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Note moyenne 3.5 /5 (sur 232 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 02/04/1971
Biographie :

Gwenaëlle Aubry est née en 1971. Ancienne élève de l’École normale supérieure et du Trinity College de Cambridge, agrégée et docteur en philosophie, elle est directrice de recherche au CNRS. Elle est l’auteur de récits, d’essais et de romans traduits dans une dizaine de langues parmi lesquels Le diable détacheur (Actes Sud, 1999), L’Isolée et L’Isolement (Stock, 2002 et 2003), Notre vie s’use en transfigurations (Actes Sud, 2007), écrit en résidence à la Villa Médicis, Partages (Mercure de France, 2012), Lazare mon amour (L’Iconoclaste, 2016), Perséphone 2014 (Mercure de France, 2016), La Folie Elisa (2018). Elle a reçu, en 2009, le prix Femina pour Personne (Mercure de France).


Source : wikipedia
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Bibliographie de Gwenaëlle Aubry   (19)Voir plus

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Vidéo de

Sylvia Plath (1932-1963), la vie comme un mauvais rêve (Toute une vie / France Culture). Diffusion sur France Culture le 26 février 2022. Un documentaire de Pauline Chanu, réalisé par Annabelle Brouard. Prise de son : Marc Garvenes et Tahar Boukhlifa. Mixage : Philip Merscher. Archives Ina : Sophie Henocq. Avec la collaboration d'Annelise Signoret de la Bibliothèque de Radio France. Photographie : Sylvia Plath en 1954. Granger-Bridgeman Images. Sylvia Plath, née le 27 octobre 1932 à Jamaica Plain, dans la banlieue de Boston, et morte le 11 février 1963 à Primrose Hill (Londres), est une écrivaine et poétesse américaine, autrice de poèmes, d'un roman, de nouvelles, de livres pour enfants et d'essais. Si elle est surtout connue de façon internationale pour sa poésie, elle tire également sa notoriété de "The Bell Jar" (en français, "La Cloche de détresse"), roman d'inspiration autobiographique qui décrit en détail les circonstances de sa première dépression, au début de sa vie d'adulte. Sa vie, son œuvre et son esthétique poétique et littéraire sont le sujet de milliers d'études dans le monde entier. Elle publie son premier recueil de poèmes, "The Colossus", en Angleterre en 1960. Depuis son suicide en 1963, Sylvia Plath est devenue une figure emblématique dans les pays anglophones, les féministes voyant dans son œuvre l'archétype du « génie féminin écrasé par une société dominée par les hommes », les autres voyant en elle une icône dont la poésie, en grande partie publiée après sa mort, fascine comme la bouleversante chronique d'un suicide annoncé. Invitées : Valérie Rouzeau, traductrice et poétesse, autrice de "Sylvia Plath, un galop infatigable" (Jean-Marc Place, 2003). Traductrice pour les ouvrages de Sylvia Plath "La Traversée" dans "Arbres d'hiver" (Poésie/Gallimard, 1999), "Ariel" (Gallimard, 2009). Traductrice de Ted Hughes, "Poèmes (1957-1994)" avec Jacques Darras (Gallimard, 2009) Sylvie Doizelet, romancière, autrice notamment de "La Terre des morts est lointaine" (collection "L’un et l’autre", Gallimard, 1996). Elle a traduit le recueil de Ted Hugues, "Birthday Letters" (Gallimard, coll. Poésie, 2015) adressé à Sylvia Plath. Elle a également préfacé "Sylvia Plath, Arbres d'hiver précédé de La traversée", traduction de Françoise Morvan et Valérie Rouzeau (Gallimard, coll. Poésie, 1999) Claire Fercak, romancière, autrice notamment de "Rideau de verre" (Verticales, 2007) et plus récemment "Ce qui est nommé reste en vie" (Verticales, 2020) et "Après la foudre" (Arthaud, 2021) Gwenaëlle Aubry, romancière, philosophe, autrice notamment de "Lazare mon amour" (L’iconoclaste, 2016), "Perséphone 2014" (Mercure de France, 2016) et plus récemment "Saint-Phalle : monter en enfance" (Stock, 2021) Sonia Wieder-Atherton, violoncelliste. Elle a notamment conçu le spectacle "Danses nocturnes", avec Charlotte Rampling, où se rencontrent les œuvres de Benjamin Britten et de Sylvia Plath Un très grand merci au Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir (28 place St Georges, Paris 9ème) pour nous avoir permis d’utiliser des extraits de Letters home, film réalisé par Chantal Akerman en 1984, à Sonia Wieder-Atherton et Charlotte Rampling pour l’extrait de "Danses nocturnes", spectacle conçu en 2013. Lecture des textes et poèmes (extraits) par Odja Llorca. Archives : Extraits de "Sylvia Plath – The Spoken Word" (Label British Library, 2010) Interview de Sylvia Plath par Peter Orr pour la BBC (1962) Interview de Sylvia Plath et Ted Hughes pour la BBC dans l’émission "Poets in partnership" (18.01.1961) Lecture des poèmes du recueil "Ariel" par Sylvia Plath "Danses nocturnes", Sonia Wieder-Atherton et Chalotte Rampling, poèmes de Sylvia Plath et musique de Benjamin Britten Musique : "Overturn" d'Alexandra Stréliski (album "Inscape") Sources : France Culture et Wikipédia

