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Note moyenne 3.57 /5 (sur 121 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Marcq-en-Baroeul
Biographie :

Né à Marcq-en-Baroeul, Georges Flipo y vit et y fait toutes ses études jusqu’à 20 ans. Il part ensuite à Paris pour achever ses études à l’Essec, et faire carrière dans la publicité. Ce qui ne l’empêche pas de garder de très solides attaches avec son Nord natal, où il revient chaque mois.

En 2002, à la suite d’un pari, il commence à écrire quelques nouvelles, puis à participer à quelques concours littéraires. Les résultats étant plus que stimulants (plus de 50 concours gagnés), il se lance dans une activité de nouvelliste pour la radio (Radio-France, France Bleu). Près de 70 nouvelles seront ainsi produites et mises en ondes.

Parallèlement, il tente sa chance dans l’édition, avec succès. En 2006, son recueil L’Étage de Dieu est couronné par le prix « Découverte d’un écrivain du Nord – Pas-de-Calais », attribué par Le Furet du Nord. Ce sera pour lui l’étape décisive vers une carrière d’écrivain : il publie désormais un livre par an, travaillant avec deux éditeurs parisiens (Anne Carrière et Le Castor Astral) chez lesquels il alterne recueils de nouvelles et romans.

Début 2007, le premier roman de Georges Flipo, Le Vertige des auteurs sort au Castor Astral, il est finaliste du grand prix de l’Humour noir.

Chacun de ses livres reçoit un excellent accueil de la critique (Le Monde, Le Nouvel Obs, Le Magazine Littéraire, etc.), qui salue la diversité de son inspiration, la fluidité de son style, l’acuité de son regard, et, dans plusieurs de ses livres, la férocité de son humour.

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Source : www.eulalie.fr
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Bibliographie de Georges Flipo   (10)Voir plus


Georges Flipo et ses lectures




Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?



Un très mauvais livre dont vous êtes le héros, paru chez Folio, que dévoraient mes fils durant l’été 1993. J’ai voulu leur prouver que, dans le genre, on pouvait faire mieux. En quelques mois, j’ai écrit un très complexe livre interactif de 400.000 signes, et j’y ai pris un réel plaisir. Eux aussi, quand ils l’ont lu. C’est ensuite que j’ai pleuré : trouvant le sujet trop ringard, je ne l’ai proposé à aucun éditeur.

Le sujet ? C’était l’aventure d’un petit garçon pensionnaire dans un sinistre collège où une bonne partie des professeurs sont des sorciers. Cela cinq ans avant le premier Harry Potter. Restant sur une terrible frustration, j’ai fini par me mettre à l’écriture, en 2002.


Quel est l’auteur qui vous a donné envie d’arrêter d’écrire (par ses qualités exceptionnelles...) ?



L’immense Jorge Luis Borges. Quand je lis « La loterie de Babylone », « Guayaquil » ou « L’Aleph », je suis pétrifié : c’est exactement ce que je rêve d’écrire, mais je me sens tellement pataud. Alors, puisque la place est prise, j’écris autre chose. Ma seule nouvelle borgésienne n’est pas bonne.


Quelle est votre première grande découverte littéraire ?



L’Odyssée , en version pour enfants. Je l’avais reçu par erreur, à 7 ans, à une distribution des prix (il était prévu pour les plus grands). Ce fut l’événement de mes vacances. À la rentrée, mon père, un peu optimiste, m’a proposé « la vraie Odyssée ». Je n’en ai pas compris le quart, mais que c’était beau !

J’ai publié sur Mot Compte Double un long récit de cette fabuleuse rencontre.


Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?



Les œuvres complètes de Rudyard Kipling. Et plus particulièrement Histoires comme ca , Simples contes des collines , et Le Rickshaw fantôme et autres contes étranges.


Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?



Ulysse , de James Joyce. Je me demande toujours si ceux qui sont allés jusqu’au bout sont bien plus intelligents que moi, bien plus courageux, ou plus bluffeurs. Et pourtant, j’essaie souvent.


Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?



