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Note moyenne 3.7 /5 (sur 69 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Amarillo, Texas , le 02/12/1958
Biographie :

George Saunders est un écrivain américain, auteur de nouvelles et d'essais.

Il est diplômé en géophysique de la Colorado School of Mines à Golden en 1981. En 1988, il a obtenu une M.A. en création littéraire de l'Université de Syracuse où il a rencontré sa future femme, Paula Redick. Ils sont parents de deux filles.

De 1989 à 1995, il a travaillé comme ingénieur géophysicien et rédacteur technique pour une société à Rochester, New York.

Depuis 1996, George Saunders est professeur à l'Université de Syracuse, dans l'État de New York, et y enseigne l'écriture créative.

Son premier recueil de nouvelles, "Grandeur et décadence d'un parc d'attractions" (CivilWarLand in Bad Decline, 1996), a été finaliste du PEN/Hemingway Award.

Ses thèmes de prédilection sont les excès du consumérisme ainsi que de la culture d'entreprise.

Ses recueils de nouvelles les plus connus sont "Pastoralia" (2000), "In Persuasion Nation" (2006), "Dix décembre" (Tenth of December, 2013).

On lui doit aussi un roman jeunesse, "Les gloutons glouterons du village de Frip" (The Very Persistent Gappers of Frip, 2000), un court roman, "The Brief and Frightening Reign of Phil" (2005) et surtout "Lincoln au Bardo" (Lincoln in the Bardo, 2017) pour lequel il a reçu le Man Booker Prize 2017.

Il a également écrit de nombreux articles pour le New Yorker, Harper's Magazine, McSweeney's, GQ et The Guardian.

site officiel : http://www.georgesaundersbooks.com/

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Le nouveau roman de l'écrivain américain, CHINATOWN, INTERIEUR (éditions Aux forges de Vulcain) est en librairie, traduit par Aurélie Thiria-Meulemans. C'est l'histoire d'un Américain d'origine asiatique qui essaie de trouver sa place dans la société américaine. Et, comme on est dans la patrie d'Hollywood, Yu raconte cette épopée sous la forme d'une quête du rôle idéal. Car le rêve de toujours du héros c'est de devenir Mister Kung Ku : il a vu la série à la télé quand il était petit, et c'est son but dans la vie. Sauf que plus il monte les échelons, plus il comprend que Mister Kung Fu n'est qu'un autre rôle qu'on veut lui coller parce qu'il est asiatique. C'est un roman high-concept écrit sous la forme d'un scénario : le héros n'est ni « je » ni « il » mais il est désigné par un « tu ». Lé héros suit le script qui peint sa vie comm eune série télé en mélangeant les genres : la bonne vieille série policière, avec un flic noir et une flic blanche et une grande tension amoureuse entre les deux, des scènes de kung fu, et on finit sur une superbe scène de court drama où l'Amérique se retrouve jugée pour son traitement de la communauté asiatique. Un roman virtuose, drôle et attachant : un Lala Land sauce aigre-douce. Avis de la presse américaine : « Charles Yu, habite à Irvine près de Los Angeles, et a déjà écrit pour la série Westworld (HBO) ainsi que pour d'autres séries sur FX et AMC, raconte que l'histoire a été en partie inspirée de sa propre expérience de fils d'immigrés taïwanais ayant grandi en Californie. « J'avais en quelque sorte toujours l'impression que je ne savais pas vraiment où était ma place », nous confie-t-il en parlant de son enfance à Los Angeles. « Je n'ai jamais eu la sensation d'être au milieu de l'action. Et j'ai senti que c'était peut-être non seulement une façon de penser à ce que vivent les américains d'origine asiatique, mais que ça pourrait aussi être un prisme à travers lequel observer les dynamiques raciales dans un sens plus large. » (LA TIMES) « Interior Chinatown […] m'a rappelé le mélange d'humour et de sincérité que l'on trouve dans les nouvelles de George Saunders, dans les jeux métafictifs de Mark Leyner ou dans des films comme The Truman Show. » (The New York Times) « Ce roman examine la réalité quotidienne des Américains d'origine asiatique, cette impression d'être à jamais des étrangers dans ce pays, une minorité qui ne sera jamais actrice d'une nation blanche et noire. » (The New Yorker) « Ce roman est génial. Non seulement l'intelligence de sa structure et de ses métaphores est impressionnante, mais le message implicite derrière l'histoire de Willis Wu témoigne avec précision de ce que signifie non pas uniquement être asiatique aux États-Unis, mais plus largement, ne pas être blanc aux États-Unis. Quiconque voulant tenir une conversation critique et engagée sur les races aux États-Unis se doit de lire Interior Chinatown, qu'il soit américain d'origine asiatique ou non. le message de Charles Yu sur notre propre emprisonnement dans des rôles raciaux spécifiques est un message radical qui mérite d'être entendu. » (The Crimson) « Il y a quelque chose, chez Yu, un côté ludique et cérébral comme de Jonathan Lethem, un côté triste et résigné, comme chez Kurt Vonnegut, un côté très “dickien” dans son refus paranoïaque de la société de consommation. Mais il y a aussi chez lui une sensibilité unique, originale, notamment quand il parvient à mêler, sous l'apparence de la simplicité, et au travers de personnages apparemment passifs, l'humour au plus profond pathos. » (The San Francisco Chronicle)

