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Note moyenne 3.29 /5 (sur 228 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Leningrad (Saint-Pétersbourg) , le 5/07/1972
Biographie :

Gary Shteyngart est un écrivain américain.

Gary Shteyngart quitte l'Union soviétique en 1978, arrive aux États-Unis en 1979 et s'adapte difficilement à ce pays dont il ne connaît ni la langue ni la culture.

Après un diplôme de sciences politiques, n'arrivant pas à surmonter son malaise identitaire, il choisit de voyager en Europe de l'Est.

De retour à Manhattan, il se met à écrire. Son premier roman, "Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes Russes" (Éditions de l'Olivier, 2005) a été traduit dans le monde entier.

Source : amazon.fr
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Gary Shteyngart - Mémoires d'un bon à rien .
Gary Shteyngart vous présente son ouvrage "Mémoires d'un bon à rien" aux éditions de l'Olivier. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Stéphane Roques. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/shteyngart-gary-memoires-bon-rien-9782823604979.html Notes de Musique : Expatriates (Live in studio) by Yair Yona. Free Music Archive. www.mollat.com Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
Allantvers   23 juin 2015
Mémoires d'un bon à rien de Gary Shteyngart
Qui dit instinct de survie dit remplacement de l'amour de la beauté par l'amour de la drôlerie, l'humour étant le dernier refuge du Juif assiégé, surtout quand il échoue parmi les siens.
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JIEMDE   14 janvier 2020
Lake Success de Gary Shteyngart
La terre était tout sauf luxuriante, mais elle était humble et honnête. « Qu’est-ce que j’aime l’Ouest, dit un homme derrière Barry. Pourquoi vivre ailleurs ? »
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JIEMDE   12 janvier 2020
Lake Success de Gary Shteyngart
Quand c’est dur avec ma famille, j’aime regarder Trump, parce qu’il me distrait. Quoi qu’il m’arrive à titre personnel, il y a une catastrophe en train de se produire à plus grande échelle.
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colimasson   09 avril 2013
Super triste histoire d'amour de Gary Shteyngart
Saviez-vous que chaque paisible mort naturelle à quatre-vingt-un ans est une tragédie sans égale ? Chaque jour, des gens, des individus –des Américains, si c’est plus parlant pour vous- tombent face contre terre sur le champ de bataille, pour ne plus jamais se relever. Ne plus jamais exister. Ils ont des personnalités complexes, leur cortex est un chatoiement de mondes fluctuants, d’univers qui auraient désorienté les bergers mangeurs de figues qu’étaient nos ancêtres bien réels. Ces braves gens sont des divinités mineures, débordant d’amour, des donneurs de vie, des génies méconnus, dieux de la forge debout à six heures et quart pour allumer la cafetière, prier en silence pour voir le lendemain, et puis le surlendemain, et puis le bac de Sarah, et...

Annihilés.
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TREMAOUEZAN   11 février 2017
Mémoires d'un bon à rien de Gary Shteyngart
L'année précédente, je m'étais essayé au métier d'assistant juridique dans un cabinet d'avocats spécialisé en droits civiques, mais ça n'avait pas marché. L'assistanat juridique impliquait la maîtrise d'un ensemble de détails, beaucoup plus qu'un jeune agité à queue de cheval, souffrant d'un léger abus de substances illicites, avec un pin's à l'effigie d'une feuille de cannabis accroché sur sa cravate ficelle, ne pouvait endurer. C'est ce qui s'approcha le plus des rêves que nourrissaient mes parents de me voir devenir avocat. Comme la plupart des Juifs soviétiques, comme la plupart des immigrés de pays communistes, mes parents étaient profondément conservateurs et n'avaient jamais fait grand cas des quatre années passées dans ma fac de gauche à étudier le marxisme et l'écriture. La première fois qu'il est venu me voir à Oberlin, mon père s'est assis sur un vagin géant peint au milieu de la cour par l'association LGBT du campus, inconscient du déferlement de sifflets provocateurs et de gestes efféminés autour de lui, tout en m'énumérant les différences entre imprimantes laser et à jet d'encre, en particulier le prix des cartouches. Si je ne m'abuse, il croyait être assis sur une grosse pêche.

J'ai obtenu mon diplôme "summa cum laude", ce qui a redoré mon blason auprès de papa et maman, mais, lors de nos discussions, il était clair que je restais pour eux une source de déception. Comme j'étais souvent malade et que j'avais le nez qui coulait quand j'étais petit (encore aujourd'hui) mon père m'appelait "sopliak", ou "morveux". Ma mère avait développé une fusion intéressante d'anglais et de russe pour inventer sans l'aide de personne le terme "ratiouchka", petit raté, bon à rien. Ce terme passa de sa bouche au manuscrit d'un roman au style boursouflé que je tapais à mes heures perdues, et dont le premier chapitre serait bientôt rejeté par le prestigieux atelier d'écriture de l'université de l'Iowa, histoire de bien me faire comprendre que mes parents n'étaient pas les seuls à penser que je n'étais, finalement, qu'un bon à rien.

