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Note moyenne 3.91 /5 (sur 232 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 10 mars 1946
Biographie :

Gérard Garouste est un peintre, illustrateur, décorateur et sculpteur français.

Il fait ses études à l'École des beaux-arts de Paris de 1965 à 1972, dans l'atelier de Gustave Singier.
En 1977, il présente au Palace Le Classique et l'Indien, un spectacle dont il est l'auteur, le metteur en scène et le décorateur. Il interviendra au Palace jusqu'en 1982, comme scénographe et comme peintre.
En 1980, il expose pour la première fois à la galerie Durand-Dessert, avec une peinture figurative, mythologique et allégorique. C'est le début de sa reconnaissance nationale, puis internationale.

Il a réalisé des œuvres ou des décors pour le palais de l'Élysée (peintures), la cathédrale d'Évry (sculptures), le théâtre de Namur (plafond), une fresque pour la salle des mariages du bel hôtel de ville gothique de Mons ou encore l'église Notre-Dame de Talant (vitraux). En 1989, Garouste réalise le rideau de scène du théâtre du Châtelet.
Depuis 1979, il vit et travaille à Marcilly-sur-Eure dans l'Eure, où il a fondé une association d'action éducative et sociale d'aide aux enfants par l'art nommée La Source.
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Source : Wikipédia
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Le choix des libraires. Rencontre avec François-Xavier Schmit, de la librairie « L'Autre Rive » située dans la Ville rose. Découvrez avec lui sa sélection d'ouvrages dont « L'intranquille » de Gérard Garouste ou encore « Mémoires d'Hadrien » de Marguerite Yourcenar.

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Citations et extraits (109) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipette   27 avril 2012
L'intranquille de Gérard Garouste
« Je suis peintre. Et fou, parfois. » (p. 133)
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Gérard Garouste
Jean-Daniel   05 septembre 2020
Gérard Garouste
Un enfant qui se noie a le reflexe de bouger les bras. Faire une oeuvre d'art, c'est bouger pour qu'il se passe quelque chose. Et la magie se produit. Comme je l'ai vécu, il m'était facile de le transmettre.

C'est justement le but de La Source, la transmission. Tous les artistes sont des enfants qui ont oublié de grandir.
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xst   11 novembre 2013
L'intranquille de Gérard Garouste
Pas sûr que tout cela ait un rapport, mais l'enfance et la folie sont à mes trousses. Longtemps je n'ai été qu'une somme de questions. Aujourd'hui, j'ai soixante trois ans, je ne suis pas un sage, je ne suis pas guéri, je suis peintre.
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Bigmammy   25 janvier 2012
L'intranquille de Gérard Garouste
J’ai peint 600 tableaux, ils portent ma signature mais pas de dates. Rien ne trahit les longs moments passés à ne pas peindre. Sur les toiles terminées, j’écris des lettres et des chiffres, un code secret qui m’amuse et que j’emprunte à un vieux système d’écriture babylonien, ça me permet de les classer et de les situer dans le temps. Ces signes mis bout à bout formeront un jour une phrase de cinquante lettres, que je ne dis pas, elle sonne comme une métaphore de ma vie. Il y a sûrement, derrière ce petit jeu, ce bon vieux fantasme de l’artiste qui veut croire que tout prendra du sens après la mort, qu’il laissera une trace. J’ai d’ailleurs glissé sous certaines toiles, Adhara notamment, bien des repentirs, c’est ainsi qu’on appelle les corrections des peintres, elles apparaissent au fil du temps quand la couleur s’use et laisse voir ses premières couches (…) Les repentirs me font penser au lapsus, à l’acte manqué. J’en ai glissé sous les couleurs, autant qu’il y en a dans la vie. Ils apparaîtront quand je ne serai plus là, ainsi je parlerai encore.
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KATE92   06 février 2012
L'intranquille de Gérard Garouste
"Je cogitais sans cesse, comme s'il me fallait me justifier, me situer, ça m'épuisait, l'envie de peindre m'abandonnait puis elle revenait, plus brûlante encore. Où était le courage artistique désormais ? Fallait-il brûler les toiles ? Certains essayaient. Mais l'avant-garde c'est une bataille, pas une surenchère. Il faut un risque à la peinture. Je n'avais pas envie de prendre le train en marche. J'allais peindre, quitter le magasin, prendre un nouveau départ ! L'originalité était morte avec Picasso ? Bon débarras ! On allait pouvoir s'intéresser au sujet plus qu'au style, raconter des histoires, joué avec les sens, les émotions, j'en avais tant des émotions. Je voulais renouer avec la peinture, quitte à être jeune et classique, quitte à revenir en arrière. Je ne voulais pas d'une peinture nostalgique, je voulais déjouer l'avant-garde avec mes pinceaux et mes couleurs. L'art doit, de toute façon, tendre des pièges."
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Gérard Garouste
blanchenoir   05 octobre 2017
Gérard Garouste
La marginalité de l'artiste peut devenir une convention sociale.
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VALENTYNE   22 mai 2016
L'intranquille de Gérard Garouste
C’était en 1953, je m’en souviens à cause du couronnement de la reine d’Angleterre, nous avions passé la matinée avec Eléo, l’oreille collée au poste de radio alors aussi gros qu’une télévision, et les yeux rêveurs à deviner les fastes du monde. Casso, lui, se fiche complètement de ce genre d’événement, rien ne brille plus que son univers en minium.