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Citations et extraits (92) Voir plus Ajouter une citation
Ladybirdy   07 décembre 2018
Personne de Gwenaëlle Aubry
Quand j’ai appris que masque en latin se dit persona, j’ai aussitôt pensé à lui. Un instant j’ai cru comprendre son anxiété des codes, de l’ordre, des hiérarchies. S’il s’escrimait ainsi à jouer les grandes personnes, c’est peut-être que sous son masque, il n’y avait personne : et ce « personne »-là, ce n’était pas l’anonymat salvateur et rusé d’Ulysse mais un vide, une béance. S’il avait tombé le masque, alors on se serait peut-être aperçu que le roi est nu. J’ai vu mon père ainsi, dénudé, détrôné, tombé, mon père devenu rien et rien que rien, mon père vidé de l’abcès d’être quelqu’un.
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MissAlfie   03 septembre 2013
Partages de Gwenaëlle Aubry
Vois, il y a une chose que cet enfer m'a enseignée : le plus difficile, ce n'est pas de résister à l'ennemi, c'est de ne pas céder à la haine que l'on a de lui.
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Missbouquin   24 février 2014
Partages de Gwenaëlle Aubry
"Tous ici, Israéliens et Palestiniens, Arabes et Juifs, comme tu voudras, nous partageons la même folie, c’est elle qui, comme la terre, nous divise et nous réunit. Nous partageons une même hantise, tous, nous sommes habités par des cohortes de morts."
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claraetlesmots   01 novembre 2012
Partages de Gwenaëlle Aubry
.. Et il faut que Sarah comprenne dans quelle folie elle vit. Et comme je la regardais stupéfaite, elle reprit : oui, tous ici, Israéliens et Palestiniens, Arabes et Juifs, comme tu voudras, nous partageons la même folie, c’est elle qui, comme la terre, nous divise et nous réunit. Nous partageons une même hantise, tous, nous sommes habités par des cohortes de morts. Elle se tut un instant et puis, les yeux baissés , sourcils froncés , comme si elle récitait : les nôtres sont plus nombreux, plus errants, nulle terre, nul corps, nulle mémoire ne suffira jamais à les contenir. (...) Cette terre où nous vivons, et que nous voulons croire immémoriale, est une comme une couche d'argile, meuble et fragile, où se mêlent les vestiges de deux catastrophes : la nôtre est innommable, mais est-ce une raison pour nommer la leur du nom de notre victoire? Telle est l'histoire dont nous héritons, la tragédie qui nous poursuit : on a réparé un crime absolu par une terrible injustice.
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luis1952   14 juillet 2014
L'isolement de Gwenaëlle Aubry
Nous sommes rentrées en suivant les berges du fleuve.Nous nous sentions sales, nos cheveux puaient, nos yeux étaient rougis.Puis à mesure que les bruits de la fête s'éloignaient, nous avons ralenti le pas. La nuit était calme et claire.Du fleuve montait une odeur fade et fraîche.Nous nous sommes assises, les orteils nus au ras de l'eau, effleurant les étoiles qui s'y dissolvaient.Nous nous sommes parlé, cette nuit-là.
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luocine   11 décembre 2009
Personne de Gwenaëlle Aubry