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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Alice_   02 juillet 2016
Dix décembre de George Saunders
Les garçons d'ici, c'était donc niet. Un niet particulier pour Matt Drey, détenteur de la bouche la plus grande du pays. En l'embrassant hier soir à la fête d'avant-match, elle avait eu l'impression d'embrasser une trémie. L'horreur! Embrasser Matt, c'était comme si tout à coup une vache en sweat-shirt vous fonçait dessus et refusait de se laisser éconduire, son énorme tête de vache envahie de substances chimiques annihilant le peu de raison dont jouissait Matt.

(Tour d'honneur)
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Alice_   07 octobre 2016
Grandeur et décadence d'un parc d'attractions de George Saunders
Au flanc de la montagne, à mi-pente, se dresse le Centre des Nonnes Inconstantes, réservé aux sœurs et autres religieuses au comportement suspect. Un jour, certaines d'entre elles sont descendues vêtues de leurs costumes austères pour visiter nos Installations et nager prudemment. Leurs chants étaient loin d'être enthousiasmants. Sûrement à cause de tous leurs doutes.

(Monsieur Culpabilité)
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Alice_   02 juillet 2016
Dix décembre de George Saunders
Était-elle au-dessus du lot? Se considérait-elle comme au-dessus du lot? Ça, c'était dur à dire. Nombreuses étaient les femmes, dans l'histoire du monde, qui s'étaient distinguées d'une manière plus évidente qu'elle. Helen Keller était impressionnante. Mère Teresa, admirable. Mme Roosevelt, avec ses dents de cheval, toujours rayonnante malgré son handicapé de mari, sans compter qu'elle était lesbienne, à une époque où être lesbienne et Première dame n'était même pas concevable. Elle, Alison, ne pouvait prétendre à jouer dans la catégorie de ces femmes-là. Du moins, pour l'instant!

(Tour d'honneur)
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Stelphique   14 janvier 2019
Lincoln au Bardo de George Saunders
Puis, de l'intérieur de la carapace, retentit la déflagration, familière et pourtant toujours aussi glaçante, associée au phénomène de substanluminéclosion.
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Alice_   25 juillet 2019
Lincoln au Bardo de George Saunders
Rien n'eût pu être plus paisible ou plus beau que l'emplacement de cette tombe. Elle était parfaitement indécouvrable pour le visiteur ordinaire, se trouvant la dernière sur la gauche à l'extrême limité du cimetière, au sommet d'une colline presque perpendiculaire dont le versant opposé descendait jusqu'à Rock Creek. Le torrent d'eau vie bruissait d'une douche mélodie et les arbres de la forêt se dressaient nus et puissants contre le ciel.
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Charybde2   23 avril 2020
Lincoln au Bardo de George Saunders
« Bevins » avait plusieurs paires d’yeux Partant dans tous les sens Plusieurs nez Flairant partout Ses mains (il avait plusieurs paires de mains, ou alors ses mains étaient si rapides qu’elles semblaient plusieurs) gesticulaient de-ci de-là, ramassaient des choses, les portaient à son visage avec la plus curieuse des

