AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

3.73/5 (sur 296 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Nogent-le-Rotrou , le 07/05/1841
Mort(e) à : Marnes-la-Coquette , le 13/12/1931
Biographie :

Gustave Le Bon est un médecin, anthropologue, psychologue social et sociologue français.

Il fit ses études au lycée de Tours, puis à la faculté de médecine de Paris, où il obtient le titre de docteur en médecine en 1866.

Il parcourut l’Europe, l'Asie et l'Afrique du Nord entre les années 1860 et 1880. Il écrivit des récits de voyage, des ouvrages d’archéologie et d’anthropologie sur les civilisations de l’Orient et participa au comité d'organisation des expositions universelles.

En 1879, il fit une entrée remarquée au sein de la Société d'anthropologie de Paris qui lui décerna l’année suivante le prix Godard pour son mémoire "Recherches anatomiques et mathématiques sur les lois de variation du volume du cerveau et sur leur relation avec l’intelligence". En 1888, il démissionne et rompt tout contact avec cette société peu ouverte aux approches psycho-sociologiques novatrices de Le Bon.

Esprit universel, polygraphe, d'écrit sur des domaines variés, il est l'auteur de nombreux ouvrages dans lesquels il aborde le désordre comportemental et la psychologie des foules.

Le Bon reste une personnalité controversée. D’une part, à une époque où la méthode devient importante, son "amateurisme" gêne ses contemporains tels Durkheim, sans que cela ait vraiment d’influence sur son début de carrière. D’autre part, Le Bon dégage une image pseudo-raciste, qui renvoie à "l’idéologie coloniale de son époque". Il avait des tendances anticléricales et compte au nombre des anti-colonisateurs.

Le Bon ne soutient pas la théorie d’une hiérarchisation des civilisations, mais admet des différences au niveau des stades de développement, et soutient la théorie du biologiste darwinien allemand Ernst Haeckel (1834-1919). Il consacre un gros volume illustré à "la Civilisation des Arabes", et il envisageait l’éveil à venir d'une Afrique encore sous-développée au début du XXe siècle. Après une mission aux Indes, il publie, en 1887, un autre ouvrage majeur, "Les Civilisations de l’Inde". Il se différencie en cela fortement d'Arthur de Gobineau et dénonce à plusieurs reprises dans ses œuvres le "mythe de la race aryenne", mettant en garde contre les visées suprémacistes du national-socialisme dès 1924.

"Psychologie des foules" marqua un tournant dans la carrière du "célèbre docteur". Cette œuvre, parue en 1895, reste la plus célèbre aujourd’hui.
+ Voir plus
Source : Wikipédia
Ajouter des informations
Bibliographie de Gustave Le Bon   (32)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

