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4.13/5 (sur 51 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Hastings , le 18/09/1888
Mort(e) à : Beaver Lodge , le 13/04/1938
Biographie :

Grey Owl (« chouette cendrée » ou « chouette grise »), de son vrai nom Archibald Belaney, est né à Hastings, en Angleterre. Dès son plus jeune âge, il est fasciné par les amérindiens et rêve d’en devenir un.

À dix-sept ans, le 29 mars 1906, il embarque pour le Canada. Il est censé étudier l'agriculture, mais s'installe en Ontario et devient trappeur. Il prend contact avec les tribus ojibwés et s'initie à leur manière de vivre. En août 1910, il épouse Angèle Egwuna. C'est à cette époque qu'Archibald commence à raconter que la tribu l'a adopté sous le nom de Grey Owl.

En 1925, il rencontre Gertrud Bernard, de la tribu des Mohawks. À son contact, il se rend compte de l'importance de la nature et de sa préservation et abandonne son activité de trappeur. Il commence à écrire des articles.

En 1928, il s'installe près du lac Temiscouata, au Québec. Deux films le mettant en scène avec ses castors le font connaître aux États-Unis et en Angleterre. En 1931, Grey Owl est nommé par le gouvernement canadien « gardien des animaux» du parc de Prince Albert, où il écrit ses articles et ses livres. Entre les années 1935 et 1938, il donne des conférences au Canada, en Angleterre et aux États-Unis qui ont un grand succès. Il meurt en 1938, à l’âge de 50 ans.

On le considère comme un des précurseurs de l'écologie moderne.
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Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Archibald_Belaney & http://www.lejournalnature.com
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Bibliographie de Grey Owl   (6)Voir plus

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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
Ainsi, lecteur inconnu, mon ami, si vous avez à perdre une heure de votre temps, venez vous asseoir avec moi parmi les Esprits d'autrefois. J'essaierai de vous faire connaître un peu l'âme du Grand Nord indomptable, les souffrances, les luttes et les joies d'hommes et de bêtes qui ne sont plus.
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J'ai vu nos nations dispersées,
Oublieuses de mes conseils,
Affaiblies, guerroyant entre elles.
J'ai vu les débris de nos peuples
Chassés vers l'Ouest, affolés, désolés,
Comme les nuages déchiquetés d'une tempête,
Comme les feuilles flétries de l'automne...
Longfellow.
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Il n'est pas indispensable d'être à demi mort de faim pour apprécier un bon repas, mais cela nous corrige merveilleusement de toute délicatesse excessive. Je me rappellerai toute ma vie certain voyage en compagnie d'un jeune Indien de race pure, où, après un jeune de quatre jours, nous fûmes obligés tous deux de manger la moelle rancie qui se trouvait encore dans les os d'un orignal mort depuis longtemps.
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Il garde bien ses secrets, ce vieux sage courtois et noble d'âme, cet ancien guerrier. Il s'assied, hochant la tête, pour fumer sa pipe sous le grand sapin qui se fait trop âgé, comme lui-même. Il suit on ne sait quel rêve venu d'un temps vague et lointain et il attend patiemment son heure finale, qui ne peut plus tarder maintenant.
Il attend, à la limite de la dernière "Frontière".
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Je commençais une chasse d'automne. Comme j'habite sur le territoire du Parc National [où il est interdit de tuer des animaux] je dois en sortir chaque année, et entreprendre un voyage de vingt milles environ, quand je veux m'approvisionner de venaison pour l'hiver.

Le pays que je parcourais m'étais mal connu. A la fin d'une brève journée de décembre où le brouillard et le vent m'avaient rendu la marche difficile, je fus surpris par la nuit à quelques miles de mon but. Il me fallait camper, je me sentais las ; trompé par l'obscurité, j'avais pataugé dans un marécage et je trainais non sans peine mes raquettes alourdies de glace. Ce fut donc avec une impression de soulagement véritable que je respirai dans l'air, tout à coup, une odeur de fumée, légère, mais impossible à méconnaître.

Le souffle de brise qui l'apportait venait de l'Est, et je marchai de ce côté. Je me trouvais dans une région de futaie vierge ; autour de moi, baignée de nuit, la muraille des sapins s'élevait noire, opaque, pareille à une haute falaise d'ombre d'où ne jaillissait ni une étincelle de feu, ni le moindre reflet de fenêtres éclairée. Le parfum de la fumée n'était pas âcre ; je lui trouvais cette douceur particulière à quoi l'on reconnaît qu'un foyer s'éteint peu à peu. Mes futurs hôtes dormaient déjà sans doute et mon arrivée chez eux risquait de ne pas leur être très agréable.
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Sous les étoiles, l’Univers tout entier, comme pétrifié dans une sorte d’attente mystérieuse, semblait écouter, espérer on ne sait quoi qui ne se produirait jamais. Cela vous surprend camarades, mais c’est ainsi que ces terres du Nord nous fascinent. Vous comprendrez ce que je veux dire si jamais vous vous trouvez seuls au bout du monde et sentez que des déserts infinis s’étendent tout autour de vous- au-dessus de vous aussi- dans une scintillation silencieuse qui pèse à l’écraser sur votre âme.
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L'expression "s'égarer" donne lieu à des définitions variées. L'une des meilleures m'a été fournie par un vieux batteur d'estrade. Pour quelque raison obscure, ce vétéran s'était si bien embrouillé dans ses points de repères qu'il fallut à dix hommes plus d'une semaine de recherche pour le retrouver. Pourtant il ne voulut pas convenir qu'il se fut égarer. Non, monsieur, lui, ne s'égarait pas. Il avait été seulement "assez troublé" pendant huit jours.
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Sous les étoiles, l'univers tout entier, comme pétrifié dans une sorte d'attente mystérieuse, semblait écouter, espérer on ne sait quoi qui ne se produirait jamais.
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Dans l'air, l'odeur âcre de la fumée venait vers nous par bouffées, avec le murmure intermittent de paroles échangées en un vieux, très vieux langage.
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Je sus alors que j’étais aveugle. Je connus l’atroce impuissance, l’angoisse indicible de l’homme que frappe soudainement la cécité. Je parvins en rampant à me remettre sur pieds, tandis que la tête me tournait et que la réalité sinistre rugissait, eût-on dit, sous mon front. Les démons de la nuit me tenaient, j’étais aveugle… aveugle blanc…
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