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Note moyenne 3.55 /5 (sur 57 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Alexandrie , le 03/05/1934
Mort(e) à : Nice , le 23/05/2013
Biographie :

Georges Moustaki, de son vrai nom Giuseppe Mustacchi, est un auteur-compositeur-interprète français.

Né à Alexandrie, en Égypte, le 3 mai 1934, de parents juifs grecs originaires de l'île de Corfou, il grandit dans un environnement multiculturel (juif, grec, turc, italien, arabe, français) et se passionne vite pour la littérature et la chanson française (et notamment Édith Piaf).

Venu à Paris en 1951, il exerce la profession de journaliste, puis de barman dans un piano-bar, ce qui l'amène à fréquenter des personnalités du monde musical de l'époque. Il entend ainsi Georges Brassens se produire un soir, et c'est pour lui une révélation. Il n'aura de cesse par la suite de faire référence à son maître, allant jusqu'à adopter son prénom en son hommage. En 1958, il rencontre Édith Piaf, pour qui il écrira une de ses chansons les plus connues, Milord. Il aura avec la grande dame une relation fougueuse mais courte. Tout au long des années 1960, il se positionne comme un compositeur parolier pour les grands noms de la chanson française comme Yves Montand, Barbara et surtout Serge Reggiani. Il crée alors des chansons qui resteront parmi ses plus grand succès : Sarah, Ma Solitude, Joseph et Ma Liberté ou encore La longue dame brune qu'il interprète alors en duo avec Barbara. Sa devise est : l'homme descend du songe.

En 1968, artiste engagé au moment des événements de mai 68, il écrit, compose et interprète Le Métèque, une ballade romantique qui parle d'un étranger un peu éthéré, doux rêveur, sans attache.
C'est un grand succès international qui marque un nouveau début de sa carrière d'artiste. En janvier 1970, il fait son premier grand concert en vedette à Bobino. On découvre alors un artiste qui privilégie une ambiance chaleureuse, de proximité avec son public.

Pendant les trois décennies suivantes, il parcourt le monde pour se produire mais surtout pour trouver de nouvelles inspirations.

Ses disques se succèdent et ne se ressemblent pas. Ce musicien prolifique continue sa route, trouvant dans les tournées suivant les sorties de ses nouveaux albums le prétexte pour rencontrer une nouvelle fois son public.

Il est mort des suites d'une longue maladie le 23 mai 2013 à Nice. Il est inhumé au cimetière du Père Lachaise à Paris.
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Source : wikipédia
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Moustaki. Il y avait un jardin.


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Georges Moustaki
Rêveline

Pour un bouquet de lilas
Qu'il t'offrit ce jour-là,
Rêveline,
Tu as rêvé d'un jardin
Fleurissant tes matins,
Rêveline.
Pour un petit brin de cour,
Tu as rêvé d'amour,
Rêveline,
Comme si un arc-en-ciel
Suffit pour que le ciel
S'illumine.

Reviens sur terre,
Ma douce amie:
La vie n'est guère
Que la vie.

Avec un soleil pâlot
Qui se posait sur l'eau,
Rêveline,
Tu as rêvé que l'été
Durait l'éternité,
Rêveline.
Une balade en bateau
Jusqu'au pont de Puteaux,
Rêveline,
T'a fait rêver de croisière,
Mexico, le cap Vert,
L'Argentine.

Reviens sur terre,
Ma douce amie:
La vie n'est guère
Que la vie.

Lorsque mon coeur s'assombrit
Et que je broie du gris,
Rêveline,
Je voudrais avoir tes yeux
Pour ne voir que du bleu,
Rêveline.
Toi, qui changes l'eau en vin,
Toi qui rêves sans fin,
Rêveline,
Montre-moi comment tu fais.
Apprends-moi à rêver,
Rêveline.

