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Note moyenne 4.2 /5 (sur 25 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Gabrielle Rubin est membre de la société psychanalytique de Paris.

Après un DESS de psychologie clinique, elle a obtenu un doctorat de psychopathologie et psychanalyse à Paris VII.

Son premier essai Les sources inconscientes de la misogynie est paru en 1978 et depuis elle publie très régulièrement des ouvrages et articles consacrés à la psychanalyse.

Site personnel : http://www.gabriellerubin.fr/

Source : http://gabrielle.rubin.free.fr/
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Bookaddict   06 septembre 2014
Pourquoi les autres y arrivent et pas moi ? : Essai sur nos prisons imaginaires de Gabrielle Rubin
On voit que, par définition, les femmes ne peuvent avoir de tâches valorisantes, puisque le simple fait que ce soient elles qui les remplissent les dévalorise. Or, ce n'est pas telle ou telle activité qui est noble, c'est seulement la place que lui accorde la société.
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Bookaddict   06 septembre 2014
Pourquoi les autres y arrivent et pas moi ? : Essai sur nos prisons imaginaires de Gabrielle Rubin
Dans "Portrait du colonisé", il (Albert Memmi) a montré les difficultés que rencontre un colonisé pour se déprendre de l'empreinte infériorisante qu'a laissée en lui la colonisation et qui, malgré la disparition de celle-ci, continue de l'entraver. "Ce délire destructeur du colonisé étant né des exigences du colonisateur, écrit-il, il n'est pas étonnant qu'il y réponde si bien qu'il semble confirmer et justifier la conduite du colonisateur. Plus remarquable, plus nocif peut-être est l'écho qu'il suscite chez le colonisé lui-même. Confronté en constance avec cette image de lui-même, proposée, imposée par le colonisateur dans les institutions comme dans tout contact humain, comment n'y réagirait-il pas . Elle ne peut lui demeurer indifférente, plaquée sur lui de l'extérieur comme une insulte qui vole avec le vent...L'accusation l'inquiète, le trouve d'autant plus qu'il admire son puissant accusateur . Souhaité, répandu par le colonisateur, ce portrait mythique et dégradant finit, dans une certaine mesure, par être accepté et vécu par le colonisé."
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Bookaddict   06 septembre 2014
Pourquoi les autres y arrivent et pas moi ? : Essai sur nos prisons imaginaires de Gabrielle Rubin
"Les vaincus veulent toujours imiter le vainqueur dans ses traits distinctifs, dans son vêtement, sa profession, et toutes ses conditions d'existence et coutumes. La raison est que l'âme voit toujours la perfection dans l'individu qui occupe le rang supérieur et auquel elle est subordonnée. Elle le considère comme parfait, soit parce que le respect qu'elle éprouve lui fait cette impression, soit parce qu'elle suppose faussement que sa propre subordination n'est pas une suite habituelle de la défaite mais résulte de la perfection du vainqueur. SI cette fausse supposition se fixe dans l'âme, elle devient une croyance ferme. L'âme alors adopte toutes les manières du vainqueur et s'assimile à lui. Cela est l'imitation [....]cette attraction va si loin qu'une nation dominée par une autre nation poussera très avant l'assimilation et l'imitation." Ibn Khaldoun 1377 (1332 Tunis -1406 Caire)
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Bookaddict   06 septembre 2014
Pourquoi les autres y arrivent et pas moi ? : Essai sur nos prisons imaginaires de Gabrielle Rubin
La différence entre ce que constate notre raison et ce que nous disent nos affects peut être immense, et les patients, qui font si souvent cette réflexion : " Je le sais, mais en mêmee temps je n'y crois pas, ou plutôt je ne le ressens pas", le savent bien.
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Bookaddict   06 septembre 2014
Pourquoi les autres y arrivent et pas moi ? : Essai sur nos prisons imaginaires de Gabrielle Rubin
Le monde enchanté de Lucie n'était pas pour moi. Mais au lieu de l'accepter et de jouir de ce que j'avais, j'ai commencé à être envieux, à me dire que tous ces gens n'étaient pas aussi merveilleux que je l'avais cru, à devenir jaloux, et mes sentiments envers eux se sont peu à peu modifiés jusqu'à devenir du rejet.

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Bookaddict   06 septembre 2014
Pourquoi les autres y arrivent et pas moi ? : Essai sur nos prisons imaginaires de Gabrielle Rubin
"On ne nait pas femme on le devient" ne concernait pas une indifférenciation sexuelle, mais bien le fait que si la femme est considérée et traitée comme une inférieure, si elle-même se considère ainsi, cela est dût à un conditionnement social et pas à une infériorité réelle.

Des expériences menées ensuite en montrèrent la validité en prouvant que si l'on dit dès l'école à une catégorie d'enfants qu'ils sont moins intelligents que leurs camarades, eux-mêmes en seront persuadés, si bien qu'ils adopteront un comportement destiné à justifier, à leurs propres yeux comme à ceux du reste de leur classe, qu'il en est bien ainsi en multipliant les mauvaises notes.
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Bookaddict   06 septembre 2014
Pourquoi les autres y arrivent et pas moi ? : Essai sur nos prisons imaginaires de Gabrielle Rubin
La raison est que tous ces opprimés ont si bien internalisé le piètre opinion que les ex-dominants avaient d'eux qu'ils ont le plus grand mal à l'éradiquer et qu'il leur faut un long temps avant de parvenir à se débarrasser du rôle d'inférieurs qu'on leur avait imposé.
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steka   25 mars 2013
Pourquoi on en veut aux gens qui nous font du bien : La haine de la dette de Gabrielle Rubin
Ce qui intéresse le psychanalyste, c'est la constatation que l'obligation absolue découverte par les ethnologues d'apurer toute dette s'applique tout aussi rigoureusement aux dettes affectives individuelles, et que celles-ci restent psychiquement actives tant qu'elles n'ont pas été clarifiées et apurées.
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steka   25 mars 2013
Pourquoi on en veut aux gens qui nous font du bien : La haine de la dette de Gabrielle Rubin
Or, on ne peut éliminer la part toxique d'une dette tant qu'elle reste méconnue ou faussement évaluée, car le refoulement la rend impossible à élaborer.
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SybilVane75   25 avril 2013
Ces fantasmes qui menent le monde de l'influence de l'inconscient sur le individus et les societes de Gabrielle Rubin
Lorsque le conscient et l'inconscient s'ignorent ou, pire encore, se font la guerre, c'est toujours ce dernier qui finit par triompher, pour le plus grand malheur de celui qu'il gouverne.

Mais lorsque ces deux parties de nous-mêmes collaborent, lorsqu'elles s'entraident et s'entendent, alors nous obtenons les plus belles, les plus utiles ou les plus extraordinaires créations.
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