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Note moyenne 3.37 /5 (sur 76 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Neuilly-sur-Seine , 1954
Mort(e) à : Paris , le 25/12/2003
Biographie :

Frédéric Berthet, né en 1954 à Neuilly-sur-Seine et mort à Paris le 25 décembre 2003, était un écrivain français.

Ecrivain français mort prématurément (49 ans) des suites de l'abus d'alcool. Il a été attaché culturel à New York. Il avait en projet un grand roman dont les fragments constituent "Journal de "Trève"" Jean Echenoz et Michel Déon étaient de ses amis.

Pierre Bayard, son camarade de la rue d'Ulm et son ami, dit de lui : « Il avait une aura fascinante, de par ses fréquentations prestigieuses : Barthes, Sollers, Julia Kristeva... Mais surtout, il était très drôle


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Video et interviews (2) Voir plusAjouter une vidéo

Frédéric Berthet : le retour de Bouvard et Pécuchet
Olivier BARROT, dans un jardin, présente le roman de Frédéric BERTHET : "Le retour de BOUVARD et Pécuchet". Les deux héros envisagent de se lancer dans la politique et l'écriture, en vain.
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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
Frédéric Berthet
Bookycooky   16 juin 2018
Frédéric Berthet
....au fond la vie conjugale réserve bien des mystères – dont on se demande si certains sont nécessaires .
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Frédéric Berthet
lecassin   11 janvier 2018
Frédéric Berthet
Il est infiniment probable qu'on ne meurt pas d'une maladie, d'un accident, voire de vieillesse : je prétends au contraire de ce qu'on a pas vécu.
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nadejda   06 février 2018
Paris-Berry de Frédéric Berthet
La nuit des papillons



Avant de me retrouver ici, j'allais, l'année dernière, en Sologne.

Drôle d'endroit. Comme une réserve sans Indiens.

Je déconseille.

Une nuit, cependant, sur un pont au-dessus de la Loire (ce qui n'est déjà plus du tout la même chose), en voiture et en mai, dans la lumière de mes phares, je ne vis plus rien qu'une pluie blanche, tourbillonnante, vraiment une neige, une tempête de neige -- en mai ?

Des millions d'éphémères couvraient le pont. Une éclosion. Un tapis. Des milliards. Dix centimètres sur la chaussée.

Ce qu'on appelle dans l'Indre : la nuit des papillons, et n'arrive qu'une fois l'an.



p34-35 Edition La petite Vermillon
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Bookycooky   08 février 2019
Daimler s'en va de Frédéric Berthet
Tu comprends, dissertait-il, il faut avoir une notion précise de la relativité des choses. La relativité des choses est immense. Tout est totalement relatif- fortune, beauté, échec, succès désastre ...- Tout est relatif à un point qui est complètement dingue. Complètement .....tu disais comment déjà ?....

-Insortable ?

-Voilà triomphait Raph, insortable. Tout est relatif à un point complètement insortable......

Et c’est bien la raison , concluait-il sans transition, pour laquelle il faut sans cesse se placer du point de vue de l’absolu pour tenir le coup et ne pas se faire avoir.
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nadejda   17 février 2018
Journal de Trêve de Frédéric Berthet
J'aime ce qui n'a pas d'avenir, et n'a pas eu le temps de s'inventer un passé. Toutes les fois qu'il m'est arrivé quelque chose, j'ai souhaité presque malgré moi : pourvu que cela ne dure pas, car souvent tout ne dure que de notre incapacité à l'interrompre.

(...) s'en aller comme on regarde le temps passer dans une chaise longue... Dans le même calme feint : la même élégance.

p 31-32
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aleatoire   12 juillet 2020
Simple journée d'été de Frédéric Berthet
On dîna seul sous surveillance, aux terrasses fleuries, on voyagea accompagné dans les villes étrangères, et les rencontres se multiplièrent. On eut quelques amis, que l'on perdit, et qu'on revit : ils sont restés comme ils étaient. On apprit le mariage d'une adorable blonde partie vivre outre-mer. Les années passèrent, c'est-à-dire qu'il fallut diviser par quatre le nombre des saisons. De tout ce temps, aucune mort ne fut à déplorer, quoique régulièrement, à la fin d'une journée un peu plus silencieuse, on crut pouvoir penser qu'une période s'achevait, et elle s'achevait en effet : ainsi sommes-nous chassés lentement.
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aleatoire   17 juillet 2020
Simple journée d'été de Frédéric Berthet
- J'ai des pressentiments. Ce que tu vois dans l'immeuble d'en face a toujours l'air enviable, mais quand tu t'y trouves, tu as envie de sauter par la fenêtre. Je connais un conseiller d'Etat qui a eu une crise mystique et a failli se faire écraser par un autobus. Puis il est resté conseiller d'Etat. Je connais des gens qui se sont délabrés à essayer de se ressembler, et d'autres qui doivent changer de voiture tous les deux ans pour savoir qu'ils existent. Tu te souviens de la fois où tu m'as demandé ce que faisaient les gens dans leurs appartements ? Je t'ai répondu : ils vont de pièce en pièce, et c'est la meilleure réponse qu'on puisse faire. Je vois des gens qui se plaignent de vieillir, de ne plus pouvoir monter les escaliers aussi bien qu'avant : mais les âmes s'usent encore plus vite que les corps.

Il lui prit la main.

- Tu ne trouves pas qu'on est bien ?

- On est parfaitement bien.

Ils soupirèrent d'aise. Le soleil mettait artistiquement la dernière touche à leur teint exotique.
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Annette55   17 février 2019
Daimler s'en va de Frédéric Berthet
«  Tu comprends, dissertait - il, il faut avoir une notion précise de la relativité des choses.Tout est totalement relatif—-fortune, beauté , échec, succès , désastre .....

Tout est relatif à un point qui est complètement dingue.....

Complétement ......tu disais comment , déjà ? »
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aleatoire   27 octobre 2015
Daimler s'en va de Frédéric Berthet
Tu ne peux pas savoir, répétait-il avec allégresse, la quantité de résignation que les gens portent en eux. Dans les dîners, il traquait les résignations. Quand il en avait levé une, il l'abattait d'un coup de fusil imparable.
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aleatoire   27 octobre 2015
Daimler s'en va de Frédéric Berthet
la solitude des grandes villes aux dernières heures de la nuit est si régulière qu'on la croirait préméditée. [...]

Mourir était devenu pour lui la seule aventure qu'il ait à sa disposition. [...]

Il regarde les objets qui l'entourent et l'entoureront encore s'il meurt à l'instant. Il supprime les rares indices pouvant prêter à interprétation. Il regarde les livres (n'en laisser aucun ouvert, toute page pourrait devenir compromettante), il regarde les clés de voiture, il regarde le téléphone. C'est un téléphone superbe et son clavier donne envie d'appeler. Peut-être donne-t-il aussi envie de répondre.
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