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Note moyenne 3.83 /5 (sur 78 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Marseille , le 20/02/1953
Biographie :

Gérard Araud est un diplomate français, élevé à la dignité d'ambassadeur de France.

Gérard Araud est unanimement considéré comme le plus brillant de nos Ambassadeurs. Secrétaire d’Ambassade à Tel Aviv (1982-1984), en charge des questions du Moyen Orient au CAP du Ministère des Affaires Etrangères, Conseiller à l’Ambassade de France à Washington (1987-1991), sous-directeur des affaires communautaires au MAE (1991-1993), conseiller diplomatique du Ministre des Affaires Etrangères, délégué de la France auprès du Conseil de l’Atlantique Nord (1995), Directeur des affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement du MAE (2000), Ambassadeur de France en Israël (2003-2006), Directeur général des affaires politiques et de sécurité, secrétaire général adjoint du MAE (septembre 200, fonction dans laquelle il négocie pour la France le dossier nucléaire iranien), Représentant permanent de la France au Conseil de Sécurité et chef de la mission permanente de la France auprès des Nations Unies à New York (juillet 2009). Il négocie notamment les résolutions marquantes sur l’Iran, la Lybie (qui permettront l’intervention militaire en Lybie en 2011), la Syrie, la Côte d’Ivoire, le Mali. Il est nommé en juillet 2014 Ambassadeur aux Etats-Unis. Il prend sa retraite du Quai d’Orsay au printemps 2019. Gérard Araud a publié sous pseudonymes des articles dans les revues Commentaire et Esprit et tiendra une chronique pour Le Monde à partir de septembre 2019.
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Gerard Araud vous présente son ouvrage "Histoires diplomatiques : leçons d'hier pour le monde d'aujourd'hui" aux éditions Grasset. Entretien avec Jean Petaux. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2609174/gerard-araud-histoires-diplomatiques-lecons-d-hier-pour-le-monde-d-aujourd-hui Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Linkedin : https://www.linkedin.com/in/votre-libraire-mollat/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Vimeo : https://vimeo.com/mollat
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation

Je découvris rapidement le réservoir de haine et de bêtise que représentent les médias sociaux. Ce qu'exprimaient hier trois alcooliques au comptoir d'un bar est désormais partagé et échangé par des centaines voire des milliers de correspondants qui n'ont même pas l'excuse de l'éthylisme.

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L'Europe, c'est transférer les rivalités inévitables entre nations des champs de bataille aux corridors de Bruxelles ; c'est un mécanisme permanent de solution pacifique des conflits de notre continent. Que serait "une Europe des Nations" c'est à dire l'Europe que nous connaissions avant 1939, dans une ou deux générations ? Ne voyons nous pas déjà renaître les nationalismes qui nous ont menés au désastre ? 371.

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Il n’est donc de bonne diplomatie sans l’empathie pour l’interlocuteur et même l’adversaire. L’empathie – et non la sympathie – vise à comprendre de l’intérieur ce que peut ressentir, vouloir, savoir et donc faire l’autre côté de la table. Essayons de comprendre non seulement ce que cherche celui-ci mais pourquoi il le cherche. Ne projetons pas sur lui nos préjugés, nos espérances ou nos opinions mais écoutons-le. C’est cette empathie qui peut-être nous manque le plus aujourd’hui. Au nom de l’universalisme de nos valeurs – qui ne sont universelles que dans notre esprit – et dans la conviction que notre modèle de société est le meilleur auquel le monde entier doit aspirer, nous ne parvenons pas à comprendre les autres ou nous rejetons les raisons qu’ils invoquent dans l’enfer des erreurs ou de l’obscurantisme. Notre bonne conscience nous aveugle sur la vision qu’a le reste du monde d’un Occident qui se veut porteur de valeurs et qui est accusé, non sans raison, de double standard, d’hypocrisie et de brutalité et dont on n’oublie pas le colonialisme.

page 193

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J'en fis part à John Bolton à Washington, dans un bureau où une grenade, symbole de ses méthodes, trônait sur son bureau. [...] Derrière une moustache et un teint rose qui évoquent un colonel de l'armée des Indes sou Victoria, John Bolton est le mariage explosif de l'idéologie et du professionnalisme. C'est un pur nationaliste qui méprise les organisions internationales et refuse les traités s'ils prétendent limiter la liberté d'action des États-Unis. Un seul texte est sacré pour lui, la Constitution des États-Unis. Il croit en l'usage de la force et le prône allègrement. A l'entendre, il n'y a pas de problème qu'un bombardement ne finisse par résoudre. S'y ajoute un goût de la provocation qui l'a conduit à déclarer que si "on retirait dix des trente-huit étages du bâtiment des Nations-Unies, à New-York, nul ne s'en apercevrait...".