Ne change guère,
Ma douce amie:
La vie n'est guère
Que la vie.
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Georges Moustaki
Il y avait un jardin

C'est une chanson pour les enfants
Qui naissent et qui vivent entre l'acier
Et le bitume, entre le béton et l'asphalte
Et qui ne sauront peut-être jamais
Que la terre était un jardin

Il y avait un jardin qu'on appelait la terre
Il brillait au soleil comme un fruit défendu
Non ce n'était pas le paradis ni l'enfer
Ni rien de déjà vu ou déjà entendu

La la la la la la la

Il y avait un jardin une maison des arbres
Avec un lit de mousse pour y faire l'amour
Et un petit ruisseau roulant sans une vague
Venait le rafraîchir et poursuivait son cours

La la la la la la la

Il y avait un jardin grand comme une vallée
On pouvait s'y nourrir à toutes les saisons
Sur la terre brûlante ou sur l'herbe gelée
Et découvrir des fleurs qui n'avaient pas de nom

La la la la la la la

Il y avait un jardin qu'on appelait la terre
Il était assez grand pour des milliers d'enfants
Il était habité jadis par nos grands-pères
Qui le tenaient eux-mêmes de leurs grands-parents

La la la la la la

Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître
Où nous aurions pu vivre insouciants et nus
Où est cette maison toutes portes ouvertes
Que je cherche encore et que je ne trouve plus?
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Georges Moustaki
A mon ange gardien...

Pour avoir si souvent dormi
Avec ma solitude
Je m'en suis fait presqu'une amie
Une douce habitude
Ell' ne me quitte pas d'un pas
Fidèle comme une ombre
Elle m'a suivi ça et là
Aux quatre coins du monde

Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude

Quand elle est au creux de mon lit
Elle prend toute la place
Et nous passons de longues nuits
Tous les deux face à face
Je ne sais vraiment pas jusqu'où
Ira cette complice
Faudra-t-il que j'y prenne goût
Ou que je réagisse?

Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude

Par elle, j'ai autant appris
Que j'ai versé de larmes
Si parfois je la répudie
Jamais elle ne désarme
Et si je préfère l'amour
D'une autre courtisane
Elle sera à mon dernier jour
Ma dernière compagne

Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude
Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude
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Georges Moustaki
Avec ma gueule de métèque,
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents,
Avec mes yeux tout délavés
Qui me donnent l'air de rêver,
Moi qui ne rêve plus souvent.
Avec mes mains de maraudeur,
De musicien et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins,
Avec ma bouche qui a bu,
Qui a embrassé et mordu
Sans jamais assouvir sa faim.

Avec ma gueule de métèque,
De Juif errant, de pâtre grec
De voleur et de vagabond,
Avec ma peau qui s'est frottée
Au soleil de tous les étés
Et tout ce qui portait jupon,
Avec mon cœur qui a su faire
Souffrir autant qu'il a souffert
Sans pour cela faire d'histoires,
Avec mon âme qui n'a plus
La moindre chance de salut
Pour éviter le purgatoire.

Avec ma gueule de métèque,
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents,
Je viendrai, ma douce captive,
Mon âme sœur, ma source vive,
Je viendrai boire tes vingt ans.
Et je serai Prince de sang,
Rêveur ou bien adolescent,
Comme il te plaira de choisir.
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir.
___
'Le Métèque', 1969
♪♫ https://www.youtube.com/watch?v=MV8fGf-N06A
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Georges Moustaki
Le facteur

Le jeune facteur est mort
Il n'avait que dix-sept ans
Tout est fini pour lui maintenant
L'amour ne peut plus voyager
Il a perdu son messager

C'est lui qui venait chaque jour
Les bras chargés de tous mes mots d'amour
C'est lui qui portait dans ses mains
La fleur d'amour cueillie dans ton jardin

Il est parti dans le ciel bleu
comme un oiseau enfin libre et heureux
Et quand son âme me l'a quitté
Un rossignol quelque part a chanté

Je t'aime autant que je t'aimais
Mais je ne peux le dire désormais
Il a emporté avec lui
Les derniers mots que je t'avais écrit

Il n'ira plus sur les chemins
Fleuris de rose et de jasmin
Qui mènent jusqu'à ta maison
On on on on on

L'amour ne peut plus voyager
Il a perdu son messager
Et mon coeur est comme en prison
On on on on on

