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Note moyenne 3.44 /5 (sur 151 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Auxerre , le 20/01/1978
Biographie :

Grégoire Courtois, alias Tristan Saule, est un libraire, écrivain et vidéaste français.

Il n'a cessé de produire et de diffuser des œuvres en ligne depuis 1998, le plus souvent gratuitement.

Après des études de cinéma (en montage image) et quelques petits boulots, il finit par travailler au Théâtre d'Auxerre où, depuis 2005, il crée et organise un cycle de lectures hebdomadaires consacré au théâtre contemporain. Dans ce cadre, il a dirigé et mis en espace plus d'une centaine de textes.

Son œuvre, tous supports confondus, va de la parodie potache au pamphlet théorique, du court aphorisme au long roman. La plupart de ses textes, théâtraux ou non, ont fait l'objet de mises en scène, de performances ou de lectures par lui-même ou par des compagnies professionnelles.

Il vit en Bourgogne, à Auxerre, où il dirige la librairie indépendante Obliques qu'il a rachetée en 2011. Il participe à de nombreuses revues littéraires, poétiques et philosophiques.

De 2001 à 2009, il a contribué en tant que journaliste et critique d'art numérique au magazine en ligne fluctuat.net sous le pseudonyme de Troudair. Depuis 2014, il est responsable de la programmation de Caractères, festival international du livre à Auxerre.

Sous le pseudonyme de Tristan Saule, il a publié "Mathilde ne dit rien" (2021), un roman qui se veut le premier tome d'une série, "Les chroniques de la place carrée".

Son roman, "Les lois du ciel" (2016), est paru en anglais chez Coach House sous le titre "The Laws of the Skies", remarqué par le New York Times et l'écrivain Brian Evenson (1966), qui l'a inclus dans sa liste des dix romans d'horreur les plus terrifiants. Il est le second Français à être sélectionné aux Locus Awards 2020 dans la catégorie "meilleur roman d’horreur".

site officiel : http://troudair.free.fr
page Facebook : https://www.facebook.com/GCourtoisQuartanier/
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Source : K libre auteur
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Tristan Saule - La publication n'est pas une obligation

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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
thedoc   03 octobre 2017
Suréquipée de Grégoire Courtois
C'est une sensation, une pensée, un nuage qui passe devant la chaleur du soleil et me fait frémir. Je viens d'avoir une confirmation. Voilà. C'est fait. Je suis un spécimen de sexe féminin. [...] Je ressens cette douce satisfaction. Mon sexe demeure cette information superflue logée aux confins de mes cellules, infime, inutile, accessoire. Mais c'est moi, et cet indice supplémentaire dans la définition trouble de qui je suis me transporte de fierté.
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Grégoire Courtois
thedoc   03 octobre 2017
Grégoire Courtois
Ce n'est pas de la romance ou de la magie. C'est de la génétique. Cette voiture n'a aucun secret pour nous ; elle est un fait scientifique.
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Annabelle19   03 mai 2017
Suréquipée de Grégoire Courtois
Tous les gènes de ce véhicule ont été minutieusement choisis, dosés, assortis selon un plan d'ingénierie infinitésimalement précis. Il ne s'agit pas de Pygmalion, du Golem ou de la créature de Frankenstein. ça n'est pas de la romance ou de la magie. C'est de la génétique. Cette voiture n'a aucun secret pour nous ; elle est un fait scientifique.
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thedoc   03 octobre 2017
Suréquipée de Grégoire Courtois
Antoine dit : Moi je te sens. Je sens ta peau. Elle est vraiment douce. Maintenant je comprends le concessionnaire. Je vois ce qu'il voulait dire. Cette peau qu'ils t'ont donnée. Elle est exceptionnelle. Je ne l'ai pas cru quand il me l'a dit. De la peau de femme. De la peau humaine. Je n'y croyais pas. Et puis je t'ai touchée. [...]

