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Note moyenne 4.22 /5 (sur 165 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saint-Etienne , le 13/06/1953
Biographie :

Philosophe, historien de l'art, né le 13 juin 1953 à Saint-Etienne. Après avoir été dramaturge à la Comédie Française, pensionnaire à la Villa Medicis à Rome, il devient en 1990 maître de conférences à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Il a publié une vingtaine d'ouvrages sur l'histoire de l'art. Il est notamment l'auteur de Images malgré tout (Editions de minuit, 2004).

Délibérément critique à l’égard d’une discipline trop aisément assurée de ces certitudes scientifiques, le projet de Didi-Huberman recouvre une double ambition : dévoiler, d’une part, les obscures ou triomphantes raisons qui ont pu amener l’histoire de l’art à une telle rhétorique de la certitude ; ouvrir, d’autre part, le regard sur les images de l’art aux illisibles déchirures qui les traversent.
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Source : www.uzeste.org/a/index.php/Main/LeVillage.
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CONFÉRENCE DU PRIX DE LA PRINCIPAUTÉ 2019 Allons-nous donc renoncer à être romantiques ? Conférence de Georges Didi-Huberman, philosophe et historien de l'art, le lundi 27 janvier 2020, dans le cadre du Prix de la Principauté 2019 qui lui a été décerné conjointement par la Fondation Prince Pierre et les Rencontres Philosophiques de Monaco pour l'ensemble de son oeuvre.

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Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
michfred   08 décembre 2016
Sortir du noir de Georges Didi-Huberman
Cher Lászlo Nemes, me voici donc, pour finir, avec l'impression étrange qu'avec votre travail documentaire considérable, vous avez réussi à faire de votre film, non pas une reconstitution historique du Sonderkommando de Birkenau, mais un véritable conte cinématographique tirant sa logique de traditions littéraires à la fois très anciennes et très modernes.
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Georges Didi-Huberman
ATOS   29 décembre 2017
Georges Didi-Huberman
"les paléontologues estiment que l'homo sapiens doit sa survie puis son succès à sa capacité à migrer, qui lui a permis de répondre aux glaciations et aux canicules des derniers cent mille ans" Hervé Le Bras ( l'Age des migrations, extrait)

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steka   16 octobre 2014
Quelle émotion ! Quelle émotion ? de Georges Didi-Huberman
Celui qui est ému devant les autres ne mérite pas le mépris. Il expose sa faiblesse, il expose son impouvoir, ou son impuissance, ou son impossibilité à "faire face", à "faire bonne figure", comme on dit. Éventuellement, on dira de lui : "Il ne lui reste plus que les yeux pour pleurer", façon de dire qu'il est devenu quelqu'un de pauvre devant les choses de la vie. Mais cette pauvreté, en fait, n'a rien de ridicule ni de lamentable. Bien au contraire. En prenant le risque de "perdre la face", l'être exposé à l'émotion s'engage aussi dans un acte d'honnêteté : il refuse de mentir sur ce qui le traverse, il refuse de faire semblant. Cela peut même, en certaines circonstances, apparaître comme un acte de courage que d'oser montrer son émotion.
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ATOS   29 décembre 2017
Passer, quoi qu'il en coûte de Georges Didi-Huberman
Sur les 185 espèces de primates subsistantes, seul l'homme a un comportement migrateur. Homo sapiens n'est autre, pour finir, qu'un remarquable homo migrans. Vouloir l'oublier - le refouler, le haïr - c'est simplement s'enfermer dans les remparts de la crétinisation. Mieux vaut entendre la leçon de " ceux qui savent encore être en mouvement".

Georges Didi-Huberman - 5-14.03.2017
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deuxquatredeux   27 mars 2018
Passer, quoi qu'il en coûte de Georges Didi-Huberman
Homo sapiens n'est autre, pour finir, qu'un remarquable Homo migrans. Vouloir l'oublier - le refouler, le haïr -, c'est simplement s'enfermer dans les remparts de la crétinisation. Mieux vaut entendre la leçon de « ceux qui savent encore être en mouvement ».
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deuxquatredeux   01 novembre 2017
Passer, quoi qu'il en coûte de Georges Didi-Huberman
Tu avais raison.

Les hommes vont oublier ces trains-ci

comme ces trains-là.

Mais la cendre

se souvient. (p. 11)



Niki Giannari - Des spectres hantent l'Europe (Lettre de Idomeni).
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deuxquatredeux   09 novembre 2017
Passer, quoi qu'il en coûte de Georges Didi-Huberman
Portbou, 26 septembre de l'an 1940.

Le jour où la frontière s'est fermée, Walter Benjamin s'est donné la mort.

S'il arrivait un jour avant ou un jour après ?

Car personne n'arrive à la frontière

un jour avant ou un jour après.