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Un accord partiel est toujours bon à prendre; qu'il soit temporaire est mieux que rien.

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En réalité les mythes fondateurs du pouvoir en France sont Louis XIV et Napoléon et ces modèles continuent de fonder la conception du pouvoir qu'ont les Français, qu'ils soient gouvernants ou gouvernés. Ce n'est pas anecdotique : nul ne peut subir impunément la solitude que suscite la crainte que conseils et amitiés ne soient tous intéressés, le fardeau que représente le pouvoir surtout s'il est grand et l'exaltation que nourrit le sentiment de puissance. L'isolement du monde réel dans les ors de l'Elysée et les rigueurs du protocole, l'approbation toujours acquise de l'entourage et le regard permanent des autres vous transforment et vous endurcissent. La condition humaine n'est pas toujours réjouissante à ces hauteurs.

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C'est la roulette parfois russe plus que les échecs qui offre la meilleure métaphore des relations internationales.

La première conclusion à en tirer est la prudence, la modestie et la retenue que doit manifester toute politique étrangère. Les incertitudes sont trop grandes et les risques trop élevés pour tout jouer sur un coup de dés. Toute décision doit être prise avec la conviction que les informations qui la fondent, les instincts qui la guident et le raisonnement qui la justifie peuvent être erronés et qu'en tout état de cause, au moins une partie le sera. En théorie des jeux, on dirait qu'il s'agit de minimiser les pertes potentielles plutôt que de maximiser les gains hypothétiques.

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La question de la participation de la France à la structure militaire de l'Alliance revint sur la table (...) Bon connaisseur de l'Otan, je manquais d'enthousiasme à cette perspective. Le retour dans l'organisation militaire ne portait en rien atteinte à notre indépendance stratégique - toutes les décisions se prenant à l'unanimité à l'Otan - mais il ne nous donnait pas réellement voix au chapitre dans une structure intrinsèquement dominée par les Etats-Unis. Domination d'autant plus indiscutable que tous nos alliés tenaient à ce qu'elle soit indiscutée : les pays de l'Est ne voyaient dans l'alliance que la garantie américaine ; les Britanniques nourrissaient l'illusion d'être "les Grecs des nouveaux Romains" ; les Allemands refusaient toute démarche qui pouvait conduire à une augmentation de leur budget militaire. Les autres alliés jugeaient une tutelle américaine plus utile et moins humiliante qu'une direction européenne, qu'elle soit britannique, allemande ou française. Tout ce monde se satisfaisait donc de l'hégémonie américaine qui semblait un prix peu élevé à payer pour une assurance de sécurité dont l'histoire avait fait comprendre l'utilité. Du côté américain, on considérait non sans raison que l'Allié dont les dépenses militaires représentaient les deux tiers de l'ensemble avait des droits légitimes à avoir le dernier mot. Rejoindre le club était donc une dépense en termes financiers et humains qui ne me paraissait pas indispensable.

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En forçant le trait, l'Europe pour moi, c'est transférer les rivalités inévitables entre nations des champs de bataille dans les corridors de Bruxelles ; c'est un mécanisme permanent de solution pacifique des conflits de notre continent. Je sais que, pour les jeunes européens, cette vision n'a pas beaucoup de sens et que parler de conflit en Europe occidentale paraît absurde mais je connais trop bien l'histoire, je me méfie trop de la nature humaine pour partager leur optimisme. Que serait une "Europe des Nations", c'est-à-dire l'Europe que nous connaissions en 1939, dans une ou deux générations ? Ne voyons-nous pas déjà renaître partout les nationalismes qui nous ont menés au désastre ?

En revanche, je ne suis pas fédéraliste, là aussi par réalisme. Les vieilles nations européennes ne l'accepteront pas, aujourd'hui moins que jamais. Ce serait ignorer la revendication identitaire qui traverse nos sociétés, que nous la partagions ou pas. Porter le débat sur ce terrain, c'est l'hystériser, c'est oublier les réalités pour s'affronter sur des principes sur lesquels, par définition, il n'y a pas de compromis possible.

Revenons au pragmatisme des Pères fondateurs ; mettons en oeuvre la subsidiarité, c'est-à-dire soyons résolument européens là où l'Europe sert les nations européennes.

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Il ne faut pas se lancer dans de grandes croisades. Il faut choisir ses combats en fonction de la possibilité d'obtenir des avancées concrètes même modestes.

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