Un peu effrayant

À mesure qu’il racontait son histoire, il lui avait poussé tant d’yeux et de nez et de mains supplémentaires que son corps avait presque disparu Des yeux comme des raisins sur une grappe Les mains tâtant les yeux Les nez reniflant les mains

Des entailles à chacun de ses poignets

willie lincoln



Le nouvel arrivant, assis sur le toit de sa maison de souffrances, observait Mr. Bevins d’un air ébahi.

hans vollman



Et vous jetait de temps à autre un regard non moins stupéfait, monsieur. Lorgnant votre énorme –

roger bevins iii



Allons, allons, inutile de mentionner mon –

hans vollman



L’autre homme (celui sur qui était tombée une poutre) Entièrement nu Le membre gonflé dans des proportions Je ne pouvais quitter des yeux

Ce membre qui bondissait tandis qu’il

Corps comme une boulette

Nez large et plat comme le museau d’un mouton

Vraiment tout à fait nu

Crâne horriblement enfoncé Comment pouvait-il se mouvoir et parler avec une si vilaine –

willie lincoln



Or voici que le Révérend Everly Thomas se joignit à nous.

hans vollman



Lequel arriva, comme à son habitude, au petit trot, sourcils circonflexes, regardant par-dessus son épaule d’un air inquiet, cheveux dressés sur la tête, bouche arrondie en un O parfait de terreur. Et prit cependant la parole, comme à son habitude, d’une voix absolument calme et composée.

roger bevins iii



Un nouvel arrivant ? dit le Révérend.

Je crois que nous avons l’honneur de nous adresser à un Mr. Carroll, dit Mr. Bevins.

Le garçonnet nous observait sans rien dire.

hans vollman



Le nouvel arrivant était un garçon âgé de dix ou onze ans. Un élégant petit monsieur qui clignait des yeux et jetait autour de lui des regards circonspects.

le révérend everly thomas



Tel un poisson qui, échoué sur la grève, demeure figé et alerte, saisi par la conscience de sa vulnérabilité.

hans vollman



Il me rappelait mon neveu qui était tombé un jour dans un trou de la rivière gelée et était rentré à la maison transi jusqu’aux os. Redoutant la punition qui l’attendait, il n’avait pas eu le courage de passer la porte ; je l’avais trouvé recroquevillé sur le seuil, ramassé sur lui-même pour se procurer un tant soit peu de chaleur, choqué, honteux, quasi paralysé de froid.

roger bevins iii



Sans doute sentez-vous qu’une force vous attire ? demanda Mr. Vollman. Un besoin impérieux ? D’aller ? Dans un endroit ? Plus confortable ?

Je sens que dois attendre, répondit le garçon.

Ça parle ! s’écria Mr. Bevins.

le révérend everly thomas
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Charybde2   23 avril 2020
Lincoln au Bardo de George Saunders
De nombreux convives se rappelaient en particulier le magnifique clair de lune de cette soirée.

(in « Une saison de guerre et de perte » d’Ann Brightney)



Dans plusieurs témoignages de cette soirée, il est fait mention de l’éclat de la lune.

(in « La longue route vers la gloire » d’Edward Holt)



Un détail commun à tous ces récits est la lune dorée qui éclairait la scène de sa lumière étrange.

(in « Soirées à la Maison-Blanche : Une anthologie » de Bernadette Evon)



Il n’y avait pas de lune ce soir-là et le ciel était gros de nuages.

(Wickett, op. cit.)



Un épais croissant vert surplombait cette scène de démence tel un juge imperturbable, insensible à toute la folie des hommes.

(in « Ma vie » de Dolores P. Leventrop)



La pleine lune ce soir-là était d’un rouge jaunâtre, comme si la lumière de quelque feu terrestre s’y reflétait.

(Sloane, op.cit)



Au gré de mes déplacements dans le salon, j’apercevais un morceau de lune argentée çà et là derrière les fenêtres, tel un vieux mendiant implorant qu’on l’invite à entrer.

(Carter, op. cit.)



Au moment où le dîner fut servi, la lune brillait, haute, petite et bleue dans le ciel, son éclat intact quoique un peu diminué.

