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Note moyenne 4.4 /5 (sur 93 notes)

Nationalité : Autriche
Né(e) à : Salzbourg, Autriche , le 03/02/1887
Mort(e) à : Cracovie, Pologne , le 03/11/1914
Biographie :

Georg Trakl est un poète austro-hongrois.

Issu d'une famille aisée, il entre dans une école catholique mais assiste au cours de religion d'une école protestante en 1892. Après l’échec de ses études, il quitte le lycée en 1905.

Entre 1904 et 1906, il fait partie d'un cercle de poètes appelé Apollo puis Minerva. C'est là qu'il écrit le poème "Der Heilige". Cependant, il se manifeste d'abord au théâtre en faisant jouer au théâtre municipal de Salzbourg deux pièces "Totentag" et "Fata Morgana". C'est un échec et Trakl détruit ces textes.

Il se lance dans des études de pharmacie le 5 octobre 1905. Sa jeunesse est fortement marquée par la drogue et par son amour incestueux pour sa sœur Margarethe. Trakl publie son premier poème en 1908.

Son séjour à Vienne de 1908 à 1910 se révèle fondamental pour sa vocation poétique. Commence pour lui une période d’abondante création, et il compose en 1909 un premier recueil de poèmes, "Recueil 1909", qui ne sera publié qu'en 1939. Lorsque son père meurt en 1910, Trakl quitte Vienne et retourne à Salzbourg peu après avoir obtenu le diplôme de magister pharmaciae.

Du 15 octobre au 20 décembre 1911, Trakl exerce comme préparateur et comme pharmacien militaire. Le poète navigue entre Vienne, Salzbourg et Innsbruck.

En avril 1912, Trakl retourne à l’armée comme pharmacien militaire à l'hôpital de garnison. Il fait la connaissance de Ludwig von Ficker propriétaire de la revue Der Brenner. Cette rencontre sera décisive pour son avenir. C'est en effet dans cette revue que Trakl publiera ses poèmes régulièrement à partir du 1er octobre 1912 en commençant par "Psalm".

Trakl rencontre également Karl Kraus, rédacteur de la revue Die Fackel. En 1913, il publie son recueil "Poèmes". Il voyage avec Ludwig von Ficker et Karl Kraus à Venise. En mars 1914, il se rend à Berlin au chevet de sa sœur Margarethe, victime d’une fausse couche. Le poète travaille intensément à son recueil "Sébastien en rêve".

Lorsque la guerre éclate, il est mobilisé dans les services sanitaires. Il fait une tentative de suicide au moyen d'une arme à feu et est transféré à l’hôpital militaire de Cracovie. Les 24 et 25 octobre, il reçoit Ficker à qui il lit ses derniers poèmes dans la cellule de la section psychiatrique. À l’âge de 27 ans, Trakl décède d’une overdose de cocaïne. Les autorités médicales de l’hôpital militaire concluent à un suicide mais la chose n'a jamais été éclaircie puisque l'hypothèse d'une erreur médicale existe.
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Vidéo de

[RARE] Georg TRAKL – Une Vie, une Œuvre : De rêves et de ténèbres étreints (France Culture, 1986) Émission "Une Vie, une Œuvre", par Hubert Juin, diffusée le 29 mai 1986 sur France Culture. Invités : Lionel Richard, François Vezin, Eugène Guillevic et Antoine Berman.

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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
Unhomosapiens   10 février 2018
Poèmes I de Georg Trakl
Printemps de l'âme

(...)

La vie fleurit dans le péril,

Doux repos cernant croix et tombe.

Une cloche éteint son chant.

Tout apparaît miraculeux.



Le saule, doux plane en l'éther,

Ici et là quelque lueur tremblante.

Le printemps murmure et promet

Et le lierre humide frémit .(...)



Ô ! comme ils sont beaux, ces jours.

Des enfants traversent le crépuscule ;

Plus bleu est le souffle des vents.

Au loin cri railleur de la grive.
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LiliGalipette   12 août 2011
Crépuscule et déclin de Georg Trakl
Crépuscule



Toute souffrance te saccage, te déchire

Et tremble du désaccord de toutes les mélodies

Toi harpe brisée - pauvre cœur

d’où fleurissent les fleurs malades de la mélancolie



Qui a convoqué ton ennemi, ton meurtrier

Qui a volé la dernière étincelle à ton âme,

comme il enlève le divin de cette terre mesquine

Et l’a fit putain, détestable, malade, en dissolution.



Tu es dans le milieu de la nuit profonde

Un rivage mort à la mer muette,

Un rivage mort:

Jamais plus

Tu es dans le milieu de la nuit profonde



Tu es dans le milieu de la nuit profonde



Le ciel dans lequel, astre, tu brûlas,

Un ciel où nul dieu jamais plus n'éclôt,

Tu es dans le milieu de la nuit profonde



Tu es dans le milieu de la nuit profonde



Un non-né dans un doux sein

Et qui jamais ne fut ni jamais ne sera,

Tu es dans le milieu de la nuit profonde

Silence



Au-dessus des forêts luit blafarde

la lune qui nous fait rêver

Le saule au bord de l’étang sombre

pleure sans bruit dans la nuit;



Un cœur s’éteint - et insensiblement

les brouillards débordent et montent -

Silence, silence!



