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Note moyenne 4.06 /5 (sur 456 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1972
Biographie :

Frédéric Paulin est un grand raconteur d’histoires et un dialoguiste incisif, au style audiardesque, mais aussi un journaliste indépendant, fondateur du journal satirique rennais Le Clébard à sa mémère. Il a été professeur d'histoire et géographie en collège et lycée.

Il a publié aux éditions des Perséides, en 2009, "La Grande Déglingue", un premier roman tonitruant et mélancolique sur la boucherie qu’a été la Première Guerre mondiale.

Depuis de nombreuses années, il vit à Rennes, ville dont il aime les bistrots, les forêts et la proximité avec Saint-Malo et ses bords de mer.

Source : http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/
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Des gens qui lisent : Pour ce 2e portrait d'artiste, Frédéric Paulin a répondu à nos questions. Il est l'auteur, notamment, de la brillante trilogie "La Guerre est une ruse" publiée chez Agullo éditions. Il était venu à la rencontre de nos lecteurs l'année dernière, à l'occasion de la parution du tome 1 de cette trilogie fascinante sur l'histoire du monde contemporain, un roman noir et haletant sur l'origine du mal...

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Citations et extraits (93) Voir plus Ajouter une citation
nicokykkoduq   07 juillet 2021
Prémices de la chute de Frédéric Paulin
On ne se prépare pas à la guerre.

Parfois on s'est entraîné, parfois on s'est armé, parfois on a dressé des plans d'attaque ou de défense, mais rien ne prépare à la guerre. À l'absence d'issue, à la violence totalisante, à la peur qui vous paralyse, à l'avenir qui n'est plus que hasard. Il n'y a pas de préparation à la guerre, il n'y a que des mensonges qui poussent les hommes à y partir.

On ne se prépare pas à la guerre.

On fait face, au dernier moment.
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nicokykkoduq   09 juillet 2021
Prémices de la chute de Frédéric Paulin
[...] même lui sait que quand les livres brûlent, les hommes meurent.
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nicokykkoduq   10 juillet 2021
Prémices de la chute de Frédéric Paulin
Toute chose a une fin. La vie, l'amour, la peur, la joie.

La guerre et la paix aussi.

Toute chose.
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Bazart   26 mars 2020
La guerre est une ruse de Frédéric Paulin
" Je pense que les militaires ont créé le GIA et que leur créature risque de leur échapper »
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SPOUNY   25 avril 2020
La guerre est une ruse de Frédéric Paulin
Le plus terrible, c’est l’absence du lien avec l’extérieur. C’est comme être dans l’antichambre de la mort.

(p.82)
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Charybde2   22 janvier 2021
Prémices de la chute de Frédéric Paulin
En France, les médias parlent des bons Bosniaques et des mauvais Serbes. Des journalistes occidentaux font de rapides passages sur place et en tirent des papiers manichéens. Et puis, que donnent à voir de ce conflit les véritables « voyages organisés » pour personnalités politiques et intellectuelles ? Les Danièle Mitterrand, Barbara Hendricks, Bernard-Henri Lévy et tous les autres avaient-ils seulement le désir de comprendre ce qu’il se passait ici ? Benlazar a appris à Sarajevo que tout n’est pas si simple.

La guerre civile a immédiatement infiltré le centre-ville, comme une vague de boue qui pénètre partout. D’abord les balles des snipers et les obus serbes qui frappaient au hasard. Puis les mafias. Celles-ci sont toujours à l’œuvre. Un conseiller de ce qui reste du consulat français a expliqué à Benlazar que sur le kilo de nourriture distribué par jour et par habitant, seuls 160 grammes parviennent effectivement à l’habitant, le reste est revendu à l’extérieur de la ville. Lorsqu’il parle avec les locaux, le Français comprend aussi que les tensions communautaires ne se sont pas tues : une haine féroce oppose les Sarajéviens, urbains, aux paysans des alentours. Pour ces derniers, la ville était le lieu de l’invasion arabe – l’est toujours.

Cette invasion arabe n’est pas seulement un fantasme de paysans arriérés.

Pour sortir de Sarajevo, Benlazar n’emprunte plus le tunnel qui passe sous les pistes de l’aéroport. Il prend un 4 x 4 du consulat. Il a pour mission de surveiller le bataillon des volontaires islamistes internationaux, basé dans la ville de Zenica.

Des habitants lui ont assuré que des Français appartenaient à la brigade El Moudjahidin. Un ancien de la brigade, moyennant quelques dollars, a balancé des noms. Benlazar a établi et transmis à la Boîte des « fiches blanches ». Ces fiches de signalisation sont au nom de Lionel Dumont, Mouloud Bouguelane et Christophe Caze. Dans ses rapports, Benlazar note aussi les effectifs de la brigade – un millier de fondamentalistes, pour la plupart bosniaques, afghans ou arabes, et quelques Européens – et leurs déplacements. À Zenica, il a appris que ces hommes étaient sous la coupe d’émirs venus du Maghreb, d’Iran, d’Egypte et d’Afghanistan. Il a tenté d’alerter la direction de la DGSE. En vain. Paris est confiante : les accords de paix avancent et, après la guerre, ces moudjahidine retourneront chez eux, à leur vie d’avant. Benlazar n’en revient pas : toujours cette même vue à court terme des renseignements français. Lui, il sent les choses, il flaire cette odeur de djihad. Et Zenica, Sarajevo, c’est déjà l’Europe.
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chambrenoire   14 mars 2021
La guerre est une ruse de Frédéric Paulin
Un jour prochain, il ne rentrera pas. C'est à ça qu'elle songe en regardant la porte. Elle ne sait pas comment elle fera sans lui, elle refuse d'y réfléchir.
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le_chartreux   18 décembre 2020
La fabrique de la terreur de Frédéric Paulin
Derrière [les attentats] il y a les Saoudiens et les Qataris. D'un côté, ils financent le terrorisme, de l'autre ils sont propriétaires du PSG. Alors on fait quoi, nous dans ce merdier ?