Oh la belle question ! À chaud, je citerais La terre demeure , de George R. Stewart (Laffont, 1980). Un formidable livre de science-fiction sur le thème de la post-apocalypse . En S.F., il y a aussi L’enchassement de Ian Watson.


Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?



A la recherche du temps perdu , d’un certain Marcel Proust. Trois mille pages sur un sujet minuscule : un petit homme et son petit monde. J’ai du mal à admirer cette narration d’entomologiste fasciné par le moindre battement d’aile d’une termitière épuisée.


Avez vous une citation fétiche issue de la littérature ?



« La littérature c’est ce qui reste quand on retire l’histoire ». Je croyais avoir inventé cette idée, qui m’obnubile quand j’écris. J’ai récemment découvert qu’elle est de jean Carrère.


Et en ce moment que lisez vous ?



Les Inédits et Introuvables de Arthur Conan Doyle. On l’ignore trop souvent, c’était un remarquable nouvelliste.


L’entretien de Georges Flipo avec les membres de Babelio




Vous allez poursuivre les aventures de Viviane Lancier, mais allez vous écrire un recueil de nouvelles ?



Un recueil, oui : car ces temps-ci, je ne cherche pas à écrire des nouvelles ponctuelles, comme je le faisais avant, pour les empiler dans le frigo, puis les ressortir un jour pour tenter d’en faire un recueil, trop disparate pour être publiable. Désormais, je travaille d’emblée sur un thème fédérateur.


Quels sont les romans d’auteurs sud américains que vous conseilleriez à un néophyte ?



Rien de très original : Cent ans de Solitude ( Gabriel Garcia Marquez), Tocaia grande (Jorge Amado), La Reine Isabel chantait des chansons d’amour ou Mirage d’amour avec fanfare ( Hernán Rivera Letelier), Contes d’amour, de folie et de mort (Horacio Quiroga), les nouvelles fantastiques de Julio Cortázar, Un nom de torero (Luis Sepúlveda). Et bien sûr tous les contes de Jorge Luis Borges, mais Borges est un écrivain « du monde » plus que d’Amérique du Sud.

J’aurais pu en citer d’autres pour chacun de ces auteurs. J’ai donné les titres qui me venaient à l’esprit : des nouvelles ET des romans, car, dans ce continent, on est moins ségrégationniste.


Est-ce que vous vous plaisez "dans la peau" de Viviane Lancier ?



Oh oui, j’ai des relations très intimes avec elle ! Ses réparties, ses déprimes, ses impulsions, me viennent très naturellement, au fil du clavier... car elles ne sont pas de moi : Viviane est inspirée d’une amie de la pub que j’apprécie beaucoup, jusque dans ses faiblesses. Elle ne s’est pourtant pas reconnue en lisant ce roman.


Vous êtes auteur et blogueur. Écrit-on un billet comme on écrit une nouvelle ?



Non, pas du tout, et c’est là le problème : l’écriture d’un billet de blog se fait d’une main relâchée et bavarde, l’espace compte peu, le rythme n’a pas d’importance. Or cette écriture « s’incruste », et devient vite une seconde nature dont il est très difficile de se débarrasser quand on écrit une nouvelle, où le rythme, le tranchant du vocabulaire sont essentiels. Ajoutez à cela que l’auteur se met très en avant dans un billet de blog (moi, en tout cas), et doit s’effacer dans la nouvelle.


La couverture de La commissaire n’aime point les vers reprend le motif de l’affiche de « Talons aiguilles » de Pedro Almodovar. C’est un hommage ?



Je vais vous décevoir : je n’ai pas fait le rapprochement avec Tacos Lontanos quand on m’a présenté la maquette de couverture. Ni avec une P.L.V. de parfum pour Chanel qui avait eu la même idée (avant, après ? Je ne sais pas ). On peut maintenant la considérer comme un clin d’oeil, un hommage, ou une image archétypale, je ne sais que dire.


Joachim Du Bellay dans Qui comme Ulysse : Nouvelles en partance et maintenant un sonnet de Charles Baudelaire dans La commissaire n’aime point les vers . A quand un recueil de poèmes de Georges Flipo ?



