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Note moyenne 3.69 /5 (sur 42 notes)

Nationalité : Roumanie
Né(e) à : Targu Ocna , le 02/04/1942
Biographie :

Gabriela Adameșteanu, née le 2 avril 1942 à Târgu Ocna, dans le județ de Bacău, en Moldavie, est une écrivain et journaliste roumaine.
Elle commence à écrire tardivement à cause de son dégoût pour l’obligation d’obéir au règne du « réalisme-socialiste ». Elle est l'autrice de trois romans et de deux recueils de nouvelles, et obtient quelques prix dans son pays où elle est souvent rééditée.
Entre 1991 et 2005, elle est commentatrice politique et rédactrice en chef de Revue 22, l’hebdomadaire du « Groupe pour le dialogue social » (formé par des dissidents lors de la chute de la dictature communiste).
Parlant couramment le français, elle est aussi la traductrice d’Hector Bianciotti et de Guy de Maupassant en roumain.

Source : wikipedia
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Bibliographie de Gabriela Adamesteanu   (7)Voir plus

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Gabriela Adameșteanu / LIFE ANEW. Writers Imagine the World after the Pandemic Romanian Cultural Institute New York Sous-titres en Anglais


Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
horline   19 août 2013
Situation provisoire de Gabriela Adamesteanu
Notre amour, promené de lits étrangers en lits étrangers, à l’abri des silences et des mensonges, tracassé par les soupçons réciproques et les désirs constamment ajournés, par l’habitude et le ressentiment, sous les yeux de ces femmes et de ces hommes qui nous épient. Nous parlons toujours en chuchotant, l’oreille collée à la porte, nous nous comprenons en échangeant des regards étrangers, ironiques, en cachette ! Combien de temps résisterons-nous de la sorte, et où tout cela nous conduira-t-il ?
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Tandarica   10 mars 2015
Vienne le jour de Gabriela Adamesteanu
C'étaient de grandes mains, tavelées, après tant d'années, la peau en restait tannée, ça datait de l'époque où il travaillait pour payer ses études, et plus tard, quand il y avait eu des réductions de postes, pendant la crise, lorsqu'il avait fait tous les travaux possibles avant, enfin, d'être embauché comme correcteur de nuit.
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5Arabella   21 février 2021
Une matinée perdue de Gabriela Adamesteanu
Elle s'est assise devant la glace en espérant y rencontrer quelqu'un d'autre. Chaque fois qu'elle s'approchait de la glace elle espérait, d'une façon toujours aussi confuse et absurde, s'y voir un jour elle-même, elle-même mais à l'image pourtant différente de celle qu'elle connaissait. Elle haïssait son visage depuis si longtemps, peut-être depuis la première fois qu'elle l'avait vu dans un miroir, ou peut-être depuis qu'on avait dit devant elle, sans se rendre compte qu'elle comprenait le français :

- Dommage ! Elle n'a rien de Sophie... Dommage qu'elle ressemble tant à son père... Mais elle fait de son mieux... elle est bien gentille...
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Tandarica   03 juin 2022
Fontaine de Trevi de Gabriela Adamesteanu
Vous, ceux qui sont partis, vous ne voulez rien reconnaître de bon dans ce qu'on a ici !
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Tandarica   18 avril 2015
Une matinée perdue de Gabriela Adamesteanu
Un matou efflanqué, pelé, miteux, sautait du poirier… Ah ! quel poirier c'était, quelles grosses poires juteuses il donnait ! Maintenant il est rabougri, sec, l'été dernier les chenilles l'ont dévoré. Tout se rabougrit, évidemment, vu qu'y a plus personne pour s'occuper des plantes. Plus une fleur ni un rosier depuis que Tudor est parti, depuis que Mme Ioaniu s'est éteinte… Et même depuis avant, depuis qu'elle tournait au gâtisme. Tant qu'elle a été valide, c'est elle qui s'occupait de la maison, elle qui s'occupait des fleurs et du kiosque. Elle qui faisait la loi, y en avait pas un qui aurait dit un mot plus haut que l'autre. Vu qu'ils savaient, cette tête de linotte d'Ivona et son ordure de mari, ils savaient que la maison, les tapis, l'argenterie et les bijoux qui restaient, tout était au nom de la vieille, tout lui appartenait et par-dessus le marché elle touchait une pension de veuve ! Son mari était mort au trou, à Sighet ou à Jilava ou à Piteşti, lui seul sait où il est mort, et pourtant elle avait fini par toucher une pension !
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5Arabella   20 février 2021
Une matinée perdue de Gabriela Adamesteanu
Il a toujours été ainsi, son homme, un mauvais coucheur. Elle, elle a une autre nature, elle tient de sa mère, gaie comme elle, ah ! si elle était tombée sur un homme pareil, un qui aime rire... Ça existe, ces hommes-là, mais alors ça cloche ailleurs, faudrait pas croire qu'y en ait un pour racheter les autres...
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pasiondelalectura   11 mai 2013
Une matinée perdue de Gabriela Adamesteanu
…”il fustige notre administration balkanique, notre désordre et notre retard séculaire, ce pays pourri qu’ est et que restera encore longtemps la Roumanie…” ( page 268).
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jmb33320   03 mars 2019
Une matinée perdue de Gabriela Adamesteanu
Elle penchée sur la machine à coudre, la vieille perchée sur ses coussins comme le roi Pétaud, et elle en racontait, elle en racontait… Vu que plus elle vieillissait, plus elle causait. Et toujours de son second mari, le Ioaniu. Des années durant, tant qu’il était en taule, elle n’avait même pas prononcé son nom, mais depuis qu’elle touchait une pension de veuve, y’en avait que pour lui. Au téléphone, elle répondait :