(p. 228)
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Charybde2   28 décembre 2020
La guerre est une ruse de Frédéric Paulin
Benlazar observe ses supérieurs en essayant d’ouvrir son œil poché.

– Alors, ça y est : vous croyez que ça peut péter en France, c’est ça ?

L’idée lui paraît irréelle. Mais le visage de Bellevue ne laisse pas de doute.

– Tu n’as pas idée de ce à quoi on se prépare, Tedj.

– Enfin, disons que tous les scénarii sont envisagés, précise Chevallier dont le regard s’est troublé. Rien n’est certain et pour l’instant, messieurs, la position officielle est que la crise algérienne est bien un problème algéro-algérien, comme vous dites, commandant.

Bellevue referme lentement le dossier. Il avale sa salive comme si les mots à venir lui faisaient mal à la gorge.

– Il nous faut des preuves qui confirment ou infirment l’hypothèse que le pouvoir algérien pourrait avaliser cette traversée de la Méditerranée, tu vois ?

Chevallier transpire-t-il un peu face à ce qui se raconte devant lui ? A-t-il le sentiment qu’il va à l’encontre de la position officielle ?

Benlazar accepte de retourner en Algérie, d’essayer de trouver ces preuves, mais il a du mal à avaler que ses chefs, ces aveugles au milieu du champ de bataille, l’envoient au casse-pipe aussi facilement.

– Vous allez croire que je suis la proie des idées fixes, mais en ce qui concerne la double tentative de meurtre qui nous a visés, le commandant et moi, on en reste donc là ? Je vois. Que quelqu’un ait sans doute flingué Stein, essayé de t’avoir dans le parking de ta résidence et tenté de me descendre dans la Casbah, ça ne pose aucun problème ? Que ce quelqu’un soit peut-être la sécurité militaire ou le DRS, ça ne dérange personne, ici ou plus haut, à l’Élysée, par exemple ?

Bellevue et Chevallier fixent leur subordonné comme s’ils attendaient la fin d’une bonne blague.

– Deux ressortissants français se font tuer, on cible des agents de la DGSE, et on continue comme avant ? – On vous a dit ce que l’on savait, lieutenant, lâche le colonel en se dirigeant vers la sortie. Le DRS et la sécurité intérieure ne sont pas responsables de ces agressions. Pour nous, c’étaient de petits voyous, rien d’autre.

Benlazar éclate de rire. Ça ne plaît pas à Chevallier.

– Faites pas trop chier, parce que vous êtes sur la corde raide.

Il toise les deux hommes, le regard sombre.

– On est tous sur la corde raide, apparemment.

Il disparaît dans le couloir.

Lorsqu’ils sont seuls, Bellevue se lève de son fauteuil.

– Disons qu’ici et plus haut, à l’Élysée, par exemple, on n’a pas franchement la main. Ou plutôt que la main que l’on a, ce n’est pas vraiment une quinte flush et qu’on n’a pas envie de se retrouver à poil, tu vois ? Je veux dire : on ne sait pas qui a voulu nous descendre et c’est l’un des risques de notre métier.

Benlazar voit : la France, cette grande puissance diplomatique, laisse ses agents se faire flinguer et ça fait partie du jeu. Mais s’il regarde au fond de lui, l’affaiblissement de la puissance française n’a pas de prise sur lui : oui, il va risquer sa vie en retournant en Algérie, oui, ses chefs sont loin de maîtriser la situation. Mais il voit seulement le soleil au-dessus de Blida, le kiosque de la place Toute, le marché couvert de Placet Laârab… Il hume déjà le parfum des rosiers qui fleurissent la ville, des citronniers et du chèvrefeuille. Il a hâte.
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paulmaugendre   20 mai 2018
Les cancrelats à coups de machette de Frédéric Paulin
-Tu ne lis pas de polars, hein ? raille gentiment D’entrerroches.

-Non, ça m’emmerde : il y a toujours un sérial killer, des complotistes francs-maçons ou nazis, et un vieux flic bourru qui mène l’enquête accompagné d’une jeune fliquette reubeu qui le trouve terriblement sexy. Ça m’emmerde, si tu savais.

-Tu as dû lire de mauvais polars.

-J’ai pourtant essayé de me fader ceux qui se vendent le mieux, les trucs qui font la une des magazines chaque année.

-C’est bien ce que je dis : tu as lu les mauvais polars.
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