JA-MAIS. J’aime lire la poésie, mais si je publie un jour un recueil de poèmes le premier qui me met cette interview sous les yeux a droit à un dîner chez Allard. Même chose pour l’autobiographie.


Quelles sont vos habitudes/procédés d’écriture ?



Variables. En général, je mentalise, je me répète l’histoire, sans rien écrire, pendant des mois si c’est un roman, ou pendant des semaines si c’est une nouvelle. Il y a des passages que je connais par cœur alors que je n’ai encore rien mis sur papier ou sur PC. J’écris assez vite un premier jet, où je surligne tout ce qui me paraît faible. Ensuite, je corrige très longtemps. Un roman, en moyenne, c’est quatre mois d’écriture intensive puis huit mois de corrections. En phase intensive, je me lève tôt pour écrire, vers 4 ou 5 heures du matin, surtout quand il s’agit de passages difficiles. Cela dit, je suis un paresseux, je ne me force jamais quand ça ne vient pas.


Vous avez un site et un blog sur lequel vous êtes très actif et échangez beaucoup avec nombre de vos lecteurs. D’aucuns pensent que c’est juste une opération de promo. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi il est important pour vous d’être au contact de ceux qui vous lisent ?



Si je tenais ce blog à des fins promotionnelles, ce serait le plus mauvais investissement possible pour un auteur. J’ai compté le nombre de mes billets évoquant mes livres : ils représentent moins de 25% du total. Vous pouvez le dire à « d’aucuns ». Et à d’aucunes.

Ce blog, c’est près de 300 billets depuis deux ans. Des centaines d’heures de travail, tout cela pour quoi ? Pour quelques dizaines de lecteurs, quelques centaines ? Rentabilité pathétique. Ces heures, je pourrais les utiliser à faire du « vrai travail », je pourrais, si j’aimais la promo, en investir le fruit dans l’achat de mes propres livres, les offrir en animation dans des librairies, ou à des dizaines de blogs influents, non ? Je pourrais surtout les consacrer à écrire un livre de plus.

En revanche, le site a, je ne le cache pas, une vocation un peu plus utilitaire : c’est une vitrine d’auteur, notamment pour les journalistes ou lecteurs qui veulent des informations.

Pourquoi je tiens ce blog ? Parce que j’aime l’univers des blogs littéraires. Et parce que ça m’amuse. C’est un jogging de l’écriture, qui m’aide à garder le tonus en période creuse. Il permet aussi à mes lecteurs de me connaître autrement que par mes livres (je ne sais d’ailleurs pas si c’est une bonne chose : dans le genre, une bonne interview comme celle d’aujourd’hui est plus fructueuse). Il permet enfin d’avoir des retours de lecture particulièrement intéressants, et même des échanges avec des blogueuses-lectrices. Ce sont des échanges « personnalisés », je discerne les personnalités des interlocuteurs – surtout des interlocutrices. Rencontrer dans un salon des personnes avec lesquelles j’ai correspondu, c’est un bonheur : on fait connaissance alors qu’on se connaît déjà très bien.

Le 2 avril 2010.

Merci à keisha et liliba pour leurs questions !

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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
Erveine   01 novembre 2021
La commissaire n'aime point les vers de Georges Flipo
- C’est fini, c’est fini.

- Comment avez-vous deviné ?

- Je n’ai rien deviné : j’ai simplement constaté que vous aviez gardé mon portable, et je suis venu le reprendre. Là, je vous ai vue partir avec Tolosa. Je ne suis pas assez bon tireur, je n’ai pas osé intervenir tout de suite. C’est quand vous êtes entrée dans le coffre que j’ai pu l’ajuster sans risquer de vous blesser.

Elle se pencha sur Tolosa. Plus exactement sur son cadavre. La balle avait traversé le dos, pile à hauteur du cœur. Monot se sous-estimait, c’était un excellent tireur. Il lui sourit.

Avec tout ça, j’ai raté au moins l’introït de la messe.

