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Note moyenne 3.8 /5 (sur 27 notes)

Nationalité : Japon
Né(e) à : Shimonoseki , le 31/12/1903
Mort(e) à : Tokyo , le 28/06/1951
Biographie :

Fumiko Hayashi est une écrivaine et poétesse japonaise.

Issue d'une famille extrêmement défavorisée, ses parents étant marchands ambulants, elle passa une enfance misérable sur les routes du Japon avant de monter à Tokyo à dix-huit ans.

Elle fréquente alors les milieux de l’avant-garde littéraire et artistique tout en faisant divers petits métiers pour vivre.

La pauvreté continue de la poursuivre et marquera durablement son œuvre, ainsi que sa vie amoureuse tumultueuse. Plusieurs hommes partagèrent sa vie avant son mariage avec le peintre Rokubin Tezuka en 1926.

En 1928, elle publie son premier roman, largement autobiographique "Journal d'une vagabonde". Ce fut un succès qui la sortit enfin de sa situation précaire. Elle devient ensuite correspondante de guerre durant la période impérialiste du Japon et enchaîne les commandes pour divers journaux et revues.

L'après-guerre représente pour Fumiko Hayashi ses années de maturité. Elle signe alors ses plus grands chefs-d’œuvre, dont beaucoup sont adaptés au cinéma par Mikio Naruse.

Parmi ses œuvres majeures figurent "Les yeux bruns" ("Chairo no me", 1948), "Nuages flottants" ("Ukigumo", 1950).

Hayashi Fumiko s'attache, dans ses ouvrages, à la vie des petites gens, aux bas-fonds, ... Après la défaite de 1945, elle se concentre sur le destin bouleversé par la guerre de ses personnages, plus particulièrement ses héroïnes.

Son premier roman autobiographique a été porté trois fois au cinéma: en 1935, en 1954 et en 1962.

Elle décède à quarante-huit ans d'une crise cardiaque sans doute à la suite d'un excès de travail.

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Source : Wikipedia, Editions Picquier
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Bibliographie de Fumiko Hayashi   (2)Voir plus

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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
dourvach   12 mars 2022
Nuages flottants de Fumiko Hayashi
Tomioka suivait ses propres pensées, qui devenaient peu à peu lourdes comme des pierres. [...]

Il imagina sa propre silhouette sous la forme d'un nuage flottant. Un nuage errant au gré du vent qui, un jour, quelque part, insensiblement, disparaîtrait.



[林 芙美子 / HAYASHI Fumiko, 浮雲 / "Ukigumo" / "Nuages flottants", 1951 — traduit du japonais par Corinne Atlan pour les éditions du Rocher (Monaco/Paris), 2005 ; rééd. éditions Philippe Picquier (Arles), coll. Picquier Poche", 2012 — chapitre 67, page 487, lignes finales]
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dourvach   22 novembre 2021
Nuages flottants de Fumiko Hayashi
Tomioka avait vidé une bonne partie de la bouteille de saké.

— A Dalat, je buvais souvent du sherry...

Yukiko avait fini de manger et s'était refait du café. Tout en observant Tomioka qui continuait à boire en discourant tout seul, elle regardait avec résignation le niveau de la bouteille diminuer. L'alcool était sans doute une sorte de drogue pour Tomioka. Même avec le meilleur travail qui fût, s'il continuait à boire de la sorte, aucun salaire ne pourrait lui suffire. Yukiko ressentait envers Tomioka de la colère plutôt que de la pitié. Il se noyait tellement dans l'alcool qu'il lui devenait impossible de réfléchir sérieusement aux choses, ou d'avoir la force d'en discuter. Son visage avait complètement perdu le teint luisant de santé et de jeunesse qu'il avait à l'époque de l'Indochine. Il était émacié et paraissait exténué.



[林 芙美子 / HAYASHI Fumiko, 浮雲 / "Ukigumo" / "Nuages flottants", 1951 — traduit du japonais par Corinne Atlan pour les éditions du Rocher (Monaco/Paris), 2005 ; rééd. éditions Philippe Picquier (Arles), coll. Picquier Poche", 2012 — Chapitre 33, page 241]
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art-bsurde   06 octobre 2015
Nuages flottants de Fumiko Hayashi
Dans les vapeurs de l'ivresse, il oublia tout ce qui avait précédé son arrivée sur cette île, et l'illusion d'y avoir toujours vécu s'empara de lui. La pluie tombait de plus en plus drue, une véritable tempête. L'eau coulait à torrent dans les gouttières avec un bruit de percussion. Tomioka avait l'impression qu'ici, toute pensée devenait inutile, seule comptait la vie, dans ce qu'elle avait de plus brut. Il continua donc à boire sans penser à rien.
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dourvach   01 novembre 2021
Nuages flottants de Fumiko Hayashi
Le vent sauvage de la montagne grondait dans la nuit en rasant l'auvent de l'établissement de bains.