- Allô ! Ici Sofia, générale Ioaniu.

- Générale de mes fesses, qu’elle marmottait, elle.

Alors la vieille, toujours sur le qui-vive :

- Comment ? Qu’est-ce que vous dites, Vica ?

- Rien, j’ai rien dit. Je pestais après la bobine

- Bon, puisque vous n’avez rien dit…
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Tandarica   17 février 2016
Une matinée perdue de Gabriela Adamesteanu
–Nous sommes tous d'accord sur un point, à savoir qu'il y a en Roumanie plus de superficialité, de je-m'enfichisme et d'inconstance que dans les pays civilisés… Et moins de souci de ce qui est pourtant si important en politique : ménager les apparences. Car, on le sait, ce sont l'habileté pratique et les compromis qui font la politique. Tandis qu'exhiber en public les secrets des coulisses et prétendre en même temps être cru lorsqu'on brandit l'étendard des idéaux! Est-ce à cause de l'âge que je ne m'emballe plus pour n'importe quoi et que j'ai cette sensation de fatigue? Vous avez sans doute entendu parler du scandale survenu au club, où des membres honorables, certains d'un âge vénérable, en sont venus aux mains, ils se sont battus comme des chiffonniers…
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Tempsdelecture   07 octobre 2019
Vienne le jour de Gabriela Adamesteanu
La gare en rénovation était toute jaune de peinture fraîche, entre les montants rouillés des échafaudages. Je descendis lentement, ma valise à la main. Dans la foule, qui grouillait sur le quai, des femmes qui étaient passées chez le coiffeur avant d’aller à Bucarest poussaient, affairées, des enfants la bouche couverte d’un foulard. Par la porte ouverte du buffet s’échappaient ces relents aigres de vin qui m’étaient familiers depuis toujours. Des paysans en vêtements de laine rêche attendaient leur train, immobiles, à côté des bancs de bois peints en vert, encombrés de paniers et de cabas en plastique. D’un de ces cabas surgissaient les têtes de deux oies, au bout de leurs longs cous souples et blancs, qui avaient l’air sectionnés par la fermeture Éclair.



Je les ai vus, avant qu’ils ne m’aient repérée. Je ne sais pourquoi, une chaude compassion m’étreignait lorsque je me précipitai vers la petite barrière de métal, qu’ils n’osaient franchir, de peur de me manquer. Maman m’avait entendue l’appeler et s’est avancée vers moi, avec sa démarche assurée de femme seule depuis des années. Elle a pris un peu de poids, me dis-je en la regardant s’approcher, avant qu’elle me serre dans ses bras. Sa poitrine s’était arrondie et tendait son manteau gris râpé, aux poches usées, mais sous ses paupières alourdies de cerne, par manque de sommeil, ses yeux étaient mornes et ses sourcils retombaient. Il devrait le faire raccourcir un peu, me dis-je confusément gênée, devant le pardessus trop long d’oncle Ion. Sous son chapeau ramolli par l’humidité, la peau terreuse de son visage pendait sous ses larges mâchoires. Il me souriait de façon étrange, presque timide.



– Nous espérions te recevoir dans notre nouveau logement, me dit-il en se penchant pour prendre ma valise. Pourquoi t’arrêtes-tu? …. Non, c’est nous qui avons voulu déménager, avant que Parvulescu jette nos affaires dans la rue, mais l’appartement des anciens locataires n’ayant pas été achevé au jour dit, il va bien falloir que nous cohabitions quelque temps encore avec eux, un mois tout au plus…
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