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Note moyenne 4.33 /5 (sur 173 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : LIBREVILLE , le 17/08/50
Biographie :

Ecrivain et homme de télévision, Guy Rechenmann avoue être un rêveur et un poète. Le hasard, il n’y croit pas beaucoup préférant parler de coïncidences, son thème de prédilection... Il attendra 2008 pour publier un recueil de poésies et de nouvelles "La Vague" éditions Ecri'mages suivi de cinq romans "Des fourmis dans les doigts" éd. L'Harmattan et "Le Choix de Victor" éd.Vents Salés où se mêlent suspense, poésie et onirisme...
Avec "Flic de Papier", "Fausse Note" et "A la Place de l'Autre" ses derniers romans aux éd. Vents Salés, et "Même le Scorpion pleure" Éditions Cairn il revisite le genre policier d'une façon inattendue grâce au même personnage Anselme Viloc, un flic atypique et obstiné..
Guy Rechenmann écrit ses romans au Cap-Ferret
Pour en savoir plus Le choix des libraires http://lechoixdeslibraires.com/livre-165944-a-la-place-de-l-autre-anselme-viloc-a-la-recherche-de-l-enfant-perdu.htm
Sélectionné par lecteurs.com dans les 10 Polars à ne pas manquer http://www.lecteurs.com/article/ete-2016-les-10-polars-a-ne-pas-manquer/2442704
À la place de l'autre a été finaliste au festival Polar de Cognac

http://guyrechenmann.blogspot.fr/
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Présentation lors de la chronique littéraire de Bob Garcia sur France 3
Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
petitsoleil   01 juillet 2014
Flic de papier de Guy Rechenmann
L'avis de recherche est maintenant étendu à tout le territoire.

L'absence, l'évaporation, la disparition, on l'appelle comme on veut, de Pierre est maintenant inquiétante, mais cela ne change rien à la donne.
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rechenmann   16 mai 2016
À la place de l'autre de Guy Rechenmann
Je doute que Lily soit douée pour le bonheur. Le bonheur est l’antithèse de la réflexion dans la mesure où, à en croire nos médias et à entendre nos élites bien pensantes, il est simple à trouver. En réalité il est au raisonnement ce que l’aiguille est à la meule de foin, introuvable. Le bonheur serait un gros fromage et Lily n’en veut qu’une miette, cela suffit pour calmer son jeune appétit, trop, provoquerait une indigestion. Vous imaginez, un trop plein de bonheur, insoutenable, en plus très mauvais pour le business: plus d’anti-stress, médicaments, cigarettes, alcool bref une catastrophe économique. Pas de danger pour le grand capital, je suis comme Lily, je ne crois pas au bonheur ou plutôt si, mais au faux, celui du produit marketing, la pure invention à but lucratif de l’homme dans toute sa démence. Il n’y a qu’à voir les différentes formes qu’il a revêtues au cours des temps. Homme bon est décidément mon oxymore préféré.

Apanage de l’intelligence, Lily aura son cortège de sujets de satisfaction et de petits plaisirs mais sa vie se passera à ordonner ses accords et ses contradictions en essayant de se convaincre à profiter de l’instant :

Le bonheur est un équilibre.

Elle ne croit pas à l’uniformité, elle sait que la différence n’est jamais heureuse. L’homme vraiment intelligent est un pédagogue, il éclaire les pensées et, du coup, amortit les inégalités tel un édredon :

Le bonheur est un discernement.

Elle s’y emploie déjà malgré son jeune âge et Léonard a compris cet esprit brillant en lui offrant ce simple croquis de chat, son refuge d’enfant :

Le bonheur est un souvenir.

Il a mis pile dedans, normal, il est médium
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charli33   03 juin 2016
À la place de l'autre de Guy Rechenmann
Et vient l’annonce faite à Marina, la mort de l’enfant. Silence. Elle me fixe, ne semble pas comprendre. Puis lentement s’assoit sur son lit face à la baie vitrée. Un couple de corbeaux est là, sur la pelouse blanchie, à l’écoute, une voiture passe non loin d’eux.

