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Note moyenne 3.37 /5 (sur 31 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Allemagne , le oct 1976
Biographie :

GEO (édition française) (se prononce Géo et n'est pas un sigle, malgré les capitales et le « E » non accentué du logo) est un magazine mensuel de voyage et de connaissance du monde dont l'édition française est publiée par Prisma Media (auparavant Prisma Presse). Il accorde une large place aux reportages photographiques.

Le magazine GEO est paru pour la première fois en France le 1er mars 1979. Il s'agissait à l’époque de l'adaptation du magazine allemand du même nom, lancé en octobre 1976. L'entreprise éditrice, Gruner + Jahr, avait créé à cette occasion une filiale qui a été confiée à Axel Ganz. Robert Fiess a été nommé rédacteur en chef. C'est en mai 1982 que le magazine, en premier lieu adaptation de l'édition originale allemande, propose à ses lecteurs une formule plus proche du goût des lecteurs français : Introduction d'un sujet central à vocation de découverte, sujets plus courts, nombreuses indications pratiques et développement de grandes cartes. Le succès commercial immédiat entérinera ces changements. En mars 1994, le magazine est repris par un nouveau rédacteur en chef Jean-Luc Marty. Des rubriques d'actualité font leur apparition. Depuis 2010, c'est Eric Meyer qui assure les fonctions de rédacteur en chef de GEO. Le titre est aujourd’hui un magazine de connaissance du monde, accordant une large part à la photographie. Il traite de thèmes variés, autour du voyage, des modes de vie, de l’environnement, de la géopolitique... Il s’est aussi diversifié pour proposer à ses lecteurs d’autres territoires éditoriaux : l’Histoire avec Geo Histoire, les sciences avec Geo Savoir, l’art avec Geo Art, tout en conservant un ancrage fort dans le voyage, avec Geo Voyage. En 2012, le magazine affichait une diffusion totale payée de 249 248 exemplaires selon l'OJD. Son audience représentait 4,225 millions de lecteurs (Source : Audipresse One 2012).
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Mimimelie   07 octobre 2014
Géo Art. Picasso de Geo magazine
« Jamais personne n’a si bien regardé la peinture de Matisse que moi. Et lui, la mienne ».

Picasso
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Jcequejelis   20 février 2015
Géo [n° 234, août 1998] Rites amoureux autour du monde de Geo magazine
Quatre peuples minuscules, en tout, une vingtaine de milliers d'individus qui partageaient les immensités hostiles de la Terre de Feu : les Haushs, les Onas, les Yaghans ou Yamanas et les Alakalufs. Avant que Magellan ne vint frapper les trois coups de la tragédie sur ces rivages déserts battus par la pluie, la neige, la grêle, le vent, un vent d'une cruauté infinie, ils avaient en commun de se croire seuls au monde. On imagine le traumatisme quand ils comprirent leur erreur. En dépit des jugements atroces qui furent portés sur eux par Cook, Darwin, même Bougainville, et tant d'autres, ils représentaient un miracle d'adaptation. Lorsqu'ils en perdirent la recette au contact de l'occident, ils disparurent silencieusement. Au dernier recensement, si l'on excepte trois ou quatre dizaines de Métis, Haush : zéro ; Onas : zéro ; Yaghan : un ; Alakalufs : douze.

