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Note moyenne 3.41 /5 (sur 49 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1945
Mort(e) à : Paris , le 11-06-1999
Biographie :

Gilles Châtelet, né en 1945 et mort le 11 juin 1999 à Paris, est un mathématicien et philosophe français.
Ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, il était professeur à l'Université Paris VIII Saint-Denis, anciennement Université libre de Vincennes.

De 1981 à 1983, il fut attaché scientifique de l'ambassade de France en Israël. En 1991, il collabore aux premiers numéros du mensuel L'Autre Journal lancé par Michel Butel.

Il s'est donné la mort le 11 juin 1999.

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Bibliographie de Gilles Châtelet   (3)Voir plus

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Video et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo

Hegel
Parcours biographique de Georg Wilhelm Friedrich HEGEL, avec les philosophes Jacques D'HONDT, Pierre OSMO Jean-Pierre LEFEBVRE, Toni NEGRI, Gilles CHATELET. L'émission retrace la biographie du philosophe; la phénoménologie au travers de l'ouvrage "La Phénoménologie de l'Esprit", ponctué de la lecture d'un extrait; la position politique de HEGEL, la dialectique; le système qu'il élabora,...

Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation

Une journée épuisante à traquer les soldes « les plus sympas » et conclue par un « Oui, enfin j’veux dire… Descartes, Voltaire, Leibniz feraient comme nous. Eux aussi étaient déjà cosmopolites… »

Nous venons de mettre le doigt sur l’une des manies les plus écœurantes du populisme urbain et de son cosmopolitisme d’aéroport : se goinfrer des « best of » de la planète en prétendant se réclamer d’un cosmopolitisme qui s’animait d’une passion de l’humanité et visait à la libérer de l’abjection de la nécessité.

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Qu'importe si la bagnole tue, pollue et rend souvent parfaitement con, sa prolifération détruit tout espace urbain digne de ce nom, puisque l'enjeu est d'assurer la domestication de gigantesques masses humaines, de forger des milliards de psychologies d'homes moyens à roulettes - de "mentalités autoroutes" - singeant partout, jour et nuit pour en faire un paysage, les fluidités et les compétitions du Grand Marché.

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« Il n’est pas toujours exact qu’un taux de participation élevé joue toujours en faveur de la démocratie… Un accroissement du pourcentage de participation peut être l‘indice d’un affaiblissement de la cohésion sociale qui entraînera la démocratie à sa perte ; à l’inverse, l’opinion répandue que « le résultat ne pourrait pas changer grand-chose », en diminuant la participation, peut contribuer à la stabilité du régime. Un problème important se pose pour les théoriciens de la démocratie, c’est de savoir quel peut être le pourcentage optimal de participation électorale qui permet à une société de maintenir ses institutions démocratiques sans que l’âpreté des luttes de parti menace sa cohésion. »

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Tout le monde serait à égalité…surtout dans les embouteillages, l’un des rares moments de « solidarité » des automobilistes. Si l’autoroute semble souligner cruellement les disparités entre « hommes moyens » -par le biais de la vitesse et surtout de la puissance mobilisable-, l’embouteillage réanime la « vocation démocratique » de la bagnole…en gratifiant tout le monde de la vitesse zéro ! L’automobiliste « modeste » peut enfin se délecter : « Regarde la Rolls. Elle est coincée comme toutes les autres. Il y a quand même une justice ! Tout le monde a un nez, tout le monde a des jambes, tout le monde doit bouffer et pisser. Tout le monde finit par crever… même l’autre connard à la Rolls. »

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Les Jardiniers du créatif avaient voulu jouer à fond Nietzsche contre Hegel et souvent contre Marx. Ils s’étaient trompés de cible ; ce n’était ni la chouette de Hegel, ni la taupe de Marx, ni le chameau de Nietzsche qui nous surprendrait au détour du chemin : c’était Malthus, le colporteur des conservatismes les plus infâmes, toujours souriant et affable, qui guettait le gogo pour marchander avec lui toute la pacotile libertarienne du nomadisme et du chaotisant.

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certains partisans branchés de la Contre-Réforme libérale voyaient dans le « Grand Marché » une manifestation des vertus « créatrices » d’un chaos et souhaitaient donc liquider au plus vite l’État-providence, cette « structure dissipative » encombrante héritée de la deuxième vague industrielle, pour faire place nette à la troisième vague postindustrielle, légère, urbaine et nomadiste.

http://wp.me/p5DYAB-1rd

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L’envie n’est donc pas un prurit regrettable des démocraties-marchés, à extirper éventuellement par une chirurgie politique convenable, mais une condition nécessaire de sa stabilité, comme l’avait très bien remarqué T. Jefferson : « Le gouvernement libre est fondé sur la jalousie et non sur la confiance. »

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Le techno-populisme distingue soigneusement deux « radicalités » : celle qu’il déteste –soupçonnée d’être ennemie de la démocratie, parce qu’elle prétend faire l’effort de se soustraire à la goujaterie et à l’impatience contemporaines et espère faire déparer les scénarios socioéconomiques de la Banque mondiale-, et celle dont il apprécie les odeurs fortes de majorité morale, celles du Père Fouettard et des piloris médiatiques. A ceux qui lui demanderaient de définir le new-age, il répondrait : « C’est l’ère de l’Internet, des associations de mères de famille vidéo-visionneuses et de la chaise électrique. » C’est pourquoi il adore transfigurer ses Agrippines, ses Thénardiers et ses Tartarins en Gavroches de plateaux télévisés qui pourfendent les « privilèges » et se goinfrent de Justes Causes.

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Ces économistes-politologues élaborent un dictionnaire assurant un décalque presque parfait des dualités politiques sur les dualités économiques. Dans ce modèle, les politiciens sont des entrepreneurs, des fournisseurs de biens et de services politiques qui se disputent le marché des votes de citoyens-panélistes-consommateurs de ces biens et services politiques. Il suffisait d’y penser : tout comme la pression du marché contraint l’entrepreneur à maximiser les fonctions d’utilité des consommateurs, les politiciens et les partis entrent en compétition pour satisfaire la demande de biens et services politiques.

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La modernité, c’est d’abord une cure d’amaigrissement –continuez à dégraisser ! Faites comprendre à vos pauvres qu’ils ne sont pas des exploités mais des ringards, des empotés, et qu’il existe des sociétés civiles moins laxistes… celle des cormorans, par exemple. Les branches les plus élevées sont réservées aux plus forts, qui peuvent chier à leur aise sur les occupants des branches du dessous.

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