Il est parti l'adolescent
Qui t'apportait mes joies et mes tourments
L'hiver a tué le printemps
Tout est fini pour nous deux maintenant.
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Georges Moustaki
Allez, venez, Milord!
Vous asseoir à ma table
Il fait si froid, dehors
Ici c'est confortable
Laissez-vous faire, Milord
Et prenez bien vos aises
Vos peines sur mon cœur
Et vos pieds sur une chaise
Je vous connais, Milord
Vous n'm'avez jamais vue
Je n'suis qu'une fille du port
Qu'une ombre de la rue

Pourtant j'vous ai frôlé
Quand vous passiez hier
Vous n'étiez pas peu fier
Dame! Le ciel vous comblait
Votre foulard de soie
Flottant sur vos épaules
Vous aviez le beau rôle
On aurait dit le roi
Vous marchiez en vainqueur
Au bras d'une demoiselle
Mon Dieu! Qu'elle était belle
J'en ai froid dans le cœur


Extrait de "Milord", chanson du répertoire d'Édith Piaf, 1959.
Paroles Georges Moustaki et musique Marguerite Monnot.
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Je ne me sens toujours pas intégré dans la vie normale. Les camps de concentration m'ont rendu prématurément blasé, m'ont fait perdre tout sentiment violent de peur, d'amour ou de joie.

Ca m'empêche d'être sociable, de déconner, de rigoler. Je suis toujours sur mes gardes. Ca m'a filé des complexes et ça me dérange.

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Une chanson écrite en 1976... Un texte à méditer.
Chanson cri

Je veux que ma chanson soit comme un cri d'alarme
Entre un air à la mode et un chanteur de charme
Et même si je ne chante pas assez fort
Qu'on veuille m'écouter trois minutes encore

Quand on entend parler des femmes que l'on viole
Pour beaucoup d'entre nous, ça reste des paroles
On discute, on s'indigne, on ferme le journal
Puis on finit par trouver ça presque normal

Hier, j'ai rencontré l'une de ces victimes
Pour la police, c'est affaire de routine
Et pour les autres, ce n'est guère qu'une histoire
Moi, j'ai vu la détresse au fond de son regard
J'ai lavé son corps couvert de sperme et de sang
L'individu était presqu'un adolescent
Très vite, il a fait ça sans amour ni plaisir
Il paraît qu'il a pleuré avant de s'enfuir

Mon Dieu, qu'avons-nous fait pour en arriver là ?
Que faut-il faire pour arrêter tout cela ?
Ma tête se révolte et mon cœur est meurtri
Et j'ai eu mal pour elle, et j'ai honte pour lui

Mais qui d'entre nous n'a jamais violé quelqu'un ?
Pour ne parler que de ces petits viols mesquins
Qui font partie de notre vie de tous les jours
Et abreuvent de larmes notre soif d'amour

La puissance, l'argent, la force et le mépris
L'autorité du père et celle du mari
La rigueur imbécile des fauteurs de l'ordre
Qui crée les enragés qu'il empêche de mordre

Car ce sont nos enfants qu'on appelle la pègre
Gauchistes, blousons noirs, drogués et autres nègres
Tous ceux qui, pour survivre, cherchent à rêver
Ceux qui cherchent la plage au-dessous des pavés

Et si je viens chanter à la télévision
Dans le cadre établi de la consommation
Avec l'approbation du prince et de la cour
Ne va pas croire que c'est pour faire un discours
Ce n'est pas non plus pour te convaincre ou te plaire
Ou chanter les idées qui sont déjà dans l'air
Mais c'est pour demander un aujourd'hui meilleur
En faisant simplement mon métier de chanteur

Je dis que le bateau prend l'eau de tous côtés
Il est temps qu'on essaye de le colmater
Victime ou criminel, les deux sont concernés
Et s'il y a un coupable, on est tous condamnés
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Ce que je n'ai pas compris et ne comprendrai jamais, c'est qu'au nom d'une guerre, on massacre toute une catégorie de gens. Aucune logique dans tout cela. La haine n'explique pas tout.

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Ce que je n'ai pas compris et ne comprendrai jamais, c'est qu'au nom d'une guerre, on massacre toute une catégorie de gens. Aucune logique dans tout cela. La haine n'explique pas tout.

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