Viviane téléphona à la PJ presque à regret. Elle regrettait le moment où il disait « C’est fini ». Elle aurait aimé repartir avec lui, mais elle ne pouvait laisser ce cadavre sur le trottoir, ce n’était pas le jour des encombrants. (p.224)
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kathel   14 septembre 2008
Qui comme Ulysse : Nouvelles en partance de Georges Flipo
Guillermo R. était natif de Séville, vicaire à Séville, aficionado à Séville. Il avait reçu du Seigneur ces trois grâces et les vivait en une confusion fervente : quand approchait la fête de Pâques, en son for intime, il s’apprêtait aussi à fêter la résurrection de la saison des corridas.



D’un pas allègre mais recueilli, il traversait alors le Guadalquivir au pont de San Telmo, empruntait le long paseo Cristóbal Colón et, tremblant d’effusion, s’engouffrait dans la Plaza de Toros de la Maestranza comme on pénètre dans une cathédrale : il venait communier à la joyeuse messe de la mort, l’office noir et chamarré.



(Et à l’heure de notre mort)







C’est le jour du blog de voyage. Joseph l’écrit chez lui, confortablement installé devant son PC. Il s’est servi un café allongé, il a choisi la musique qu’il écoutera ; aujourd’hui ce sera l’intégrale des sonates de Liszt, c’est si agréable de voyager en compagnie de Franz Liszt. Sur sa table traînent des atlas, un dictionnaire français-anglais. Son étagère est pleine de Guides du routard, de Lonely Planet.



Joseph hésite : où partira-t-il cette fois-ci ? Il ouvre l’atlas, surfe sur internet, consulte les blogs de voyage des autres. Tiens, la route de la soie, ce ne serait pas mal. Un peu long, peut-être. Il la prendra à la sortie de la Turquie, ça raccourcira le voyage.



(La route de la soie)

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Pchabannes   19 mars 2010
La commissaire n'aime point les vers de Georges Flipo
“Des femmes ? Au nom de la très sainte mixité, on avait tenté d’en nommé quelques unes sous ses ordres. Des gentilles, des teigneuses, des bosseuses, aucune n’avait tenu le coup : dans son équipe la mixité c’était Viviane. Viviane et ses hommes. La gentille, la teigneuse, la bosseuse, c’était elle.”
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Pchabannes   19 mars 2010
La commissaire n'aime point les vers de Georges Flipo
“Des femmes ? Au nom de la très sainte mixité, on avait tenté d’en nommé quelques unes sous ses ordres. Des gentilles, des teigneuses, des bosseuses, aucune n’avait tenu le coup : dans son équipe la mixité c’était Viviane. Viviane et ses hommes. La gentille, la teigneuse, la bosseuse, c’était elle.”
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ChezLo   09 avril 2011
Qui comme Ulysse : Nouvelles en partance de Georges Flipo
- Prends-le en photo, Jean-René, m'a dit Mimi, ce sera chouette à montrer au retour.

Elle ne comprenait pas mon personnage, elle ne vivait ce voyage que pour en parler au retour. J'ai remarqué qu'il avait souri, brièvement, en entendant Mimi. La marquise parlait donc français.

Alors, j'ai armé mon appareil, j'ai cadré, puis je me suis arrêté, en lâchant : "Et puis non, finalement, il serait bien trop content." Je l'ai vu tressaillir et je me suis écarté, léger, heureux. Méchant.



in "L'indifférent"
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liliba   02 novembre 2012
Tous ensemble, mais sans plus de Georges Flipo
Ah Raoul, un prénom démodé qui enchantait Adrien. Il sentait bon le label héréditaire que l’on se passait avec amour, de père en fils aîné, comme une montre de gousset. Célibataire, heureusement, puisqu’il serait appelé à voyager continuellement en France la première année. Une fille dans chaque port, ce serait de son âge. Ou plutôt dans chaque parfumerie, les occasions ne lui manqueraient pas, au garnement, avec les petites vendeuses.