[林 芙美子 / HAYASHI Fumiko, 浮雲 / "Ukigumo" / "Nuages flottants", 1951 — traduit du japonais par Corinne Atlan pour les éditions du Rocher (Monaco/Paris), 2005 ; rééd. éditions Philippe Picquier (Arles), coll. Picquier Poche", 2012 — chapitre 30, page 220]
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art-bsurde   04 octobre 2015
Nuages flottants de Fumiko Hayashi
Il continuait à boire, en grignotant les bouts d'oignons frais et les pousses de bambou qui parsemaient les nouilles refroidies. « Comme ma vie est pitoyable », songea-t-il, tout en commençant à se trouver comique. Tout le monde, se disait-il, croyait avec le plus grand sérieux vivre des tragédies répétées, mais il doutait que quiconque, depuis des milliers d'années, eût vécu une seule véritable tragédie, propre à enrichir l'humanité. La vie des hommes n'était qu'une succession de farces. Les hommes vivaient, le cœur tremblant, des comédies pleines de désordre et de confusion. Brandir le spectre de la justice était également une farce. Le bien et le mal ne pouvaient être que des bouffonneries. Les êtres humains vivaient en poussant chacun à l'extrême la logique qui lui convenait le mieux, dans une ambiance d'une drôlerie à pleurer de rire. C'est peut-être seulement devant la mort que, soulagé, on poussait enfin pour la première fois un soupir authentique.
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dourvach   04 décembre 2021
Nuages flottants de Fumiko Hayashi
— Ça ne t'est jamais arrivé à toi, de vouloir mourir ? C'est parce qu'on a envie de vivre qu'on songe à mourir. Je suis allé à Ikaho dans cet état d'esprit. Et je suis rentré à Tokyo en me disant que j'arriverais bien à m'en sortir d'une manière ou d'une autre. L'idée de mourir, je trouvais ça tellement triste, c'est pour ça que je bois autant. Je me suis rendu compte de mon manque de courage face à la mort, c'est pour ça que j'ai renoncé. Tout le monde, au moins une fois dans sa vie a envisagé de se suicider, non ?... Seulement nous, même pour mourir, nous avons une conscience qui nous gêne et dont nous ne pouvons pas nous débarrasser si simplement. C'est sûr, vu du ciel, une vie humaine c'est une bulle de savon , mais on est doté d'une certaine raison, on a de la vanité, on cherche à faire des effets... Un être humain ne peut pas devenir un pur esprit. On fait comme on peut avec ses contradictions et on se construit comme on peut ses petites joies dans la vie, voilà tout.



[林 芙美子 / HAYASHI Fumiko, 浮雲 / "Ukigumo" / "Nuages flottants", 1951 — traduit du japonais par Corinne Atlan pour les éditions du Rocher (Monaco/Paris), 2005 ; rééd. éditions Philippe Picquier (Arles), coll. Picquier Poche", 2012 — Chapitre 33, pages 243-244]
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kuroineko   08 février 2017
Nuages flottants de Fumiko Hayashi
Il imagina sa propre silhouette sous la forme d'un nuage flottant. Un nuage errant au gré du vent qui, un jour, quelque part, insensiblement, disparaîtrait.
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kuroineko   17 novembre 2012
Nuages flottants de Fumiko Hayashi
L'esprit humain était une chose si volatile et changeante, qui se transformait à chaque instant en fonction des miasmes de son environnement.
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kuroineko   08 février 2017
Nuages flottants de Fumiko Hayashi
Dès qu'on se quitte et qu'on ne se voit pas pendant deux ou trois jours, on a envie de se revoir. Je suis toujours en train de penser à toi. Je te déteste ou je t'adore... C'est insupportable, d'être humain. Il faut laisser passer encore un peu de temps, et la sérénité finira sans doute par venir, mais...
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dourvach   28 décembre 2021
Nuages flottants de Fumiko Hayashi
— Je ne peux pas le dire trop haut mais, tu sais, le commerce qui marche le mieux à notre époque, c'est la religion. La religion, c'est la seule voie de salut ! C'est presque drôle de voir le nombre de gens dans le doute qui viennent nous voir, grâce au bouche à oreille. Nous avons des magasins dans les environs du temple, et à la gare il y a un plan pour venir jusque chez nous. C'est drôle, tu verrais ! Tout le monde donne son argent de bonne grâce. Personne ne rechigne à donner de l'argent : c'est ça la force de la religion.



[林 芙美子 / HAYASHI Fumiko, 浮雲 / "Ukigumo" / "Nuages flottants", 1951 — traduit du japonais par Corinne Atlan pour les éditions du Rocher (Monaco/Paris), 2005 ; rééd. éditions Philippe Picquier (Arles), coll. Picquier Poche", 2012 — Chapitre 41, page 303]
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