Je sens les mains d'Antoine qui courent lentement sur moi, à l'intérieur de moi. Je sens la peau de son visage contre la peau de mon siège. Je sens ses lèvres, sa langue. La chaleur de son corps est anormalement élevée. Elle perturbe l'équilibre thermique de l'habitacle. J'utilise un léger surplus d'énergie afin de maintenir la température à un niveau convenable. Sa respiration accélère. Son halo est agité bien que tous ses gestes soient doux.
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Charybde2   12 avril 2017
Suréquipée de Grégoire Courtois
Fransen dit : Approchez-vous, nous allons commencer. Vous pouvez voir que, sur l’écran, la transcription apparaît d’abord sous forme écrite. Puis c’est un simple synthétiseur vocal qui rend le rapport audible.

Voix non identifiée 1 dit : Le rapport ? Vous voulez dire ses souvenirs ? Ses pensées ?

Fransen dit : Le bureau éthique vous interdirait probablement d’appeler ça des pensées. Ils parleraient de données ou de « flux informationnel », mais oui, dans les faits, c’est très proche. La seule chose qui distingue sa pensée de la vôtre, c’est qu’elle est incapable de formuler seule un langage. C’est là que Jane intervient. Jane est la plus avancée de nos consoles d’interprétation à ce jour. C’est de loin la plus créative. Une fois qu’on a branché les électrodes, Jane recueille les données brutes. Puis elle les interprète et enfin les passe par le filtre du langage. Grammaire, vocabulaire, énonciation. Si nous pouvons entendre penser ce modèle, si nous pouvons lire ses souvenirs, c’est uniquement grâce à Jane. Elle seule n’arriverait pas à les formuler. Les enregistrer oui, mais pas les formuler. Cette limitation est inscrite dans ses gènes sur demande du bureau éthique. Inversement, Jane ne peut rien produire ex nihilo. Son rôle se limite à l’interprétariat. (…)

Voix non identifiée 1 dit : Qu’elles puissent ou non les formuler, il n’empêche qu’elles ont des pensées. Alors elles pensent, non ?

Fransen dit : Peut-on penser sans langage ? C’est une question dont je laisse débattre les philosophes. Nous sommes des scientifiques. Imaginez plutôt ces enregistrements comme les boîtes noires dans les anciens avions mécaniques. C’est d’ailleurs exactement comme ça que nous nous en servons. Nous les étudions après les accidents. Ce sont des outils de travail qui nous permettent de détecter les anomalies et d’amenuiser les risques sur les modèles suivants. Et surtout ne vous laissez pas abuser par la prose légèrement lyrique de Jane. C’est un outil très efficace pour la fidélité de ses transcriptions pas pour la concision. Elle est, comment dire, volubile.
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Annabelle19   03 mai 2017
Suréquipée de Grégoire Courtois
Je suis parfaite. Je dois l'être toujours plus, apprendre toujours plus, pour mieux servir. Je suis faite d'éléments dont chacun à son utilité propre. J'ai le regard de l'aigle et du hibou. Je possède les organes sensoriels des requins. Je suis faite de mille morceaux de vivant. Je suis multiple. Je suis plusieurs. Je suis l'assemblage ultime, la bête qui ne devrait pas vivre. Je suis celle qui ne devrait pas penser mais qui pense, parfois, quand aucune consigne n'est à appliquer, dans le repli des heures vides, quand elle est seule, quand aucune tâche n'occupe son esprit. Je suis parfois celle qui pense et je deviens. Je suis faite de mille morceaux de vivant. Je roule sur les voies rapides de la génétique.
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Tatooa   25 mai 2019
Suréquipée de Grégoire Courtois
Fransen dit : Comment qualifieriez-vous la relation que vous entretenez avec votre voiture ?

Ils pensent tous que je ne les entends pas. Ils font comme si je n'étais pas là. Ils parlent entre eux. Pas encore de moi, mais ils le feront bientôt.
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zazy   09 septembre 2015
Suréquipée de Grégoire Courtois
Voix identifiée 1 dit : Qu’elles puissent ou non les formuler, il n’empêche qu’elles ont des pensées. Alors elles pensent, non ?

