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Citation de Charybde2


Charybde2   03 janvier 2017
Le fasciste et le président de Gérard Bon
C’est son ultime voyage présidentiel, comme le dernier tour de piste d’un vieux cheval de manège.
À bientôt soixante ans, il est conscient d’avoir passé l’âge de courir d’Asie en Afrique et d’Afrique en Amérique du Sud dans le sillage de chefs d’État qu’il a toujours exécrés. Mais ce qu’il ne supporte pas, c’est d’avoir été mis au rancart sans préavis et sans motif valable, comme une chemise sale !
Il se sent, vous savez, comme ces vieux chimpanzés pouilleux et acariâtres que l’on chasse à coups de dents.
« Il faut partir, Michel, cela fait trop longtemps que tu es là. », lui a expliqué son rédacteur en chef. Tu parles ! Comme s’il ne coulait pas de source que l’ordre venait d’en haut, de la présidence !
Tout le monde a remarqué que le chef de l’État le battait froid. Pas un bonjour, pas un regard et, surtout, le refus obstiné de répondre à ses questions, que ce soit en petit comité ou lors des conférences de presse.
Veut-il lui faire payer son fichu caractère ? Sa réputation de journaliste politiquement incorrect ? Ou obéit-il à d’autres motivations plus secrètes, plus personnelles ?
Toujours est-il que, dans moins de deux mois, Michel Brouwer se retrouvera au mieux chômeur, au pire retraité avec une pension réduite à la portion congrue. Et encore ! Si l’État n’a pas implosé d’ici là et, avec lui, le versement des retraites.
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