Un coup d’œil au toubib avant qu’elle ne plonge la tête entre ses mains et sanglote. Le toubib me fait signe de ne pas intervenir, il faut la laisser s’épancher, vider toutes les larmes de son corps et avec un peu de chance un morceau de sa folie viendra avec. Désencombrer son esprit, l’épurer, c’est ce que le docteur Angot s’efforce de faire depuis son internement et il a pris la décision de lui annoncer la nouvelle dans ce but, une sorte d’électrochoc rédempteur, un pari. Nous sommes immobiles dans la chambre à supporter le râle continu de Marina et à observer les deux corbeaux, symboles de tristesse et de malheur, s’escrimant, par des évolutions spectaculaires, à trouver une pitance en piquant le sol durci.

Le spectacle de ces volatiles pourrait être un mauvais présage mais Lily m’a affirmé qu’ils sont les plus intelligents du règne animal, conjuguant prudence, sociabilité, courage et fidélité, « les couples restent unis pour la vie », argument massue et en guise de conclusion elle avait été jusqu’à conspuer La Fontaine qui, à ses yeux, faisait passer l’oiseau noir pour prétentieux, hâbleur, bref un peu benêt, tout l’inverse de ce qu’il est. Un des corbeaux a l’air de nous fixer à travers le vitrage, plusieurs secondes. Lily a raison, l’oiseau n’a de noir que son plumage. Les pleurs s’estompent, se fondent et s’arrêtent. Marina se redresse, nous fait face et les yeux encore mouillés nous assène :

Quand est-ce qu’on l’enterre?
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MicheleP   08 juin 2014
Flic de papier de Guy Rechenmann
- Les clapotis de l’endroit sont synonymes d’anchois, prévient le gars, un local buriné, blanc de barbe et de cheveux, et s’il y a des chasses ici, il doit y avoir du bar dans le nord, poursuit-il en opinant du bonnet.

- Des chasses ?

- Oui, ah, vous n’êtes pas du coin, on appelle ça des chasses, quand les mouettes piquent dans l’eau pour se nourrir et quand il y a anchois, il y a bar et loubines si vous voulez…Les pêcheurs sont à l’affut e ces chasses et vont pêcher à proximité, surtout dans la passe nord. Ceux qui ont des bateaux rapides sont avantagés bien sûr.

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rechenmann   04 septembre 2012
Des fourmis dans les doigts de Guy Rechenmann
Des fourmis dans les doigts 1956, l'hiver était glacial. Le 1er septembre, tout ronronnait dans ma vie jusqu'à l'arrivée de mes nouveaux voisins. Comment Lucie pouvait-elle me troubler à ce point ? Pourquoi mes dessins ne reflétaient-ils plus la réalité ? - Lorsqu'il s'agit de l'inexplicable rien ne peut être écarté. Je ne sais pas si je crois aux coïncidences en attendant je ne crois pas au hasard... dit le docteur Berthon, les cheveux toujours en pétard. La liberté se gagne-t-elle à coup de bluffs ? Pourquoi Gina s'intéressait-elle tant à la mécanique ? Qui parle encore le ladino de nos jours ? Des morts violentes, de l'humour, un véritable remue-méninges ! Des destins singuliers vous frôlent tous les jours. C'est peut-être le cas de votre voisin ? Décidément les apparences sont trompeuses... - Mitterrand miaule, il veut sortir.
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catcap   09 mars 2020
Une étoile en enfer de Guy Rechenmann
... Il faut dire que Viloc choisit rarement la simplicité avec son « bureau des rêves », comme le nomme son mentor, quand il bouscule l’administration avec ses intuitions basées sur le souffle du vent, la force des marées, voire la couleur de la lune. Il a du mal avec l’équilibre, l’équilibre entre le conventionnel et la marge, entre l’évidence et le supposé. Comme en art, l’impressionnisme, le cubisme ou encore l’abstrait ont bousculé les règles en leur temps, eh bien lui, Anselme Viloc, ne cesse de prendre des contre-pieds. Non pas pour semer une zizanie quelconque, non, parce que c’est comme ça. Son ressenti s’exprime ainsi et les chemins qu’il prend sont toujours de traverse. Allez savoir pourquoi ? Sans doute l’air revigorant du Bassin. Avant, au début de sa carrière, en Savoie, ce n’était qu’un flic de papier bien ancré dans des rapports écrits, précis, dans un français à faire pleurer plus d’un écrivain reconnu et ça lui suffisait ; son papier s’est peu à peu transformé en cerf-volant grâce à une intuition d’un nouveau genre mêlant observation, écoute et sensibilité...
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catcap   01 juin 2016
À la place de l'autre de Guy Rechenmann
Dites-moi, Viloc, vous êtes bien « Le » spécialiste de la disparition, non ? Alors qu’est-ce que vous nous foutez une timbrée sur les bras ? Une foldingo amnésique et pour faciliter l’affaire, pas un papier sur elle... ni dans son sac et reprenez-moi si je me trompe, seuls un pull-over noir, trois kleenex, une paire de lunettes de soleil version 1970, un porte-monnaie avec un billet de dix francs et trois francs cinquante en pièces, une demi-douzaine d’épingles à cheveux et une clef, unique, qui doit correspondre à une serrure mais laquelle et où ? Ça c’est une autre question... L’affaire du siècle, Viloc. Pas de plainte, pas de corps, rien... juste une émanation d’intuition, une sorte d’archéologie préventive.