(in « Une époque révolue » (mémoire inédit) de I.B. Brigg III)



La nuit avançait, sombre et sans lune ; un orage approchait.

(in « Ces si joyeuses années » d’Albert Trundle)



Les invités commencèrent à quitter la fête alors que les étoiles du martin cernaient déjà la pleine lune jaune.

(in « Les puissances de Washington » de D.V. Featherly)



Les nuages étaient lourds, chargés, et bas, d’une teinte rose passé. Il n’y avait pas de lune. Mon mari et moi nous arrêtâmes un instant pour lever les yeux vers la chambre où le petit Lincoln était à la peine. J’adressai au ciel une prière silencieuse pour que le garçon recouvre la santé. Nous rejoignîmes notre voiture et rentrâmes chez nous, où nos propres enfants, loué soit le Seigneur plein de miséricorde, dormaient paisiblement.

(in « Une mère se souvient » d’Abigail Service)
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Alice_   08 octobre 2016
Grandeur et décadence d'un parc d'attractions de George Saunders
J'ai le sentiment que Dieu n'est pas juste et préfère châtier les faibles, les idiots, les gros, les paresseux. Je crois qu'il se complaît dans la compagnie de ses créatures parfaites et qu'il les chérit comme un père gâteux alors qu'elle ne s'intéresse guère au commun des mortels. Il nous donne le besoin d'être aimé et, en même temps, des particularités qui font de nous des êtres haïssables. Il donne l'envie d'aimer et nous refuse la possibilité de la satisfaire. Alors même qu'il a mis ses enfants imparfaits et remplis de désirs dans un univers d'exigences impérieuses, il prélève la différence entre ce que nous avons et ce que nous désirons sur notre cœur, notre amour-propre, notre santé mentale.

(Le PDG de 200 kilos)
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rkhettaoui   22 janvier 2019
Lincoln au Bardo de George Saunders
Il était malséant de lancer de telles réjouissances alors même que la Mort venait de faire son apparition sur le pas de la porte, et sans doute eût-il été plus convenable, en pareil moment, que la vie publique fût conduite avec plus de discrétion.
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Charybde2   23 avril 2020
Lincoln au Bardo de George Saunders
« Vous savez, me dit Mrs. Lincoln, le Président est censé donner une série de dîners de gala chaque hiver, et ces dîners sont extrêmement onéreux. Si j’organisais trois grandes réceptions, nous pourrions supprimer tout bonnement ces dîners du programme. Si je parvenais à faire en sorte que Mr. Lincoln rejoigne mes vues sur ce sujet, croyez bien que je ne manquerais pas de mettre cette idée en pratique.

– Je pense que tu as raison, intervint le Président. Tes arguments sont convaincants. je crois que nous devrions en effet opter pour ces réceptions. »

Ainsi fut-il décidé, et aussitôt l’on se mit à tout organiser en prévision de la première réception.

(in « En coulisses, ou Trente ans d’esclavage et quatre ans à la Maison Blanche » d’Elizabeth Keckley)



Les abolitionnistes critiquèrent les réjouissances de la Maison-Blanche et beaucoup déclinèrent l’invitation. Ben Wade exprima ses regrets, dit-on, de la plus verte des façons : « Le Président et Mrs. Lincoln sont-ils au courant qu’une guerre civile fait rage ? Mr. et Mrs. Wade, eux, en sont conscients, et pour cette raison refusent de participer à la ripaille et à la gaudriole. »

(in « Réveil à Washington, 1860-1865 », de Margaret Leech)



Les enfants, Tad et Willie, étaient couverts de cadeaux en permanence. Willie était si enchanté par un petit poney qu’on lui avait offert qu’il insistait pour le monter tous les jours. Or le temps était capricieux, et l’exposition au grand air entraîna un rhume sévère, qui dégénéra en fièvre.

(Keckley, op. cit.)



Willie était brûlant de fièvre, le cinq au soir, tandis que sa mère se préparait pour la réception. Il respirait avec difficulté. Elle vit que ses poumons étaient congestionnés et s’en alarma.

(in « Vingt jours » de Dorothy Meserve Kunhardt et Philip B. Kunhardt Jr.)
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