Au soir, ils portèrent l’Étranger dans la chambre des morts ;

une odeur de goudron, le doux soupir des platanes roux ;

le vol noir des choucas ; sur la place on a relevé la garde,

le soleil aura sombré derrière une toile noire ; toujours reviendra cette soirée enfuie.

Dans la chambre voisine, la sœur joue une sonate de Schubert,

très doucement son rire coule sur la fontaine délabrée.
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Unhomosapiens   12 février 2018
Poèmes I de Georg Trakl
La descente aux profondeurs

(quatrième version)



Sous les sombres voûtes de notre mélancolie

Les ombres d'anges morts jouent dans le soir.

Au-dessus de l'étang blanc

Se sont envolés les migrateurs.



Rêvant sous des saules d'argent

Des étoiles jaunies caressent nos joues

Entre en s'inclinant le front de nuits passées.

Toujours nous fixe la face de nos tombes blanches.



Tout bas s'effondrent les airs sur la colline solitaire,

Les murs nus du bosquet automnal.

Sous une voûte de ronces

Ô frère nous grimpons, aiguilles aveugles, vers minuit.
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Unhomosapiens   05 février 2018
Poèmes I de Georg Trakl
Les trois étangs de Hellbrunn (deuxième version)



Les eaux brillent d'un bleu verdâtre

Paisibles les cyprès respirent

Et leur nostalgie sans mesure

Déborde dans le bleu du soir.

Des tritons surgissent du flot,

Le déclin ruisselle à travers les murs

La lune se drape de voiles verts

Et marche à pas lents sur le flot.
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coco4649   20 avril 2016
Crépuscule et déclin de Georg Trakl
DANS UN VIEIL ALBUM (septembre 1912)





Toujours tu reviens, mélancolie,

Ô douceur de l’âme solitaire.

Un jour d'or embrase sur sa fin.



Humble se courbe à la douleur le patient

Résonnant d’harmonie et de tendre folie.

Vois ! Le soir déjà s'est assombri.



Revient la nuit, et lamente un destin mortel,

Avec lui un autre endure.



Tressaillant sous les étoiles d’automne

Penche plus profond chaque année la tête.



p.64

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PiertyM   28 mars 2014
Georg Trakl - Oeuvres complètes de Georg Trakl
Seul celui qui méprise le bonheur aura la connaissance.



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coco4649   20 avril 2016
Crépuscule et déclin de Georg Trakl
CHANT D’UN MERLE CAPTIF,

                Pour Ludwig von Ficker





Souffle obscur dans les branchages verts.

Des fleurettes bleues flottent autour du visage

Du solitaire, du pas doré

Mourant sous l’olivier.

S’envole, à coups d’aile ivre, la nuit.

Si doucement saigne l’humilité,

Rosée qui goutte lentement de l’épine fleurie.

La miséricorde de bras radieux

Enveloppe un cœur qui se brise.



p.170

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coco4649   17 avril 2016
Crépuscule et déclin de Georg Trakl
LE SOMMEIL





Soyez maudits, sombres poisons,

Blanc sommeil !

Ce très étrange jardin

D'arbres crépusculaires

Empli de serpents, de phalènes

D'araignées, de chauve-souris.

Étranger ! Ton ombre perdue

Dans le couchant,

Ténébreux corsaire

Dans la mer salée de l'affliction.

S'envolent des oiseaux blancs à l'orée de la nuit

Sur des villes d'acier

Qui s'écroulent.



p.194

POÈMES PUBLIÉS DANS LA REVUE LE BRENNER (1914-1915)

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steka   28 mai 2013
Rêve et folie et autres poèmes : Lettres choisies, édition bilingue français-allemand de Georg Trakl
Puis une voix sombre jaillit en moi : Au fond de la forêt nocturne, j'ai brisé l'échine de mon coursier, car la folie fulgurait dans ses yeux empourprés; les ombres des ormeaux, le rire bleu de la source et la noire fraîcheur de la nuit s'abattirent sur moi, tandis qu'en chasseur féroce je poursuivais une proie couleur de neige; et mon visage s'abîma dans un enfer de pierre.
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Unhomosapiens   24 janvier 2017
Poèmes I de Georg Trakl
Nocturne



Sur les flots que la nuit enténèbre

Je chante mes tristes chansons,

Chansons saignant comme blessures.

Mais nul coeur ne me les rapporte

A travers les ténèbres.



Seuls les flots que la nuit enténèbre

Bruissent, sanglotent mes chansons,

Chansons saignant de leurs blessures,

Et les rapportent à mon coeur

A travers les ténébres
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