AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.45 /5 (sur 209 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 02/04/1971
Biographie :

Gwenaëlle Aubry est une romancière et philosophe.

Ancienne élève de l’École Normale Supérieure de la rue d'Ulm et du Trinity College de Cambridge, elle est agrégée et docteur en philosophie. Maître de conférences (philosophie ancienne et générale) à l'Université Nancy-II de 1999 à 2002, chargée de recherche au CNRS depuis 2002, elle enseigne la philosophie à l'Université Paris IV-Sorbonne.

Traductrice de Plotin, elle a publié plusieurs ouvrages et articles sur la philosophie antique et ses réceptions contemporaines. Elle est l'auteur de cinq romans : Le diable détacheur (1999), L’isolée (2002), L’isolement (2003) et Notre vie s’use en transfigurations (2007), Le dégoût de la laideur.

Elle a aussi réalisé, pour France culture, une adaptation radiophonique de La mort de Virgile d'Hermann Broch.

En 2009, elle obtient le prix Femina pour Personne, récit sur son père atteint d'une psychose maniaco-dépressive. À partir du journal qu'il a tenu et qu'elle a retrouvé après sa mort mais également de ses souvenirs, elle y trace le portrait fragmenté d'un homme étranger à lui-même et au monde.
+ Voir plus
Source : wikipedia
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Le jeudi 25 octobre 2018, la librairie Charybde (129 rue de Charenton 75012 Paris - www.charybde.fr) recevait Hélène Gaudy en qualité de libraire invité. Elle nous présentait sept livres qui lui tiennent particulièrement à c?ur : 1. Georges-Arthur Goldschmidt, La traversée des fleuves (02:05) 2. Andrzej Stasiuk, Un vague sentiment de perte (12:15) 3. Jakuta Alikavazovic, L'avancée de la nuit (20:40) 4. Sylvain Prudhomme, Là, avait dit Bahi (32:26) 5. Jean-Christophe Bailly, Description d'Olonne (42:16) 6. Georges Perec, W ou le souvenir d'enfance (48:10) 7. Gwenaëlle Aubry, Personne (54:40) En fin de rencontre, Charybde 7 évoquait chaleureusement plusieurs ouvrages d'Hélène Gaudy (1:00:30)
+ Lire la suite
Podcasts (5) Voir tous

Citations et extraits (80) Voir plus Ajouter une citation
Ladybirdy   07 décembre 2018
Personne de Gwenaëlle Aubry
Quand j’ai appris que masque en latin se dit persona, j’ai aussitôt pensé à lui. Un instant j’ai cru comprendre son anxiété des codes, de l’ordre, des hiérarchies. S’il s’escrimait ainsi à jouer les grandes personnes, c’est peut-être que sous son masque, il n’y avait personne : et ce « personne »-là, ce n’était pas l’anonymat salvateur et rusé d’Ulysse mais un vide, une béance. S’il avait tombé le masque, alors on se serait peut-être aperçu que le roi est nu. J’ai vu mon père ainsi, dénudé, détrôné, tombé, mon père devenu rien et rien que rien, mon père vidé de l’abcès d’être quelqu’un.
Commenter  J’apprécie          260
MissAlfie   03 septembre 2013
Partages de Gwenaëlle Aubry
Vois, il y a une chose que cet enfer m'a enseignée : le plus difficile, ce n'est pas de résister à l'ennemi, c'est de ne pas céder à la haine que l'on a de lui.
Commenter  J’apprécie          130
Missbouquin   24 février 2014
Partages de Gwenaëlle Aubry
"Tous ici, Israéliens et Palestiniens, Arabes et Juifs, comme tu voudras, nous partageons la même folie, c’est elle qui, comme la terre, nous divise et nous réunit. Nous partageons une même hantise, tous, nous sommes habités par des cohortes de morts."
Commenter  J’apprécie          110
claraetlesmots   01 novembre 2012
Partages de Gwenaëlle Aubry
.. Et il faut que Sarah comprenne dans quelle folie elle vit. Et comme je la regardais stupéfaite, elle reprit : oui, tous ici, Israéliens et Palestiniens, Arabes et Juifs, comme tu voudras, nous partageons la même folie, c’est elle qui, comme la terre, nous divise et nous réunit. Nous partageons une même hantise, tous, nous sommes habités par des cohortes de morts. Elle se tut un instant et puis, les yeux baissés , sourcils froncés , comme si elle récitait : les nôtres sont plus nombreux, plus errants, nulle terre, nul corps, nulle mémoire ne suffira jamais à les contenir. (...) Cette terre où nous vivons, et que nous voulons croire immémoriale, est une comme une couche d'argile, meuble et fragile, où se mêlent les vestiges de deux catastrophes : la nôtre est innommable, mais est-ce une raison pour nommer la leur du nom de notre victoire? Telle est l'histoire dont nous héritons, la tragédie qui nous poursuit : on a réparé un crime absolu par une terrible injustice.
Commenter  J’apprécie          80
luis1952   14 juillet 2014
L'isolement de Gwenaëlle Aubry
Nous sommes rentrées en suivant les berges du fleuve.Nous nous sentions sales, nos cheveux puaient, nos yeux étaient rougis.Puis à mesure que les bruits de la fête s'éloignaient, nous avons ralenti le pas. La nuit était calme et claire.Du fleuve montait une odeur fade et fraîche.Nous nous sommes assises, les orteils nus au ras de l'eau, effleurant les étoiles qui s'y dissolvaient.Nous nous sommes parlé, cette nuit-là.
Commenter  J’apprécie          80
luocine   11 décembre 2009
Personne de Gwenaëlle Aubry
Quand je disais « mon père » cette année-là, les mots tenaient bon, je ne sais pas comment le dire autrement, j’avais l’impression de parler la même langue que les autres, d’habiter un monde commun (alors que d’ordinaire, prononçant ces deux mots, je voyais s’ouvrir un écart infranchissable …… « mon père » c'est-à-dire mon délire, ma détresse, mon dément, mon deuil, mon disparu).
Commenter  J’apprécie          80
Ziliz   21 novembre 2011
Personne de Gwenaëlle Aubry
On ne perd pas un père, encore moins un père qui était, ou qui s'était, lui-même perdu. C'est de son vivant, peut-être, qu'on l'avait perdu, qu'on ne savait plus qui il était, où il était. A présent qu'il est mort, on réunit ce qu'il a laissé, miettes et cailloux semés dans les forêts de son angoisse, trésors et épaves, on construit le vide, on sculpte l'absence, on cherche une forme pour ce qui, en nous, demeure de lui, et qui a toujours été la tentation de l'informe, la menace du chaos, on cherche des mots pour ce qui, toujours, a été en nous la part secrète, la part muette, un corps de mots pour celui qui n'a pas de tombe, un château de présence pour protéger son absence. (p. 20)
Commenter  J’apprécie          71
fabricel   10 février 2014
Partages de Gwenaëlle Aubry
Je sais ce que tu penses, tels ont été ses mots au moment où elle m'embrassait pour la dernière fois, mais je n'en peux plus de cette violence, il me faut sortir, partir, et je suis sûre qu'Ibrahim le voudrait. Ne me regarde pas comme ça, avec ces yeux durs qui m'effraient, laisse-moi te serrer dans mes bras. Je t'en prie, ne songe pas à la vengeance, la vie entière t'attends, tout peut encore arriver, et même le meilleur, et même le bonheur. Vois, il y a une chose que cet enfer m'a enseignée : le plus difficile, ce n'est pas de résister à l'ennemi, c'est de ne pas céder à la haine qu'on a de lui.
Commenter  J’apprécie          60
michelekastner   28 octobre 2012
Partages de Gwenaëlle Aubry
Lily m'a raconté, oui, il arrive que les Juifs soient le miroir de leur propre cauchemar. Je suis née ici, à Haïfa, comme mon père et ma mère, mes grands-parents venaient de Lituanie et de Bessarabie, le reste de la famille est mort dans les pogroms, pour rien au monde je ne quitterais cette terre, mais je l'aime d'un amour douloureux, contrarié. Etre juif, pour moi, cela signifie " Tu ne tueras point " et " Tu accueilleras l'étranger ". Bien sûr nous ne pouvons être parfaits, d'ailleurs qui l'est, et c'est peut-être encore nous singulariser, nous traiter en suspects que de nous le demander. Les Etats, comme les hommes, naissent dans le sang et les cris, tout procède de la violence, mais cette violence que nous avons faite aux autres et qu'ils subissent encore, nous ne pouvons continuer à la nier. Tu connais la prière que Dieu s'adresse à lui-même dans le Talmud, " Que ma volonté fasse subjuguer ma colère par ma miséricorde "...Il nous faut, nous aussi, apprendre à subjuguer notre colère.(...)