On arrive dans le Maintenant. (p. 16)



Niki Giannari - Des spectres hantent l'Europe (Lettre de Idomeni).
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steka   17 décembre 2012
Survivance des lucioles de Georges Didi-Huberman
Les lucioles ont disparu, cela veut dire : la culture, où Pasolini jusque-là reconnaissait une pratique -populaire ou avant-gardiste - de résistance, est elle-même devenue un outil de la barbarie totalitaire, confinée qu'elle se trouve à présent dans le règne marchand, prostitutionnel, de la tolérance généralisée : " La prophétie -réalisée - de Pasolini tient, en fin de compte, en une phrase : la culture n'est pas ce qui nous défend de la barbarie et doit-être défendu contre elle, elle est ce milieu même dans lequel prospèrent les formes intelligentes de la nouvelle barbarie.
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racooninan   25 janvier 2013
Écorces de Georges Didi-Huberman
Dans un magnifique petit texte intitulé "Fouille et souvenir", Walter Benjamin a rappelé - à la suite de Freud - que l'activité de l'archéologue pouvait éclairer, par-delà sa technique matérielle, quelque chose d'essentiel à l'activité de notre mémoire. "Qui tente de s'approcher de son propre passé enseveli doit faire comme un homme qui fouille. Il ne doit pas craindre de revenir sans cesse à un seul et même état des choses - à le disperser comme on disperse la terre, à le retourner comme on retourne le royaume de la terre." Or, ce qu'il trouve, dans ce ressassement dispersé, toujours remonté du temps perdu, ce sont "les images, qui arrachées à tout contexte antérieur, sont pour notre regard ultérieur des joyaux en habits sobres, comme les torsi dans la galerie du collectionneur."

Cela signifie deux choses au moins. D'une part, l'art de la mémoire ne se réduit pas à l'inventaire des objets mis au jour, des objets clairement visibles. D'autre part, que l'archéologie n'est pas seulement une technique pour explorer le passé, mais aussi et surtout une anamnèse pour comprendre le présent.
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ATOS   22 novembre 2015
Sentir le grisou de Georges Didi-Huberman
"Que s’est-il passé dans le monde, après la guerre et l’après-

guerre?

La normalité.

Oui, la normalité. Dans l’état de normalité, on ne regarde pas

autour de soi: tout autour se présente comme «normal», privé de

l’excitation et de l’émotion des années d’urgence. L’homme tend à

s’assoupir dans sa propre normalité, il oublie de réfléchir sur soi, perd

l’habitude de se juger, ne sait plus se demander qui il est.

C’est alors qu’il faut créer, artificiellement, l’état d’urgence

: ce sont les poètes qui s’en chargent. Les poètes, ces éternels indignés, ces

champions de la rage intellectuelle, de la furie philosophique.

Il y a eu des évènements qui ont marqué la fin de l’après-guerre

: prenons, pour l’Italie, la mort de De Gasperi.

La rage commence là, avec ces grandes, grises funérailles.

L’homme d’état antifasciste et reconstructeur a «disparu»: l’Italie

s’adapte, dans le deuil de sa disparition, et s’apprête donc à retrouver la

normalité des temps de paix, d’une véritable, immémoriale paix.

Mais quelqu’un, le poète, se refuse à cette adaptation.

Il observe avec détachement — le détachement du mécontente

-ment, de la rage — les derniers actes de l’après-guerre

: le retour des derniers prisonniers, souvenez-vous, dans des trains sordides, le retour des cendres des morts... Et... le ministre Pella qui, plein de morgue,

scelle la volonté de l’Italie de participer à l’Europe Unie.

C’est ainsi que recommence, en paix, le mécanisme des relations

internationales. Les cabinets succèdent aux cabinets, les aéroports

voient un incessant va-et-vient de ministres, d’ambassadeurs, de pléni

-potentiaires qui descendent des passerelles d’avion, sourient, disent des

mots vides, stupides, vains, mensongers.

Notre monde, en paix, déborde d’une haine sinistre, l’anticommunisme. Et sur fond opprimant et déprimant de Guerre froide et

d’Allemagne divisée se profilent les nouvelles figures des protagonistes

de l’histoire nouvelle.

Khrouchtchev, Kennedy, Nehru, Tito, Nasser, De Gaulle, Castro,

Ben Bella.

Jusqu’à la rencontre, à Genève, des quatre Grands

: et la paix, encore troublée, se dirige vers son installation définitive.

Et la rage du poète, envers cette normalisation qui est consécration du pouvoir et du conformisme, ne peut que croître encore.

Qu’est-ce qui rend mécontent le poète?

Une infinité de problèmes qui existent et que personne n’est à

même de résoudre

: et sans la résolution desquels la paix, la véritable

paix, la paix du poète, est irréalisable.

Par exemple

: le colonialisme. Cette violence anachronique d’une

nation sur une autre, avec ses séquelles de

martyrs et de morts.



Ou

: la faim, pour des millions et des millions de sous-prolétaires.

