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Note moyenne 4.31 /5 (sur 150 notes)

Nationalité : Russie
Né(e) à : Kazan , le 01/06/1977
Biographie :

Gouzel Iakhina est née en 1977 à Kazan, au Tatarstan (Russie). Elle a étudié l’anglais et l’allemand à l’université de Kazan, puis a suivi une école de cinéma à Moscou, se spécialisant dans l’écriture de scénarios. Elle a publié dans plusieurs revues littéraires, comme Neva ou Oktiabr. Zouleïkha ouvre les yeux est son premier roman. Elle vit aujourd’hui à Moscou, avec son mari et sa fille.

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"Les enfants de la Volga", de Gouzel Iakhina (éditions Noir sur Blanc). Romans, polars, bandes dessinées, jeunesse… Tous les jours, de nouveaux conseils de lecture à découvrir sur Lecteurs.com, la communauté des passionné.e.e.s du livre ! Pour en savoir plus, visitez le site : http://www.lecteurs.com/ Suivez Lecteurs.com sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/orange.lecteurs Twitter : https://twitter.com/OrangeLecteurs Instagram : https://www.instagram.com/lecteurs_com/ Youtube : https://www.youtube.com/c/Lecteurs


Citations et extraits (125) Voir plus Ajouter une citation
Gouzel Iakhina
HordeduContrevent   16 septembre 2021
Gouzel Iakhina
Les contes et les légendes, c'est la base ! La base de l'âme, ses fondements qui sont posés dans l'enfance, sur lesquels repose toute l'essence humaine.
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HordeduContrevent   14 septembre 2021
Les enfants de la Volga de Gouzel Iakhina
Il ne mesurait plus le temps en minutes, mais à la rosée du matin et du soir, au cheminement des étoiles dans le ciel, aux phases de la lune, aux chutes de neige, à l'épaisseur de la glace sur le fleuve, à la floraison des pommiers et au vol des oiseaux sur la steppe. (...) Le temps, s'il ne ralentissait pas, devenait presque imperceptible, manquait de disparaitre, comme le courant le plus rapide peut disparaitre dans une anse profonde, couverte de roseaux et de lentilles d'eau.
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Bookycooky   24 septembre 2017
Zouleikha ouvre les yeux de Gouzel Iakhina
Ignatov ne comprenait pas comment on peut aimer une femme. On peut aimer des choses grandioses : la révolution, le Parti, son pays. Mais une femme ? Et comment peut-on utiliser le même mot pour exprimer son rapport à des choses d’importance si différente : comment mettre sur la même balance une quelconque bonne femme et la révolution ? C’était ridicule.
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Bookycooky   25 septembre 2017
Zouleikha ouvre les yeux de Gouzel Iakhina
Parfois, elle avait l’impression qu’elle était déjà morte......Mais lorsque Zouleikha s’approchait des latrines improvisées dans un coin de la cellule, qui consistaient en un grand seau de fer-blanc sonore, et qu’elle sentait ses joues brûler de honte, elle comprenait soudain qu’elle était encore en vie. Les morts ne connaissent pas la honte.
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HordeduContrevent   17 septembre 2021
Les enfants de la Volga de Gouzel Iakhina
Il jurait majoritairement en russe, mais il pouvait le faire aussi en kirghize, en tatar, en bachkir, il connaissait des injures tchouvaches, mordves et ourdmourtes, tchérémisses et kalmoukes : les mots et les langues se collaient à lui comme des chardons à ses pantalons.
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HordeduContrevent   16 septembre 2021
Les enfants de la Volga de Gouzel Iakhina
Ils écoutaient mutuellement leur respiration, même s'ils étaient dans des pièces différentes ; il suffisait que l'un aspire l'air un peu plus profondément ou plus lentement que d'habitude, pour que l'autre lève immédiatement les yeux : ne s'était-il pas passé quelque chose ? Ils lisaient les sentiments de l'autre dans ses mouvements : un pas un peu plus pensif, un geste un peu plus impatient, une tête levée plus brusquement, une orientation différente des épaules ou du dos - tout avait son importance, tout révélait chaque chose. Chacun savait, sans regarder l'autre, quelle expression avait son visage : ils n'avaient même pas besoin de se regarder, à plus forte raison de parler.
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LambertValerie   27 novembre 2021
Zouleikha ouvre les yeux de Gouzel Iakhina
Elle n'avait pas eu peur de lui, alors, mais d'elle-même : du fait qu'en un instant, par son seul regard, elle s'était transformée en miel, toute entière, sans rien qui reste solide, comme elle avait coulé à sa rencontre, ne voyant plus, n'entendant plus, ayant tout oublié, même son fils qui jouait non loin. Elle avait pointé son fusil, non sur lui, mais sur sa peur, sa peur de commettre un péché avec l'assassin de son mari. Elle ne l'avait pas commis, l'ours l'avait aidée.
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Bookycooky   30 septembre 2021
Les enfants de la Volga de Gouzel Iakhina
Oh, comme Gnadenthal avait changé !....Le sceau du délabrement et d’années de malheurs avait marqué les façades des maisons, les rues et les visages......Les maisons s’étaient ridées de mille fissures, les visages – fissurés de mille rides. Les cours abandonnées béaient comme un ulcère sur la peau. Les tas de détritus noircis faisaient penser à des tumeurs violettes. Les cerisaies négligées – à des cheveux emmêlés de vieillards. Les champs à l’abandon – à des crânes chauves.
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LambertValerie   19 novembre 2021
Zouleikha ouvre les yeux de Gouzel Iakhina
Ignatov ne comprenait pas comment on peut aimer une femme. On peut aimer des choses grandioses : la révolution, le Parti, son pays. Mais une femme ? Et comment peut-on utiliser le même mot pour exprimer son rapport à des choses d'importance si différente : comment mettre sur la même balance une quelconque bonne femme et la révolution ?
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HordeduContrevent   13 septembre 2021
Les enfants de la Volga de Gouzel Iakhina
La tête rasée du mangeur brillait exactement comme, au centre de la table, le pain rond badigeonné de jaune d’œuf et doré au four ; ses joues épaisses avaient la roseur du jambon perlant d'humidité disposé en tranches épaisses sur une assiette ; ses petits yeux sombres avaient exactement la couleur des baies dans la bonbonne de liqueur ; quant à ses oreilles, blanches et larges, qui dépassaient belliqueusement de sa tête, elles rappelaient d'une manière frappante les grosses ravioles empilées dans une jatte creuse. Ses doigts épais, pareils à des saucisses, attrapèrent du chou fermenté et le portèrent à sa bouche ; ses moustaches ébouriffées et sa barbe ressemblaient tant à ce chou que Bach dut plisser les yeux pour faire cesser l'illusion.
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