INTRODUCTION : « Ce livre a pour but de condenser en aphorismes quelques-unes des idées disséminées dans mes divers ouvrages. Grâce à sa forme brève, l'aphorisme impressionne l'esprit et se retient facilement. Il constitue, pour ces raisons, un des plus sûrs moyens de perpétuer les pensées. La plupart de nos vérités, c'est-à-dire des idées que nous nous faisons des choses, se présentent à l'esprit sous une forme concise. L'expérience humaine fut toujours synthétisée en proverbes et sentences, qui sont les aphorismes des peuples. L'homme pense par aphorismes et se guide avec des aphorismes. L'aphorisme le dispense de longuement réfléchir avant d'agir. Ces avantages ne sont pas sans inconvénients. L'aphorisme représente en effet la conclusion d'une démonstration que le lecteur doit chercher. Quand cette démonstration se devine facilement, l'aphorisme est voisin du truisme ; si on ne la saisit pas, l'aphorisme reste incompréhensible. Il semble donc condamné à n'exprimer que des vérités très générales et souvent évidentes. Tel est justement le cas de la plupart des proverbes. Si je n'ai pas hésité à faire figurer dans ce livre certaines propositions dont l'évidence ne s'imposa pas tout d'abord, c'est que leur démonstration se trouve dans mes ouvrages. Ce petit volume en est la synthèse. Gustave le Bon [1841-1931]. Paris, mars 1913. » CHAPITRES : Livre II : La Vie Collective VIII. L'idéal : 0:02 — 1er aphorisme ; 0:12 — Introduction ; IX. Les dieux : 0:37 — 2e aphorisme ; 0:49 — 3e aphorisme ; 1:04 — 4e aphorisme ; 1:17 — 5e aphorisme ; X. L'art : 1:37 — 6e aphorisme ; XI. Les rites et les symboles : 1:56 — 7e aphorisme ; Livre III : La Vie Rationnelle I. La croyance et la connaissance : 2:14 — 8e aphorisme ; II. L'instruction et l'éducation : 2:24 — 9e aphorisme ; 2:42 — 10e aphorisme ; IV. Les conceptions philosophiques : 2:58 — 11e aphorisme ; 3:11 — 12e aphorisme ; V. Les principes scientifiques : 3:28 — 13e aphorisme ; VII. La vérité et l'erreur : 3:40 — 14e aphorisme ; VIII. La légende et l'Histoire : 3:51 — 15e aphorisme ; Livre IV : La Pensée et l'Action II. Les illusions démocratiques: 4:06 — 16e aphorisme ; 4:29 — 17e aphorisme ; 4:41 — 18e aphorisme ; 4:54 — 19e aphorisme ; IV. le pacifisme et la guerre : 5:06 — 20e aphorisme ; V. Les révolutions : 5:21 — 21e aphorisme ; 5:36 — 22e aphorisme ; 5:52 — 23e aphorisme ; 6:04 — 24e aphorisme ; VI. Les gouvernements populaires : 6:15 — 25e aphorisme ; 6:29 — 26e aphorisme ; 6:45 — 27e aphorisme ; VII. La psychologie politique : 7:00 — 28e aphorisme ; VIII. L'art de gouverner : 7:15 — 29e aphorisme ; 7:26 — 30e aphorisme ; 7:39 — Générique RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIQUE : Gustave le Bon, Aphorismes du Temps présent, Paris, Ernest Flammarion, 1919, 200 p. IMAGE D'ILLUSTRATION : https://mmzero.it/prodotto/psicologia-delle-folle/ BANDE SONORE ORIGINALE : Alexander Lavoe — Codeine Crazy Codeine Crazy by Alexander Lavoe is licensed under an Attribution-NonCommercial 4.0 International License. https://freemusicarchive.org/music/alexander-lavoe/single/codeine-crazy/ LIVRES DU VEILLEUR DES LIVRES : CE MONDE SIMIEN : https://youtu.be/REZ802zpqow VERSION PAPIER (Broché) : https://www.amazon.fr/dp/B0C6NCL9YH VERSION NUMÉRIQUE (.pdf) : https://payhip.com/b/VNA9W VOYAGE À PLOUTOPIE : https://youtu.be/uUy7rRMyrHg VERSION PAPIER (Broché) : https://www.amazon.fr/dp/B0CB2FTQWF/ VERSION NUMÉRIQUE (.pdf) : https://payhip.com/b/jZ7Ro SOUTENIR « LE VEILLEUR DES LIVRES » : https://www.paypal.com/donate/?hosted_button_id=2ZDT3XZ49SNYA CONTENU SUGGÉRÉ : https://youtu.be/2jeJSzB_wNw https://youtu.be/j5iBqhs2nnU https://youtu.be/PAkTz48qZrw https://youtu.be/qGKYJSs2D5I https://youtu.be/GBA5s8hnc-8 https://youtu.be/Jy9TzD9dmpw https://youtu.be/DO6ZqUpNhbM #GustaveLeBon #PsychologieDesFoules #SociologieFrançaise

+ Lire la suite

Citations et extraits (170) Voir plus Ajouter une citation
Gustave Le Bon
On rencontre beaucoup d'hommes parlant de liberté.
Mais on en voit très peu dont la vie n'ait pas été principalement consacrée à se forger des chaînes.
Commenter  J’apprécie          450
Ce n'est pas le besoin de la liberté, mais celui de la servitude qui domine toujours dans l'âme des foules. elles ont une telle soif d'obéir qu'elles se soumettent d'instinct à qui se déclare leur maître.
Commenter  J’apprécie          410
Gustave Le Bon
L'abondance de paroles inutiles est un symptôme certain d'infériorité mentale.
Commenter  J’apprécie          330
Si nous envisageons dans leurs grandes lignes la genèse de la grandeur et de la décadence des civilisations qui ont précédé la nôtre, que voyons-nous ?

À l’aurore de ces civilisations, une poussière d’hommes, d’origines variées, réunie par les hasards des migrations, des invasions et des conquêtes. De sangs divers, de langues et de croyances également diverses, ces hommes n’ont de lien commun que la loi à demi reconnue d’un chef. Dans leurs agglomérations confuses se retrouvent au plus haut degré les caractères psychologiques des foules. Elles en ont la cohésion momentanée, les héroïsmes, les faiblesses, les impulsions et les violences. Rien de stable en elles. Ce sont des barbares.

Puis le temps accomplit son œuvre. L’identité de milieux, la répétition des croisements, les nécessités d’une vie commune agissent lentement. L’agglomération d’unités dissemblables commence à se fusionner et à former une race, c’est-à-dire un agrégat possédant des caractères et des sentiments communs, que l’hérédité fixera progressivement. La foule est devenue un peuple, et ce peuple va pouvoir sortir de la barbarie.

Il n’en sortira tout à fait pourtant que lorsque, après de longs efforts, des luttes sans cesse répétées et d’innombrables recommencements, il aura acquis un idéal. Peu importe la nature de cet idéal. Que ce soit le culte de Rome, la puissance d’Athènes ou le triomphe d’Allah, il suffira pour doter tous les individus de la race en voie de formation d’une parfaite unité de sentiments et de pensées.