C’est nouveau, pour le dépaysement sans doute. Une nouvelle approche du métier ? Envie de changer d’air ?
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collectifpolar   11 mars 2020
Une étoile en enfer de Guy Rechenmann
Il est monnaie courante au treizième siècle de bafouer le petit peuple et c’est en larmes que le jeune berger tente de récupérer son mouton de proue parti, claudiquant, dans le sombre de la forêt. Tétanisé, Jacques ne contrôle plus rien. C’est la première fois qu’il subit une telle agression. Mais le Moyen Âge a ses codes, force fait loi, et que peut faire un simple berger contre une bande armée, de plus de mauvaises intentions. Rien. Prendre sa peine en patience et reformer son troupeau vaille que vaille entre les gouttes.
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catcap   03 mars 2018
Même le scorpion pleure de Guy Rechenmann
Lily a sauté à pieds joints la flaque de l’enfance alors que beaucoup d’adultes y pataugent encore. Son père disparaît, un drame. Solange, sa mère, a du mal à faire face, alors Lily assume ; à sept ans, c’est tôt. Elle l’a fait naturellement, elle est devenue responsable à l’âge où les autres ont encore des caprices dans le cartable. Les histoires de fées pour s’endormir ? Elle se les raconte, toute seule.
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catcap   07 février 2019
Un ticket pour le paradis de Guy Rechenmann
Je ne t’ai pas encore convié à ma table, étranger » me lance le personnage énigmatique, d’une voix remplie d’une douce fermeté. Pendant qu’il prononce ces mots sibyllins, il déplie lentement ses vertèbres cervicales et je peux, enfin, apercevoir son visage. L’opposition entre la transparence de son teint et la profondeur sombre de son regard en rajoute à mon mal-être. Certes il n’y a pas de quoi à être joyeux pendant cette période délicate, mais là, quelque chose de louche plane. Pourquoi a-t-il appuyé sa non-invitation par un « encore » ? Oui pourquoi ce « pas encore convié à ma table », comme s’il avait pensé le faire, plus tard ? Et pour quelle raison aurait-il eu cette intention ? Cela trotte dans ma tête, que dis-je trotte, galope dans mon imaginaire. Avant que je ne puisse ouvrir la bouche pour demander une quelconque explication, il enchaîne : « J’ai beaucoup de travail en ce moment, avec la résurgence du mal dans les sénéchaussées avoisinantes ...
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