Consciente que je n'irais jamais très loin, ma mère, activant ses réseaux comme seule une mère juive soviétique sait le faire, m'a décroché un boulot de "rédacteur" dans une agence d'accueil et d'intégration des immigrés, où j'effectuais environ une demi-heure de travail par an, le plus souvent pour relire et corriger des brochures qui initiaient les primo-arrivants russes aux merveilles du déodorant, aux dangers du sida, et à la subtile satisfaction qu'il peut y avoir à ne pas se bourrer la gueule lors d'une soirée américaine.

Pendant ce temps, les membres russes de notre équipe et moi allions nous bourrer la gueule dans des soirées américaines. On a fini par tous se faire virer.
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sweetie   16 novembre 2020
Lake Success de Gary Shteyngart
Devant chez ses parents, elle pensa à son bel appartement, à celui de Luis et Julianna, et à tous les hôtels particuliers qu'habitaient les amis de son mari, et s'aperçut qu'elle n'avait peut-être jamais compris ce qu'était l'argent. À un moment donné, il avait surgi comme un diable de sa boîte et elle n'avait pas eu la finesse de le remettre à sa place.
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sweetie   16 novembre 2020
Lake Success de Gary Shteyngart
Les femmes qui devenaient mères pour la première fois avaient l'intuition de ce qui les attendait, le sentaient dans leurs gènes, mais les pères avaient l'air aussi ravi et effrayé que le premier être humain à avoir vu une aurore boréale ou l'immensité de l'océan.
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sweetie   16 novembre 2020
Lake Success de Gary Shteyngart
Son père ressemblait à une délicate petite tranche de palourde dans le coquillage du canapé surdimensionné.
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JIEMDE   11 janvier 2020
Lake Success de Gary Shteyngart
Je pars du principe que la plupart des pauvres ne sauraient quoi faire de cet argent, dit Barry, d’une voix beaucoup trop forte, galvanisée par l’alcool. Ils sont très peu informés, et la richesse peut déboussoler. En un sens, il faut se préparer à être riche.
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mimo26   06 novembre 2019
Lake Success de Gary Shteyngart
Le car de Barry se gara dans un soupir pneumatique devant la porte d’accès, un son heureux qui lui rappela distinctement son voyage d’étudiant à Richmond. Accrochée près de la porte, une photo noir et blanc de la compagnie Greyhound en des temps meilleurs montrait une cérémonie d’inauguration avec coupure de ruban, placée sous le patronage d’un lévrier

en chair et en os ceint d’une écharpe portant l’inscription lady greyhound. La girouette du car affichait amérique pour destination.

De nombreux voyageurs dormaient encore sur les bancs crasseux, bouche ouverte, bonnet ramené sur les yeux pour atténuer l’éclairage aveuglant de Port Authority. Pourquoi portaient-ils des bonnets en plein été ? À cause de la drogue ?

La drogue les rendait-elle frileux ? Il émanait une certaine tendresse d’un pauvre qui dort. La vieille devant lui, qui respirait bruyamment et dont les yeux au bord rosi étaient fatigués, avait attaché à sa valise une étiquette sur laquelle était écrit clarksdale, mississippi. Sans doute un voyage de plusieurs jours. En regardant autour de lui, Barry comprit que le Greyhound était le principal moyen de transport des Noirs américains, une façon de resserrer les liens familiaux sur une terre inhospitalière. Il y avait aussi quelques ex-soldats latinos en treillis et des gens de toutes races portant des bracelets signifiant probablement qu’ils venaient de sortir ou de s’échapper de quelque établissement, le devant de la chemise humide de

sécrétions. Il était encore temps de faire marche arrière. Il était encore temps de sentir la chaleur du dos lisse comme le marbre de sa femme. […] Il mit instinctivement la main à la poche, mais son téléphone n’était plus là.

Il était libre.

Wayne aidait la femme en partance pour Clarksdale à porter ses imposants bagages. Avant Princeton, Barry avait l’impression de mieux comprendre ce qui se disait dans la rue, alors qu’il avait désormais besoin de sous-titres. Seema avait peut-être raison. Plus de vingt ans dans la finance avaient

tari son imagination. Il lui fallait réapprendre le langage des habitants de ce pays. Wayne traversa le hall jusqu’au car en portant les sacs de la vieille. Et si le reste du pays était aussi aimable que Wayne ?

« Je tiens à vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi », lui dit Barry en passant, et il lui tendit la main.

«Qu’est-ce que j’ai fait?

– Vous m’avez remarqué.

– Prenez soin de vous, Barry », dit Wayne.
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