Ou

: le racisme. Le racisme comme cancer moral de l’homme

moderne et qui, précisément comme le cancer, prend une infinité de

formes. C’est la haine qui naît du conformisme, du culte de l’institu

tion, de l’arrogance de la majorité. C’est la haine pour tout ce qui est

différent, pour tout ce qui ne rentre pas dans la norme, et perturbe

ainsi l’ordre bourgeois. Malheur à celui qui est différent!

voilà le cri, la formule, le slogan du monde moderne. Haine envers les noirs donc,les jaunes, les gens de couleur: haine envers les juifs, haine envers les

enfants rebelles, haine envers les poètes.

Lynchages à Little Rock, lynchages à Londres, lynchages en

Afrique du nord; insultes fascistes aux juifs.

C’est ainsi que la crise éclate de nouveau, l’éternelle crise latente.

Les événements de Hongrie, Suez.

Et l’Algérie qui commence peu à peu à se couvrir de morts.

Le monde ressemble, pendant quelques semaines, à ce qu’il était

quelques années plus tôt. Coups de canon, décombres, cadavres dans

les rues, files de réfugiés en haillons, paysages incrustés de neige.

Morts éventrés sous la canicule du désert.

Dans le monde la crise se résout, encore une fois: les nouveaux

morts sont pleurés, honorés, et recommence, toujours plus intégrale et

profonde, l’illusion de la paix et de la normalité.

Mais, avec la vielle Europe qui se réinstalle dans ses gonds solennels, naît l’Europe moderne: le Néo-capitalisme;le Marché Commun, les États-Unis d’Europe, les industriels éclairés et «fraternels», les problèmes des relations humaines, du temps libre, de l’aliénation.

La culture occupe des terrains nouveaux

: nouveau souffle d’énergie créatrice dans les lettres, le cinéma, la peinture.

Un énorme service rendu aux grands détenteurs du capital.

Le poète servile s’anéantit, rendant vains les problèmes et réduisant tout à la forme.

Le monde puissant du capital a, en guise d’impudent drapeau, un

tableau abstrait.

Ainsi, tandis que dans un coin la culture de haut niveau devient de

plus en plus raffinée et réservée à quelques-uns, ces «quelques-uns»

deviennent, fictivement, nombreux: ils deviennent «masse». C’est le

triomphe du «digest», de l’«illustré» et, surtout, de la télévision.

Le monde déformé par ces moyens de diffusion, de culture, de propagande, devient de plus en plus irréel: la production en série, y compris

des idées, le rend monstrueux.

Le monde des magazines, du lancement à échelle mondiale des

produits, même humains, est un monde qui tue.

Pauvre, tendre Marilyn, petite sœur obéissante, accablée par ta

beauté comme par une fatalité qui réjouit et tue.

Peut-être as-tu pris le bon chemin, nous l’as-tu enseigné. Ton

blanc, ton or, ton sourire impudique par politesse, passif par timidité,

par respect envers les adultes qui te voulaient ainsi, toi, restée gamine,

voilà ce qui nous invite à apaiser la rage dans les pleurs, à tourner le dos

à cette réalité maudite, à la fatalité du mal.



Car

: tant que l’homme exploitera l’homme, tant que l’humanité

sera divisée en maîtres et en esclaves, il n’y aura ni normalité ni paix.



Voilà la raison de tout le mal de notre temps.



Et aujourd’hui encore, dans les années soixante, les choses n’ont

pas changé: la situation des hommes et de leur société est la même qui

a produit les tragédies d’hier.

Vous voyez ceux-là? Hommes sévères, en veste croisée, élégants,

qui montent et descendent des avions, qui roulent dans de puissantes

automobiles, s’asseyent à des bureaux grandioses comme des trônes,

se réunissent dans des hémicycles solennels, dans des lieux superbes et

sévères: ces hommes aux visages de chiens ou de saints, de hyènes ou

d’aigles, ce sont eux les maîtres.

Et vous voyez ceux-là? Hommes humbles, vêtus de haillons ou

de vêtements produits en série, misérables, qui vont et viennent par

des rues grouillantes et sordides, qui passent des heures et des heures

à un travail sans espoir, se réunissent humblement dans des stades ou

des gargotes, dans des masures misérables ou dans de tragiques gratte-

ciels

: ces hommes aux visages semblables à ceux des morts, sans traits

et sans lumière sinon celle de la vie, ce sont eux les esclaves.

De cette division naissent la tragédie et la mort.



La bombe atomique avec son champignon funèbre s’élargissant

en des cieux apocalyptiques est le fruit de cette division.



Il ne semble pas y avoir de solution à cette impasse, dans laquelle

s’agite le monde de la paix et du bien-être. Peut-être seulement un tour

nant imprévisible, inimaginable... une solution dont aucun prophète

ne saurait avoir l’intuition... une de ces surprises qu’a la vie lorsqu’elle

veut continuer... peut-être...

Peut-être le sourire des astronautes : c’est lui, peut-être, le sourire

de l’espoir véritable, de la paix véritable. Interrompues, ou fermées, ou

sanglantes les voies de la terre, voici que s’ouvre, timidement, la voie

du cosmos." ....

Pier Paolo Pasolini, la Rabbia ( traitement) - 1963



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