Cette année-là, mes parents m’envoyèrent pour Noël un jeu de construction en bois dont le couvercle promettait un chalet. Après l’avoir ouvert, je me suis installé devant la cheminée et j’ai fait brûler les baguettes de bois, une par une sous le regard de mon oncle. Il disait calmement, moi je serai toi, je ne ferais pas ça, si Eléo te voit, tu vas prendre une sacrée fessée, mais je continuais sans l’écouter la lente destruction du cadeau. Ça s’est terminé comme prévu par une fessée pantalon baissé sur les jambes d’Eléo, et mon oncle en face qui semblait dire je t’avais prévenu. Je ne sais pas si je repoussais par ce geste tout ce qui venait de mes parents. Je sais seulement que mes plus beaux souvenirs d’enfance sont là-bas.



J’étais un Indien : avec un cousin on s’enfermait dans la cave fraîche et obscure, nous étions en slip avec un arc et des flèches, à cheval sur les tonneaux, nous passions là de longues heures à nous croire les plus forts.

J’étais un cancre, j’allais à l’école, une vraie petite classe unique digne du XIXe siècle, tenue par un instituteur avec une raie au milieu du crâne aussi droite que la règle dont il usait pour nous taper sur les doigts. Il ne laissait rien au hasard et dessinait à la plume sur mes cahiers des zéros d’un graphisme impeccable.



J’étais ivre à la moisson de septembre encore menée par les chevaux. La poussière nous asséchait la gorge, il fallait boire beaucoup et l’on ne servait que du vin, aux adultes comme aux enfants.

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Mimimelie   31 août 2014
L'intranquille de Gérard Garouste
J'aime bien l'histoire des trois rabbins dans un taxi new-yorkais. Le plus vieux dit son ignorance, son éternelle humilité devant le texte, le deuxième en âge dit : Mais non, je suis bien plus ignorant que vous. Le plus jeune intervient : Mais vous êtes mes maîtres, c'est moi l'ignorant !

Alors le chauffeur se retourne en rigolant : Arrêtez le concours, s'il y a un ignorant, ici, c'est moi.

Les trois rabbins se regardent alors, l'air de dire : Mais pour qui se prend-il celui-là ?
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marlene50   15 avril 2020
L'intranquille de Gérard Garouste
Les psychanalystes ont creusé mon enfance fragile, cette pression insupportable et pourtant si peu visible qui me brisait, j'étais dans la lune, je me retirais du monde, j'aurais pu avoir des tendances suicidaires, j'ai dérivé vers les délires.

Pas envie de mourir, juste de ne pas vivre.
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Theoma   16 janvier 2013
L'intranquille de Gérard Garouste
Dans l'Ancien Testament, souvent, on rencontre les femmes tout près d'un puits. J'aime ce voisinage... le puits en hébreu s'apparente par sa racine au verbe « interpréter », car la connaissance implique le creusement. Ce n'est pas à moi qu'on apprendra tout ce qu'une femme comprend.
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