Quand je disais « mon père » cette année-là, les mots tenaient bon, je ne sais pas comment le dire autrement, j’avais l’impression de parler la même langue que les autres, d’habiter un monde commun (alors que d’ordinaire, prononçant ces deux mots, je voyais s’ouvrir un écart infranchissable …… « mon père » c'est-à-dire mon délire, ma détresse, mon dément, mon deuil, mon disparu).
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Ziliz   21 novembre 2011
Personne de Gwenaëlle Aubry
On ne perd pas un père, encore moins un père qui était, ou qui s'était, lui-même perdu. C'est de son vivant, peut-être, qu'on l'avait perdu, qu'on ne savait plus qui il était, où il était. A présent qu'il est mort, on réunit ce qu'il a laissé, miettes et cailloux semés dans les forêts de son angoisse, trésors et épaves, on construit le vide, on sculpte l'absence, on cherche une forme pour ce qui, en nous, demeure de lui, et qui a toujours été la tentation de l'informe, la menace du chaos, on cherche des mots pour ce qui, toujours, a été en nous la part secrète, la part muette, un corps de mots pour celui qui n'a pas de tombe, un château de présence pour protéger son absence. (p. 20)
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fabricel   10 février 2014
Partages de Gwenaëlle Aubry
Je sais ce que tu penses, tels ont été ses mots au moment où elle m'embrassait pour la dernière fois, mais je n'en peux plus de cette violence, il me faut sortir, partir, et je suis sûre qu'Ibrahim le voudrait. Ne me regarde pas comme ça, avec ces yeux durs qui m'effraient, laisse-moi te serrer dans mes bras. Je t'en prie, ne songe pas à la vengeance, la vie entière t'attends, tout peut encore arriver, et même le meilleur, et même le bonheur. Vois, il y a une chose que cet enfer m'a enseignée : le plus difficile, ce n'est pas de résister à l'ennemi, c'est de ne pas céder à la haine qu'on a de lui.
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Bazart   21 octobre 2021
Saint Phalle : Monter en enfance de Gwenaëlle Aubry
Elle ne se raconte pas d’histoires, elle ne se bande pas les yeux : elle cherche derrière le crime privé, la loi générale. Cette loi qu’elle énonce, c’est celle de la domination, de la tentation du pouvoir absolu, mais aussi d’une « fausse » révolte et d’une « lamentable rébellion ». Elle n’aura, pour trouver la sienne, qu’à en inverser les termes : créer, au lieu de détruire, passer du côté des dominés, aller vers la « vraie révolte » : « Le viol me rendit à jamais solidaire de tous ceux que la société et la loi excluent et écrasent. » Il faut, pour mener à bien pareille inversion, un sacré courage, et un formidable appétit de vie. De fait, tout se passe comme si elle était étrangère aux passions tristes. « Ne pas rire ; ne pas pleurer, ne pas détester, mais comprendre » : on connait la maxime de Spinoza. Saint Phalle ne pleure pas (ou juste des pierres), elle comprend, mais elle rit – et elle raille, elle déraille, elle déteste, aussi, on y viendra.
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Aunryz   26 décembre 2020
La Folie Elisa de Gwenaëlle Aubry
Nous portons tous en nous une maison effondrée, tu ne crois pas ? Dis-moi ce qui te manque, cave ou grenier, quelle paroi vacille en toi, quel plancher, où se planquent tes termites et tes araignées, tes lézard et ton salpêtre, où sont tes débarras, tes issues de secours et tes portes condamnées, ta chambre obscure, tu la connais ? Et ta pièce vide ?
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