Haushs et Onas étaient des terriens, de grands types costauds, prodigieux marcheurs, chasseurs. Ils attrapaient les guanacos à la course. Ils vivaient nus, enveloppés d'une courte cape de fourrure. Fiers, belliqueux. Nomades sans cesse en mouvement à travers la Terre de Feu. Débarquèrent les chercheurs d'or, au milieu du XIXe, siècle, un ramassis d'assassins, avec leur « roi », Julius Popper, impitoyable tueur d'indiens. Puis les éleveurs de moutons, qui commencèrent à poser des centaines de kilomètres de clôtures de barbelés. Les Onas n'aimaient pas les clôtures. Il y eut des combats, flèches contre fusils. Un massacre. Arrivèrent enfin les missionnaires, des salésiens italiens, pour évangéliser ce qu'il en restait : deux mille Onas. Car des Haushs, plus à l'est, en vue de l'île des États, nul n'a plus jamais rien su : disparus sans laisser de traces. C'est à l'île Dawson que les salésiens recueillirent ce peuple décimé. Animés d'une sainte bonne volonté, ils construisirent des maisons, un hôpital, une école, une pharmacie, une église, des ateliers, etc. Ils habillèrent leurs pensionnaires nus. Leur apprirent à lire, à écrire, la menuiserie, à coudre, à forger. Alors ces grands bavards d'Onas se turent. Ces conteurs intarissables perdirent l'usage de la parole. Et ils commencèrent à mourir « de maladies rebelles à la science ». Devenus bons catholiques au contact des salésiens, les enfants, selon le père del Turco, désolé, « passèrent maîtres dans l'art de mourir chrétiennement ». En 1939, la mission de Dawson fut fermée, quand fut porté en terre le dernier des Onas sauvés. Rares furent ceux qui purent échapper à cette sollicitude, à laquelle, d'ailleurs, on ne saurait rien reprocher, que l'ignorance de ces temps-là. La dernière des Onas s'appelait Lola. Elle vivait dans une cabane de rondins au bord du lac Fagnano, de la charité de l'estancia voisine, qui, tout de même lui devait bien cela. Seule s'exprimer encore dans sa langue, mais plus personne pour la comprendre. Elle s'est éteinte dans les années cinquante. Voici, traduit par l'ethnologue Ann Chapmann, l'un des chants funèbres qu'elle chantait : « Cœur de beauté, Lune au visage ample, Lune au visage brûlé, Visage coléreux ! Partons chez la fille du Ciel... » Apollinaire ? Non, Lola.



2446 - [p. 118-119] Éliminés jusqu'aux derniers, par Jean Raspail.
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KrisPy   16 octobre 2015
Géo Hors-Série. Les grands défis de demain. de Geo magazine
Citation de l'article de Margaret Atwood sur la robotique, page 67.

Nous sommes allés assez loin dans cette direction (l'attachement aux robots), comme l'illustrent parfaitement "Les femmes de Stepford" et le film "Her", dans lequel l'acteur principal, Joaquin Phoenix, est hypnotisé par la voix rassurante, bien qu'artificielle, de son smartphone. Et parfois, les genres s'inversent. Susan Swan a écrit l'histoire d'une femme qui crée Manny, un robot mâle doué pour la cuisine et programmé pour la compassion. le rêve de toutes les filles. Jusqu'à ce que sa meilleure amie le lui pique. Misant sur sa fonctionnalité "empathie", elle lui démontre qu'elle a davantage besoin de lui. Comment pourrait-il résister ?

Mais revenons à notre vraie vie, qui ressemble de plus en plus à de la fiction. On nous promet la livraison de pizzas par drone - un feuilleton burlesque en perspective, où il sera sans doute souvent question d'accidents de sauce tomate.
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Mimimelie   07 octobre 2014
Géo Art. Picasso de Geo magazine
Attention, révolution !

Pour la plupart des historiens, l’année 1907 marque la naissance de l’art moderne. Et c’est Picasso qui, à 26 ans, en serait à l’origine avec « Les Demoiselles d’Avignon ». Corps disloqués, faciès taillés à la hache, espace chamboulé, le tableau casse en effet tous les codes de l’esthétique occidentale. Preuve de son insatiable curiosité, l’artiste osa, dans une France encore puissance coloniale, bâtir cette avancée à partir de l’étude d’un art méprisé et que l’on qualifiait de « nègre ».
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talou61   22 juin 2018
Géo n° 471. Italie, les charmes du Nord entre lacs et Dolomites de Geo magazine
L'Italie est une amante dont on attend qu'elle soit fidèle au rendez-vous qu'on lui donne, au printemps volontiers, avant que l'été ne nous l'enlève, lourde et noire de soleil.
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Mimimelie   07 octobre 2014
Géo Art. Picasso de Geo magazine
Son autre atout redoutable était sa mémoire visuelle. … Tout ce qu’il avait observé était enregistré, résume Dominique Dupuis-Labbé. En sortant d’une corrida, par exemple, il pouvait dessiner tout ce qu’il avait vu, de mémoire.

