AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 4.41 /5 (sur 60 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Géraldine Schwarz est une journaliste franco- allemande vivant à Berlin. Ancienne correspondante de l’AFP, elle collabore entre autres avec Le Monde, Arte et une émission politique de la télévision allemande Deutsche Welle. Elle enquête depuis quelques années dans les archives des services secrets allemands BND et a réalisé plusieurs documentaires pour France Télévisions.

En 2017, elle publie "Les amnésiques".

Source : Flammarion
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Les amnésiques, de Géraldine Schwarz
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
michfred   23 avril 2018
Les amnésiques de Géraldine Schwarz
De manière générale, les Français avaient acquis la réputation d'être la puissance d'occupation la plus magnanime envers les anciens responsables nazis. Le fait que la France avait étroitement coopéré avec le IIIe Reich et que son administration après la guerre était encore truffée d'anciens collaborateurs de Vichy qui redoutaient que les accusations contre les nazis ne se retournent contre eux a certainement pesé sur cette mansuétude.
Commenter  J’apprécie          260
kielosa   13 octobre 2017
Les amnésiques de Géraldine Schwarz
" Avant, nous ne mangions que des pommes de terre et après l'annexion nous avions de la viande dans notre soupe. "



Géraldine Schwarz citant une vieille dame d'origine tchèque à propos de l'annexion de son pays par les nazis en 1938, et d'ajouter : "Je fus frappée... à quel point le motif d'une adhésion à un régime peut être simple : "de la viande dans notre soupe."



(page 119)
Commenter  J’apprécie          260
alainmartinez   09 janvier 2018
Les amnésiques de Géraldine Schwarz
Or, à se convaincre pendant cinquante ans que « Vichy, ce n’est pas la France », la France n’a pas creusé certaines questions fondamentales : Comment passer d’une dictature à une démocratie ? Jusqu’où remontent les racines de l’extrême droite et de l’antisémitisme français ? Comment changer la mentalité d’un peuple, des Mitläufer français ?
Commenter  J’apprécie          200
alainmartinez   22 janvier 2018
Les amnésiques de Géraldine Schwarz
Pendant des décennies, les Italiens vécurent dans le déni d’avoir été des bourreaux et se nourrirent du mythe que la majorité d’entre eux avaient résisté au fascisme, alors que le mouvement de résistance armé avait compté environ 300 000 personnes et, surtout, il ne s’était constitué qu’après l’invasion allemande, en 1943. Auparavant, une majorité écrasante d’Italiens avaient soutenu Mussolini et ses guerres criminelles. « C’est ainsi qu’est née la légende des Italiens brava gente, comme l’a décrit l’intellectuel Angelo Del Boca : des braves gens qui ne font pas de mal à une mouche, contrairement au mal absolu, le nazisme, explique Giovanni Donfrancesco. Le cinéma aussi a joué un rôle dans ce mythe. »
Commenter  J’apprécie          190
michfred   26 avril 2018
Les amnésiques de Géraldine Schwarz
Il fallut se rendre à l'évidence: le travail de mémoire du national-socialisme, si central dans la construction de l'identité des Allemands de l'Ouest, avait été négligé en RDA, laissant à l'Allemagne réunifiée un héritage explosif.
Commenter  J’apprécie          202
alainmartinez   07 janvier 2018
Les amnésiques de Géraldine Schwarz
Ces experts, en rupture avec l’historiographie classique, affirmaient que l’assassinat des juifs d’Europe était le résultat d’une multitude d’initiatives criminelles individuelles, prises à la fois sur le terrain et dans les labyrinthes de la bureaucratie prolifique du Reich. Leur thèse était dérangeante puisqu’elle ne permettait plus de rejeter toutes les responsabilités sur les représentants de l’État et forçait à imaginer des centaines de milliers de coupables.
Commenter  J’apprécie          150
alainmartinez   04 janvier 2018
Les amnésiques de Géraldine Schwarz
Karl Schwarz n’était pas un nostalgique du IIIe Reich, contrairement à 40 % des Allemands qui à la fin de 1951 affirmaient préférer l’ancien régime au nouveau.
Commenter  J’apprécie          140
rkhettaoui   12 novembre 2017
Les amnésiques de Géraldine Schwarz
Toutes les femmes ne vénéraient pas Hitler. Car pour celles qui avaient goûté aux prémices de l’émancipation pendant les années vingt, le régime nazi équivalait à un cinglant recul. En septembre 1934, le Führer dit : « Le terme d’émancipation de la femme est un mot inventé par l’intellect juif. Nous n’estimons pas correct qu’une femme se mêle du monde de l’homme, pour nous il est naturel que les deux mondes restent séparés. » En revanche, les femmes artistes avaient une place à part dans le cœur de celui qui avait toujours rêvé être un peintre reconnu.
Commenter  J’apprécie          80
Géraldine Schwarz
Puszi   09 juillet 2018
Géraldine Schwarz
"Mes parents avaient de très bons amis non juifs, qui, lorsque la situation s'aggrava, venaient tard le soir en cachette pour savoir si tout allait bien et nous apportaient des choses qu'on n'avait plus le droit de se procurer. Iles prenaient beaucoup de risques." Le drame, c'est qu'en pensant bien faire ces bonnes âmes encouragèrent sans le savoir les juifs à continuer d'y croire alors qu'il était encore temps de s'arracher d'un piège dont personne ne pouvait soupçonner à quel point il serait mortel. J'ai réfléchi au signe de solidarité qui avait pu réchauffer le cœur des Löbmann et je pense que c'était la fidélité de leur clientèle. J'ai retrouvé une liste de plusieurs pages qu'Opa a récupérée lorsqu'il a acheté leur société. Ce long défilé de noms raconte une autre Allemagne, celle de ceux qui n'ont pas renoncé à leur loyauté, malgré les appels au boycott. p.61
Commenter  J’apprécie          60
alainmartinez   07 janvier 2018
Les amnésiques de Géraldine Schwarz
Par une ordonnance du 9 août 1944, le général de Gaulle décréta « nul et non avenu » le régime de Vichy, considérant que ce dernier n’avait jamais représenté la France puisque « la République n’a jamais cessé d’être » incarnée par « la France libre, la France combattante, le Comité français de libération nationale ». Cette interprétation avait l’avantage de débarrasser la France d’après guerre d’un encombrant héritage, comme si Vichy avait été imposé de force par un petit groupe de criminels à une population qui lui était farouchement opposée car majoritairement résistante. Même la police nationale fut célébrée comme « résistante » alors qu’elle avait organisé des rafles et la surveillance de camps.
Commenter  J’apprécie          60
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Bibliographie de Géraldine Schwarz(1)Voir plus
Listes avec des livres de cet auteur


Quiz Voir plus

Régions d'Europe

Poméranie

Allemagne
Suède
Pays-Bas
Danemark

10 questions
38 lecteurs ont répondu
Créer un quiz sur cet auteur