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Note moyenne 3.56 /5 (sur 62 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 03/12/1946
Mort(e) le : 28/08/1988
Biographie :

Guy Hocquenghem était un essayiste, romancier et militant homosexuel français.

Il entre à l'École normale supérieure en 1965, participe à l'occupation de la Sorbonne en mai 1968 ainsi qu'au journal Action et, dans les années 1970, à divers mouvements de libération gaie, essentiellement le Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR). Il se lia d'amitié avec beaucoup d'étudiants étrangers, tunisiens notamment, qui participèrent au mouvement d'émancipation des homosexuels.

Le 10 janvier 1972, il publie une longue lettre dans le Nouvel Observateur dans laquelle il annonce publiquement qu'il est homosexuel. Il fut ainsi le premier homosexuel à faire dans la presse française un coming out pour afficher publiquement son orientation sexuelle. Sa mère lui répond par une lettre ouverte dans le même magazine le 17 janvier 1972.

C'est cette même année qu'il publie Le désir homosexuel, livre-manifeste de la révolution homosexuelle. Il contribue à l'édition, en 1973, sous la direction de Félix Guattari, d'un numéro de la revue Recherches intitulé Trois milliards de pervers : grande encyclopédie des homosexualités. Dans la même revue il participe aux côtés de Gabriel Matzneff, Jean-Luc Henning à un numéro au titre militant : Fous d'enfance : qui a peur des pédophiles ?

En 1979 il collabore au journal Libération et, entre 1979 et 1986, il est chargé de cours de philosophie à l'Université de Vincennes-Paris-VIII, aux côtés de René Schérer.

Hocquenghem meurt des suites du sida en 1988, à l'âge de quarante et un ans. Ses cendres sont conservées au colombarium du cimetière du Père-Lachaise.
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Guy Hocquenghem s'exprime.
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
colimasson   25 juin 2016
Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary de Guy Hocquenghem
Et cette inexistence est inscrite en tes initiales, BHL. Tu n'as même pas de nom à toi, rien qu'un sigle, comme RATP, ou SNCF.
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ChezLo   17 mai 2020
Eve de Guy Hocquenghem
Je n'ai plus d'amant régulier depuis des années. Au début, ça s'est simplement espacé. Ils se faisaient rares. Comme dans les changements écologiques, je ne me suis rendu compte de rien. Le paysage amoureux était déjà aux trois quarts stérile autour de moi, quand j'ai pris conscience que les pluies acides de la désillusion avaient exterminé les bosquets de l'amour.
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ChezLo   17 mai 2020
Eve de Guy Hocquenghem
Je ne vois ni ma famille, trop dispersée, ni mes collègues écrivains. Je vis si seul que je pourrais bien finir assassiné, comme les vieilles dames du quartier, par un type qui m'aurait suivi, avec mon accord, depuis le boulevard ; et personne ne s'apercevrait de rien avant des semaines, quand l'odeur s'étendrait en nappes fétides dans l'escalier.
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hotaru   12 juillet 2015
La beauté du métis : Réflexion d'un francophobe de Guy Hocquenghem
Sortir, devenir autre tout en restant soi, se teinter, adopter l'expérience du monde. C'est cela écrire, devenir!
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SZRAMOWO   24 février 2017
Un journal de rêve: Articles de presse (1970-1987) de Guy Hocquenghem
« Ne perdez pas votre temps à tendre l’autre joue et autres jeux d’accommodation. Si vous cherchez un siège à votre taille, la mort vous va comme un gant. »

« On ne voudrait pas partir avant de s’être compromis ; on voudrait, en sortant, entraîner avec soi Notre-Dame, l’amour ou la République. »

Jacques Rigault



Jeunes gens de 1972, il n’est pas sûr que vous vieillissiez jamais. Où sont-ils ceux qui nous ont dit il y a quelques années : « Vous verrez, vous aussi vous prendrez de l’âge et de la cravate. Vous vous rangerez… » ? Alors, plutôt que d’accepter l’ignoble loi du nécessaire vieillissement, plus d’un d’entre nous aujourd’hui sent pousser en lui, vénéneuse et chérie, tout ensemble, la fleur morbide et consolante du rêve suicidaire. D’autres s’immobilisent, retenant leur souffle, appesantis par le besoin que tout s’arrête, comme englués et paralysés, déjà f igés par ce qui se murmure d’une voix troublante dans nos cauchemars éveillés : être saisis ainsi, avant que tout ne soit retombé, alors qu’est encore lisible sur nos visages tourmentés le ressac de Mai. Que se fixe l’histoire comme un cliché qui nous suspend dans un geste encore héroïque d’être au lendemain d’une veille de révolution.
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Feneyrolles   23 juin 2019
Un journal de rêve: Articles de presse (1970-1987) de Guy Hocquenghem
Libération, 5 juillet 1979: "Alain de Benoist, je l'ai en face de moi, dans un petit restaurant de la place des Vosges. Il aime beaucoup Libé, m'explique-t-il, il partage beaucoup de remises en question avec nous. (...) « Moi je suis prêt à signer tous les textes contre l'expulsion des travailleurs immigrés. (...) Antisémite, moi ? Je sors de chez un rabbin, j'ai beaucoup de relations avec la communauté juive, vous et moi avons les mêmes ennemis (...)