__

« La liberté de peindre, c’est la liberté de libérer quelque chose de soi-même. Il faut faire vite, ça ne dure pas ». Picasso

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Mimimelie   07 octobre 2014
Géo Art. Picasso de Geo magazine
A la fin des années 1960, le général Franco a lancé une offensive de charme sous le nom de code « Operacion retorno ». Soucieux d’améliorer son image de marque et de donner des gages d’ouverture à l’opinion publique internationale, il se dit prêt à accueillir « Guernica » à Madrid, où il serait exposé avec tous les honneurs. … Picasso était quasiment nonagénaire mais sa haine du franquisme n’avait en rien abdiqué. En novembre 1969, il convoqua Roland Dumas, son avocat, pour organiser la défense sur une ligne intangible : pas de « Guernica » en Espagne du vivant de Franco ! « Cela fut douloureux et difficile car Picasso ne voulait pas de testament, explique Roland Dumas. Il a signé trois documents que je possède toujours. Picasso m’y désignait comme exécuteur de ses volontés après sa mort. Il y était dit que « Guernica » entrerait en Espagne quand j’estimerais que les libertés publiques seraient rétablies ».



Le décès du général Franco, en 1975, deux ans après celui de Picasso, facilite les choses. Mais les négociations complexes entre l’Etat espagnol, le MoMA et la famille prendront des années. Ce n’est pas un simple tableau qu’il faut rapatrier mais un symbole, et les plus hautes autorités se penchent sur l’affaire –de la présidente du MoMA, Blanchette Rockefeller (épouse de John D. Rockefeller III) au roi d’Espagne, Juan Carlos. Le 10 septembre 1981, dans le cadre d’une sorte d’opération commando, « Guernica » (avec tous ses dessins préparatoires) atterrit enfin à l’aéroport de Madrid-Barajas à bord d’un Boeing 747de la compagnie nationale Iberia. « Deux jours avant le départ du tableau, personne n’était au courant au MoMA, à part la direction, explique José Maria Cabrera, directeur de l’Instituto central de restauracion, qui était du voyage en tant qu’expert technique. Les employés du musée ont été avertis la veille, lorsqu’on leur a demandé d’emballer le tableau. Même le directeur du Prado n’était pas informé ». De telles mesures de sécurité sont, à l’époque, dictées par la peur d’un attentat de l’ETA. …Escorté comme un chef d’Etat, « Guernica » prend le chemin du Cason del Buen Retiro, un pavillon situé derrière le musée du Prado. C’est là que le tableau sera déroulé et remonté, pour la dernière fois. Contre le souhait de l’artiste, qui ne le voulait qu’au Prado, il est transféré au musée Reina Sofia le 25 juillet 1992 à l’aube. Deux décennies plus tard, il y jouit tranquillement de son statut d’icône. Plus de 10 000 personnes se recueillent chaque jour devant lui. Dire qu’en 1939, au MoMA, il n’avait attiré que 2000 visiteurs en huit semaines…

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Mimimelie   07 octobre 2014
Géo Art. Picasso de Geo magazine
Avec ses marchands, entre confrères, en famille, il amenait tout à lui. Implacable, manipulateur, destructeur, le génie de l’art moderne fut souvent perçu par ses proches comme un « génie du mal ». Quarante ans après sa mort, des langues se délient encore.



… Il est difficile de saisir la logique tortueuse du maître espagnol, et encore plus compliqué de cerner sa personnalité. Parents éloignés, confrères, critiques, simples connaissances l ils sont des dizaines à avoir décrit « leur » Picasso… mais les témoins de premier plan, ses compagnes, ses amis, évoquent tous un être ambivalent, à la fois lumineux et crépusculaire, généreux et despotique, capable du meilleur comme du pire.

