ces souvenirs de plâtre,

De papiers peints, de quatre murs, amis carrés,

Étroits, meilleurs que les courbes jardins,

Où j’ai pu sans témoin dévisser ma fatigue.



Amis carrés, étroits - Albin Michel

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Franz Hellens
coco4649   27 septembre 2020
Franz Hellens
LE CHIEN NOIR







Ce chien noir qui me suit, jamais à mes côtés,

Tout derrière collé à mes pas

Comme une ombre qu'on ne voit pas,

Pourtant certaine,



Tellement basse qu'en me penchant

Je ne saurais l'atteindre

De la main ni l'écraser du pied,

Chien noir sans chaîne ni collier,



Il est là, je l'entends, je le sens

Avec ses mille pattes canines,

Il fait derrière moi un sombre bruit de pluie

Et m'enfonce au mollet sa dent de sacristie.



Car c'est un chien dévotieusement méchant,

De ces chiens qui mordent par derrière,

Je ne l'appellerai d'aucun nom de baptême

Il me rirait au dos, tout en marchant,



Le chien noir de ma vie terrestre monotone

O que ma tête vite se dégage

De mon corps qui fait ombre à mes pieds,

Tache d'encre, chien noir, vite, arrachons la page.



                                   1948.

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Franz Hellens
coco4649   03 janvier 2020
Franz Hellens
Le puits confidentiel





Je t’aperçois, Una, comme la vasque

Le nénuphar, l’étoile au ciel

Et tout au fond du puits le sel

Qui brille d’un éclat fantasque,



Plus tendre que le nénuphar

Plus éclatante que l’étoile

Heureuse comme le hasard

Qui nous prit dans sa voile.



L’éclipse peut noircir le ciel

Et la brume inonder la terre

Rien ne me prendra ta lumière

Au fond du puits confidentiel.

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coco4649   07 mai 2016
Amis carrés, étroits de Franz Hellens
MAISON AU SOLEIL





La maison a neuf fenêtres, cinq en haut

Et quatre en bas, plus la porte, les volets

Sont fermés à cause du soleil car le mur

De façade peint à la chaux est tourné

Au midi sur un coteau devant la mer.



L’ombre de la corniche tombe à mesure

Que le soleil remonte et couvre les cinq

Fenêtres de l’étage, mais à six heures

Elle oblique vers la gauche et disparaît

Peu à peu jusqu’au déclin de la lumière.



Les ailes doubles des neuf volets jamais

Ne s’ouvrent que de huit heures du matin

Jusqu’à dix heures, et c’est pendant ce temps

Très court que la maison regarde la mer

Avec ses neuf fenêtres noires sans reflets.

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Tandarica   13 juin 2015
La comédie des portraits de Franz Hellens
Je voudrais comme l'antique animal qui a pris nom d'homme, entrer ne fût-ce que la seconde de l'éclair dans le mythe, perdre ma condition humaine pour survoler le contenu et l'aspect physique de cette banale aventure qu'est la vie.
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coco4649   13 octobre 2020
Amis carrés, étroits de Franz Hellens
FENÊTRE







Les plus belles fenêtres que l'on voit

Toutes prêtes pour admirer la rue

Comme les dames au balcon

D'un remuant théâtre



Ne peuvent me faire oublier

Un carré dans un autre carré de muraille

qui regardait la crasse du trottoir

Et ne semblait pas mépriser la vie.



Pourtant sur six carreaux

Lavés au moins par quelques pluies

Cinq étaient morts pulvérisés

Le sixième portait une crevasse.



Je passais à l'instant où grouillait le soleil

Dans le verre attentif du sixième

Les cinq autres me dirent au revoir

Avec toute l'ardeur de leurs ténèbres.
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GribouilleChat   16 mai 2009
Le double et autres contes fantastiques de Franz Hellens
"Ne savais-je pas que tout se révèle et que tout s'accomplit en rêvant? C'est le rêve qui donne la solution des problèmes. L'homme qui rêve révient à la réceptivité de l'être primitif. "L'animal ne pense pas, il rêve", dit Alfred de Vigny. C'est en lui que l'esprit veille dans sa pureté." (p.203-204)
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rkhettaoui   14 janvier 2013
Les filles du désir de Franz Hellens
Une clef dans la poche annonce de grands horizons; en fermant une porte derrière soi on ouvre tout l'avenir insoupçonné.
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oliviersavignat   15 juin 2020
Herbes méchantes et autres contes insolites de Franz Hellens
Il possédait un esprit méthodique qui excluait toute parenthèse imprévue de ses discours; de sorte que l'ennui en suintait comme d'un mur. C'était pire encore lorsqu'il parlait à sa femme devant le monde, car alors il donnait à sa voix une inflexion de douceur satisfaite, dont les autres seuls étaient dupes; ou bien il employait l'ironie et se permettait des plaisanteries enflées comme des baudruches, que la moindre réplique de sa femme eût crevées d'un seul trait et qui faisaient s'esclaffer ses voisins.



Le dompteur de voix sauvages
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Aunryz   21 décembre 2020
Mélusine ou la robe de saphir de Franz Hellens
En débarquant sur la côte d’Afrique, nous vîmes une foule de gens, aux costumes brillamment colorés, qui avançaient comme en pèlerinage. Ces hommes parlaient toutes les langues ; leur marche ne faisait aucun bruit sur le sable, mais leurs voix unies formaient des fanfares dont les sons se prolongeaient jusqu’aux déserts voisins.

Mélusine traversa comme une flèche le cortège, m’ouvrant une voie facile, et nous nous trouvâmes avant la nuit dans une complète solitude. Un inconnu, qui s ’était détaché de la foule, nous accompagnait. Il nous annonça qu’il nous ferait voir un prodige. En effet, après quelques heures de marche, nous aperçûmes un spectacle inattendu dans le vide accoutumé du désert. Devant nous se dressait une imposante cathédrale à deux tours carrées, sombres, presque noires. De loin, on pouvait la croire tout entière en bronze. Les rayons du soleil africain, avant de disparaître, embrasèrent un moment l’édifice ; toutes les arêtes se colorèrent en rouge, depuis les contours massifs de la base, l’immense rosace en cœur d’anémone et les balustres des pinacles, jusqu’aux sommets trop aériens pour être analysés. M’étant approché, je remarquai que cette cathédrale n’avait ni porches ni vitraux. On n’aurait su dire de quelle matière elle était faite. Ce n’était ni pierre ni métal. Tout ce qu’on pouvait affirmer, c’est que le temps n’y avait jamais mordu.
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