Né à Versailles, le 25 décembre 1988, parfait. Bientôt vingt-quatre ans, Raoul n’avait donc jamais redoublé de classe, il ne s’était permis aucun zigzag dans sa jeune trajectoire. Pas d’erreur d’orientation en début de parcours, pas d’année sabbatique à la sortie, ni de lavage de cerveau dans une quelconque O.N.G – cette abréviation-là, il l’acceptait, il aimait même parler d’« ongue » avant de décoder pour l’interlocuteur perplexe. Pas non plus de fourvoiement dans une éphémère start-up avec des potes. Non, un beau projet de carrière rectiligne. Amusante, cette naissance le 25 décembre. Madame avait dû ressentir les contractions au retour de la messe de minuit. À Saint-Louis ou à Saint-Symphorien, il en aurait juré. Études probables à Notre-Dame du Grandchamp ou au Sacré-Cœur. Pourquoi ne le mentionnait-il pas ? Ah, bien sûr, pour éviter les foudres d’un directeur des relations humaines franc-maçon – il était finaud, le jeune Raoul, il avait déjà compris que ces types-là étaient partout.



Licence de sciences économiques à la faculté de Nanterre. Un autre bon point, et même un double. Il devait être légèrement rebelle, juste assez pour avoir refusé de faire une grande école comme papa. Mieux encore, il était allé se frotter au peuple, à Nanterre, dans une faculté notoirement rouge. Courageux, le petit gars.



Master 2 de marketing à Paris-Dauphine. Rassurant. Après cette descente aux soutes, il était remonté en cabine des officiers, hé, la mixité sociale avait ses limites...

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kathel   08 octobre 2012
Tous ensemble, mais sans plus de Georges Flipo
Philippe sentit monter une colère muette et impuissante. Il ne pouvait évidemment plus faire un scandale et réclamer sa chambre pour lui seul, ce serait très désobligeant envers ce Kristofer avec tous ses k qui lui souhaitait la bienvenue. Il ne tenait pas à passer pour xénophobe, d’autant que le chirurgien qui devait l’opérer portait un nom imprononçable, genre tchèque ou slovaque, « mais il est français comme vous et moi », l’avait rassuré son médecin traitant. Kristofer Kask, lui, n’était certainement pas français, en tout cas pas comme vous et moi, il avait un affreux accent venu de nulle part, avec des consonnes finales qui claquaient et d’autres qu’il mouillait.

- C’est très joli, votre accent, vous venez de quel pays ?

- Je suis estonien, mais il y a longtemps que je vis en France.

- Ah, parfait.

Philippe avait hésité à ajouter « J’aime beaucoup l’Estonie », mais il s’en était abstenu, craignant que Kristofer lui demandât ce qu’il aimait en Estonie. Que diable y avait-il à aimer en Estonie ?
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Coccinelle2   10 janvier 2011
La commissaire n'aime point les vers de Georges Flipo
– À quoi pensiez-vous, lieutenant, quand vous avez dit que la police commençait à se faire une idée plus précise de l'auteur des crimes ? C'est quoi, ces révélations ?

– Oh, c'est un truc d'Hercule Poirot, dans Agatha Christie : il lance ça pour paniquer l'assassin, pour le pousser à l'erreur. Et ne dites rien, commissaire, je devine ce que vous pensez.

La commissaire allait quand même déverser le fond de sa pensée sur Hercule Poirot, la littérature policière et ses lecteurs, quand le téléphone de Monot sonna. (page 152)
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YvPol   12 mai 2011
La commissaire n'a point l'esprit club de Georges Flipo
Viviane soupira, heureuse. On ne lui avait pas proposé de siège, ses escarpins lui faisaient mal aux pieds, les miettes de macaron grattaient sa gorge, le champagne lui donnait un léger hoquet, le foie gras remontait avec un goût aigre, mais c'était vraiment une belle soirée (p.22)
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Yannickge   12 juillet 2012
La commissaire n'aime point les vers de Georges Flipo
Accablée, Viviane rendit le dossier à Monot. Elle avait cru que les médias s'intéressaient aux individus intéressants. Elle avait mal compris : c'était les individus qui se trouvaient intéressants dés qu'ils étaient dans les médias. Le pire, c'était qu'ils le devenaient.
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