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En revanche, l’artiste n’a jamais fait de cadeaux à ses marchands. Tout au moins à partir du moment où il a eu le pouvoir de fixer le prix de ses œuvres. Il n’a même pas ménagé Daniel-Henry Kahnweiler, l’un des rares à l’avoir suivi dans ses expérimentations cubistes les plus radicales alors que ses peintures effrayaient les clients. Ce partenaire, comme beaucoup d’autres, a fait les frais de la tactique Picasso : diviser pour régner.

__

Souvent présenté comme un impulsif, le peintre était plutôt un stratège. Un stratège pour qui tous les coups étaient permis, surtout les coups bas, qu’il réservait à ses amis les plus chers. Résultat, ses confrères l’appréciaient, mais surtout à distance. Et pour cause. Une visite de Picasso était rarement sans danger. D’abord parce que ce flibustier, qui déclarait sans vergogne que « s’il y a quelque chose à voler, je le vole », n’hésitait pas à piller ses petits camarades qui passaient après pour des plagiaires ! Ensuite parce qu’une visite pouvait être l’occasion d’une anecdote médisante qu’il colportait dans Paris d’atelier en atelier. Il ne suffisait pas à l’artiste de rayonner, il fallait encore que les autres soient éclipsés. Il disait ainsi à propos de son compagnon de route cubiste : « Braque n’est que Madame Picasso ». Son compatriote Salvador Dali, qui lui écrivit sans relâche de 1927à 1970, ne reçut jamais de réponse, et ce avant même que les deux génies ne s’opposent politiquement. Comment expliquer cette dureté ?

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Mimimelie   07 octobre 2014
Géo Art. Picasso de Geo magazine
Picasso a créé plus de trente-six mille œuvres, une par jour en moyenne, une « production » sans équivalent dans l’histoire de l’art. … Pablo, avant ses 18 ans, avait déjà tout fait, du Raphaël, du Degas et même du fauvisme… Incontestable, la part du don et du talent, dont Picasso avait pleinement conscience et qui ont nourri son mythe (« il savait dessiner avant de marcher »), d’ailleurs largement alimenté par lui-même. Mais il y eut aussi la part du travail. A ceux qui, comme Goethe, pensent que « lorsqu’on n’a pas de génie on fait des heures », Picasso oppose la vie d’un génie stakhanoviste, vie de labeur et de laboureur, accrochée aux chevalets, la nuit, le jour. Quel était le moteur de cette « machine à créer » ? L’égo ? La volonté de puissance ? La peur du vide ? Ou un grand jeu de gosse, « j’ai mis toute ma vie aurait dit Picasso, à dessiner comme un enfant ».

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Dès qu’il épuisait une direction, il partait défricher un autre champ artistique. Et ce, même après avoir mené une avancée primordiale comme avec le cubisme. Jamais satisfait, jamais arrivé, tel était Pablo Diego José Francisco de Paula Juan Nepomuceno Maria de Los Remedios Cipriano de la Santisima Trinidad Ruiz y Picasso.

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Mimimelie   07 octobre 2014
Géo Art. Picasso de Geo magazine
Au milieu des années 1920, Pablo connaît une nouvelle crise existentielle. Ses femmes lui causent tant de soucis ! Olga, son épouse légitime, refuse de divorcer. Marie-Thérèse, la jeunette soumise, trouve le moyen de tomber enceinte. Et voilà que Dora, l’émancipée, ne se satisfait plus de son statut de maîtresse…

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Chez Picasso, l’énergie créatrice ne faisait qu’une avec la passion. Incapable de vivre seul, il cajolait ses belles avant, parfois, de les détruire. Séducteur insatiable, il passait de l’une à l’autre, cumulant les liaisons, poussé par le besoin dévorant d’aimer et d’être aimé. De cette litanie de conquêtes naquirent nombre de chefs-d’œuvre. Ces portraits, calmes ou tourmentés, raisonnables ou déstructurés, reflètent à la fois les expérimentations picturales du fougueux Andalou et les sentiments qu’il portait à ces femmes. A travers leurs visages, il faut lire son besoin d’étreindre la vie. Démesurément.
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