C’est alors que peut naître une civilisation nouvelle avec ses institutions, ses croyances et ses arts. Entraînée par son rêve, la race acquerra successivement tout ce qui donne l’éclat, la force et la grandeur. Elle sera foule encore sans doute à certaines heures, mais, derrière les caractères mobiles et changeants des foules, se trouvera ce substratum solide, l’âme de la race, qui limite étroitement les oscillations d’un peuple et règle le hasard.

Mais, après avoir exercé son action créatrice, le temps commence son œuvre de destruction à laquelle n’échappent ni les dieux ni les hommes. Arrivée à un certain niveau de puissance et de complexité, la civilisation cesse de grandir, et, dès qu’elle ne grandit plus, elle est condamnée à décliner rapidement. L’heure de la vieillesse va sonner bientôt.

Cette heure inévitable est toujours marquée par l’affaiblissement de l’idéal qui soutenait l’âme de la race. À mesure que cet idéal pâlit, tous les édifices religieux, politiques ou sociaux dont il était l’inspirateur commencent à s’ébranler.

Avec l’évanouissement progressif de son idéal, la race perd de plus en plus ce qui faisait sa cohésion, son unité et sa force. L’individu peut croître en personnalité et en intelligence, mais en même temps aussi l’égoïsme collectif de la race est remplacé par un développement excessif de l’égoïsme individuel accompagné de l’affaissement du caractère et de l’amoindrissement des aptitudes à l’action. Ce qui formait un peuple, une unité, un bloc, finit par devenir une agglomération d’individus sans cohésion et que maintiennent artificiellement pour quelque temps encore les traditions et les institutions. C’est alors que, divisés par leurs intérêts et leurs aspirations, ne sachant plus se gouverner, les hommes demandent à être dirigés dans leurs moindres actes, et que l’État exerce son influence absorbante.

Avec la perte définitive de l’idéal ancien, la race finit par perdre aussi son âme. Elle n’est plus qu’une poussière d’individus isolés et redevient ce qu’elle était à son point de départ - une foule. Elle en présente tous les caractères transitoires sans consistance et sans lendemain. La civilisation n’a plus aucune fixité et tombe à la merci de tous les hasards. La plèbe est reine et les barbares avancent. La civilisation peut sembler brillante encore parce qu’elle conserve la façade extérieure créée par un long passé, mais c’est en réalité un édifice vermoulu que rien ne soutient plus et qui s’effondrera au premier orage.

Passer de la barbarie à la civilisation en poursuivant un rêve, puis décliner et mourir dès que ce rêve a perdu sa force, tel est le cycle de la vie d’un peuple.
Commenter  J’apprécie          291
[...]l'individu en foule acquiert, par le fait seul du nombre, un sentiment de puissance invincible qui lui permet de céder à des instincts que, seul, il eût forcément refrénés. Il sera d'autant moins porté à les refréner que, la foule étant anonyme, et par conséquent irresponsable, le sentiment de la responsabilité, qui retient toujours les individus, disparaît entièrement.
Commenter  J’apprécie          310
Gustave Le Bon
Peu d'êtres savent voir les choses comme elles sont. Les uns aperçoivent seulement ce qu'ils veulent voir, les autres ce qu'on leur fait voir.
Commenter  J’apprécie          290
Gustave Le Bon
Chez beaucoup d’hommes, la parole précède la pensée. Ils savent seulement ce qu’ils pensent après avoir entendu ce qu’ils disent.
Commenter  J’apprécie          262
Qui connaît l'art d'impressionner l'imagination des foules connaît aussi l'art de les gouverner.
Commenter  J’apprécie          210
L’homme médiocre augmente sa valeur en faisant partie d’un groupe ; l’homme supérieur la diminue.
Commenter  J’apprécie          40
Les foules n'ont jamais eu soif de vérités. Devant les évidences qui leur déplaisent, elles se détournent, préférant déifier l’erreur, si l’erreur les séduit.
Qui sait les illusionner est aisément leur maître ; qui tente de les désillusionner est toujours leur victime.
Commenter  J’apprécie          170

Acheter les livres de cet auteur sur
Fnac
Amazon
Decitre
Cultura
Rakuten

Listes avec des livres de cet auteur
Lecteurs de Gustave Le Bon (587)Voir plus

Quiz Voir plus

Il vaut mieux dire ou écrire ...

Complétez chaque phrase avec le verbe qui convient : - L'artiste esqui... le portrait de la vedette - - Il esqui... toute difficulté qu'il rencontre

esquive - esquisse
esquisse - esquive

12 questions
60 lecteurs ont répondu
Thèmes : culture générale , vocabulaire , langue française , mots , orthographeCréer un quiz sur cet auteur
¤¤

{* *} .._..