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Note moyenne 3.56 /5 (sur 146 notes)

Nationalité : Portugal
Né(e) à : Luanda , le Août 1970
Biographie :

Gonçalo M. Tavares est un écrivain portugais et un professeur d'épistémologie à Lisbonne.

Après avoir étudié la physique, le sport et l’art, il est devenu professeur d’épistémologie à Lisbonne.

Depuis 2001, il ne cesse de publier (romans, recueils de poésie, essais, pièces de théâtre, contes et autres ouvrages inclassables). Il a été récompensé par de nombreux prix nationaux et internationaux dont le Prix Saramago, le Prix Ler/BCP (le plus prestigieux au Portugal), le Prix Portugal Telecom (au Brésil).

Gonçalo M. Tavares est considéré comme l’un des plus grands noms de la littérature portugaise contemporaine, recevant les éloges d’auteurs célèbres comme Eduardo Lourenço, José Saramago, Enrique Vila-Matas, Bernardo Carvalho et Alberto Manguel.

Monsieur Kraus fait partie de l'ensemble "Le Quartier", quartier peuplé de personnages portant des noms d'artistes célèbres, dont on pénètre le quotidien par le biais de courtes saynètes. Tavares nous mène chez Monsieur Valéry qui fait des bonds pour se grandir, Monsieur Calvino qui enferme le néant dans un ballon, puis chez Madame Woolf, Monsieur Duchamp, Madame Pina Bausch, Monsieur Breton... Pour l'auteur, "Le Quartier" constitue un lieu où l'on tente de résister à l'entrée de la barbarie.
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Source : http://www.viviane-hamy.fr/fiche-auteur.asp?A=91
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Citations et extraits (101) Voir plus Ajouter une citation
Piatka   09 octobre 2018
Une jeune fille perdue dans le siècle à la recherche de son père de Gonçalo M. Tavares
Nous sommes de la race de ceux qui emportent le minimum; Regardez, dit-il en désignant mon sac à dos, si vous étiez chargés, vous n’auriez pas pu modifier votre parcours. (..)

Quand on est chargé, on va d’un endroit à l’autre par le chemin le plus court ou le plus commode. On a une destination. Dans notre tête, il n’y a pas de carrefours, on suit toujours le seul itinéraire qui vaille, il n’y a aucune alternative. Quand on tourne à gauche à un croisement, on ne tourne pas parce qu’on change d’avis, on tourne parce que c’était le chemin. Je suis content de savoir que pour vous, au contraire, il y a encore des carrefours dans les villes.
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Gonçalo M. Tavares
Under_the_Moon   25 octobre 2015
Gonçalo M. Tavares
J'ai même une espèce d'allergie. Une allergie à une fixation patriotique qui voudrait qu'il existe un homme portugais, un homme italien. Ce genre de formule me déplaît et je trouve ça potentiellement dangereux. Un certain nationalisme dont je me détourne et qui à la limite peut déboucher sur des choses très violentes au niveau politique naît de cette différenciation. Quand on pense qu'il y a une différence essentielle entre un européen, par exemple, et un non-Européen, ou un Asiatique. Je crois que ce genre d'identification peut mener à ce que j'appellerais le pro-fascisme.
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Gonçalo M. Tavares
Under_the_Moon   22 octobre 2015
Gonçalo M. Tavares
Le pluriel est toujours abstrait : les Portugais ça n'existe pas. [...] En général, quand on veut déshumaniser, on a recours au pluriel, même si parfois l'objectif affiché est l'inverse, mais d'un point de vue général, je dirais que nous sommes un peuple pour qui un étranger n'est pas un être étrange et cela grâce à la présence de la mer.
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Piatka   30 septembre 2018
Une jeune fille perdue dans le siècle à la recherche de son père de Gonçalo M. Tavares
Une bonne mémorisation nécessite une logique interne, on est capable de retenir une énorme quantité de données si l’on parvient à établir des liens entre elles, si on les intègre dans une espèce de série dans laquelle un élément existe en relation avec les autres, et non isolement.
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Piatka   29 septembre 2018
Une jeune fille perdue dans le siècle à la recherche de son père de Gonçalo M. Tavares
Bien voir ce qui est loin, cher ami, c’est une des grandes qualités de la mémoire, il ne s’agit pas seulement de voir derrière soi, mais aussi de voir loin devant ; la mémoire est plus une qualité du bon observateur dans l’espace que du bon observateur dans le temps.
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nadejda   04 août 2013
Un voyage en Inde de Gonçalo M. Tavares
Chant VI, 32


Si le lien entre les hommes avait été parfait,

il n’aurait pas été nécessaire d’inventer le langage.

Parler est la manière la plus civilisée d’instaurer

une distance de sécurité ; les animaux grognent

entre eux, les hommes devisent sur

le climat et citent des auteurs classiques. Mais toutes ces

actions ont le même effet.