Alain de Benoist est petit, modeste, volubile, mal rasé. (...) La Nouvelle droite, c'est d'abord le plus cynique et le plus résolu des entrismes. Soyez là partout où il y a de l'influence à gagner. Je me mets à penser qu'au fond Alain de Benoist tente de réaliser la même opération à Libération par mon intermédiaire. Une remarquable souplesse : un mimétisme fabuleux, comme ces plantes carnivores ou des insectes patients de la jungle. Depuis une heure, Alain de Benoist me parle« gauchiste », il me file un article louangeur que publiera leur revue sur mon livre La Beauté du métis."
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oran   10 septembre 2016
L'amour en relief de Guy Hocquenghem
Je passerais, désormais, ma vie à ce bureau, dans ce creux accueillant de la bibliothèque, au milieu du murmure de la ville. J’avais redécouvert les caractères arabes ; j’avais menti en affirmant au conservateur que je savais très bien lire. Rien que de les toucher, les évoquer, les reconnaître, avec le cortège de sentiments, d’images du passé qui les accompagne, est merveilleux. Je parcours des traités de logiques, des falâsifa, les invocations mystiques des soufis, et surtout les poètes : la vraie littérature, les œuvres calligraphiées. Ces écrivains avaient pris la poésie au pied de la lettre, dans ce qu’elle a de rare ; Abou Nawas, Al Moutanabbi, et, pour moi, le maître des maître, Aboul Al’Al Maari, l’aveugle, le rude qui a écrit sa propre tombe, parlant de sa propre naissance : « ci-gît le produit de la faute imputée à mon père que moi je n’ai jamais commise envers personne… »
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Guy Hocquenghem
nonouinon   16 février 2020
Guy Hocquenghem
Je descendais une rue perdue, dans un quartier périphérique, à la recherche d’une pissotière mal famée. Sous un pont, deux loubards attendaient, adossés à leurs motos. Et quand je suis passé, ils m’ont crié, pas méchamment : « Race D’Ep ! » Comme j’étais ivre, il m’a fallu quelque temps pour comprendre. Les invertis ne parlent pas verlan. Race d’Ep, pour pédéraste. Un instant, j’avais senti flotter l’ombre d’une autre race. Ce cri, je l’avais moins senti comme une insulte que comme l’évidence résumée de mon appartenance à un autre monde, à une autre Histoire. Une histoire pas si vieille : née il y a un siècle, et dont les débuts pourraient encore être contés par des vivants. Naissance d’une nouvelle identité, devenue en cent ans une quasi-nature. Ils apparaissent un peu avant le tournant du XXe siècle, mutants des arts de l’image et des sciences médicales, se découvrant peu à peu à travers leurs représentations comme une espèce particulière. Entre les guerres, dans les convulsions de l’Allemagne pré-concentrationnaire, ils prolifèrent comme du chiendent, construisant leur propre destin jusqu’à former une nouvelle définition de l’être humain, un peuple dispersé. Un peuple sans mémoire, oublieux aussitôt des expériences vécues et des exterminations. Une conscience d’être autre qui n’est pas éternelle, mais n’est pas née non plus dans la Libération américaine des années soixante, qui a eu il y a un demi-siècle son âge d’or, continent perdu effacé par le bain de sang totalitaire.
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hotaru   13 juillet 2015
La beauté du métis : Réflexion d'un francophobe de Guy Hocquenghem
Tous les tribunaux sont affectés de la même tare que ce dont ils ne valent pas mieux; ils prolongent l'injustice si même ils ne l'accentuent.
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benleb   28 mai 2014
Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary de Guy Hocquenghem
Les relations que vous eûtes avec Sartre rendent évidents, chez vous, le désir, secret et tenace, de la manipulation absolue, le rêve de la marionnette sans autonomie. [...] Par l'intrigue et la séquestration vous avez mis la main sur lui, cette manière de confisquer les grands hommes vieillissants est très mao ; détournement de vieillards illustres.
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