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3.79/5 (sur 141 notes)

Nationalité : Argentine
Né(e) : 1963
Biographie :

Gustavo Malajovich abandonne son métier d'architecte pour se consacrer à l'écriture.

Après plusieurs scénarios pour le cinéma et la télévision, notamment la série culte, en Amérique latine et en Espagne, "Los Simuladores", il signe son premier roman : Le jardin de bronze (El jardín de bronce) en 2012.



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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Je ne supporte pas de lire les journaux. Les nouvelles sont toujours les mêmes. On change les visages et les hommes, mais l'histoire est toujours pareille. Quelqu'un vole et on ne le trouve pas, quelqu'un meurt assassiné et il ne le mérite pas. On se préoccupe pour le gouvernement, l'insécurité, le piètre niveau du football. Les vieillards ne sont pas respectés, les entrepreneurs abusent des augmentations, les femmes sont battues et les films sortent avec de bonnes critiques. Ou de mauvaises. L'actrice à la mode aujourd'hui ressemble à celle qui était à la mode hier. Tout se répète jusqu'à la nausée.
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Chaque disparu est le début d'un cri qui ne s'arrête plus. La mort est plus libératrice parce que, tristement, elle donne une réponse. Mais quelqu'un qui disparaît reste une question posée à jamais. (p 90)
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Les vieillards ne supportent pas les autres vieillards.
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[...] ... - "J'ai quelque chose," lui dit Doberti. "Tu es occupé ?

- Raconte.

- Apparemment, en 1995, il y a eu trois cas de jeunes filles de la région qui ne sont pas rentrées chez elles. L'une a disparu pendant les heures de lycée, les deux autres dans des fêtes, la nuit. Ensuite, par intermittence, il y a eu d'autres cas dans une zone de plus en plus vaste. Une mineure de seize ans et deux de dix-huit. La police a été désorientée pendant un moment jusqu'à ce qu'elle puisse établir un rayon d'action de ces gens, mais il lui était difficile de devancer les événements. Pendant deux ou trois ans, l'affaire n'a eu ni queue, ni tête. Jusqu'à ce que, l'an dernier, on établisse un lien entre un conseiller municipal de la zone, Parodi, et ces types. C'est là qu'a surgi le nom de Chaco. En réalité, Chaco s'appelle Lionel Garcilaso, et l'année même où ont commencé les disparitions de jeunes filles, il s'était installé dans la zone. Il était propriétaire d'une concession automobile qui vendait des camions Scania. On suppose que c'était une couverture.

- On suppose ?

- On n'a jamais rien pu prouver. On dit qu'il emmenait les filles là-bas avant de leur préparer des faux papiers pour les faire sortir du pays.

- Et on n'est pas allé le cueillir ?

- C'est là toute la question. Chaco s'est éclipsé de la concession. Quand la police a procédé à une perquisition, elle n'a rien trouvé. Rien de rien, le ménage avait été fait.

- Alors ?

- Au moment précis où ils allaient mettre la main sur Chaco, la piste a été coupée. A ce niveau, deux possibilités : ou Chaco a quitté le pays et réside maintenant ailleurs, ou il est encore ici, caché jusqu'à ce qu'Interpol se calme.

- Les disparitions ont cessé ?

- L'année dernière.

- Et qu'est-ce qui s'est passé pour Cecilia ?

- Je n'en sais rien. Sur ce point je suis en désaccord avec l'officier Blanco, ton amie. On ne voulait pas séquestrer Cecilia, elle était mêlée à une histoire quelconque avec ces gars et ils se sont débarrassés d'elle.

- J'ai du mal à imaginer que Cecilia ait été mêlée à quoi que ce soit.

- Il n'y a pas de boîte à secrets qui ait autant de doubles fonds que l'âme d'une femme," dit Doberti. ... [...]
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Il ressentait à présent dans sa chair ce qu'il s'était contenté jusque-là d'imaginer de loin : chaque disparu est le début d'un cri qui ne s'arrête plus. La mort est plus libératrice parce que, tristement, elle donne une réponse. Mais quelqu'un qui disparaît reste une question posée à jamais.
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Il est perdu dans la prison de sa stupidité imparable.
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[...] ... La sonnette retentit.

S'il s'était agi d'une sonnerie normale, il ne l'aurait peut-être pas remarquée. Mais l'insistance attira son attention.

Dring dring dring dring dring ... dring dring.

Cinq coups courts, une pause et deux pour conclure.

Fabián avait entendu cette combinaison une infinité de fois, dans la musique de dessins animés, ou dans des courts-métranges des Trois Stooges. Il ne savait pas quelle était son origine, ni qui l'avait inventée. Elle venait couronner une scène comique de vaudeville ou un numéro de cirque.

Dring dring dring dring dring ... dring dring.

Il ne put éviter d'imaginer un clown, ou Chaplin, qui l'avait toujours profondément déprimé, voire Pepito Marrone [= artiste comique argentin, disparu en 1990] produisant ce son.

C'est le côté déplacé et inattendu de la sonnerie qui l'arrêta.

Qui pouvait appeler ainsi ? Quelqu'un qui se trompait, incontestablement. Un vendeur de sodas ou un rémouleur qui arpentait le quartier.

Il attendit un instant. La sonnette retentit de nouveau, cette fois en version abrégée, mais, à l'évidence, c'était le même doigt inquiet qui était à l'œuvre.

Il décida d'aller répondre. Si c'était un rémouleur ou un fournisseur d'eau minérale, il lui dirait qu'il ne voulait rien, merci, pas aujourd'hui.

Ensuite, il reviendrait dans la salle-de-bains, s'assiérait à nouveau sur le couvercle des toilettes et avalerait les cachets.

- "Bonjour. Fabián ? Fabián Danubio ?" - Il ne reconnut pas la voix qui l'appelait par l'interphone. Une voix ferme mais qui prenait une tonalité flûtée à la fin de la phrase, comme si elle voulait reprendre son envol.

- "Qui est-ce ?

- César Doberti."

Ce nom ne lui disait rien.

- "Je t'ai donné ma carte à l'enterrement.

- Pardonne-moi, je ne me souviens pas de toi.

- Non, bien sûr. Je suis enquêteur privé." ... [...]
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- Salopard, dit Doberti, qui l'observait s'éloigner. Je ne supporte pas les camés.
- Il a dit qu'il était clean.
- Ils ne sont jamais clean.
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Il ressentait à présent dans sa chair ce qu'il s'était contenté jusque-là d'imaginer de loin : chaque disparu est le début d'un cri qui ne s'arrête plus. La mort est plus libératrice parce que, tristement, elle donne une réponse. Mais quelqu'un qui disparaît reste une question posée à jamais.
P. 103
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Le visage de la femme obéissait à une géométrie plus représentative d’un tableau cubiste que d’un être vivant.
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