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Note moyenne 3.8 /5 (sur 10 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Gérard Bouladou, commandant de police judiciaire, a fait une carrière de trente ans dans la Police nationale.

Plusieurs années passées dans des services d’investigation, notamment dans la fameuse Brigade de répression du banditisme à Paris, l’ont amené à maîtriser les techniques les plus pointues de l’enquête policière et les règles de la procédure pénale. Il était donc parfaitement qualifié pour mener à bien cette longue recherche de la vérité sur l’ « affaire Ranucci ».

Passionné par le mystère qui entoure ce crime, il décide de partir à la recherche du tueur insaisissable à la place duquel Christian Ranucci a été condamné et guillotiné – si l’on en croit la thèse de Gilles Perrault dans son ouvrage Le pull-over rouge.

Après avoir, pendant de nombreuses années, minutieusement étudié tous les documents écrits, sonores et filmés qui existent sur le sujet, Gérard Bouladou va à la rencontre des principaux acteurs de ce drame et approfondit l’enquête. Il met alors au jour une vérité bien surprenante…

Sa conviction de la culpabilité de Ranucci est développée dans ses deux ouvrages:

L'affaire du pull-over rouge: Ranucci coupable! Un pull-over rouge cousu de fil blanc (France europe éditions- Mai 2005) et Autopsie d'une imposture: l'affaire Ranucci (Pascal PETIOT Éditions-octobre 2006).

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Source : www.affaires-criminelles.com
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AFFAIRE RANUCCI AUTOPSIE D'UNE IMPOSTURE LE LIVRE VERITE Ce livre décrit en détail l'enquête effectuée par l'ex commandant de police Gérard Bouladou sur cette affaire présentée comme une erreur judiciaire par l'écrivain Gilles Perrault dans son ouvrage : "le pull-over rouge". Dénonçant les erreurs d'interprétation de la procédure procédure pénale, les erreurs de dates, les nombreuses omissions de l'auteur, ce livre est riche en révélations, interviews inédites.


Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Woland   02 mai 2009
Affaire Ranucci : Autopsie d'une imposture de Gérard Bouladou
[...] ... L'affaire Ranucci, si tragique qu'elle soit dans ses conséquences, est, sur le plan des faits, du point de vue policier, une affaire simple : les preuves ne cessent de s'accumuler contre le suspect et en outre il passe des aveux complets, qu'il réitère. Quoi qu'en disent les partisans de l'innocence de Ranucci, leurs arguments buteront toujours sur ce fait objectif et têtu que l'arme du crime lui appartenait et qu'il a désigné verbalement - et physiquement lors de la reconstitution - l'endroit précis où elle était cachée. Mais la conclusion de cette affaire (la décapitation de Ranucci) a faussé totalement le regard qu'on avait sur elle. Ce n'était pas la culpabilité de Ranucci qu'il fallait contester, mais sa condamnation à mort : les partisans de Ranucci se sont trompés de combat. Ranucci ne méritait sans doute pas la mort : au regard de son passé, il aurait du bénéficier de circonstances atténuantes. Et ce n'était pas un assassin : son meurtre n'était pas prémédité. Si l'ombre d'un doute pèse - et pèsera toujours - dans cette affaire, c'est bien sur les conditions du meurtre : était-il conscient ou non de son acte au moment où il l'a accompli ? Mais dans ce cas-là, on plaide la démence, pas l'innocence.
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Surbookee   25 octobre 2013
Affaire Ranucci : Autopsie d'une imposture de Gérard Bouladou
L'affaire Ranucci, si tragique qu'elle soit dans ses conséquences, est sur le plan des faits, du point de vue policier, une affaire simple : les preuves ne cessent de s'accumuler contre le suspect et en outre il passe des aveux complets qu'il réitère. Quoi qu'en disent les partisans de l'innocence de Ranucci, leurs arguments buteront toujours sur ce fait objectif et têtu que l'arme du crime lui appartenait et qu'il a désigné verbalement - et physiquement lors de la reconstitution - l'endroit précis où il était caché. Mais la conclusion de cette affaire (la décapitation de Ranucci) a faussé totalement le regard qu'on avait sur elle. Ce n'était pas la culpabilité de Ranucci qu'il fallait contester, mais sa condamnation à mort : les partisans de Ranucci se sont trompés de combat. Ranucci ne méritait sans doute pas la mort : au regard de son passé, il aurait dû bénéficier de circonstances atténuantes. Et ce n'était pas un assassin : son meurtre n'était pas prémédité. Si l'ombre d'un doute pèse - et pèsera toujours - dans cette affaire, c'est bien sur les conditions du meurtre : était-il conscient ou non de son acte au moment où il l'a accompli ? Mais dans ce cas-là, on plaide la démence, pas l'innocence. L'entêtement suicidaire de Ranucci, et les maladresses, voire les absences d'une défense qui luttait contre ses propres convictions (car comment expliquer autrement l'absence des avocats de la défense à un moment aussi crucial de l'instruction que l'interrogatoire récapitulatif, ce jour où Ranucci seul devant Melle Di Marino se rétractera ?), les démarches ambiguës d'une mère au désarroi, l'ont conduit à sa perte bien plus sûrement que les erreurs de datation et les fautes de frappe des policiers ou les zones d'ombre des témoignages. L'oeuvre du temps, ce grand fleuve de l'oubli, les comptes rendus erronés de la presse, quand il ne s'agissait pas carrément d'affabulations, la publication du livre de Gilles Perrault et, en dépit de ses erreurs, l'ampleur de son écho médiatique ont substitué à la réalité de l'enquête une rumeur où la passion et l'émotion ont définitivement pris le pas sur la raison. Avec un tel aveuglement que toute vérité en est devenue inextricable. Comme si l'amnésie progressive de Ranucci avait gagné l'ensemble de la société.
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Woland   02 mai 2009
Affaire Ranucci : Autopsie d'une imposture de Gérard Bouladou
Ranucci se leva :



- "Oui, j'ai été torturé ! D'abord on m'a frappé à coups de matraque. On m'a fait subir la torture vietcong : des petits coups de matraque sur la tête, sans arrêt, pendant une éternité. J'ai cru que mon cerveau se liquéfiait. Et puis, on m'a versé de l'acide sur le sexe. C'était insupportable ! Et la matraque, ne vous avisez pas de dire le contraire, c'est vous qui la teniez !"



Le commissaire répondit :



- "C'est faux ! Vous le savez !



- Vous avez un drôle du culot !" s'exclama Christian Ranucci.



Le public réagit bruyamment.



- "Et vous, vous êtres un monstre !" reprit M. Alessandra.



M° Lombard [avocat de la défense] bondit :



- "Vous n'avez pas à insulter mon client !"



Ranucci hurle :



- "Je briserai votre carrière !"



L'effet fut désastreux. Ses avocats ne maîtrisaient plus la situation. (...)



Cette accusation de sévices policiers était d'autant plus inattendue que jamais auparavant Ranucci n'en avait fait état, ni devant le juge d'instruction, ni devant le Dr Vuillet, ni devant les psychologues qui lui rendirent visite le 7 juin à la prison des Baumettes, ni devant les psychiatres qui l'examinèrent par la suite. Pendant les vingt-et-un mois de sa détention, il n'en avait pas parlé une seule fois.



Il ignorait en outre que, tout le temps de sa garde-à-vue, les journalistes qui couvraient l'affaire avaient attendu dans les couloirs de l'Evêché [le commissariat] et que seule une porte de bois les séparait du bureau où il était interrogé. Ils pouvaient donc tout entendre. Outrés par les déclarations de l'accusé, certains proposèrent même de témoigner. ... [...]
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