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Note moyenne 3.49 /5 (sur 61 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Madison, Wisconsin , le 17/05/1908
Mort(e) à : Grasse, France , le 02/06/1989
Biographie :

Frederic Prokosch est un écrivain américain. Romancier, poète, critique littéraire, il était aussi traducteur.

Né de parents autrichiens, son père était professeur d'allemand à l'Université Yale jusqu'à sa mort en 1938.

Il a fréquenté plusieurs universités de par le monde, aux États-Unis, mais aussi en France, en Angleterre, en Allemagne et en Autriche, et fut professeur d'anglais aux universités Yale et de New York.

Frederic Prokosch étudia d'abord au Haverford College de Yale, puis en Angleterre, à King's College (Cambridge). Il était aussi joueur de tennis, et représenta Yale aux Championnats de squash de l'État de New York en 1937.

Il rencontra le succès avec ses deux premiers romans "Les Asiatiques" (The Asiatics, 1935) et "Sept fugitifs" (The Seven Who Fled, 1937).

Durant la Seconde Guerre mondiale, Prokosch fut attaché de la légation américaine en Suède et au Portugal, et il resta en Europe à la fin des hostilités. Il mena une vie itinérante, surtout en Europe, rencontra beaucoup de figures littéraires de son temps, dont certaines apparaissent dans ses mémoires" Voices: A Memoir", publié en 1984.

Il a consacré sa vie au voyage, avec une prédilection pour l'Europe et l'Asie. Son œuvre, considérable et riche le place parmi les plus grands.
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Source : wikipedia
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Video et interviews (2) Voir plusAjouter une vidéo

Frédéric Prokosch : Un chant d'amour
Olivier BARROT présente un livre de Frédéric PROKOSCH : "Un chant d'amour" et parle brièvement de l'auteur.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Malaura   14 octobre 2012
Ulysse brulé par le soleil de Frederic Prokosch
Ferme tes yeux ma chérie,

Laisse tes bras reposer enfin.

Le lac de la déception est tranquille

Le vent du désir a soufflé,



Les vagues sur les sables désespérés

Remplissent mon coeur et raccourcissent mes jours,

Sous les caresses de tes mains vagabondes

Toutes mes douleurs s'évanouissent.
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Malaura   04 octobre 2012
Ulysse brulé par le soleil de Frederic Prokosch
L'orme laisse pendre ses bras, sur la colline

La chaumière fume. Les moutons sont en fleurs

Eparpillés dans la prairie: doucement

Les rayons du soleil déclinent:



Septembre: ah mais, à jamais ces atmosphères, ces heures

Mûriront sans moi, paisibles les amours

Partagées, la fidélité

Les longs jours calmes



Maintenant à jamais au coeur du souvenir perdu

Où ce regard fixe et bleu

Brûle encore: adorable

Encore, perfide toujours.
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Malaura   08 novembre 2012
Ulysse brulé par le soleil de Frederic Prokosch
Il nous faut encore découvrir et supporter l’éphémère

De la jeunesse resplendissante et la fuite

Irrémédiable des délices, nos vallées adorées,

Nos vagues, et s’étonner. Jupiter miroite,

La nuit est humaine et tranquille. La lune

Pose sa lueur monastique sur les légendes des forêts.

On entend un appel, la vie. Et les voix mobiles

De l’oublié deviendront ma forêt, ma légende.

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Malaura   26 octobre 2012
Ulysse brulé par le soleil de Frederic Prokosch
L'une après l'autre, les ombres de l'amour

Tombaient sur le dormeur nu à mon côté.

Une veine bleue palpitait, c'était le plein minuit.

"Cela - pensai-je - est tout mon bien.

Après, je n'ai plus rien." Cette pensée étrange

En entraîna d'autres dans mon esprit de minuit,

"Rien". Le lierre à minuit se plaignait sous la pluie.

"Rien que les os; rien que les rochers, le vide, les grottes".
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Malaura   30 septembre 2012
Ulysse brulé par le soleil de Frederic Prokosch
Les poupées



Je les ai trouvées gisant sur le rivage,

Formes tendres, des lèvres perlées et des yeux en amande:

Nuit après nuit à mes côtés leurs mains implorent

Des grâces attendrissantes.