Fransen dit : Peut-on penser sans langage ? C’est une question dont je laisse débattre les philosophes

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GB   14 août 2017
Les lois du ciel de Grégoire Courtois
Avant d'être adulte, on se fait tout interdire et, une fois qu'on l'est, on a rien le droit de faire parce que on se doit d'être responsable. Alors à quel moment de la vie on devient finalement libre? Pour de bon? (p.53)
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Charybde2   30 décembre 2020
Les lois du ciel de Grégoire Courtois
– Je vais me garer là, sur le bas-côté, avait dit le chauffeur du bus, le chemin est juste à une centaine de mètres, mais si je m’y engage, on risque de s’embourber.

– OK, avait répondu Fred en mettant son sac sur son dos.

Puis se retournant avait lancé :

– Les enfants, on est arrivés ! Je veux que vous mettiez dans les poubelles tous vos déchets et que vous fassiez bien attention à ne rien oublier. C’est un autre bus qui viendra nous chercher, alors vérifiez bien.

Le bus s’était immobilisé et les clameurs des enfants avaient envahi l’habitacle en une infernale cacophonie qui s’était directement invitée sous le crâne de Sandra Rémy, yeux écarquillés, terrifiée à l’idée que le séjour n’était même pas commencé et qu’elle éprouvait déjà le furieux désir de hurler et de frapper au hasard l’un de ces petits démons enragés.

Quelques minutes plus tard, le bus s’était éloigné dans un nuage écoeurant de fumée noire, et la petite troupe, sac à dos en place, s’était mise en route sur un chemin de terre qui s’enfonçait dans la forêt.

– Regardez bien autour de vous, les enfants, avait crié Fred, et dites-nous quand vous reconnaissez une plante ou un animal que nous avons étudié en classe, d’accord ?

La consigne avait eu le pouvoir de faire se dissoudre les rangs à peu près ordonnés de la fragile procession et les enfants avaient commencé à s’égailler en grappes inégales d’un côté ou de l’autre du chemin. La marche s’en était trouvée fortement ralentie : on s’accroupissait, on s’agenouillait, certains s’allongeaient sur le sol pour observer mousses, lichens, bois mort, scarabées, limaces, dans un bouquet sonore d’exclamations, d’invectives et de questions imprécises posées à un instituteur dont personne n’écoutait jamais les réponses.

– Ça fait quoi quand on écrase un escargot ? avait demandé Enzo à Lilou.

Elle l’avait regardé avec de grands yeux effrayés avant que son regard ne se pose sur son pied levé, menaçant de s’abattre sur la coquille jeune vif d’un petit escargot. Enzo affichait son traditionnel sourire dont il était difficile de dire s’il était celui d’un enfant dérangé ou exagérément heureux. Toute personne qui avait croisé Enzo l’avait de toute manière considéré comme un petit garçon inquiétant, même si cela se résumait à un pressentiment désagréable. La violence qui émanait naturellement de chacun de ses gestes et de chacune de ses paroles faisait de lui un danger à éviter. On retrouvait en sa présence des réflexes de survie animaux. Inconsciemment, on cherchait à le fuir et quand par malheur on se retrouvait bloqué en sa compagnie on craignait qu’à tout moment la situation ne dégénère. La petite Lilou avait éprouvé cet exact sentiment quand Enzo avait lentement abaissé son pied sur l’escargot, en silence, afin que le craquement sinistre de la coquille en train d’éclater se fasse bien entendre. Un sanglot irrépressible était monté dans sa gorge.

– Un escargot écrasé, ça fait une limace ! avait crié Enzo en riant comme un forcené.

Et il était parti en courant, zigzaguant entre les troncs sur le tapis de feuilles en décomposition. Lilou avait avalé sa salive, repris ses esprits comme tout juste sortie d’un rêve et regardé autour d’elle. À quelques mètres de là, Sandra, la maman de Jade, était pétrifiée. Elle avait visiblement assisté à la scène sans oser ou pouvoir intervenir. Lilou avait froncé les sourcils, le regard noir, légèrement voilé de larmes, et avait couru à son tour en direction d’un groupe d’amis. Le rire d’Enzo retentissait dans le sous-bois.
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