Dans quelle folie, oui, tous ici, Israéliens et Palestiniens, Arabes et Juifs, comme tu voudras, nous partageons la même folie, c'est elle qui, comme la terre, nous divise et nous réunit. Nous partageons une même hantise, tous, nous sommes habités par des cohortes de morts. Elle se tut un instant, puis, les yeux baissés, sourcils froncés, comme si elle récitait : les nôtres sont plus nombreux, plus errants, nulle terre, nul corps, nulle mémoire ne suffira jamais à les contenir. Et ils sont si proches encore, cinquante années, ce n'est rien, c'est toujours aujourd'hui, nous continuons à vivre dans la nuit qui les a engloutis, l'étreinte dont nous sommes nés n'a pas suffi à la conjurer, pas plus que les veilles et les chants de nos mères, elles-mêmes;, penchées sur nos berceaux, savaient-elles quelles âmes elles tentaient d'apaiser, quelle détresse elles berçaient, les caresses qui ont façonné nos corps d'enfants (...) Et pourtant, dit-elle à voix forte, les yeux levés vers moi. les autres aussi ont une mémoire, un savoir transmis par l'angoisse des mères et la honte des pères, les autres aussi ont leurs morts, que nous ne pouvons ignorer. (...) Je ne peux me résoudre à abandonner leur sort à ceux-là qui transforment le rêve en cauchemar, la fierté en honte, qui perpétuent le culte du sang et de sa pureté, sont prêts à brûler notre drapeau ou à le planter sur les terres des autres. Ce n'est pas à eux que les fanatiques - les nôtres, comme ceux de l'autre côté - sont fidèles, c'est à la mort elle-même.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
MissAlfie   03 septembre 2013
Partages de Gwenaëlle Aubry
Elle sait lire, mais pas assez. Elle dit qu'un livre la fatigue comme un drap blanc qu'il faudrait broder tout entier. Mais quand elle me voit lire, et que ses mains sont occupées à la cuisine ou à l'aiguille, ses yeux suivent le mouvement des miens. A chaque fois que je tourne une page j'y vois briller une victoire.
Commenter  J’apprécie          60
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

quyz ou quiz ?

Qu'est-ce qu'on s'ennuie à l'hôpital quand on doit subir une

dyalise
dialyse
dialise

11 questions
37 lecteurs ont répondu
Thèmes : vocabulaire , mots , lettre , langue française , humourCréer un quiz sur cet auteur