Elles s'insinuent dans ma nuit secrète

Avec leurs bras pâles et terrifiants

Et offrent avec un plaisir sombre

Leurs charmes subtils et suicidaires.



Doucement elles me susurrent

Des folies à moitié exprimées,

Et quand je rêve à la mort je trouve

De petites larmes de verre sur mon lit.



Ce sont les enfants du désir,

Elles vivent de peur, elles sont mes pensées,

Cachées aux yeux de feu,

Elle sont les furies de mon sommeil.
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Frederic Prokosch
tynn   02 juin 2017
Frederic Prokosch
Pour être véridique, on doit toujours mentir un peu, tout comme on doit pour mentir être un peu véridique.
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Cath36   28 décembre 2011
Les conspirateurs de Frederic Prokosch
Il ne s'était jamais senti aussi proche du monde, il: ne s'était jamais senti aussi désespérément seul. Jamais si peu d'images ne lui en avaient évoqué autant. La réponse à toutes les questions se trouvait partout où se portait son regard.

Puis à nouveau, le silence ; un silence tendu, tournoyant qui ressemblait au vertige.

Tout juste un bruit, un seul, qui se rapprochait lentement. Qu'est-ce-que c'était ? Quelque chose comme le rythme de pas furtifs dans un couloir vide.

Soudain, à nouveau sur le qui-vive, il s'éloigna rapidement de la criée et passa devant l'église pour rejoindre les jardins publics où commençait l'Esplanade. Celle-ci était absolument déserte. La lune se reflétait de façon saisissante sur le sol de mosaïque blanche, sauf aux endroits où l'ombre des palmiers projetait des étoiles d'encre. Il s'arrêta, l'oreille aux aguets.
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Cath36   26 décembre 2011
Les conspirateurs de Frederic Prokosch
"Pour sentir le prix de la vie, l'homme doit aussi, par quelque paradoxe primitif, aspirer à tuer et à mourir pour elle. Quand une race, ou une culture, perd ce désir, elle a déjà commencé à périr. Les sauvages sont là, qui observent et attendent dans la jungle... Une seule chose nous sauvera, ajouta le Norvégien. Le feu divin des gens. Des mots comme Liberté ne nous sauveront que lorsqu'ils seront tournés vers l'avenir, et non vers le passé. Quand ils seront tournés vers l'action, et non vers le souvenir. Quand ils seront tournés vers la violence, l'enthousiasme et le changement, et non vers la prudence et l'instinct de conservation. Quand les hommes seront prêts à mourir pour de telles valeurs."
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Cath36   28 décembre 2011
Les conspirateurs de Frederic Prokosch
Et pourtant, en son for intérieur, il sentait commencer à poindre une joie profonde et apaisante. Il m'a été montré plus de choses aujourd'hui qu'en trente ans d'existence, se dit-il. j'ai vu le désordre et la joie, la vigueur et la lassitude, l'abnégation et l'amour, la corruption et la désolation. Et j'ai appris deux choses. Les hommes deviennent ce que leur fonction fait d'eux dans la société. Ça ne souffre pas d'exception. Nul ne peut effacer l'empreinte que les relations humaines gravent dans l'âme. Et l'homme ne peut vraiment connaître quiétude, force et lucidité que lorsque cette empreinte se trouve régie par le don de soi. Ce n'est que lorsqu'il aime quelque chose en dehors de lui-même plus que lui-même que sa vie prend vraiment un sens, et que ses actes peuvent revêtir une certaine dignité. Ce n'est que lorsqu'il est prêt à mourir pour quelque chose de plus grand que lui-même, qu'il peut devenir un homme véritable, qu'il peut devenir un héros, qu'il peut découvrir l'immortalité et jouer un rôle dans l'histoire.
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Cath36   28 décembre 2011
Les conspirateurs de Frederic Prokosch
Ni l'un ni l'autre n'ajoutèrent un mot. Elle était incapable de pleurer. Elle était bien au-delà des larmes. Elle se sentait plus vieille, de bien des années, que l'homme à côté d'elle. Elle avança le bras une deuxième fois et, avec un sentiment très proche de l'amour, au-dessus de la compréhension, au-dessus du pardon et au-delà du chagrin, elle plaça sa main sur la sienne.
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