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Bazart   01 octobre 2018
Une jeune fille perdue dans le siècle à la recherche de son père de Gonçalo M. Tavares
« Objectivement, les personnes qui souriaient étaient beaucoup plus nombreuses lorsqu’elles étaient proches de nous. On aurait pu croire à un pur hasard, qu’il se trouvait simplement que les gens les plus éloignés étaient juste plus neutres ou plus malheureux, mais en réalité Hanna semblait avoir un truc, sans en être consciente, pour faire apparaitre des expressions bienveillantes. Presque, immanquablement, les gens que l’on croisait laissaient tomber quelque chose qui, une poignée de seconde plus tôt, verrouillait leur visage et, renonçant à toute attitude défensive, souriaient, tendrement, ouvertement, soit à Hanna, soit à moi, soit à nous deux. »
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nadejda   29 juillet 2013
Un voyage en Inde de Gonçalo M. Tavares
Chant II, 43

L'avenir s'approche comme le berger qui garde

son lent troupeau, c'est-à-dire : il ne vient pas

il s'attarde, fait naître l'impatience dans les choses qui

existent

Certains événements, il est vrai, peuvent ajouter

deux ou trois étages à la vie. Mais guère plus.

Toute matière a un avenir,

et même la mémoire privée est, à cet égard,

une matière à prendre en compte. La mémoire a de l'avenir,

voilà une idée qui est loin d'être pessimiste.
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Gonçalo M. Tavares
GabySensei   13 décembre 2015
Gonçalo M. Tavares
Nouveaux problèmes électriques



Lorsqu'il y eut une nouvelle coupure de courant, M. Cortázar accepta cette défaillance comme une anomalie en passe de devenir normale.

Il se trouvait une fois de plus occupé à lire avec enthousiasme et sa politique de lecture restait inchangée : quand il commençait un livre, il le finissait le jour même. M. Cortázar n’acceptait pas d’être interrompu – il avait une si mauvaise mémoire que, s’il abandonnait sa lecture ne serait-ce que pendant une journée, le lendemain il lui fallait tout reprendre depuis le début.

Ainsi donc, il n’y avait plus d’électricité, et pas une seule bougie dans la maison ni aucun autre système (même moyenâgeux) pour lui venir en aide. Cette fois il n’avait même pas d’allumettes. C’est que sa dernière expérience de ce genre, la veille au soir, était venue à bout de ses réserves.

Malgré tout, il lui fallait à tout prix terminer son livre, et sur-le-champ. Il y a des choses qu’on ne saurait remettre à plus tard, songea-t-il.

C’est donc sans la moindre lumière – car, pour couronner le tout, la lune, comme impliquée elle aussi dans une vaste conspiration, avait disparu on ne savait où – que M. Cortázar continua obstinément la lecture de son livre.

Qu’on n’aille pas s’imaginer qu’un reste de lumière lui permettait, y compris à grand-peine, de deviner les lettres et leur ordonnancement. Loin de là. On n’y voyait absolument rien. Concrètement, qu’il tînt le livre ouvert ou fermé, cela revenait au même : l’obscurité était telle qu’on ne pouvait distinguer un A d’un M.

Pour autant, M. Cortázar ne referma pas son livre. Il continua jusqu’à la fin, consacrant à la lecture de chaque page le même temps qu’à l’accoutumée, et, comme le noir l’empêchait de lire, M. Cortázar se mit à imaginer lui-même, en mobilisant ses propres ressources, la suite du récit. Il tournait les pages à son rythme habituel et son esprit se figurait ce qu’il pouvait y avoir d’écrit ; il imaginait, en somme, la suite de l’histoire dans laquelle il se trouvait plongé au moment de la coupure de courant.

Il finit par arriver au bout de sa lecture, toujours dans le noir. Puis il s’endormit en ayant le sentiment de n’avoir rien lu d’aussi fort depuis bien longtemps.

Le lendemain, à peine levé, il s’empressa de passe un coup de fil à un ami pour lui recommander le livre lu la veille. La fin est des plus étonnantes, indiqua M. Cortázar.



(Suite du début d'une nouvelle parue dans un livre gratuit, offert par tous les bons libraires, pour les 25 ans des éditions Viviane Hamy)
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rieserisabelle   12 novembre 2018
Monsieur Kraus de Gonçalo M. Tavares
Toute société, tout quartier littéraire doit avoir son Karl Kraus, on peut se passer de Zola et des Balzac, n'importe quel membre de l'OULIPO fera l'affaire, Emilio Salgari ou Jules Verne sont bons à avoir mais pas essentiels, et un Schopenhauer ou un Borges conféreront du prestige à l'ensemble. Mais si l'on veut que le quartier ait l'électricité, il lui faut un Karl Kraus. En effet, nous le savons tous, il y a des écrivains qui sont eux-mêmes des prises de position plutôt que des oeuvres complètes ou des esprits plein de fantaisies. Ils s'expriment en instantanés, commencent et s'achèvent en proclamations. Au pire, ils deviennent dogmatiques ou religieux, ou inventeurs de slogans commerciaux; au mieux ils deviennent des Karl Kraus avant Karl Kraus. Ménandre, Lichtenberg, Swift, Voltaire, Léon Bloy. Mais Karl kraus les surpasse tous. C'est pourquoi au Bairro de Tavares il fallait un kraus.
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